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GEFFROY  Christophe

GEFFROY Christophe

Né le 14 janvier 1959
Marié -   enfants




Directeur fondateur de la revue La Nef, mensuel catholique (1990)


Ecole Centrale de Nantes
Institut de Sciences-Politiques (Paris)
 
Cadre dans l'industrie automobile

  Ouvrages
Enquête sur la messe traditionnelle (avec Philippe Maxence) (1998) - Au fil des mois (2000) - Jean-Paul II, les clés du pontificat (avec Yves Chiron et Luc Perrin) (2005) -

Nombreuses collaborations
une vingtaine de livres et hors-séries

URL du site internet:

Un million le 13 janvier

Publié dans En France

Les manifestations contre le projet de "mariage" homosexuel, le 17 novembre à Paris et en province, ont rencontré un succès, il faut le dire, inattendu ! La France profonde s’est assez spontanément mobilisée contre ce projet : elle perçoit, sans doute confusément, qu’il est beaucoup plus qu’une simple réforme et qu’il relève d’une volonté prométhéenne de bouleverser un soubassement essentiel de toute société – la nécessité pour un enfant d’avoir un père et une mère ! Une telle mobilisation peut surprendre ceux pour qui le mariage, depuis longtemps, n’a plus aucun sens, sinon celui d’un simple contrat que l’on peut dénoncer aussi vite qu’on l’a signé ! Mais c’est précisément parce que cette institution est menacée de toute part, qu’il faut continuer à se mobiliser massivement pour la défendre. Car, que l’on ne s’y trompe pas, notre civilisation judéo-chrétienne repose sur la famille, qui est la cellule de base de la société – et non pas l’individu isolé, sans lien aucun ni racine –, et démanteler le mariage progressivement comme s’y attellent nos gouvernements successifs, de droite comme de gauche, lui ôter son sens profond, c’est attenter à la famille même et donc aux fondements d’une civilisation digne de ce nom. C’est bien à ce niveau qu’il faut situer l’enjeu du "mariage" homosexuel.
Ce succès, il me semble qu’on le doit aussi à nos évêques et il convient de leur rendre hommage pour leur combativité dans cette affaire : ils se sont clairement engagés contre le projet du gouvernement socialiste, beaucoup appelant à manifester le 17, nombre d’entre eux proposant, à l’instar du cardinal André Vingt-Trois, des argumentaires bien construits de nature à éclairer les esprits dubitatifs. Si tous soutiennent la grande manifestation du dimanche 13 janvier – et y participent, comme le cardinal Barbarin l’a fait à Lyon –, il devient envisageable de mettre un million de personnes dans la rue, comme pour la défense de l’école libre en 1984.
Dès lors, il est désormais possible d’empêcher cette folle résolution, qui semblait hier encore inéluctable, non pour soutenir un intérêt catégoriel – c’est précisément la faute des socialistes d’imposer la volonté d’une infime minorité au nom d’une notion dévoyée de l’égalité, comme si des situations différentes exigeaient un même traitement – mais pour défendre la justice, la dignité de la personne, l’enfant otage du désir d’adultes irresponsables, bref le bien commun.
À cet égard, il faut aussi rendre hommage à Frigide Barjot et à ses amis d’avoir pris l’initiative des manifestations du 17 novembre, pour ne pas laisser Civitas être le seul porte-drapeau des opposants. En effet, cet institut, par sa proximité affichée avec la Fraternité Saint-Pie X, n’a pas la capacité à rassembler au-delà des milieux traditionalistes. Il est donc essentiel, pour le succès d’un tel défilé – dont, ne l’oublions pas, dépend l’objectif qui est le retrait du projet de loi – que les organisateurs soient le plus consensuel possible et ne visent pas que le monde catholique.

