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GAVE Charles

GAVE Charles

Né le 14 septembre 1943
4 enfants


Economiste et financier

Président Fondateur de l'Institut des Libertés (www.institutdeslibertes.org)


Diplômé de l'université de Toulouse (DECSS d'économie)
     et de l’université de Binghamton (MBA),

Président Fondateur de Gavekal research (www.gavekal.com) et de Gavekal securities (Hong Kong)
Membre du conseil d'administration de SCOR
Co-fondateur de Cursitor-Eaton Asset Management (Londres) (1986)
Créateur de l'entreprise Cegogest (recherche économique) (1973)
 
Ouvrages
Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire :
Des Lions menés par des ânes (Editions Robert Laffont) (2003)
     où il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires.
     Ouvrage préfacé par Milton Friedman
Un libéral nommé Jésus, Bourin, 2005
C'est une révolte ? Non, Sire, c'est une révolution. L'intelligence prend le pouvoir, Bourin, 2006
Libéral, mais non coupable, Bourin Éditeur, 2009
'Etat est mort, vive l'état - Editions François Bourin 2009
     Dernier ouvrage qui prévoyait la chute de la Grèce et de l'Espagne. 

URL du site internet:

... faire disparaître 2 M €

Publié dans Du côté des élites
La question de la semaine : Comment et pourquoi faire disparaître deux millions d’euros
 
La maigre "gens" journalistique plutôt de droite s’excite beaucoup parce qu’apparemment environ 2 millions d’euro manqueraient dans la déclaration de patrimoine de monsieur Macron.
De fait, il semble qu’il ait gagné un peu plus de trois millions d’euro lors de son passage chez Rothschild et qu’il ne reste plus trace de cet argent dans ses déclarations de patrimoine les plus récentes que tout un chacun peut trouver sur le net, sauf sur le site officiel dont elle a été retirée tout récemment (sans aucun doute pour d’excellentes raisons).
 
Admettons que notre génie ait payé des impôts comme tout un chacun, on peut penser qu’il aurait dû lui en rester environ 1,8 millions sur les plus de 3 millions qu’il avait touché, que j’arrondis allègrement à 2 millions parce que j’aime bien les chiffres ronds.
Logiquement donc le patrimoine de monsieur Macron devrait avoisiner les 2 millions d’euro. Or il était annoncé dans la déclaration qui a disparu beaucoup, beaucoup moins puisque l’on en était à environ 200 000 euros de patrimoine net.
Et tout le monde, sauf bien entendu la presse officielle et le parquet financier, de vociférer qu’il faut diligenter une enquête toutes affaires cessantes pour avoir des explications sur cette disparition.
Voilà qui me semble une bonne idée, et dans le but d’aider dans leurs investigations les nombreux juges qui ne vont pas manquer de s’intéresser à cette affaire, car je continue à faire confiance à la justice de mon pays (c’est une blague…), je vais essayer d’expliquer au lecteur de l’IDL les différentes façons que j’ai croisé dans ma carrière pour faire disparaître de l’argent.
Ayant été dans la finance toute ma vie, j’ai en effet souvent vu des gens qui avaient besoin de faire disparaître de l’argent dont ils auraient eu du mal à expliquer l’origine, mais ce n’est pas le cas sous étude.
Dans ce cas précis, nous avons de l’argent qui a disparu alors qu’en expliquer la provenance était chose très facile. Honnêtement, je ne vois pas pourquoi monsieur Macron a fait disparaître cet argent et je ne peux pas croire que ce soit pour ne pas payer l’impôt sur la fortune tant cela serait mesquin de la part d’un homme de cette qualité.
Il doit y avoir autre chose.
 
Je me retrouve en fait devant le cas assez inhabituel d’un argent qui avait été gagné tout à fait légitimement et qui a disparu, ce qui pour moi est une nouveauté, mais, comme chacun le sait, les hommes politiques ont des raisons (en général liées à des financements de campagne) que la raison ignore.
Et donc il me faut traiter dans cette petite note du problème de comment faire s’évanouir de l’argent tout simplement, sans me préoccuper au début des raisons pour lesquelles l’heureux possesseur de ces sommes qui l’embarrassent a pour vouloir s’en débarrasser.
 
