Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

SAINT-BON de Henri

SAINT-BON de Henri

Né le 4 novembre 1942
Marié - 2 enfants 




Essayiste



Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr
 
Consultant international chez Hay Management Consultants, 1990-1998
Maitrise d’Informatique appliquée à la Gestion des Entreprises (MIAGE – Dauphine), 1976


Auditeur au Centre des Hautes Etudes de l’Armement (21e session) (1984-1985)
Breveté de l’Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique
Commandant le 7e Régiment de Chasseurs (1986-1988)

Ouvrages
Catholique / musulman : Je te connais, moi non plus avec Saad KHIARI (2006), 2e édition en 2008 (1er prix du prix littéraire de la Saint-Cyrienne) - L’islam à la lumière de la foi chrétienne (2012) [réédité aux Editions Salvator, 2015] - Petit Lexique islamo-chrétien (2012) - Le Christianisme oriental dans tous ses états (2014)
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d’Honneur
Chevalier avec épées de l’Ordre Souverain de Malte
Chevalier de l’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem
 

URL du site internet:

Le chrétien et l’émigré

Publié dans A tout un chacun
Le chrétien et l’émigré

Devant l’afflux particulièrement important et en forte augmentation d’émigrés arrivant en Europe, le chrétien s’interroge sur la conduite à tenir envers eux.
La hiérarchie ecclésiale catholique rappelle à chacun l’impérieux devoir de charité. Elle a raison, mille fois raison car tout être humain, quelle que soit sa religion, est frère en humanité et Jésus est mort sur la Croix pour chacun. D’ailleurs, nombre de chrétiens et de paroisses en France n’ont pas attendu ces exhortations pour accueillir des familles irakiennes, syriennes ou autres, particulièrement éprouvées par ce qu’elles ont subi et vécu dans leur pays d’origine.
Cependant, le chrétien est également citoyen et se doit de défendre sa patrie, sa nation, son héritage culturel, religieux, etc.
Car enfin, Dieu s’était choisi un peuple parmi tous les autres, le peuple élu, le peuple juif ; la Sainte Famille avait dû s’exiler en Egypte mais la Providence l’avait ramenée en Terre Sainte ; Jésus Christ avait pleuré sur Jérusalem … Dieu ne méconnaît pas le concept de peuple et de nation, l’Eglise non plus quand elle décerne à la France le titre de "fille aînée de l’Eglise", ou quand Jean-Paul II vient lui demander ce qu’elle a fait des promesses de son baptême.
Lors de la Révolution française, la Patrie a été déclarée en danger. Aujourd’hui, nul ne peut contester que la partie européenne de notre civilisation judéo-chrétienne soit en danger.
L’Européen chrétien se doit de la protéger, voire de la défendre.
Les enseignements de l’Histoire le prouvent, lorsque l’islam arrive dans un pays, il tend à exclure ou à convertir les non-musulmans. La Turquie, l’Algérie, … terres chrétiennes à l’origine, sont devenues des Etats musulmans. Le Liban, encore havre de paix dans les années 1960, est ce qu’il est aujourd’hui avec ses tensions internes insurmontables.
Certes, ce n’est pas la première fois de son histoire que la France est soumise à de fortes émigrations. Mais, faut-il le rappeler, les immigrations précédentes étaient le fait de populations essentiellement chrétiennes qui ne mettaient pas en danger 1 500 ans d’histoire de France chrétienne. Or, aujourd’hui, la nature du problème est tout autre avec l’arrivée massive de l’islam. C’est d’ailleurs bien la Conférence des évêques de France qui en 1999, dans un document toujours d'actualité, faisait ce constat : "Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement des musulmans que nous rencontrons, c'est l'islam avec ses organisations et la diversité de ses courants qui prend place dans l'environnement social, culturel et religieux de notre pays."
 