Le mois dernier, j’insistais sur la notion de "bien", l’Église ayant en la matière une voix prophétique à faire entendre qu’elle ne peut mettre sous le boisseau – le monde attend et a besoin de ce témoignage qu’elle seule peut encore apporter. Mais il y a un temps pour tout, et celui d’aujourd’hui est au rassemblement de tous ceux, croyants ou non, de droite ou de gauche, qui veulent éviter à la France une dérive dramatique. Et cela est possible, car il y a encore assez de Français qui ont conservé un minimum de bon sens pour s’y opposer et aller le dire dans la rue. Sans doute beaucoup de ceux-là ne se réfèrent guère à la loi divine, ni même à la loi naturelle qu’ils ne connaissent pas, pas plus qu’ils n’appréhendent l’existence d’une nature humaine qui conditionne notre être profond. Tout cela est devenu inaudible par ignorance, nos contemporains ayant été "décérébrés" par un système éducatif et médiatique abrutissant. Certes, il faut inlassablement essayer de travailler en amont et convaincre les esprits de la validité de ces vérités, de leur bienfait pour l’homme, de leur nécessité pour le bon fonctionnement de la société, mais avec ce projet de loi imminent, nous sommes au pied du mur face à une mesure absurde dont beaucoup ne sont plus armés pour en percevoir la perversité. Pour l’immense majorité des jeunes, l’union homosexuelle ne pose aucun problème de principe : où le verraient-ils quand ils ont baigné dans un monde (famille, école, travail, médias, politique…) où tout leur dit que cela est normal, "naturel", bien même (voire mieux) ? Il n’y a plus guère que les chrétiens, les juifs et les musulmans qui, même s’ils sont eux aussi peu formés, ont au moins une religion pour leur enseigner que l’homosexualité ne peut être un bien – là-dessus, la Bible et le Coran sont sans appel.
À très court terme, donc, la priorité est au rassemblement non confessionnel en axant l’argumentation sur ce que tout le monde peut comprendre aisément, en commençant par le bien de l’enfant à protéger, chacun concevant facilement qu’il a besoin d’un père et d’une mère, qu’il ne peut être un simple objet de désir et que son intérêt fondamental prime celui de ces futurs "parents" adoptifs – encore une fois, l’adoption a pour but de donner des parents (un père et une mère) à un enfant qui n’en a plus, et non l’inverse.
Empêcher le "mariage" homosexuel est désormais possible. Cela dépend de chacun de nous. Soyons tous le 13 janvier à Paris et commençons dès maintenant à convaincre nos proches d’y être aussi. Nous pouvons – nous devons – être un million !

Paru dans La Nef, décembre 2012

Et la question du bien ?

Publié dans A tout un chacun

Le gouvernement socialiste semble décidé à légiférer en faveur du "mariage" homosexuel. Celui-ci, toutefois, suscite une opposition plus forte que prévue, notamment en raison de la possibilité d’adoption qui est inscrite dans le projet de loi. La contestation est forte en particulier dans les milieux concernés de près ou de loin par le développement et le bien des enfants. Les psychologues – comme tout être ayant conservé le sens commun – savent bien qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour se structurer et se développer harmonieusement.
La question de l’enfant est au demeurant symptomatique dans cette affaire. Elle révèle les mentalités effroyablement égoïstes de l’époque, qui ne s’intéresse qu’au désir des individus, en l’occurrence celui des adultes d’avoir un enfant dont le statut passe de sujet à objet – comme s’il y avait un "droit à l’enfant" –, alors que personne ne semble plus se soucier d’abord de ce qui est bon pour lui ! Plutôt qu’un droit à l’enfant, il serait bon de songer au droit de l’enfant, le but de l’adoption étant avant tout de donner un père et une mère à un enfant qui n’en a plus.