Première méthode, la plus ancienne : le dépenser.
C’est sans aucun doute la plus fiable. Pour arriver au résultat recherché monsieur Macron aurait dû dépenser à peu près un smic par jour durant la période en question. Voilà qui est faisable, mais qui prend du temps, et comme c’était un homme très occupé, voilà qui me parait peu probable même avec l’aide de sa charmante épouse.
Je l’écarte donc.
 
Deuxième méthode, le donner.
Là, ça devient un peu plus compliqué parce que tous les dons laissent des traces dans notre société parfaitement informatisée. Et cela amène en plus à une autre question : le donner, fort bien, mais à qui ?
Première réponse : à des gens de sa famille ou de son entourage immédiat, ce qui serait bien généreux de la part de cet homme de bien. Mais dans notre société hyper fiscalisée, ce genre de dons, à un frère, une vieille mère voir à son épouse engendre en général des paiements fiscaux dont il ne doit pas être difficile de retrouver la trace. Et comme ces paiements feraient apparaître notre héros sous un jour flatteur, je ne doute pas une seconde que si tel était le cas, nous allons avoir les bordereaux justifiant de tous ces paiements très bientôt.
J’attends donc, mais sans trop d’impatience.
Deuxième réponse possible. Cet argent a été donné à des œuvres de charité organisées pour recevoir ce genre de paiements.
Je songe par exemple à l’Institut Français pour la compensation des victimes de crimes contre l’humanité commis par notre pays au cours des siècles, ou de son pendant, le centre de recherches sur la disparition de la Culture Française. La rumeur court que ces deux célèbres instituts seraient financés par Georges Soros, mais je n’en crois pas un mot.
Hélas, une fois encore, je me retrouve devant le problème de la trace écrite que ces versements laisseraient dans les comptabilités de ces glorieuses institutions, et donc je suis ramené au problème précédent. Nul doute que notre homme ne tire un surplus de gloire si le public apprenait qu’il avait financé de si nobles causes et donc je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas avoir accès à ces informations comme tous les autres citoyens d’ailleurs.
 
Ce qui nous amène à la troisième possibilité pour expliquer la disparition de tout cet argent : l’incompétence crasse de celui qui le détient.
Notre homme aurait fait de très mauvais investissements, ce qui ne serait guère surprenant puisqu’il ne lit certainement pas l’IDL. Mais enfin, faute avouée est à moitié pardonnée et au moins nous aurions une explication logique de l’état désastreux dans lequel se trouve notre économie : notre héros au sourire si doux est tout simplement incompétent dès qu’il s’agit d’investir.
Et là, j’ai un petit problème, car en bourse il y a perte et perte.
Si j’ai acheté de l’Enron en bourse sur les conseils de Goldman-Sachs, si j’ai confié mon épargne à Madoff, j’ai perdu 100 % de mon argent et il n’y a rien à dire.
Mais j’ai aussi vu assez souvent des gens perdre de très grosses sommes à Paris et voir cet argent réapparaître mystérieusement à Singapour ou aux Bahamas. Le coup est simple est tout d’exécution.
Imaginons qu’un escroc apprenne qu’une grande société française (EDF, Areva ?) dans laquelle l’état aurait une participation importante et qui est cotée à la bourse de Paris a fait de très mauvaises affaires et qu’un effondrement de son cours est probable. Malgré ces informations privilégiées désastreuse, il décide d’en acheter massivement. Quand le cours s’écroule, son portefeuille boursier prend une énorme gamelle et notre homme est ruiné - en France. Mais heureusement, notre homme a un ami à Hong-Kong, Singapour ou encore mieux aux USA qui avait pris la décision de vendre à découvert et pour un montant au moins équivalent la même société. Et donc le compte de cet ami monte du montant exact de la perte à Paris… L’argent a disparu en France pour réapparaître, et de façon parfaitement légitime, à l’étranger.
Cette pratique est vieille comme les marchés financiers et les impôts et si par hasard nous venions à découvrir que monsieur Macron a perdu beaucoup d’argent en achetant des sociétés nationalisées et cotées en bourse en France, alors j’aurais comme un doute.
Mais je n’y crois pas trop tant l’homme est habile et tant ce genre d’opérations laisse des traces.
 
