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RIGNAC Paul

RIGNAC Paul

Né en 1955
Marié - trois enfants


Essayiste, écrivain


Licence en droit
 
* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
     Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
     Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.
 
Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) - La guerre d’Indochine en questions (2009) - Une vie pour l’Indochine (2012) - La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) - Le Mystère des Blancs (2013) - Charolles, une promenade en photos (2013) -
 
Coauteur de
Présence française outre-mer
     publié par l’Académie des sciences d’outre-mer (Editions Karthala)
Dictionnaire de la guerre d’Indochine, à paraître prochainement (Robert Laffont, collection Bouquins).
 
Conférences 
Régulièrement sollicité pour des conférences
     (Commission française d’histoire militaire, ... et pour diverses manifestations du souvenir de l’Indochine française)

URL du site internet:

Made in Algéria

Publié dans Devant l'histoire
Made in Algéria
 
Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM), à Marseille, propose du 20 janvier au 2 mai une exposition intitulée "Made in Algéria. Généalogie d’un territoire". A priori, c’est une occasion rare de voir rassemblés de magnifiques documents originaux sur l’histoire de l’Algérie, principalement des cartes, des peintures, des photographies, et même quelques films.
 
On m’avait prévenu : "à Marseille, ne manque pas de visiter le MUCEM, le site est magnifique, mais tu peux éviter les expositions, c’est complètement nul… ".
En fait, ce n’est pas juste.
Oui, les espaces extérieurs du musée sont exceptionnels et valent à eux seuls le détour. Mais non, l’exposition "Made in Algéria" est loin d’être nulle. Tout d’abord en raison de la qualité des documents exposés, mais aussi pour l’invraisemblable jargon et la pitoyable idéologie qui président à la présentation (je devrais dire au détournement) de ces documents. Ce n’est pas nul, c’est une caricature outrancière et grotesque, dans le pire verbiage conceptualiste auto-flagellant que l’on puisse imaginer. On dirait des tracts de propagande rédigés par des idéologues anticolonialistes des années 50. Une fois de plus, dans un musée financé par les impôts des Français, sous la tutelle des pouvoirs publics français, on enseigne au visiteur la haine de la France et de ce qu’elle a fait outre-mer dans les siècles passés.
 
Le seul avantage de la logorrhée anticolonialiste qui jalonne l’exposition et le catalogue, c’est qu’elle décourage les meilleures volontés par une lourdeur idéologique inimaginable. Le livre vous tombe des mains au bout de trois lignes. On gage que les auteurs feront peu d’émules, tant leurs propos sont rébarbatifs. Sur les murs, certaines notices de présentation sont des exemples à conserver précieusement, pour que les générations futures sachent à quel niveau a dégringolé l’analyse historique quand elle s’est livrée, pieds et poings liés, à une idéologie totalitaire.
 
Le choix du titre "Made in Algéria" est assez curieux, puisque très peu de ce qui est exposé (cartes et peintures) a été réalisé en Algérie, par des Algériens, ou avec des techniques propres à l’Algérie. C’est ce que les auteurs et autres commissaires (politiques) appellent, en la stigmatisant, une "captation". Le seul fait d’effectuer un relevé topographique est déjà, pour eux, une appropriation "colonialiste" du territoire. C’est écrit noir sur blanc et rabâché continuellement, au cas où on n’aurait pas compris du premier coup. Le concept est tellement fort, ils sont tellement contents d’avoir trouvé ça, qu’ils y vont à la truelle, dans chaque salle et à chaque page, ou presque.
 