Comment concilier ces deux impératifs de charité et de défense de notre civilisation, de notre religion, de notre pays ?
Tel est le dilemme auquel le chrétien est confronté. Telle est la sollicitation à laquelle sa conscience est soumise.
Comme cette problématique, nouvelle et inédite, est ardue à résoudre, il attend des éclairages de la part de sa hiérarchie catholique.
D’ailleurs, les évêques du Proche et du Moyen Orient nous disent avec une insistance appuyée que les chrétiens doivent rester sur place et ne pas émigrer. Pourquoi ne pas les écouter, eux qui vivent au sein de l’islam et qui savent de quoi ils parlent ? Est-il vraiment judicieux, opportun de clamer haut et fort que nous sommes prêts à accueillir ces malheureux ? N’est-ce pas contribuer à appauvrir ce christianisme oriental indispensable à ces contrées ? N’est-ce pas aller à l’encontre des recommandations de son clergé ?

Oui, Messeigneurs les évêques, Messieurs les prêtres et curés de France et d’Europe, nous attendons de vous non seulement un encouragement à la charité, mais bien des orientations précises prenant en compte ces deux volets, aussi impératifs l’un que l’autre.
Dans quelques années - 10 ans ?, 20 ans ? 30 ans ? – l’Europe risque d’être majoritairement peuplée de musulmans, nos cathédrales, nos églises transformées en mosquées et les chrétiens soumis à de fortes pressions pour embrasser l’islam, passer sous le régime de la dhimmitude, ou partir.
Est-ce cela que vous, ecclésiastiques, acceptez d’emblée ? Est-il suffisant aujourd’hui de nous dire : "montrez-vous charitables et accueillez-les" ?
Saint Augustin avait payé de sa personne pour être un rempart contre les Vandales et avait contribué à arrêter leur progression. Il avait sauvé la ‘Berbérie’ chrétienne de l’époque. Dans les premiers siècles du christianisme, les évêques n’avaient eu de cesse de transformer les temples en églises, malgré les rigueurs du temps.
Vous en êtes les successeurs.
Merci de nous apporter un peu de sagesse qui vient de Dieu, de nous guider. Nous en avons grande soif.

Un débat sur l’islam ?

Publié dans En France
Un débat national sur l’islam ? Quelques pistes de réflexion
 
A l’heure où le pouvoir politique annonce vouloir lancer un débat national sur l’islam en France, il paraît opportun de proposer quelques réflexions de base :
 
1 - Il faudra savoir quel sera le vrai sujet du débat, au-delà des mots. Ce sujet sera-t-il l’Islam en tant que tel ou bien les musulmans en France ? Car il ne faut pas confondre le contenu d’une religion, ses doctrines, ses textes de base, … et le comportement de ses fidèles ou de ceux qui s’en réclament.
Ce principe de base s’applique à toutes les religions quelles qu’elles soient. Car en chacune on trouve des saints et des salauds. En chacune, ses fidèles agissent conformément à ses fondamentaux ou bien s’en affranchissent.
Jésus avait nettement distingué Dieu et César, c’est-à-dire le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. Néanmoins, pendant des siècles en Europe, le pape a disposé d’un pouvoir temporel fort et nos rois se proclamaient souverains de droit divin. Ce que l’on a appelé la chrétienté a pu avoir ses raisons ; il ne nous appartient pas d’en juger. Toujours est-il qu’elle ne suivait pas, dans ce domaine, l’enseignement du Christ. Et juger le christianisme à travers elle n’aurait pas été intellectuellement honnête.
Aujourd’hui, les musulmans sont dans leur très grande majorité de bons citoyens et veulent avant tout vivre pacifiquement. Mais la religion qu’ils pratiquent contient des côtés intolérables : nombre d’entre eux le savent et en sont conscients. Si le débat a pour but inavoué de convaincre que l’Islam est une reigion de paix et idéale dans son ensemble au motif que nombre de ses membres se comportent comme il convient, nous sommes d’emblée face à une supercherie !
 
2 - Car l’Islam est, dans sa nature même, à la fois religion, Etat et mode de vie sociétal, ces trois domaines étant totalement imbriqués.
Cette imbrication foi-loi-société fait que la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 n’a aucun sens en Islam car elle est opposée à l’essence même de cette religion. Quand on demande à un musulman de séparer foi et loi, on le viole en quelque sorte.
Elaboré pour contrer l’influence du christianisme à l’époque, ce texte de 1905 a finalement parfaitement satisfait depuis plus d’un siècle maintenant, les deux parties car il apportait un équilibre salutaire entre les deux pouvoirs. Envisager de le modifier ou l’amender ne peut que montrer une préférence de l’Islam sur le christianisme et irriter fortement les chrétiens et, au-delà, tous les hommes et les femmes épris de laïcité.
 