Il me reste donc une seule solution pour expliquer la disparition de cet argent. Cet argent est sorti du compte de monsieur Macron non pas pour diminuer ses impôts mais pour financer sa campagne électorale.
Monsieur Macron en fin connaisseur en art qu’il est certainement tant cet homme a toutes les qualités, a acheté à l’un de ses soutiens qui pourrait être par exemple la petite fille d’un très célèbre collectionneur ou un homme d’affaires ayant pris le contrôle d’un grand journal du soir, voir un ancien ministre de la culture ou un patron des media, un tableau pour 1,8 million d’euro.
Cet achat pourrait être assorti d’une clause verbale de rachat à tout moment au prix initial, bien que cela ne soit pas vraiment nécessaire. Et le vendeur se serait bien sûr engagé à utiliser tous ses réseaux pour promouvoir la candidature de notre grand homme.
 
Comme chacun le sait, et grâce à Monsieur Fabius qui voulait protéger son papa, ce qui est parfaitement compréhensible, les œuvres d’art ne sont donc pas soumises à l’impôt sur la fortune ni n’ont à être déclarées dans les situations de patrimoine requises par les autorités fiscales. Il me souvient qu’un ministre de l’intérieur avait utilisé il y a peu une telle technique, non pas pour faire disparaître de l’argent de France, mais pour le faire apparaître. Mais le principe est le même.
Et donc pour moi, les 2 millions d’euro ont dû être transférés au moyen d’une œuvre d’art à une tierce personne qui s’est engagée à financer la campagne de monsieur Macron à due concurrence de cette somme.
J’aimerais donc bien savoir à qui monsieur Macron a acheté un tableau ou une statue.
Cela m’en dirait beaucoup sur qui est vraiment derrière lui.

Paru sur institutdeslibertes.org, 20 mars 2017

Les hommes de Davos

Publié dans Du côté des élites
Petit inventaire des méthodes sordides employées par les hommes de Davos pour enfumer les populations et rester au pouvoir
 
Procédons par ordre
Qu’est qu’un homme de Davos ?
Pour répondre, il nous faut reprendre la définition de l’homme de Davos fournie par l’inventeur de l’expression, Samuel Huntington, dans son dernier livre "Qui sommes-nous" (publié juste avant sa mort quelques années après son best-seller "Le choc des Civilisations".)
La définition était la suivante.
Dans la plupart des pays, le peuple est patriote, attaché à sa culture, favorable à l’immigration à condition qu’elle soit contrôlée et donc faite de populations qui cherchent à s’assimiler en embrassant le "roman national" (Renan). Mais de plus en plus, nous dit Huntington, les élites qui sont effectivement au gouvernement se veulent internationales, opposées à toute préférence nationale, favorables à des mouvements de population massifs changeant la nature même des cultures locales et violemment opposées à tout roman national tant ils veulent que les nouveaux arrivants conservent leurs cultures nationales (?).
 
