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SALVAN   Jean

SALVAN Jean

Né le 3 mars 1932
Marié (1953) – 5 enfants



Officier, général de corps d'armée


Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole d’Etat-Major 
Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire
Général de corps d’armée (1988)
Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 
Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)
Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public
Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 
Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

Ouvrages 
Liban 1978, les Casques bleus de la France (1979) - L’avifaune du Gard et du Vaucluse (1983) -

La paix et la guerre (1992) - Soldat de la guerre, soldat de la paix (2005)

Distinctions
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Croix de la Valeur Militaire
Commandeur de l’Ordre du Cèdre du Liban
Croix d’Honneur en or de la Bundeswehr

URL du site internet:

Alep et Mossoul : la guerre de...

Publié dans Du côté des élites
Alep et Mossoul : la guerre de l’information
 
Dans "Le Monde idées" du 8 juillet 2007, page 3, Christophe Ayad se livre à un  bel exercice de désinformation. Pour lui, la stratégie militaire ne peut expliquer la défaite, voire la débâcle des opposants au régime de Bachar el Assad à Alep le 26 décembre 2016, à l’issue de six mois de siège. Rappelons que les adversaires du gouvernement légal syrien, c’était un conglomérat regroupant des icones de la démocratie : des groupes liés à Daech et subventionnés par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Propagande et guerre de l’information auraient joué le rôle essentiel dans l’effondrement des opposants à Bachar el Assad. L’effort de la guerre hybride, théorisée par les stratèges russes, aurait particulièrement visé la France du Président Hollande, pays occidental le plus disposé à intervenir en Syrie.
 
Est-il possible de se moquer plus effrontément de ses lecteurs ? Car enfin, jamais la télévision comme la presse française ne nous avaient accablés de tant de bombardements aveugles, d’usage d’armes chimiques, d’enfants ensanglantés, de civils massacrés par les forces gouvernementales syriennes. En dépit de ce parti  pris des média, l’opinion publique a fini par comprendre que Bachar el Assad était moins isolé que le prétendait la presse bien pensante, qui n’a jamais fait son deuil du soi-disant printemps arabe.
Trente et un mille civils auraient été tués à Alep selon l’article du Monde. Il sera intéressant de comparer avec les chiffres des civils victimes collatérales des bombardements de la coalition dirigée par les Etats-Unis, destinée à libérer Mossoul : nous y participons. D’après les chiffres des média arabes, on serait déjà à plus de cinquante mille civils tués à Mossoul. Il y a eu des femmes et des enfants tués par nos avions et notre artillerie : aucune image d’un d’entre eux n’a été exhibée dans notre presse. Serait-elle aux ordres des Etats-Unis ?

8 juillet 2017

Rebelote en Centre-Afrique

Publié dans En France
Rebelote en Centre-Afrique
 
Les campagnes électorales ont permis aux Français d’oublier ce qui se passe au Proche-Orient ou en Afrique. Soyons clair: la République Centrafricaine (RCA) est à nouveau dans l’état où les militaires français l’avaient trouvée en 2012. Un Etat failli, ravagé par les luttes entre milices musulmanes (ex-Seleka) et chrétiennes (ex-antibalaka). Les unes seraient manipulées par l’ancien président François Bozizé, les autres  par Michel Djotodia, tous deux prudemment exilés loin de la RCA. Un gouvernement ectoplasmique ne dirige rien hors de Bangui, et encore… La mission des Nations-Unies (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, Minusca) n’a aucune efficacité policière ou militaire. Un habitant sur cinq a cherché refuge au Cameroun ou au Tchad.
Que faut-il faire ? En 2016, le gouvernement français a décidé le départ des militaires de l’opération Sangaris, à la façon dont le Président Bush avait clamé "mission accomplie" en Irak. Dans le contexte financier actuel et compte tenu de l’épuisement de nos forces, il serait dangereux de lancer une nouvelle opération Sangaris. On ne pourra stabiliser la RCA sans accepter d’y rester au moins une dizaine d’années. Apparemment, il n’y a pas de solution évidente.
Faut-il mettre la RCA sous tutelle jusqu’au rétablissement de la paix ? A qui confier ce mandat ? Faut-il accepter un démembrement de la RCA entre ses voisins, Tchad, Cameroun, Congo-Brazzaville, et donc donner le signal de la remise en cause des frontières héritées de la colonisation ?

