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SAROCCHI Jean

SAROCCHI Jean

Né en 1933
Veuf – sans enfants


Professeur honoraire à l'Université de Toulouse



Doctorat d'Etat (La Sorbonne).
     "Albert Camus et la recherche du père".

Agrégation de Lettres classiques.
CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Supérieur)
Diplôme d'études supérieures
     "Socrate et Montaigne"

Licence de philosophie.


Maître de conférences à l'Université de Tunis.
Maître-assistant à l'Université de Strasbourg.
Professeur de philosophie, français, latin, grec (Oran).

Ouvrages
Julien Benda, portrait d'un intellectuel
Albert Camus et la recherche du père (thèse éditée)
Albert Camus philosophe
Le dernier Camus ou le Premier Homme
Variations Camus
Camus le juste ?
Versions Proust
Giono de père en fils
Rabelais et l'instance paternelle
La Colère
Pourquoi pas ?
in the Summer Time (roman)

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Islamisme et féminisme

Publié dans A tout un chacun
Islamisme et féminisme
 
Un peu à la façon de Montesquieu

     Ce sont deux fléaux (deux fanatismes) dont la conjonction voire la sidérante coalition forment un des symptômes de notre actuelle déliquescence française.
     Ce sont deux faits aussi patents que les patates (dirait Chesterton), aussi irrécusables l’un que l’autre : l’invasion des médias par la femme, l’invasion du territoire par l’islam.
     L’un de ces faits patents (le féminisme) non seulement n’est pas camouflé mais il envahit l’actualité avec une obsession presque obscène. L’autre – invasion islamique de la France et avec celle-ci dévaluation de la féminité - est camouflé systématiquement. 
     La collision et la collusion de ces fléaux, je me répète, est un phénomène rare, exceptionnel, dont je ne trouve l’antécédent ni dans notre pays ni en Europe.
     Le féminisme exige l’égalité entre l’homme et la femme en tout et partout ; le Coran précise avec une clarté extrême que l’homme, d’institution divine, est à jamais supérieur à la femme.
     Les violences volontaires exercées sur une épouse ne sont pas conseillées par notre droit, elles sont même passibles d’une amende. Le Coran les prescrit.
     Et l’on apprend, grâce à l’intervention télévisée d’une mouquère rompue à la servilité, qu’en Algérie environ 60 °/° des femmes souhaitent la gifle, la fessée ou autres sévices, parce que les rouer de coups prouve la virilité de leur époux. 
     (Si la verge défaille, que les verges travaillent !).
     A "France Info", l’autre matin, la speakerine de service s’étouffait d’exultation à signaler que The Testaments, dernier ouvrage en date de l’auteure(re), de l’écrivaine(ne) Margaret Atwood, féministe de choc, allait faire chez nous le même tabac que fait everywhere in the world La Servante écarlate.
 
      Ne faut-il pas souhaiter un double nettoyage ? Nettoyer le Coran de tout ce qui infecte l’islam toujours gros de l’islamisme, à quoi s’emploie, mais peu écoutée, peu aidée, une élite de musulmans intelligents. Nettoyer le discours féminin du ressentiment, de la paranoia, du survoltage agressif, qui l’infectent.
     Le Coran n’est pas un aérolithe ; sa fabrique (comme celle de la Bible) tolère des échenillages, des adaptations. Nettoyé de ses scories, (du local, du tribal, du bédouinisme), il peut être un supplément aux Evangiles ; sa toilette mettra en relief ses beautés, ses vérités qui sont grandes ; alors la femme, lavée des versets vexatoires, y trouvera sa pleine, son évangélique dignité de personne.           
     L’islamisme est un machisme coranique ; le féminisme est un machisme inverti.
     L’affectation de virilité est une forme de la "Bêtise au front de taureau".
     Il faut rire de la fatuité imbécile de l’homme remerciant le Ciel de n'être pas une femme. 
     Marco Polo raconte comment Agianie, fille d’un chef Mogol, jetait bas tout mâle qui luttait avec elle. Aucun barbu de Daech ne lui eût résisté.
    
     Il existe aussi une virilité de l’esprit. La philosophe Simone Weil se distingua par une pensée et une écriture parmi les plus viriles du vingtième siècle. Nos enragées du féminisme auprès d’elle font l’effet de midinettes. Comparée à elle al Baghdadi est un oison.
 
     A la sotte guerre des sexes, attisée aujourd’hui par la virulence islamique et la virulence féministe, une religion de la nuance et de la douceur, du pardon au lieu du talion, de l’ouverture du cœur au lieu du tétanos des préjugés ancestraux ou des prétentions progressistes à dénaturer la nature, une religion donc  excluant toute violence sinon celle du désir de Dieu, voilà ce que nos politiciens et nos journalistes, s’ils étaient moins calfeutrés dans leur idéologie du global et leurs vessies de conciliation des inconciliables, s’ils étaient un peu plus lucides et un peu moins lâches, devraient non seulement appeler de leur vœu mais favoriser en paroles et en actes.

Envoyé par l'auteur, 23 septembre 2019

Des hommes justes

Publié dans A tout un chacun
Des hommes justes
 
Ivan Jablonka ne souligne pas assez, à mon gré, dans son essai Des Hommes justes, que le surgissement de tels hommes est déjà programmé et produit par les Evangiles : exemplaires, la relation de Jésus avec la femme adultère ou la Samaritaine. Ou par saint Paul dans l’énoncé fondateur de l’Epître aux Galates : "il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus-Christ").
Aussi le Catéchisme de l’Eglise catholique indique-t-il dans les termes les plus clairs que "l’homme et la femme sont créés /…/ dans une parfaite égalité en tant que personnes humaines d’une part, et d’autre part dans leur être respectif d’homme ou de femme".
               