3 - Proclamer que l’islam est compatible avec les valeurs de la France et de l’Europe est une contre vérité. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le Coran ou la Déclaration Islamique Universelle des Droits de l’Homme (DIUDH) adoptée le 19 septembre 1981 à Paris par le Conseil islamique d’Europe ou encore la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en Islam (DUDHI) adoptée au
Caire le 5 août 1990 par l'Organisation de la Conférence Islamique regroupant 57 Etats musulmans.
Ces deux derniers textes de base se démarquent nettement de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) de 1948. Jugeons-en.
A titre d’exemple - mais d’autres articles pourraient être cités pour prouver cette réalité - l’article 12 de la DIUDH stipule que "Toute personne a le droit d’exprimer ses pensées et ses convictions dans la mesure où elle reste dans les limites prescrites par la Loi." Une note explicative jointe à ce texte précise que "le terme "Loi" signifie la charia, c’est-à-dire la totalité des ordonnances tirées du Coran et de la Sunnah et toute autre Loi déduite de ces deux sources par des méthodes jugées valables en jurisprudence islamique."
En d’autres termes, il est interdit d’exprimer une croyance autre que musulmane. Cette assertion est reprise par la DUDHI en son article 22 : "Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la charia", ce texte précisant en son article 24 que "Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis à la charia islamique."
Ainsi, la position de l’Islam par rapport à la liberté d’expression, par rapport à la liberté de religion puisqu’il est interdit de la quitter au risque de sanctions sévères, par rapport à la laïcité ou encore par rapport à la femme dont il affirme qu’elle est inférieure à l’homme, rend, sur ces points-là du moins, cette religion incompatible avec les valeurs ci-dessus, même si elle contient simultanément – et c’est heureux - de nombreux aspects positifs, voire à inspiration évangélique (la défense de la veuve et de l’orphelin, la solidarité, l’importance de la prière, ...).
Ce n’est donc pas fortuit si l’arrêt du 13 février 2003 de la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (arrêt Refah Partisi [Parti de la Prospérité] contre la Turquie) a clairement signifié l’incompatibilité des règles de la charia avec les exigences d’une société démocratique.
 
4 - Toujours en raison de cette imbrication, on ne peut assimiler une mosquée à une église et raisonner par analogie sur celle-là comme sur celle-ci.
Ces deux types d’édifices recouvrent des réalités bien différentes.
Car si une église est un lieu de culte et n’est qu’un lieu de culte, une mosquée l’est également mais est bien plus que cela. Car elle est, en outre, le bâtiment dans lequel se déroulent les débats relatifs à tout ce qui concerne l’Oumma : décisions législatives ou juridiques, règlement des affaires et litiges interpersonnels (héritages, successions…). Le lecteur se souviendra du film La source des femmes qui illustre parfaitement cet état de fait.
Enfin, le territoire sur lequel elle est construite est – peut-être pas de jure, mais de facto, et en tous cas considéré comme tel par les musulmans - terre de la communauté musulmane, de l’Oumma, et donc terre de l’Islam, à la fois religion et Etat. Il jouit ainsi d’une sorte d’extraterritorialité, encore une fois peut-être pas en droit mais dans les esprits. C’est pourquoi les musulmans réagissent très violemment lorsque des opposants à la construction de nouvelles mosquées placent des porcs vivants ou morts sur le terrain attribué, procédé pour le moins peu recommandable et plus que douteux au demeurant ! Imagine-t-on tout terrain ecclésial propriété du Vatican et donc n’appartenant plus à la nation concernée ?
Si les musulmans ont légitimement droit à des lieux de culte, il convient de s’entourer de précautions juridiques et législatives pour que l’Etat sur lequel ils sont implantés ne soit pas dépossédé de sa terre. Et accorder un terrain par bail emphytéotique à une association musulmane en pensant récupérer le terrain à l’échéance est faire preuve d’une grande naïveté ou encore d’un cynisme parfait car c’est se décharger sur ses successeurs de cette affaire à cet horizon.
 