Pour résumer, les élites se veulent et se disent citoyens du monde (les hommes de Davos) et n’ont que mépris pour les citoyens des pays qu’ils administrent, comme le démontre la phrase de madame Clinton traitant la moitié de la population américaine de "déplorables et de racistes misogynes"et s’étonnant d’être battue à l’arrivée. La réalité est que les hommes de Davos détestent les hommes ancrés dans leur sol. Pourquoi ? Je ne le sais pas.
Et nous informe notre auteur, toute cette élite a été formée dans les mêmes écoles, passant allègrement d’HEC à Harvard ou Cambridge ou de Polytechnique au MIT ou Cambridge.
Et ceux qui ne sont pas au gouvernement sont aux commandes des grands groupes multinationaux qui sont bien entendu les principaux bénéficiaires de cette mondialisation heureuse.
Et ceux qui ne sont ni au gouvernement ni dans les affaires sont dans les media où ils font ce que leurs copains de classe leur disent de faire.
Ils lisent tous the Economist, le FT, le NY Times et le Monde, participent aux mêmes séminaires et aux mêmes congrès, vont en vacances aux mêmes endroits, se marient entre eux et se congratulent les uns les autres d’être arrivés là où en sont par l’intermédiaire des media ou ils publient de nombreux papiers pour expliquer, comme ce brave Pangloss juste avant la révolution française, que nous vivons dans le meilleur des mondes.
Comme dans la parabole du pharisien et du publicain, dans toute cérémonie officielle, ils s’assoient toujours au premier rang tandis que le pauvre publicain, c’est à dire vous et moi, avons le droit de nous mettre au dernier rang à condition de ne pas trop nous montrer et de ne pas sentir trop mauvais et bien sûr, à condition aussi que nous payions la note.
Bien entendu, ils sont favorables à une immigration de masse qui leur permet de payer très peu les nounous pour leurs enfants, les jardiniers pour leurs propriétés ou les chauffeurs pour emmener leurs enfants à l’école.
 
Cette superclasse domine le monde de la politique et des affaires depuis vingt-cinq ans, c’est-à-dire depuis la chute du mur de Berlin, sans interruption. Avant, ils faisaient attention tant les débiles en dessous auraient pu voter communistes.
Hélas pour eux, cette classe, au sens marxiste du terme, vient de ramasser quelques solides raclées lors des dernières consultations électorales telles la déroute du Brexit, le triomphe de Trump ou la déculottée du dernier référendum italien.
Et du coup notre classe de génies s’est rendu compte que le peuple n’était plus dupe de leurs mensonges et qu’il fallait trouver autre chose.
Et comme ils sont beaucoup moins malins qu’ils ne le pensent, les moyens qu’ils utilisent pour essayer de conserver leur monopole sur le pouvoir sont complètement prévisibles et transparents de naïveté.
 
J’ai donc pensé qu’il serait intéressant que je fasse une petite recension de leurs carabistouilles de façon à aider les lecteurs de l’IDL dans les discussions politiques qu’ils ne vont pas manquer d’avoir dans les mois qui viennent.
Mon but est très simple: Je veux lancer un jeu facile et tout d’exécution.
Quand vous entendrez l’une de ces éminences se lancer dans une explication visant à le faire élire ou réélire, il faudra reconnaitre le numéro de la carabistouille et en faire part aux autres lecteurs, en expliquant sur quel sentiment nos héros essaient de jouer pour inciter les auditeurs à voter pour eux.
Les entrées reconnues comme valides auront droit à un livre gratuit parmi ceux qui sont ou seront réédités par l’IDL.
 
Voici donc les carabistouilles rangées sans ordre particulier.
Numéro 1: Vous qui êtes intelligents et qui faites quasiment partie de la super classe vous ne pouvez pas voter avec ces demeurés ? On fait appel ici à deux ressorts, l’envie d’appartenir et la peur d’être confondu avec les crétins du bas. Cela marche très bien avec les demi-intellectuels qui bossent dans les media ou dans l’éducation.
 
Numéro 2 : si vous expliquez que dans le fond vous aimez bien votre pays, l’on vous rétorque qu’Hitler aussi aimait le sien. C’est ce que j’appelle la "réduction ad Hitlerium" et cela marche parfaitement dans tous les débats télévisés. L’idée est de vous couvrir de honte pour que vous vous taisiez à jamais, le principe étant celui de l’excommunication pratiquée autrefois avec beaucoup de succès par l’Eglise Catholique. Ça a fonctionné à la satisfaction générale quand la superclasse avait le monopole des media, ça ne marche plus depuis que tous les exclus se parlent les uns aux autres par internet et se rendent compte qu’ils sont une majorité. Dans un monde où il n’y a que des Protestants, être excommunié par l’Eglise Catholique n’est pas très grave.
 