Parmi la variété, la densité et la richesse des œuvres proposées, il y a un film en super8, projeté sur un mur. C’est passionnant. Il s’agit d’un montage d’archives privées, provenant d’une famille de colons (anonymes), montrant la vie d’une exploitation agricole pendant la guerre d’Algérie. La courte légende sur le mur de projection nous enseigne que ce film, par la "tension" qu’il contient "condamne" ce type d’exploitation agricole… Mais ce film n’offre que des images factuelles, il n’y a pas de son, pas de commentaire, il ne condamne rien du tout, sinon, avec le recul tu temps, la connerie de ceux qui ont fait table rase du magnifique développement agricole réalisé par les Français d’Algérie et par les Algériens eux-mêmes avant l’indépendance. Pour ne rien dire de ceux qui s’acharnent aujourd’hui à démontrer que la France n’a commis là-bas que des atrocités…
 
Tous les commentaires sont à l’avenant. Dans l’une des dernières salles, on a même droit à un portrait de Che Guevara… au point où l’on en est, pourquoi pas ?... Si l’on ne comprend pas très ce qu’il vient faire là, on remarque, en revanche, un absent de poids dans cette "généalogie" : l’ancêtre turc. S’il y a, dans l’exposition, une image, un mot ou un commentaire critique sur la régence turque, ils sont tellement discrets qu’ils m’ont échappé… Disons que l’on est en présence d’une généalogie sélective. Aurait-on honte d’une certaine parentèle ?...
 
Il est bien expliqué au visiteur que les abominables colonialistes français ont laissé les populations algériennes en 1962 dans un état de misère bien pire que ce qu’ils avaient trouvé en 1830. Ah bon… on aimerait connaître les états des lieux irréfutables, effectués sous domination turque, qui attestent, par comparaison, de l’appauvrissement de l’Algérie sous domination française. Tout cela n’est pas sérieux. Le MUCEM pourrait avoir un rôle magnifique de rassemblement, de concorde et d’harmonie entre les pays méditerranéens. Au lieu de cela, il contribue, par ce type d’exposition, à une inversion des valeurs qui sape les fondements de la société française, déconsidère notre passé, décervelle nos enfants et fait haïr notre pays aux jeunes gens originaires des anciennes colonies.
Finalement, mes amis avaient raison, tant que ce musée sera sous emprise idéologique totalitaire, on pourra se contenter sans dommages de visiter seulement les extérieurs…

En terre d’Islam de France

Publié dans A tout un chacun
Réflexions pendant un séjour en terre d’Islam de France
 
On dit que les voyages forment la jeunesse, ils informent aussi l’âge mûr. Mes pérégrinations professionnelles à travers la France et le monde ne cessent de "m’interpeller" sur l’actualité. Séjournant depuis plusieurs semaines dans une grande ville méridionale, j’ai été totalement abasourdi par la présence, sur les murs de la plus célèbre artère de la ville, d’affichettes antisémites invitant au boycott des produits importés d’Israël. Jamais arrachés ni déchirées, ces affichettes immondes sont restées en place plusieurs jours sans que cela semble émouvoir qui que ce soit, dans un quartier à immense majorité (sinon exclusivité) maghrébine.
Il faut dire que la capitale avait montré l’exemple : un commando antisémite a pu pénétrer dans l’Opéra de Paris et y perturber la représentation d’un ballet israélien sans que les bonnes consciences habituellement de service s’en émeuvent outre-mesure.
Il a fallu un attentat raciste commis à la machette, dans cette même cité méridionale, pour entendre enfin un concert de protestations, accompagné d’un sidérant appel à éviter le port de la kippa. Comme si la kippa était responsable du crime, et non pas l’idéologie fanatique du criminel ! Évidemment, sous l’occupation nazie, les résistants ne se baladaient pas avec des pancartes FFI, mais le contexte n’est pas le même, encore que, on finit par se poser des questions…
Récemment, sur RTL, Serge Klarsfeld rappelait que si les juifs sont actuellement visés, en France, par le fondamentalisme islamique, au Moyen-Orient ce sont les chrétiens qui sont les premières victimes. Grâce soit rendue à cet éminent personnage qui sait remettre les pendules à l’heure, comme j’ai eu l’occasion de l’entendre à Paris, voici quelques années déjà, lors d’une remarquable conférence à Notre-Dame de Grâce de Passy où il participait à une réhabilitation de la noble figure du pape Pie XII.
Le problème n’est pas le port ostensible d’une kippa, d’une croix ou même d’un tchador. Le problème actuel est dans le fondamentalisme musulman, dans l’incapacité où semble se trouver cette religion de faire le ménage chez elle, et dans l’état de dimhitude où semblent se complaire les autorités politiques européennes.  Quand je rentre le soir à mon hôtel, en toute sécurité jusqu’à présent, il faut le dire, dans un quartier qui paraît totalement islamisé, j’ai quelques difficultés à imaginer qu’une solution à ce problème soit réellement possible.