5 - Pour les mêmes raisons, un imam ne peut être assimilé à un prêtre. Les raisonnements qui s’appliquent à l’un ne peuvent convenir tels quels à l’autre. L’imam est un homme de religion, le prêtre est un homme religieux.
Celui-là est un fonctionnaire de l’Etat musulman, désigné par la puissance publique et révocable, celui-ci a un pouvoir sacerdotal à vie.
Si l’imamat est une fonction, la prêtrise est un service.
On est dans deux mondes différents. L’Etat d’implantation se doit donc d’exercer son contrôle sur les agissements, les dires, les écrits de l’un, mais point de l’autre sauf si, sortant de son rôle, il intervenait sur le plan politique en mettant en jeu la sécurité de la nation.
 
6 - Les adeptes des mouvements radicaux musulmans (salafistes, djihadistes, etc.) font bien partie de l’Islam. Certes, ils en constituent une branche radicale très minoritaire. Mais il s’agit d’une minorité très agissante et qui agit au nom de l’Islam et en conformité avec certains versets du Coran. Il est trop facile de dire qu’ils n’appartiennent pas à cette religion et d’en exonérer celle-ci. L’islamisme est une partie intégrante de l’Islam. On peut le déplorer, mais c’est ainsi. Et il est évident qu’il appartient aux musulmans – et aux musulmans seuls - d’agir en interne pour étouffer et éradiquer définitivement cette branche.
 
Puissent ces quelques réflexions être sous-jacentes dans ce débat national et lui servir de guides !

Questions...

Publié dans Du côté des élites
Quelles réflexions m’inspirent les évènements actuels
Evidemment, la raison pour laquelle je n’ai pas manifesté dimanche n’est pas que je me sois senti moins concerné, atterré, choqué, horrifié par ces massacres que ceux et celles qui ont défilé. Mais j’ai pensé plus utile de prier silencieusement pour les victimes et leur famille, ainsi que pour les assassins, me rappelant la parole du Christ en croix : "Pardonne leur, Seigneur, ils ne savent ce qu’ils font".
 
Je n’ai pas manifesté pour les raisons suivantes :
Je n’ai jamais apprécié Charlie Hebdo dans ses outrances. La liberté d’expression est un principe sain mais elle a ses limites. Il n’appartient à aucun organisme ni aucun Etat de définir celles-ci. Mais il est de la responsabilité de chaque écrivain ou journaliste de l’exercer de sa pleine autorité. Il lui appartient de faire preuve de discernement. Tout critiquer sans limite est une marque de manque d’intelligence. Il est beaucoup plus intelligent d’exercer son discernement. La caricature est une chose saine. Encore faut-il qu’elle soit décente, qu’elle ne touche ni au sacré ni au divin ! Nous avions tous apprécié à l’époque les caricatures d’un Faizant. Elles contenaient plus de finesse et donc d’intelligence que celles de Wolinsky ou autres. En outre, les critiques de Charlie Hebdo sont toujours à sens unique. En a-t-on entendu ou vu sur le massacre annuel de plusieurs centaines de milliers de vie avortées ? Donc je me refuse à être Charlie. Je ne suis pas Charlie.
Charlie Hebdo prenait ses responsabilités en publiant ses dessins. Mais qui sème le vent récolte la tempête. Evidemment, je ne dis pas que ce journal a ce qu’il mérite : la sanction est bien trop démesurée. Mais comme un journal doit faire preuve de discernement, il doit aussi faire preuve de prudence.

Je me méfie toujours de ces grandes orgues jouées à plein tuyau par nos dirigeants. Le caractère récupérateur de ces manifestations est par trop voyant. Les esprits sont à l’évidence orientés. Malheur à celui qui ne crie pas dans le sens indiqué. Ce qui, paradoxalement, va bien à l’encontre de cette liberté d’expression si ‘chérie’. J’ai bien conscience que mon présent texte va me faire montrer du doigt. Tant pis ! Je revendique, moi aussi, la liberté de m’exprimer sans subir d’opprobre.

Je m’interroge : y aurait-il eu une telle réaction si le journal attaqué avait été Valeurs Actuelles, le Figaro, Présent, l’Homme Nouveau ou La Croix ? Sans faire de procès d’intention, il est évident que non.