Numéro trois : depuis l’an 2000 c’est-à-dire bien avant que le FN ne le dise, je dis à qui veut l’entendre que l’euro est un désastre et qu’il va disparaitre. Voilà une preuve irréfutable que je suis un partisan du FN et que donc je n’ai pas le droit à la parole dans une société civilisée. La méthode ici est très simple : les surhommes pensent qu’ils contrôlent le "logos". C’est donc eux qui décident de ce qui peut ou ne peut pas être discuté dans la société. Il s’agit ici d’une forme de censure non déguisée, appuyée sur le principe d’autorité qui d’après Saint Thomas d’Aquin est irrecevable lors d’une discussion entre gens normaux.
"La question ne sera pas posée" comme le disait l’avocat général au moment de l’affaire de Panama. Deux remarques içi : je ne leur ai donné aucune autorisation pour monopoliser l’ordre du jour de ce qui peut ou ne pas être discuté et ensuite je ne vois pas ce qui leur permet d’exclure trente pour cent de la population du débat publique. Il faudrait que quelqu’un informe mes surhommes qu’ils ne contrôlent plus le Logos.
 
Numéro quatre : vous qui êtes un homme pragmatique (ce qui veut dire malhonnête en bon français), rejoignez-nous. Nous contrôlons tous les media, toutes les universités, nous vous nommerons à la commission d’éthique de la fédération française de pétanque ou de chasse, vous serez invité à faire des voyages d’études en Polynésie ou à la Martinique en hiver, vous aurez votre tabouret à la télévision où vous direz bien sur ce que l’on vous a dit de dire et vous ferez la fierté de votre quartier. Ça, c’est tout simplement de la corruption et croyez moi, ça marche très bien surtout avec les journalistes officiels ou non.
 
La Numéro cinq est de loin la plus subtile. Les pouvoirs souterrains qui nous gouvernent préparent longtemps à l’avance l‘arrivée d’un homme "nouveau", sans histoire personnelle, sans aucune idée à lui, dont nul ne sait d’où il vient, et cet homme se présente aux élections et est élu triomphalement. Comme chacun des lecteurs s’en est rendu compte, du moins je l’espère, je fais allusion ici à monsieur Obama, créature forgée de toutes pièces par le parti Démocrate dont nul se souvient à Columbia où il a fait soit disant ses études, personne ne sachant qui les a payé au demeurant, son dossier à l’université étant bloqué pour cinquante ans, sans que nul ne sache pourquoi. Bien que ne s’étant jamais présenté à une élection concurrentielle et n’ayant jamais exercé la moindre responsabilité il fût élu président des USA en ne débitant que des platitudes. Et cette élection permit à ma superclasse de rester au pouvoir et ce continuer à tondre les moutons tranquillement. Chacun se rend compte cependant, huit ans après, que cela faisait des années que la marionnette était sculptée jusque dans ses moindres détails et qu’il fallait être idiot pour croire qu’une idole représentait une solution.
 
Je tiens à préciser ici que toute ressemblance avec monsieur Macron n’est en rien le fait du hasard. Le parti socialiste est en train d’essayer de rééditer en France le coup Obama en remplaçant Obama par Macron. Voter pour monsieur Macron, c’est bien évidemment voter pour une marionnette encore plus improbable que monsieur Obama et ceux qui ne s’en rendent pas compte ont, à mon avis, un vrai problème de compréhension du monde qui les entoure.
Cela me fait penser à des esclaves qui voteraient avec enthousiasme pour le chaouch qui les garde en bon ordre à grands coups de fouet.
 
Les cinq premières carabistouilles sont à dire vrai d’aimables plaisanteries sans grande conséquences. La sixième est beaucoup plus grave parce qu’elle s’attaque à ce qui constitue l’essence de la volonté de vivre ensemble, c’est-à-dire a la croyance qu’une justice impartiale existe. Détruire cette croyance c’est détruire la Nation et cela peut amener à une guerre civile.
Elle consiste à se servir des institutions de l’Etat conquis de haute lutte depuis des décennies pour faire tomber les opposants un peu trop efficaces en se servant de la Justice pour museler de tels hommes avec bien sûr la complicité des media.
Prenons monsieur Fillon qui n’a rien fait d’illégal mais qui a peut-être fait quelque chose que la majorité de la population considère comme immoral, ce qui n’est pas la même chose. (Voir mes articles sur Abélard).
 