Éradiquer notre Histoire...

Publié dans Du côté des élites
Éradiquer notre Histoire pour asservir nos enfants
 
Deux exemples, choisis au hasard dans l’actualité, viennent illustrer les ravages provoqués par l’entreprise d’autodestruction qui sévit dans notre pays, notamment à travers certaines relectures de notre histoire nationale.
 
Premier exemple, une série télévisée diffusée sur Canal+ intitulée "Versailles".
L’épisode qui ouvre la série commence par une annonce péremptoire qui tient en une ligne : Louis XIV était paranoïaque. D’emblée, avant même la première image, le diagnostic médical est posé. Le lecteur est prévenu : il va découvrir la vie d’un malade mental. On se croirait revenu en Union Soviétique, où l’opposition politique était "médicalisée" dans des hôpitaux psychiatriques. Le méchant roi était donc un cinglé.
Le film commence par un rêve érotique du jeune roi. Le plan qui suit ce beau rêve montre un valet essuyant consciencieusement le bas-ventre de sa Majesté. C’est d’une élégance et d’une délicatesse rares. Quelques secondes plus tard, la caméra retrouve Monsieur, frère du roi, en train de se livrer (sur un autre monsieur) à des pratiques que la décence interdit de décrire ici.
Cette série commence donc par une sentence "médicale" et des scènes d’une vulgarité telle que les personnages sont cassés, avilis, dégradés, dès les premiers instants. Que ces images s’inspirent de faits réels, ce n’est pas impossible, mais cela ne présente qu’un intérêt limité à côté de tout ce que l’on pourrait montrer des personnages. Ce n’est même pas le petit bout de la lorgnette, c’est le petit bout du zizi. C’est minable. Et c’est un de nos plus grands rois et l’une des périodes les plus grandioses de l’histoire de France qui en font les frais.
 
Deuxième exemple, le vade mecum de l’Association des maires de France. À l’instigation du président de cette vénérable association, nos chers élus n’ont rien trouvé de plus efficace pour lutter contre le terrorisme islamiste que d’envisager d’interdire les crèches de Noël dans nos mairies. Par une sorte de dévoiement de la laïcité, témoignant d’une conception intégriste et fanatique de celle-ci, nos maires font table rase d’une tradition chrétienne qui est consubstantielle à l’histoire de France, qu’on le veuille ou non. Non seulement cette décision stupide est tout simplement un acte négationniste, mais c’est aussi un acte qui fait le jeu de nos pires ennemis, particulièrement les terroristes islamistes qui bénéficient comme jamais du déracinement et du décervellement dont sont ainsi frappés les jeunes Français.
 
Le pitoyable "Versailles" et le vade mecum des maires de France ne sont pas des hasards ou des accidents. Tout cela fait partie d’une entreprise planifiée et orchestrée de destruction de notre histoire, de nos racines, pour déstructurer les Français et les rendre plus malléables à n’importe quel bourrage de crâne. Ce matraquage contre l’histoire de France est concocté par des gens que l’on qualifie à tort d’élites, quand ils ne sont que les petits fossoyeurs d’une civilisation. Les idiots utiles qui les servent veulement dans le spectacle, la presse ou les fonctions électives seront les premières victimes de leur propre ânerie.                                                                
 

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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