Je constate aussi que chaque jour des chrétiens sont massacrés au Proche-Orient.
Cette situation semble laisser bien insensibles nos dirigeants !

J’ai apprécié bien évidemment les sentiments de solidarité exprimés par tous ces jours-ci. Mais je sais qu’une fois passé le temps de l’émotion, nos dirigeants vont continuer leur œuvre permanente de déchristianisation et d’islamisation de la France.
Je n’attends rien de concret de la part de nos dirigeants dans les jours à venir. Au-delà de la parade et des coups de menton devant les caméras et des discours convenus, vont-ils vraiment s’interroger sur les vraies sources du mal ? Vont-ils envisager de remettre en cause le droit du sol et revenir au droit naturel du sang ? Vont-ils instaurer des tribunaux d’exception contre ceux qui nous ont déclaré la guerre, car nous sommes dorénavant en état de guerre ? Vont-ils revenir sur leur laxisme bien connu ? Vont-ils reconduire à la frontière, manu militari, tous ceux qui prêchent la violence, tous ceux qui sont repérés car passés par la Syrie ou l’Irak, tous les djihadistes bien connus de nos services spécialisés ? Vont-ils réinstaller les valeurs qu’ils ont détruites, qui font tant défaut et dont le manque suscite justement l’engagement de ces détraqués dans le djihad ? Vont-ils enfin instaurer une vraie politique d’immigration ? Vont-ils revoir notre politique étrangère par rapport à l’Arabie saoudite et au Qatar qui alimentent chez nous les filiales salafistes ? Non. Il ne se passera rien.

Les déclarations des autorités musulmanes dénonçant ces crimes et se désolidarisant des criminels sont très bien mais n’apportent rien. J’attends d’elles qu’elles aillent au cœur du problème. J’ai, à ce sujet, noté avec grand espoir et salué avec respect les textes courageux de quelques rares musulmans faisant ressortir que la source des maux qui nous accablent est à rechercher au sein même de l’islam et invitant les musulmans à se remettre en cause en profondeur et à réexaminer le Coran : d’une part, la Lettre ouverte aux musulmans du philosophe Abdennour Ribar ou encore la chronique de l’universitaire et écrivain Mezzri Haddad dans le Figaro du 10-11 janvier 2015. J’ai noté aussi le courageux discours du président Al Sisi d’Egypte le 1er janvier à l’occasion du Nouvel An à la mosquée Al-Azhar sur la nécessaire remise en cause de certains textes sacrés. Je conseille vivement la lecture de ces écrits. Car enfin, c’est bien en invoquant des versets du Coran que ces assassins agissent. Si le Coran contient de très nombreux versets positifs, voire à inspiration évangélique, il en présente aussi plusieurs intrinsèquement mauvais et insupportables. Si l’on veut éviter de nouveaux attentats de ce type, il faut exiger des responsables musulmans qu’ils récusent ouvertement les versets mauvais du Coran. Le jour où ils s’engageront dans cette voie, les choses commenceront à bouger. Car les musulmans – dont la grande majorité est pacifique et veut vivre en paix - sont bien à plaindre avec un tel boulet aux pieds. Et c’est à eux – et à eux seuls - à faire évoluer leur religion. Oh, bien sûr, on nous dira que le Coran est intangible car écrit par Dieu seul. Mais n’est-il pas temps de proclamer que Dieu, qui est amour et n’est qu’amour, ne peut, par nature, promouvoir le djihad, ni d’autres thèmes intolérables comme l’infériorité de la femme par rapport à l’homme.

Parler de l’islamisme radical est non seulement un pléonasme mais surtout une imposture insupportable. Dire que ces criminels ou l’Etat islamique (que l’on camoufle en l’appelant Daech !) n’ont rien à voir avec l’islam est un immense mensonge. Je ne peux plus supporter ce type de déclarations. Ces assassins sont musulmans car ils agissent selon les principes de leur livre sacré. Ils constituent une des parties pures et dures de l’islam. Que les autorités musulmanes arrêtent de nous abreuver de ce discours. De grâce ! Je comprends bien qu’elles ne soient pas à l’aise. Aidons-les à aller au bout de leur logique et à récuser ces versets mauvais.
 
Alors, pourra être envisagée une vie commune apaisée !

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version