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SALVAN   Jean

SALVAN Jean

Né le 3 mars 1932
Marié (1953) – 5 enfants



Officier, général de corps d'armée


Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole d’Etat-Major 
Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire
Général de corps d’armée (1988)
Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 
Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)
Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public
Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 
Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

Ouvrages 
Liban 1978, les Casques bleus de la France (1979) - L’avifaune du Gard et du Vaucluse (1983) -

La paix et la guerre (1992) - Soldat de la guerre, soldat de la paix (2005)

Distinctions
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Croix de la Valeur Militaire
Commandeur de l’Ordre du Cèdre du Liban
Croix d’Honneur en or de la Bundeswehr

URL du site internet:

Purges en Turquie...

Publié dans Du côté des élites
Les purges en Turquie et ailleurs
 
Le dimanche 21 août, Le Monde consacrait toute sa page 2 aux purges en Turquie à la suite du coup d’Etat manqué du 15 juillet dernier. "40 000 personnes détenues… 5 200 ont été suspendues, encore en garde à vue… Fermeture de 4 000 fondations, hôpitaux… 5 000 fonctionnaires radiés… 80 000 autres ont été suspendus etc.".
Il me semble évident que lorsqu’on rate un coup d’Etat, le risque est grand de se retrouver dans les fossés de quelque fort face à un peloton d’exécution à la suite de procès rondement menés.
Apparemment, les journalistes du Monde ont oublié ce qui s’est passé chez nous après le putsch du 21 avril 1961 : même sans vous accabler de chiffres, rappelons qu’il y eut une purge surtout dans les armées, une justice expéditive, des exécutions sommaires et une chasse aux adversaires réfugiés à l’étranger…

Envoyé par l'auteur
 

Origines du terrorisme actuel

Publié dans En France
Aux origines du terrorisme actuel
 
Le terrorisme est aussi vieux que l’humanité : l’on se souvient des sicaires dans la Palestine occupée par les Romains, du Vieux de la montagne et de ses assassins, des révolutionnaires français et de leurs colonnes infernales en Vendée et ailleurs. Mais on ne peut rien comprendre au développement contemporain du terrorisme sans revenir aux moyens utilisés en Algérie et en Métropole, contre les Français, de 1954 à 1962.
Des théoriciens comme Frantz Fanon (1925-1961) justifiaient dans leurs livres et dans la presse du FLN (Front de Libération Nationale) les pires excès de ceux qui s’opposaient à nous. Et avec la complaisance  des Etats-Unis et de gogos qui refusaient de comprendre que le combat n’était pas celui du nationalisme, algérien ou autre, et qu’il ne s’arrêterait pas le jour de l’indépendance de l’Algérie. Tous les mécontents, tous "psychologiquement instables" se croiraient désormais justifiés en utilisant les pires moyens pour parvenir à leur fin. Ce n’est pas par hasard que l’Algérie a subi le choc en retour du terrorisme dans les années 1990 : un verset de la Bible le rappelle "quand ou sème le vent, on récolte la tempête". L’Algérie ne s’est jamais remise de la façon dont fut menée la guerre d’indépendance.
 
On ne doit pas seulement déplorer les attentats de Paris ou de Nice. Il faut s’accorder sur la stratégie à adopter dans les domaines politiques, économique, policier et militaire pour contrer Daech et les furieux qu’il inspire. Regarder aussi comment procèdent ou ont procédé Israël, et "Horresco referens" l’Algérie confrontés aux mêmes problèmes dans les années 1990.
Bien sûr, il ne faut pas utiliser n’importe quelle méthode : une politique, un combat sont justifiés par les moyens employés.
Il faut le redire avec Camus : "Si certains Français considèrent que par ses entreprises coloniales la France, et elle seule au milieu des nations saintes et pures,  est en état de péché historique, ils doivent s’offrir eux-mêmes à l’expiation. En ce qui me concerne, il me paraît dégoûtant de battre sa coulpe comme nos juges pénitents sur la poitrine d’autrui, vain de condamner plusieurs siècles d’expansion européenne, absurde de comprendre dans une même malédiction Christophe Colomb et Lyautey. Il est bon que notre nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les raisons qu’elle peut encore avoir de s’estimer soi-même. Il est dangereux en tous cas de lui demander de s’avouer seule coupable et de la vouer à une pénitence éternelle". (Chroniques algériennes, 1958)

Si nous prenions au sérieux...

Publié dans Du côté des élites
Si nous prenions au sérieux la guerre que nous livre Daech ?
 
Depuis des mois, notre gouvernement prétend que nous sommes en guerre contre Daech, plus précisément le califat autoproclamé sur les parties sunnites de l’Irak et de la Syrie. Pourquoi nos dirigeants ne vont-ils pas jusqu’au bout de leurs affirmations ? J’entendais le 14 juin au soir le Premier Ministre rappeler que nous sommes dans un Etat de droit. Certes, mais les Conventions de Genève, que nous avons approuvées, définissent l’état de guerre, et le sort à réserver aux prisonniers de guerre. Il ne peut être question d’enfermer quelqu’un sur des soupçons. Mais il y a en France un nombre important d‘individus déjà condamnés pour leur participation aux activités de Daech, le dernier étant Laroussi Abbala. Qu’attend-on pour ouvrir un camp de prisonnier de guerre où seraient rassemblés t ous ceux qui ont déjà été condamnés pour leurs activités au sein ou au profit de Daech ?
Ils seront libérés à la fin des hostilités. Et en attendant, si des Français étaient capturés par Daech, des échanges de prisonniers pourraient être organisés…

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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