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SAROCCHI Jean

SAROCCHI Jean

Né en 1933
Veuf – sans enfants


Professeur honoraire à l'Université de Toulouse



Doctorat d'Etat (La Sorbonne).
     "Albert Camus et la recherche du père".

Agrégation de Lettres classiques.
CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Supérieur)
Diplôme d'études supérieures
     "Socrate et Montaigne"

Licence de philosophie.


Maître de conférences à l'Université de Tunis.
Maître-assistant à l'Université de Strasbourg.
Professeur de philosophie, français, latin, grec (Oran).

Ouvrages
Julien Benda, portrait d'un intellectuel
Albert Camus et la recherche du père (thèse éditée)
Albert Camus philosophe
Le dernier Camus ou le Premier Homme
Variations Camus
Camus le juste ?
Versions Proust
Giono de père en fils
Rabelais et l'instance paternelle
La Colère
Pourquoi pas ?
in the Summer Time (roman)

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Canicula

Publié dans A tout un chacun
Canicula 
 
Canicula est une Puissance terrifiante. Il fait penser, par homophonie vocalique, au néfaste Caligula qui fut la coqueluche de Camus dramaturge.
Canicula étend son pouvoir sur la plus grande partie de la planète mais ses sautes d’humeur font qu’il exerce sa cruauté ici ou là, indifféremment. Il se trouve ces jours-ci occupé à terrifier la France. On mesure sa force de frappe aux degrés centigrades de la thermométrie. Il est convenu de dire que jamais encore notre pays n’avait à ce point subi les atteintes de Caligula : des records, assurent les statisticiens. C’est probablement faux, Canicula a déjà produit, dans les siècles passés, de très redoutables canicules. Mais on est toujours flatté de se croire une victime exceptionnelle, en proie à un fléau sans précédent. Canicula, en 2003, tua, dit-on, environ quinze mille personnes, la plupart en état de sénilité, donc de stérilité. Il faut bien que vieillesse (se) (tré) passe !

Et Euthanasie, en ce qui concerne les vieux (si encombrants !), fera sous peu, mieux que Canicula, le ménage.
Mais qui est, au vrai, Canicula ? D’aucuns, se refusant à lui prêter un facies néronien, l’ont assimilé à une hypostase de la romaine et cosmique Nécessité : il fait chaud parce qu’il fait chaud, il fait plus chaud parce qu’il fait plus chaud, c’est ainsi. C’était ainsi. Ce n’est plus ainsi. Canicula, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain, c’est vous et moi, c’est le monstre survolté par le réchauffement climatique dont nous sommes à 90 % responsables.
Nier cette évidence relève d’une mentalité archaïque. Je ne m’y risquerais pas ! Je susurre seulement qu’il est des Puissances plus meurtrières que Canicula. La déesse Hyvégée (1) ne lui épargne-t-elle pas, bon an mal an, le travail d’occire deux cent mille nourrissons ?  
(1) Une sorte de …Kalicula ?

Envoyé par l'auteur, 29 juin 2019

De la retenue, s’il vous plait

Publié dans A tout un chacun
De la retenue, s’il vous plait

Monsieur Wauquiez s’est enhardi à dire, l’autre matin, après le joli coup perpétré par une "chance pour la France" au marché de Noël de Strasbourg : "Combien d’attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d’adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ?"
Cette incongruité lui a valu, de la part d’un imbécile dont le Dieu de miséricorde m’a fait la grâce de ne pas retenir le nom, une remarque rogue, rigoureuse, rectrice : monsieur Wauquiez aura manqué de retenue.
Ce mot me semble avoir une infinie portée symbolique. (On aime beaucoup les symboles dans notre France en pâmoison). Souhaiter que soient … mis hors d’état de nuire ? expulsés ? exécutés ? … des individus dont le plus cher désir est d’abattre du français de souche ("sous-chien"), du blanc, du juif, du chrétien ou du musulman non fanatisé, eh bien un tel souhait ne doit pas franchir la barrière de nos dents.