Le rôle de l’Etat est de punir le crime et non le péché, qui ne regarde que la conscience de tout un chacun. Monsieur Fillon a peut-être commis un péché, mais en aucun cas un crime puisque ce qu’il a fait était autorisé par la Loi.
Par contre, si monsieur Hollande et monsieur Macron se sont servis de la justice pour biaiser les résultats de l’élection, alors là, il s’agit certainement d’un crime et ils devraient tous aller en prison si on pouvait le prouver, les juges en premier.
Si la réalité est que l’on poursuit monsieur Fillon en justice, tout en étant certain qu’en fin de compte il y aura un non-lieu une fois l’élection passée et si les media se joignent à la curée puisqu’ils sont tous détenus par des membres éminents de la superclasse, alors on pourra sans doute faire élire le pantin mentionné au paragraphe précédent, en laissant un homme à près honorable brisé avec toute sa famille sur le bord de la route.
Et le peuple deviendra enragé.
C’est ce que les journalistes politiques, toujours aux ordres, appellent "être habile".
Ce n’est en rien être habile. C’est tout simplement être criminel.
Le résultat est évident : Si vous voulez faire rire l’assistance dans un café ou dans une réunion vous dites simplement : "moi, je fais confiance à la justice de mon pays" . Et tout le monde de s’écrouler de rire. Et ces rires me terrifient.
Car la Bible, dans les "proverbes" n’a pas de mot trop dur pour le juge inique qui se soumet aux ordres des puissants. Et pour cet homme, ou cette femme, il n’y a pas de pardon possible.
 
Le peuple, depuis un certain temps a parfaitement compris qu’il était manipulé grâce aux techniques allant de un à cinq. Il a tendance à se dire c’est de bonne guerre, je me suis fait avoir et à passer à autre chose.
Mais je suis certain d’une chose : en aucun cas, il ne pardonnera la manipulation criminelle de la justice à des fins aussi basses s’il se rend compte que l’on cherche à l’empêcher de voter pour qui il veut.
Ce que je ne sais pas cependant est très important.
Cette inéluctable révolte va-t-elle amener le peuple à voter pour monsieur Fillon ou pour madame Le Pen ? Il votera pour madame Le Pen s’il pense que monsieur Fillon fait partie lui aussi de la superclasse. Et dans ce cas-là, madame Le Pen sera élue.
Et les hommes de Davos n’auront que ce qu’ils méritent.
Les paris sont ouverts.

Paru sur institutdeslibertes.org, 6 mars 2017

Trump, le Logos et ...

Publié dans A tout un chacun
Trump, le Logos et les Révolutionnaires Français
 
Pour les Grecs anciens, le "Logos"’ constituait l’essence  même de la Raison qui au travers de la connaissance d’une langue permettait la discussion et la démonstration lors d’un débat de type éthique, politique ou scientifique. 
Tout citoyen, tout homme d’état devait avoir une maîtrise parfaite du Logos, c’est-à-dire des éléments de langage qui permettaient de communiquer avec les autres citoyens lorsque des discussions sur l’avenir de la Cité avaient lieu. Et celui – ou ceux- qui contrôlaient le mieux le Logos contrôlait ipso facto la Cité presque automatiquement. 
Et donc, dès les origines de notre civilisation est apparu le concept que contrôler et comprendre le langage amenait à dominer le système politique. Et toute notre civilisation s’est construite sur ce concept qui fut renforcé lorsque les Chrétiens  assimilèrent le Logos à Dieu : "Au commencement était le Verbe (Logos), et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu".
L’idée centrale de notre civilisation fut donc que le Logos, la Raison et Dieu dans le fond c’était la même chose et que s’attacher à comprendre l’œuvre de Dieu par la raison et l’expliquer par la parole c’était faire œuvre divine et servir les hommes. 
D’où vint le développement de la science dans les pays chrétiens et pas ailleurs. Et du coup, tout bon dictateur comprit qu’empêcher les gens de se parler était essentiel s’il voulait garder le pouvoir et donc qu’il fallait contrôler le Logos si l’on voulait contrôler le peuple, ce qui nous amena aux totalitarismes du XXème siècle.
 
