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RIGNAC Paul

RIGNAC Paul

Né en 1955
Marié - trois enfants


Essayiste, écrivain


Licence en droit
 
* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
     Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
     Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.
 
Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) - La guerre d’Indochine en questions (2009) - Une vie pour l’Indochine (2012) - La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) - Le Mystère des Blancs (2013) - Charolles, une promenade en photos (2013) -
 
Coauteur de
Présence française outre-mer
     publié par l’Académie des sciences d’outre-mer (Editions Karthala)
Dictionnaire de la guerre d’Indochine, à paraître prochainement (Robert Laffont, collection Bouquins).
 
Conférences 
Régulièrement sollicité pour des conférences
     (Commission française d’histoire militaire, ... et pour diverses manifestations du souvenir de l’Indochine française)

URL du site internet:

Vers de nouvelles méthodes...

Publié dans A tout un chacun
On va peut-être devoir aller vers de nouvelles méthodes…
 
Je viens d’entendre sur une "grande radio périphérique" une interview de Monsieur Jacques Toubon, ancien ministre, actuellement Défenseur des droits. Il annonçait qu’il se saisissait du cas d’une victime de répression policière, un jeune homme blessé par une grenade de désencerclement lancée par la police en marge d’une manifestation, le 26 mai dernier. Son réquisitoire contre les forces de l’ordre présentait pêle-mêle toutes sortes d’accusations. Je cite de mémoire : la police ne sait pas communiquer sur son action… non seulement ils cognent à tort et à travers, mais en plus, ils ne savent même pas expliquer pourquoi. Il faut revoir la question des contrôles d’identité… autrement dit : ces affreux racistes en sont encore au contrôle au faciès. Bien sûr, il comprend que les forces de l’ordre puissent être fatiguées et nerveuses mais ça n’excuse pas tout. Alors, pour conclure son intervention, il assène la mesure définitive qui va résoudre tous les problèmes : on va peut-être devoir aller vers de nouvelles méthodes pour accompagner les manifestations.
 
Accompagner les manifestations, quelle bonne idée !
On pourrait effectivement installer des buvettes gratuites sur les parcours, avec boissons rafraichissantes et aliments énergétiques qui maintiendraient les casseurs en bonne forme. Et puis, pourquoi pas, des cellules psychologiques à chaque carrefour pour les réconforter après les échauffourées…
 
Quand on manifeste, et surtout quand on s’amuse à encercler la police en marge d’une manifestation, on prend des risques. N’y at-il pas de droits plus urgents à défendre que ceux d’un tel manifestant, pour bien réels qu’ils soient ? À quoi servent alors l’Inspection générale des services et la justice elle-même ? Est-il indispensable qu’un comité Théodule prenne le pas pour cela sur toutes les autres institutions de la République ?
 
Surtout, cette pitoyable intervention met en lumière des lacunes tragiques : qui va défendre, lors des manifestations, les droits des riverains dont les biens sont constamment saccagés et pillés ? Qui va défendre les droits des contribuables qui sont ponctionnés toujours davantage pour réparer l’œuvre des casseurs sur la voie publique ? Qui va défendre les droits des habitants de Calais dont l’environnement est menacé par de véritables guérillas ethniques entre les immigrés illégaux au sein de la "jungle" ? Qui va défendre le droit de circuler librement quand un groupuscule syndical paralyse les moyens de transports ? Qui va défendre le droit à la liberté d’information quand le même groupuscule n’autorise que la parution d’un quotidien stalinien ? Qui va défendre la mémoire des morts de Verdun contre ceux qui ordonnent aux jeunes gens d’aller piétiner leurs tombes ? Qui va défendre les droits des forces de l’ordre, soumises à des pressions infernales et dénoncées à la vindicte populaire par des irresponsables ? Toutes ces causes peuvent sembler disparates, mais elles sont liées car elles témoignent toutes des agressions en cours contre notre pays. Face à de telles agressions, la "défense" organisée par monsieur Toubon est comme la ligne Maginot : elle n’est pas là où l’ennemi va percer nos lignes. La leçon de juin 1940 n’aurait-elle servi à rien ?...  