Mais le Coran, favorable à la femme (quoi qu’on pense) comme ne l’est nulle autre religion (Muhammad Hamidullah le soulignait dans une forte Préface), est un catéchisme des justes rapports entre les sexes plus satisfaisant que le Catéchisme catholique ou le Nouveau Testament.
Je n’en veux pour preuve que le justement fameux verset 34 de la Sourate IV. Il est sanctifié par le rituel "Allah est Grand", kebir, et même, ajouté-je, akbar, plus grand, comme des attentats répétitifs (bénis soient-ils !) nous l’enseignent.
                
On peut certes ironiser cruellement sur le torticolis mental que s’infligent nombre de commentateurs musulmans actuels pour mettre de l’eau dans le vin d’un verset qui à l’évidence marque l’autorité et la supériorité de l’homme sur la femme et donc l’intérêt de la fesser quand on doute d’elle, c’est-à-dire constamment puisqu’elle est fourbe par essence (sourate XII, verset 28).
Mais il vaut mieux penser que Mahomet, ou plutôt l’Ange Gabriel, c’est-à-dire Allah, mieux renseignés sur la différence des sexes que Jésus, Paul ou les Papes, ont prescrit à l’homme juste (justement parce qu’il est juste) de se comporter envers la femme comme son seigneur et maître. Et je tends à croire qu’en sa miséricordieuse sagesse Allah, sachant l’irrépressible et perdurable besoin mâle de tabasser la femelle, lui en a donné licence quand il le juge bon.
Quand il le juge bon. Tabasser, soit, mais discrètement, délicatement, selon les normes. Quel musulman a jamais commis un féminicide ? La casuistique islamique des horions, du quand, du comment, du combien de fois, est des plus fines.
                   
(Un méchant voisin me susurre que la femme, elle aussi, pourrait avoir envie de battre son mari…. Le salaud ! Je le voue aux sept enfers).
Aussi faut-il se réjouir de l’islamisation de notre pays qui, lorsque le saint Coran y sera substitué à la sacrée Bible, ne connaîtra plus les violences mortifères faites aux femmes. A cette islamisation nos Gouvernants, nos Médias collaborent, sur le mode actif ou passif, n’importe. Les hommes justes, à barbe profuse, bas-ventre glabre, profil salafiste, vont se multipliant. Réjouissons-nous !

Envoyé par l'auteur, 6 septembre 2019

Enfumage

Publié dans En France
Enfumage
 
Evomit involvitque domum caligine caeca  (Enéide, chant VIII, vers 253)
     
Nos médias stipendiés jouent le rôle de Cacus vomissant une épaisse fumée aveuglante.
Le fait est bien établi. Je ne veux, en cette saison estivale, que l’étayer par une ou deux observations toutes récentes et très précises.
Curieux de météo, je me branche quotidiennement à deux ou trois reprises sur France Info. Le bulletin répond à ce que l’on attend – dire ce qu’il en est ou en sera du ciel et de la température ; il est suivi des gros titres de l’"information". Eh bien j’ai eu loisir de vérifier ces derniers jours ceci :
1) on recherche Steve, victime de la "fête de la musique", dans la Loire ; on l’y trouve, oui, c’est bien lui ; on craint conséquemment de violentes explosions de colère ; le préfet de Nantes prend des précautions ; tout le pays ne sera-t-il pas en état d’émeute le samedi 3 août ? … Cette affaire, avec ses faux bonds et ses rebonds, aura fait la une de France Info une huitaine de jours.
 
2) Epuisée l’affaire Steve, la relaie la double fusillade aux USA, vingt-neuf tués. Croustillant, n’est-ce pas ? France Info insiste, persiste, persévère. C’est qu’on est heureux de trompetter que ça va mal au pays de Trump. (Dans la même tranche de temps, 42 morts en Libye, 49 morts au Yemen …, passez, muscade !).  
Qu’il y ait chez l’oncle Sam un problème des armes à feu, je le concède ; mais le même problème en Libye, au Yémen, doit-il nous laisser indifférents ? Qu’il faille pleurer Steve, je le conçois ; que les agités du bocal, ravis de l’occurrence, s’agitent, je m’y résigne. Mais convenons, à moins d’avoir le cerveau fêlé, que cet événement, si l’on considère le train du monde, est minuscule, et qu’en France même il s’est produit, dans la même période, cent autres événements, pour sûr, de non moindre portée pour le moins. 
Mais il s’agit, à la manière de Cacus, de produire grâce au cadavre de Steve une épaisse fumée qui empêche de percevoir … le reste.
             
Des dix stratégies de manipulation de masse définies par Noam Chomsky l’affaire Steve en a mis en œuvre 3 : la suscitation d’une péripétie critique, l’effervescence émotionnelle, et surtout la diversion :  détourner "l’attention du public des problèmes importants /…/ grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes".
Enfumage par fumisterie.
Que nous cache Cacus dans son épaisse fumée ? Quel(s) problème(s) important(s) nous empêche-t-il de voir ?
Chut !    
 
(Il faut aux médias non stipendiés une inlassable énergie herculéenne pour exposer à la lumière - immisso lumine -  la crue réalité. Nous la leur souhaitons).

Envoyé par l'auteur, 7 août 2019

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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