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SAROCCHI Jean

SAROCCHI Jean

Né en 1933
Veuf – sans enfants


Professeur honoraire à l'Université de Toulouse



Doctorat d'Etat (La Sorbonne).
     "Albert Camus et la recherche du père".

Agrégation de Lettres classiques.
CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Supérieur)
Diplôme d'études supérieures
     "Socrate et Montaigne"

Licence de philosophie.


Maître de conférences à l'Université de Tunis.
Maître-assistant à l'Université de Strasbourg.
Professeur de philosophie, français, latin, grec (Oran).

Ouvrages
Julien Benda, portrait d'un intellectuel
Albert Camus et la recherche du père (thèse éditée)
Albert Camus philosophe
Le dernier Camus ou le Premier Homme
Variations Camus
Camus le juste ?
Versions Proust
Giono de père en fils
Rabelais et l'instance paternelle
La Colère
Pourquoi pas ?
in the Summer Time (roman)

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Bravo Nadine Morano

Publié dans Du côté des élites
Bravo Nadine Morano
 
De Gaulle a-t-il dit que la France est un "pays de race blanche" ? Comme le propos est rapporté par Alain Peyrefitte on peut le mettre en doute. On peut mettre en doute aussi le scrupule vicieux de ceux qui le mettent en doute car on a recueilli vingt et trente propos du Général qui confirment celui-ci, et notamment nul n’ignore qu’il ne voulait pas que Colombey-les-deux-Eglises devînt Colombey-les-deux Mosquées.
Ergoter sur l’acception et l’emploi légitime ou non du mot "race" relève du fanatisme sémantique ou/et du fantasme de persécution, si ce n’est de l’hypocrite pruderie. Qu’il existe une "race" française, au sens politique, poétique, romanesque, il suffit pour s’en convaincre de lire A la recherche du temps perdu. Proust était-il raciste ?
J’ai relevé, rien que dans le Figaro, pour stigmatiser Nadine Morano : "dérapage", "maladresse d’expression", "propos intolérables" (sic, Manuel Valls) ; on l’aurait même taxée de "porte-parole du Ku-Klux Klan". Or son expression n’est aucunement maladroite, elle ne l’est que sous l’angle de vue étriqué de la politique électorale (on peut alors en effet parler de "dérapage"). Ses propos ne sont intolérables que pour des énergumènes de parti.
Nadine Morano a l’original, le courageux mérite de dire, comme l’enfant du fameux conte d’Andersen, que le roi est nu, en l’occurrence d’insinuer avec de Gaulle qu’il s’agit aujourd’hui de résister comme lui-même résista au temps de l’Occupation, que le nouvel occupant armé du niqab et de la sourate entend bien substituer la mosquée à l’église, et que le Pouvoir en place, avec sa clique, sa claque et son Ku- Klux Kan, a choisi la Collaboration.
"Le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais", écrit le docteur Rieux à la fin de La Peste.
Il aurait dû ajouter que la peste se métamorphose, qu’elle peut devenir le virus de l’immunodéficience, le virus Ebola, le … virus Al Qaïda, Al Nosra … Et cetera …

Taoïstes ou voltairiens ?

Publié dans A tout un chacun
Lie-tseu rapporte l’anecdote d’un prince feudataire chinois qui, prié de prouver sa force par le roi Siuan de Tcheou, se dit capable de briser une cuisse de sauterelle ou de porter les ailes d’une cigale.
Nos médiacres sont taillés (je crois, j’espère) sur ce modèle : taoïstes de subtil exercice. Presse écrite, bulletins de radio ces dernières semaines ont donné lieu (il s’agissait des élections européennes puis de l’affaire Bygmalion) à une logorrhée de débats superlativement creuse, à une inflation exceptionnelle de caquetages, à une énurésie de stéréotypes. J’entendais notamment sur nos chaînes publiques parler de la "Démocratie" par des êtres dont le zèle pour cette grande Dame semblait dû à l’application sur leurs génitoires  cérébrales d’un vibro-masseur idéologique. Des heures et des heures d’émission, des pages et des pages de journaux étaient dévolues par ces démocrates à s’interroger sur la victoire "nauséabonde" (sic) de Marine Le Pen, sur les chances ou non de Sarkozy de s’en tirer puis de tirer la France du cul-de-sac où la fourre son actuel catastrophique président, etc.
 