Mourir ensemble

Publié dans A tout un chacun
Mourir ensemble
 
Je me suis rendu récemment à une cérémonie funéraire dans un cimetière du nord parisien. Pour accéder au Funérarium, il fallait quitter le boulevard périphérique par une rampe de sortie qui était littéralement envahie d’enfants, vraisemblablement originaires d’Europe de l’est, brandissant des pancartes où l’on pouvait lire : "réfugiés syriens". Tu parles…
 
Ces grappes d’enfants qui s’accrochaient aux portières des voitures et toquaient désespérément aux vitres étaient étroitement surveillées par des adultes qui les contraignaient à une mendicité agressive. Ces adultes apparaissaient pour ce qu’ils sont réellement : des maquereaux. Et l’on est à Paris, capitale du pays qui se prétend dépositaire des "droits de l’homme" et des "valeurs de la république". Curieuse conception de ces droits et de ces valeurs, qui tolère l’esclavage des enfants.
 
L’automobiliste qui, au même endroit, est flashé à 51 km/h voit se déchaîner contre lui les foudres de la justice, mais des salauds, des souteneurs, des truands de la pire espèce peuvent exploiter publiquement des dizaines d’enfants aux portes de la ville dans la plus totale impunité.
 
Étant un peu en avance, nous avons eu la mauvaise idée d’aller attendre l’ouverture du Funérarium dans un café voisin. Nous y étions les seuls européens. Cette situation de solitude n’a pas duré longtemps car nous avons rapidement effectué un repli stratégique à la suite d’une bagarre qui éclatait au bar, juste derrière nous…
 
Arrivés au Funérarium, nous nous vîmes contraints de partager les lieux avec un enterrement africain. Pourquoi pas, encore que ce n’était pas exactement ce qui était prévu… mais là où la partie ne fut pas égale, c’est que les somptueuses limousines et autres 4x4 rutilants de nos amis africains occupaient la totalité du parking, nous rendant l’accès extrêmement compliqué. Femmes en boubous chamarrés et messieurs en costumes de bonne coupe manifestaient leur deuil par des hurlements stridents qui perturbaient un peu notre propre deuil. Mais on ne pouvait rien dire ni rien faire, sans doute en vertu du sacro-saint "vivre ensemble" qui, en l’occurrence, est devenu un relativement difficile "mourir ensemble". Bref, c’était un environnement étrange et des conditions d’enterrement complètement hallucinantes pour un vieux parisien… en plein Paris ! Mais étions-nous encore à Paris ?
 
Quittant les lieux en métro, je me trouvais assis dans la station face à une affiche de propagande gouvernementale sur la discrimination à l’embauche. À gauche de la photo, une moitié de visage "blanc" avec la légende suivante : "vous commencez demain". À droite de la photo, une moitié de visage "de couleur" avec la légende : "vous n’avez pas le profil". Moralité : la France est un horrible pays raciste.
 
Les évènements (authentiques) de cet après-midi parisien montrent bien le décalage entre la réalité du terrain, à savoir un remplacement de population et de coutumes absolument évident, et l’idéologie immigrationiste dominante, culpabilisatrice et, en un mot, négationniste qui nous est imposée. Il est plus facile de payer des affiches moralisatrices imbéciles que de faire respecter les droits de l’homme et nos propres coutumes aux portes de Paris. Cela ne pourra pas durer longtemps, sauf à mourir bientôt, ensemble ou pas.                                                                                                          