Cette réalité fut expliquée par Georges Orwell dans son livre "1984", qui ne faisait que décrire la situation qui existait en Union Soviétique et dans les pays communistes en 1948.  
Dans cet ouvrage, Big Brother n’essaie pas de contrôler le Logos qui pour les Grecs anciens était synonyme de "Raison" mais bien au contraire d’imposer une nouvelle façon de parler, la "novlangue" qui empêchera les citoyens de communiquer les uns avec les autres, chaque mot voulant dire presque exactement le contraire de ce qu’il signifiait dans son acceptation initiale. Paix veut dire guerre, les camps de concentration sont appelés des écoles, la vérité veut dire le mensonge et ainsi de suite.
Le but final est bien sûr d’abord d’empêcher toute discussion entre citoyens, et donc tout complot contre le pouvoir, mais aussi et surtout de signaler les "déviants" qui utiliseraient les mots dans leur acceptation originale. 
Et pour mettre ces déviants en prison, un Ministère de la Vérité est créé qui s’occupe avec beaucoup de compétence d’envoyer les mauvais sujets en rééducation, ce qui en novlangue veut dire bien sûr à la mort…    
Tout cela est connu et a été analysé mille fois. 
 
Mais ce qui n’a pas été expliqué c’est le pourquoi de cette tentative visant à empêcher les hommes de communiquer les uns avec les autres ? Pour garder le pouvoir, certes, mais cela n’est pas suffisant comme explication.
Et c’est la qu’intervient Chantal Delsol un des derniers géants intellectuels qui reste à notre pays dans son livre prodigieux d’intelligence et de culture, La Haine du Monde, totalitarismes et postmodernité, aux éditions du Cerf. Car j’ai enfin compris, grâce à elle, pourquoi les grandes dictatures du dernier siècle s’appuyaient toutes sur une tentative de destruction de la Raison, du Logos et donc de Dieu.
En voici l’explication, ou la raison, les deux mots étant merveilleusement synonymes dans ce cas.
Au XVIII, comme chacun le sait, nous avons eu en Ecosse, en Grande-Bretagne, aux USA et en France un bouillonnement d’idées que l’on a coutume d’appeler "Les Lumières". Les Lumières anglo-saxonnes s’attachèrent à établir un système de gouvernement –la Démocratie - qui permettait à chaque homme de se réaliser pleinement en limitant la capacité qu’avait le pouvoir de brouiller le Logos.
En France, il en alla différemment. 
Le but n’était pas d’établir un système de gouvernement qui permette aux hommes de discuter entre eux sans entre-tuer mais de prendre le pouvoir politique pour changer l’homme et créer de ce fait un "homme nouveau ". Et pour créer cet homme nouveau, il fallait d’abord casser tous les liens qu’il pouvait avoir avec les autres hommes et donc détruire tous les corps intermédiaires tels les affinités locales, les églises, les écoles les familles… Il fallait créer un homme sans racines. Et le lien le plus profond qui nous unit aux autres, c’est bien sur le langage, le "logos" qu’il fallait détruire en priorité si l’on voulait construire cet homme nouveau.
Les anglo-saxons voulaient établir une société conforme aux demandes du Logos, les Français, tels Satan avant eux, voulaient remplacer le Logos et devenir des Dieux et bien sûr ils amenèrent l’enfer en se prenant pour des démiurges.   
Pour arriver au résultat cherché, les héritiers des lumières françaises mirent en effet en place une tyrannie comme l’histoire en connut peu. Cette tentative échoua comme chacun le sait dans le sang, les massacres de dizaines de millions d’innocent et la misère physique, morale et intellectuelle. Et donc il est exclu de recommencer une fois encore à tuer des gens par millions pour engendrer un homme nouveau.
Mais l’idée n’a pas disparue, bien au contraire, et ses partisans continuent à la pousser en utilisant sans répit deux armes extraordinairement puissantes.
La première c’est l’exclusion et la deuxième c’est la dérision.
 