La mobilisation contre le projet gouvernemental est donc assez forte et l’on ne peut que s’en réjouir (1). Chacun sent bien qu’une telle loi, au-delà du symbole, marquerait une rupture anthropologique majeure. Gilles Bernheim, par exemple, grand rabbin de France, a été très clair dans un petit essai incisif publié sur internet le 18 octobre : "Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c’est le préjudice qu’elle causerait à l’ensemble de notre société au seul profit d’une infime minorité, une fois que l’on aurait brouillé de façon irréversible trois choses : 1) les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité, 2) le statut de l’enfant, passant de sujet à celui d’un objet auquel chacun aurait droit, 3) les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l’obligation de s’effacer devant l’orientation exprimée par chacun, au nom d’une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences" (2).


Si cette mobilisation permettait d’empêcher l’adoption d’une loi aussi contraire au bien commun, ce serait pour la première fois une victoire importante contre la "culture de mort" archi-dominante. On mesure néanmoins l’emprise du "politiquement correct" par le fait que beaucoup d’arguments entendus ici ou là combattent le "mariage" gay et l’adoption tout en s’empressant d’affirmer la pleine légitimité des unions homosexuelles, lesquelles ont d’ailleurs déjà un statut tout à fait légal avec le Pacs. La grande question évacuée dans ce genre de débat est celle, pourtant centrale, du bien, c’est-à-dire de la légitimité, pour l’État, de reconnaître de telles unions.


Il est évidemment essentiel, comme l’Église nous y invite, d’ "accueillir avec respect, compassion, délicatesse" les personnes "ayant des tendances homosexuelles", de les aimer sans les juger comme pour chacun de nos frères. C’est assurément un progrès qu’il n’y ait plus de discrimination injuste à leur encontre. Mais, par aveuglement ou lâcheté, cela ne peut se faire au détriment de la vérité sur l’homme et du bien qui est toujours à rechercher. En cette circonstance, je ne peux qu’inviter à relire et méditer les Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles publiées par la Congrégation pour la Doctrine de la foi le 3 juin 2003. Tout est dit avec charité et clarté (3) : "La conscience morale exige d’être, en chaque occasion, témoin de la vérité morale intégrale à laquelle sont contraires aussi bien l’approbation des relations homosexuelles que la discrimination injuste vis-à-vis des personnes homosexuelles." Il est nécessaire d’ "affirmer clairement le caractère immoral de ce type d’union ; rappeler à l’État la nécessité de contenir le phénomène dans des limites qui ne mettent pas en danger le tissu de la moralité publique et surtout de ne pas exposer les jeunes générations à une conception erronée de la sexualité et du mariage qui les priverait des défenses nécessaires et qui contribuerait, en outre, à la diffusion du phénomène lui-même" (n. 5). À plusieurs reprises, ce texte romain qualifie l’homosexualité de "comportement déviant", "immoral", "objectivement désordonné"…


Un État digne de ce nom ne peut adopter une attitude de neutralité et mettre sur le même plan des pratiques sexuelles qui concourent de façon aussi inégale au bien commun. Non, bien sûr, qu’il ait à entrer dans la vie privée de chacun – libre de faire ce que bon lui semble dans son intimité –, mais il est de sa responsabilité de protéger la famille stable qui, seule, assure la pérennité de la société et permet au petit d’homme de s’épanouir. Si l’on refuse de considérer objectivement la notion de "bien" en ne s’attachant qu’au désir et à la volonté de certains, à la "sincérité" de leur amour, alors rien n’empêchera demain le "mariage" à trois, quatre… l’inceste, la zoophilie… dès lors qu’une majorité l’acceptera.

Le "mariage" gay est revendiqué au nom de l’ "égalité" et de la lutte contre les "discriminations" (4). Mais c’est sa légalisation qui serait une injustice profonde, elle établirait une discrimination inacceptable entre les enfants en privant délibérément certains d’un père et d’une mère, créant ainsi une inégalité de départ insupportable.