L’inversion des valeurs

Publié dans Du côté des élites
L’inversion des valeurs
 
La scène se passe un matin sur le périphérique parisien. La circulation est bloquée. On avance par à-coups, péniblement, mètre par mètre. J’apprends par la radio que nous sommes soumis à une "opération escargot", en vertu d’une délicate attention des "gens du cirque" qui veulent attirer celle (moins délicate à leur égard) des pouvoirs publics… Je suis sur le point de manquer un rendez-vous important et je goûte assez modérément la plaisanterie, quand un panneau lumineux attire mon regard (j’en verrai plusieurs, identiques, tout le long parcours qui m’attend) : "Ralentissez. Risque de pollution." Ouf ! J’ai eu peur : le nuage gris et la puanteur provoqués par des milliers de véhicules au moteur tournant à l’arrêt ne sont pas encore une pollution. Il n’y a qu’un risque, c’est tout. Si l’on peut éviter ce risque en obtempérant, qu’attendons-nous ? Je voudrais bien ralentir, mais c’est difficile, on est à l’arrêt… Il faut alors me résoudre, comme des centaines de personnes autour de moi, à adopter un mauvais comportement éco-citoyen. Je n’exécuterai pas cet ordre de ralentissement salutaire…
 
Au delà de l’absurdité de cette anecdote vécue récemment, il y a la représentation caractéristique de tout un système qui régit notre quotidien. Comme la direction de la voirie parisienne qui envoie aux usagers des consignes débiles qui ne tiennent aucun compte des réalités du terrain, la plus grande partie de nos décideurs, de nos élites, de nos gouvernants posent mal les problèmes et proposent (imposent) des solutions incongrues faute de tenir compte du réel.
 
Le marché du travail est aussi bloqué que le périphérique. Le gouvernement annonce urbi et orbi une réforme qui va simplifier le droit du travail et alléger le fardeau des entreprises. On en accepte l’augure, et que voit-on au bout du compte ? Des mesures qui vont encore alourdir les tâches administratives et financières des entreprises en pénalisant fiscalement les CDD (contrats à durée déterminée) et en rendant quasi-obligatoires les salles de prière dans les lieux de travail !
 
Autre exemple : on prétend faire aimer notre patrie aux immigrants et aux Français de fraiche date. Pourtant, le président de la République n’a rien de plus urgent à faire que de célébrer à grands renforts médiatiques la honteuse déculottée des "Accords d’Evian". Ainsi, le 19 mars 1962, une victoire militaire sur le terrain a été transformée en une effroyable déroute diplomatique, l’exil de la quasi totalité des non-musulmans du territoire algérien, pour nombre d’entre eux la mort, et le massacre des musulmans qui avaient choisi le mauvais côté. Ça fait beaucoup. La commémoration de ce jour de honte est certainement le meilleur moyen de faire mépriser notre patrie à des nouveaux venus, étrangers ou Français récents, qui ne respectent que la force et la fierté. Cette force et cette fierté que nous avons perdues, aujourd’hui comme en juin 1940, où la trouvent-ils ? Mais dans leurs pays d’origine dont ils brandissent publiquement les drapeaux à la moindre occasion, fut-ce un simple "événement" sportif.
 
Enfin, quand l’Europe est mise à feu et à sang par des djihadistes, le gouvernement français ne trouve rien de plus important que d’organiser une campagne médiatique qui dénonce la violence raciste des "petits blancs franchouillards", exclusivement de ces derniers et de personne d’autre. On est, encore une fois, dans un déni de réalité absolu.
 
Face à des réalités qui vont du bas de l’échelle d’importance comme l’impossibilité de ralentir sur une route bouchée, au fond de l’horreur comme le racisme des massacreurs djihadistes, en passant par la célébration d’une défaite, dans tous les cas, avec le comportement de nos élites, on est en présence d’une inversion évidente des valeurs. Je ne crois pas que ce soit un hasard ou un malheureux concours de circonstances. Je crois que nous sommes engagés, au sens propre, dans une spirale infernale. Cette inversion des valeurs est démoniaque parce qu’elle révèle une absence totale de bien. Ce doit être cela l’enfer : l’absence de bien. Dans la politique actuelle, l’absence de recherche du bien commun est évidente, et sidérante. Toutes les idéologies mondialistes, tous les ordres de Bruxelles ou de New-York l’emportent toujours sur le bien commun national.
 
L’idéologie écologiste exige des automobilistes à l’arrêt qu’ils ralentissent. L’idéologie mondialiste exige des Français qu’ils foncent dans un mur. Et si l’on désobéissait, comme l’autre jour sur le périphérique ?... Ce n’est pas si compliqué.

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