Commençons par l’exclusion. 
La novlangue était une tentative pour renverser le sens même du Logos et cela ne pouvait marcher que s’il existait des camps de concentration. Faute de camp de concentration, les partisans de l’homme nouveau ont décidé que quiconque parlerait de racines chrétiennes, locales, familiales, professionnelles, historiques et que sais-je encore serait d’abord interdit d’expression dans tous les média ou dans tous les lieux de savoir et ensuite que sa carrière s’arrêterait pour toujours (Voir le sort des universitaires qui ont contribué au Livre Noir du Communisme par exemple, ou les ennuis de Renaud Camus). 
Et en bons Marxistes / Trotskistes, ils ont manœuvré depuis trente ans pour prendre le contrôle de toutes les institutions ou la parole s’exprime. Et pour mieux repérer les déviants, ils ont remplacé la novlangue, fondée sur le mensonge, par le politiquement correct, c’est-à-dire par l’interdiction faite à quiconque de prononcer certains mots comme Patrie, Famille, Ville, Chrétienté pour en finir par interdire les mots "homme" ou "femme". Le nouvel homme – ou la nouvelle femme - ne peuvent même plus se rattacher à leur sexe puisqu’il doit être détaché de tout ce qui relierait à  ses racines. Et pour arriver à leurs fins, ils pratiquent non seulement l’exclusion mais aussi et surtout la dérision.

Quiconque en effet a un discours fondé sur l’enracinement de la personne humaine dans sa famille, dans sa ville, dans sa Nation ou que sais-je encore est automatiquement traité comme un débile profond, un "beauf"» qu’il est urgent de couvrir de sarcasmes et d’insultes du type Français rancis ou Pétainistes, de partisans de la petite Angleterre pour ceux qui ont voté le Brexit, le comble ayant été atteint quand Madame Clinton a traité la moitié de la population Américaine de "déplorables". Pour faire bref, la Liberté d’expression est pour eux et pour eux seuls tant il est entendu que ceux qui ne sont pas d’accord ne peuvent être que fous. Ce que disait déjà leurs grands amis des totalitarismes précédents qui, ne pouvant plus massacrer leurs opposants les mettaient dans des asiles de fous.
Il est donc tout à fait évident qu’ "ils" ont remplacé le totalitarisme "dur" par un totalitarisme "mou" aussi efficace que son ancêtre pour empêcher le Logos de dominer le monde comme il le devrait. Et cela fait trente ans qu’ils y travaillent sans relâche, ce qui explique le désert intellectuel qui règne dans tous nos pays.
Et tout d’un coup, stupéfaction !
Monsieur Trump est élu en ayant prononcé au cours de sa campagne tous les mots interdits et il a un but et un seul, faire disparaître le pouvoir que ces nuisibles s’étaient accaparé. Et du coup on assiste à un spectacle extraordinaire : tous ces gens-là courent en rond comme des poulets sans tête en proclamant son "illégitimité" ou en disant qu’il est fou, ce qui exactement ce que disait les communistes à Moscou de leurs opposants.
Mais la réalité est différente : c’est eux qui sont illégitimes puisqu’ils ont voulu imposer au peuple ce que le peuple ne voulait pas, au nom de je en sais quel cauchemar millénariste. La réalité profonde est que le Peuple aime ses racines. Et je ne peux m’empêcher de sourire : encore une fois, "les voies du Seigneur sont impénétrables" puisque le Logos est en train d’être rétabli à grands coups de tweeters par le Président élu le plus improbable de l’histoire américaine.
Le règne du Logos rétabli par Tweeter : on me l’aurait dit, je n’y aurai pas cru.   

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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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