Envoyé par l'auteur, 7 juillet 2017

Occidentaux, Sunnites et Chiites

Publié dans De par le monde
Les Occidentaux, les Sunnites et les Chiites
 
Depuis 1980 et le devoir d’ingérence cher à Bernard Kouchner, les interventions occidentales ont surtout eu des résultats catastrophiques, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie,… etc. Est-ce une raison pour conforter des monarchies héréditaires comme celles qui régissent la péninsule arabique et s’y comportent comme des dictatures ?
Le 21 mai 2007, le président Trump a cru bon d’assurer une nouvelle fois les monarques du Golfe et les Saoudiens du soutien indéfectible des Etats-Unis, tout en qualifiant l’Iran et les Chiites de suppôts de terrorisme, inclus dans un nouvel axe du Mal. Depuis 1945, les Etats-Unis ont accordé leur protection aux Saoud, la famille régnante d’Arabie, sous réserve d’être des clients prioritaires pour leur pétrole. Cet accord fut-il judicieux ? L’Arabie saoudite a financé et finance la propagation de la version la plus rétrograde de l’Islam, matrice de Daech et du terrorisme islamique. Même Daech utilise les manuels scolaires saoudiens dans ses écoles ! D’une façon générale, les responsables religieux saoudiens ont donné une légitimité musulmane à des coutumes et traditions locales, dont le patriarcat. Pour les responsables religieux saoudiens, la terre est plate, et c’est le soleil qui tourne autour d’elle… Rappelons que quinze sur dix-neuf des terroristes impliqués dans les attentats du 11 septembre 2011 étaient des Saoudiens…
 
Les Chiites et l’Iran méritent–ils les condamnations de Trump ? Je constate d’abord que les Chiites admettent une évolution des pratiques religieuses : l’interprétation du Coran incombe aux descendants du Prophète. Les Chiites sont souvent ostracisés et victimes d’attentats montés par des Sunnites, en Irak mais également en Syrie, sans parler de la péninsule arabe. J’observe que l’Iran est une république : il n’y a pas de dirigeant héréditaire et les élections semblent se dérouler régulièrement ; il y eut une exception avec Ahmadinejab. C’est rare dans le monde musulman. On peut regretter que le grand Moyen-Orient démocratique souhaité par le président Bush ait eu si peu de succès parmi les Sunnites et que les successeurs du président Bush aient préféré se fixer d’autres objectifs.… L’Iran a signé un traité sur les recherches nucléaires et il le respecte. Si lors de certains conflits, l’Iran a recouru au terrorisme, il était toujours ciblé, et il n’y a jamais eu de massacre de civils sur un marché. La situation de la femme s’est considérablement améliorée et la majorité des étudiants en Iran sont des étudiantes : elles semblent avoir accès à la quasi totalité des professions.
 
Il faut souhaiter que nos démocraties occidentales ne remettent pas en question les choix stratégiques et politiques tous les quatre ou cinq ans, au gré des élections. Sur notre planète, il faut admettre que les choix géostratégiques et économiques sont limités. Mais les Musulmans ont très mal admis la volonté du président Trump de leur interdire systématiquement l’accès au territoire américain.
Il faudrait une vision politique pour calmer les tensions et les esprits au Proche et au Moyen-Orient. Il faudrait répondre à quelques questions. Quel avenir pour les minorités au Proche et Moyen-Orient, pour les Palestiniens, pour les Kurdes, pour les sunnites irakiens, pour les chiites d’Arabie, pour les Alaouites ? Car rappelons que depuis le XIV° siècle de notre ère, une fatwa (décision religieuse) d’Ibn Taymiyya refuse même le statut de dhimmi aux Alaouites, les considérant comme des apostats,  et les condamne à mort : elle n’a jamais été révoquée.
3 juin 2017

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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