Il y a, en ce juin, pire. L’approche du "Mondial "de foot produit dans les mass media une incontinence de puérilités, un débordement de niaiseries plus désastreux sur le plan mental  que sur le pays bigourdan la grande crue 2013 de la Garonne. Ainsi ne tarit-on pas (c’est un exemple) de considérations angoissées sur le cas de la "mégastar" Ribery. Ira-t-il à Rio ? Autour de lui, plus exactement de son rachis, s’épaissit chaque jour le "mystère" ; le "staff" des Bleus s’inquiète ; certes son hématome du nerf fessier a été opéré avec succès, certes il peut kiffer, certes il peut beugler "pep pep pep", certes il évacue son spleen sur le jeu "Call of duty" ; mais le tabloïd Bald lui inflige une mauvaise note et l’on craint qu’il n’ait "un coup de mou dans la tête" (allusion insidieuse à sa conversion à l’Islam ?).
…. N’insistons pas. L’hypothèse où les journalistes, politiques ou sportifs, prendraient au sérieux de tels pipis gouttant de leur vessie mentale doit être rejetée : elle signifierait une grave infection, une cystite pour le moins de l’organe pensant. Je les soupçonne d’être des Lie-tseu de la presse, qui nous lâchent des giclées de balivernes comme faisait par moquerie le prince feudataire chinois.
Taoïstes ? Ou seulement voltairiens, qui servent à la racaille (lecteurs du Monde  etc. auditeurs d’Europe 1,… etc. ) une miction de déchets informatifs et se réservent, égoïstes et gourmands, la dégustation des nouvelles et des commentaires dignes d’intérêt ?

J’informe la planète que mon transit intestinal, en ce juin 2014, est satisfaisant.

Un cas de 'beatise'

Publié dans A tout un chacun
Ce vendredi matin 25 avril un jeune homme me tend, place du Capitole, avec de prestes vœux de "bon week- end", le journal "Metronews", dont les "news" sont niaises à souhait, il le faut.
Aussi le feuilleté-je si je puis dire au pas de course, mais mon œil est attiré en page 4 par le titre Rome béat devant ses papes, qu’illustre une photo composite où l’on voit Jean XXIII, Jean-Paul II et on le devine Benoît XVI. Mais il y a en sus un intrus, une sorte de Taubira mâle, au premier plan, comme un bourbillon en voie d’obombrer de son ironique noirceur les "deux papes" (je cite) "en voie de sanctification".
S’ensuit un article décemment bâclé comme il s’en fait jour après jour j’imagine des millions de par le monde et même Le Monde, mais ce qui n’a pas été bâclé c’est comme pour servir de base à cette actualité religieuse le fait divers judicieusement choisi d’ "un pèlerin tué par une croix du Christ". "Cela ressemble", note le jubilant chroniqueur, "à un châtiment divin. Un jeune pèlerin de 20 ans est mort hier écrasé dans l’effondrement d’une croix du Christ de plus de 30 mètres. Cruelle ironie /…/". Ce chroniqueur se gardera, soyez sûrs, de signaler d’autres cas de "cruelle ironie", en Syrie par exemple où des jeunes chrétiens parce que réfractaires à la "shahada" sont crucifiés, selon le témoignage de sœur Raghid, par les héros du Djihad.

Que conclure de tout cela ? Evidemment que la croix ne peut rien contre la cruauté, que les papes sont de grands imposteurs, que le grand cirque du Vatican pontifical ne mérite que dérision, mais … voici les news du jour, et … "bon week-end". Ah ! Ici, mon pote, je m’insurge. Pas de ouiquinde pour moi, le sabbat, le dimanche. C’est un dimanche, ce dimanche dit de la Miséricorde, que sont canonisés Jean XXIII et Jean-Paul II.
Guido Ceronetti (au reste fort peu papiste) : "Le sabbat est le fils de la sagesse, le week-end l’enfant du désespoir". Le même, dans un beau texte intitulé Mort de la prière, où la 'béatise' assiégeante, embastillante des médias dont "Metronews" est une émanation parmi d’autres est clouée sur la croix d’un lumineux diagnostic, écrit ceci : "Dans l’air s’agitent des mots en quantité épouvantable, et ce sont tous des mots d’épouvante, qui assaillent l’homme, qui nous désagrègent : mêlés à ces mots, il y en a aussi d’autres, venus des psaumes, emprisonnés dans cette foule de sons homicides comme le Christ porte-croix de Bosch, irradiant /…/".
Quant aux news … Je relève, en vrac : les bonheurs du festival de Bourges où the Strypes ont donné une leçon de rock, où Carbon Airways a produit un électro choc ; l’heure imminente de la finale pour le "Bachelor", où s’affrontent, subjuguées par le mec Paul, ("physiquement super canon !"), la douce Elodie et Alix la piquante (non ! c’est l’inverse). Et quoi encore ? N’en jetez plus.
Quant aux béatifiés du Vatican, on s’en torche. La béatise bat son plein. Na !
"Quand je veux savoir les dernières news" (non, nouvelles), écrivait Léon Bloy, "je lis saint Paul".

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