Manque de retenue ! Retenue est ici une litote pour : censure. La vérité, c’est qu’on ne censure pas assez en France. Que Cherif Chekatt ait mis à mal une douzaine de personnes, c’est un fâcheux incident, soit, mais il aurait mieux valu le taire. Au moins n'en pas faire d'histoires ! Voilà la vérité ! On en sait trop, toujours trop, et d’abord pourquoi avoir livré le nom de ce pieux massacreur ?
On me dira qu’il aurait pu, lui, d’abord, se retenir. Ah ! N’en demandez pas trop à un zélote d’Allah !
Manque de retenue : on a eu tort de divulguer les attentats de Toulouse, de Nice, de Paris. Ne serait-ce que pour éviter le risque de stigmatiser l’islam.
La retenue à la source, voilà la solution.

Le vrai problème n’est pas d’empêcher les attentats mais d’empêcher qu’on en parle, pas d’éliminer les "fichés S" mais d’éliminer toute incivilité à leur endroit. Madame Nyssen, dont le passage au ministère de la culture a été trop bref, allait dans ce sens : "changer les mentalités". Oui, c’est dégoûtant cette mentalité française obsessionnelle, ces réactions indignées, ce vœu itératif que le pays soit nettoyé de … Si proscrire absolument l’information est difficile, on devrait au moins la réduire, la replier sur les minima (je cite un grand écrivain).
Et puis (à cet exercice sont rompus nos gouvernants) pleurnicher, trémolos, mélismes compassionnels. Le don des armes, c’est pour les "fichés S" (quel jargon, grands dieux !), pour nous, "soumis", le don des larmes. Celles-ci, ne les retenons pas.

Envoyé par l'auteur, 13 décembre 2018

La pire violence

Publié dans Du côté des élites
La pire violence

On dégoise sur les violences commises samedi 2 décembre à l’Arc de Triomphe. Une Marianne a été endommagée. Monsieur Philippe s’est dit "choqué par la mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France".

Symboles ! A-t-il été choqué lorsque son potentiel Président prétendait à Lyon, aux fins de gagner des voix de patriotes pour le moins suspects, qu’ "il n’y a pas de culture française", lorsque son Président effectif déplorait à Alger le crime contre l’humanité commis par la France coloniale ? Ces assertions ont une formidable portée ; elles sont, dans l’ordre symbolique, infiniment plus violentes que la mise à mal d’un monument. Enoncer qu’il n’y a pas de culture française n’était pas seulement un sot mensonge, c’était un crime contre notre civilisation (sans précédent dans les annales de nos cinq républiques) (1). Enoncer que la France a commis en Algérie "un crime contre l’humanité", c’était se mettre lâchement au diapason du Grand Turc nous accusant de "génocide".
 
Il n’y a pas lieu de réfuter de si grossières inepties ; mais il faut souligner qu’elles trahissent un grossier mépris du pays que l’on prétend gouverner. Au sens absolu, elles le trahissent. Les signes de cette trahison sont multiples, ne les énumérons pas. On ne peut être à la fois un freluquet de la Finance à la solde de l’Europe des banquiers, un courtisan du Qatar résigné à l’invasion islamique, et un représentant crédible du peuple français.
Il n’y a pas à se réjouir des dégâts causés par des "casseurs" (2), mais la Grande Casse, c’est notre Gouvernement qui s’y emploie, soumis qu’il est à des puissances étrangères, soigneux qu’il est de souiller notre Mémoire en détruisant peu à peu les trophées de notre Histoire et en nous infectant de culpabilité.

Nos médias sont des chattemites quand ils pleurnichent sur une Marianne ébréchée et se taisent sur la France lentement déshonorée et devenant étrangère à elle-même.
Monsieur Philippe devrait s’interroger sur ce que c’est qu’un Arc de Triomphe dans un pays où la honte nationale du 19 mars 1962 produit une épidémie de toponymes et de commémorations.
Les violences de ce 2 décembre peuvent être interprétées soit comme un Austerlitz de la reprise en main de la France par les Français décidés à virer leurs Marmonts (3) soit comme la confirmation symptomatique et symbolique par des boutefeux de l’enterrement, programmé par nos Marmonts, de feu la France.
 
(1) Mais son prédécesseur en couvrant de son autorité l’imbécile fiction et le concept foireux d’un "mariage pour tous" - insulte au génie de notre langue et à la justice des ajustements humains – avait commis un crime de même acabit.
(2) Un membre des forces de l’ordre témoigne ; les casseurs étaient des gens d’ "extrême gauche", l’"extrême droite" s’agitait mais ne cassait pas.
(3) Le maréchal Marmont a trahi Napoléon en 1814

Envoyé par l'auteur, 4 décembre 2018

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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