(1) Les évêques français ont été nombreux à réagir avec force et clarté, des pétitions ont été organisées ainsi que l’envoi de lettres aux élus…

(2) Gilles Bernheim, Mariage homosexuel : homoparentalité et adoption. Ce que l’on oublie souvent de dire (www.grandrabbindefrance.com), p. 24.
(3) Cf. aussi CEC n. 2357-2359.
(4) Discrimination et égalité sont deux notions perverties : il y a discrimination injuste quand on traite de façon inégale des personnes dans la même condition. Mais quand ce n’est pas le cas, il est juste de les traiter différemment, l’égalité vraie le requiert.

Paru dans La Nef, novembre 2012

Un peu d'espérance …

Publié dans Au delà

Si l’on interrogeait nos contemporains, nul doute qu’une majorité estimerait que les choses vont aujourd’hui moins bien qu’hier. Il y a pour appuyer ce sentiment des réalités incontestables : la crise économique avec le problème de l’euro et d’une Union européenne bien chahutée, la déchristianisation accélérée du Vieux Continent – avec son déclin démographique compensé en partie par une immigration musulmane non maîtrisée et peu soucieuse d’intégration –, le bouleversement sans précédent des mœurs qui a fait exploser tous les repères traditionnels, le relativisme étant désormais la norme largement admise, etc. Ainsi, faudra-t-il bientôt faire face à une nouvelle offensive contre la vie et la famille avec les futurs projets de loi visant à légaliser l’euthanasie et le "mariage" homosexuel (1). Bref, le climat général, en ce temps de rentrée, n’est guère porté à l’optimisme.

Pour secouer la désespérance contemporaine, Jean-Claude Guillebaud vient de commettre un petit livre revigorant qui a le grand mérite de remettre quelques pendules à l’heure (2). L’esprit de son livre pourrait être résumé par cette belle phrase de Gandhi qu’il cite : "Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, une forêt qui germe ne s’entend pas" (p. 119). Écoutez les informations à la radio ou la télé – ce sont partout les mêmes –, il n’est question que de drames ou d’horreurs : les guerres, comme en Syrie, les faits divers les plus sordides, les catastrophes ou accidents, etc. Le bien qui se fait dans ce monde, le dévouement désintéressé des hommes envers leurs prochains ne sont que rarement objets d’information et de reportage. Pire, les grands médias, dont on dit qu’ils façonnent l’opinion, sont en réalité à la remorque des idéologies dominantes et ne perçoivent rien des grands mouvements de fond qui travaillent nos sociétés.


Jean-Claude Guillebaud a mille fois raison de souligner qu’un changement radical est à l’œuvre, un monde s’écroule sous nos yeux – nous n’avons pas à le regretter, il n’était plus le nôtre –, un autre est en train de naître, porteur de peur et d’espoir : ce qu’il sera n’est pas écrit d’avance et dépend en grande partie de nous. Jean-Claude Guillebaud cite cinq mutations majeures en cours :

– Le "décentrement du monde" ou le rééquilibrage géopolitique après l’effondrement du communisme et la guerre des deux blocs Est-Ouest ; cette situation nouvelle n’est certes pas sans graves dangers, le "choc des civilisations" n’a cependant rien d’inévitable et chaque peuple peut trouver une plus juste place dans le nouvel équilibre du monde qui, sans cesse, se redessine.
– La mondialisation de l’économie que l’auteur assimile à un cheval fou : le libéralisme, en ayant franchi les frontières de l’État-nation, s’est affranchi de toute véritable contrainte. Certes, il sait produire de la richesse, mais avec de lourds dégâts collatéraux, humains et environnementaux – notamment en concentrant cette richesse et en accroissant les inégalités (3). La "régulation" de cette mondialisation (et donc du libéralisme) est l’un des grands enjeux des prochaines années.
– La révolution biologique qui permet à l’homme d’agir sur les mécanismes mêmes de la vie : cette mutation est riche de promesses médicales mais aussi de menaces terrifiantes, à commencer par l’eugénisme que l’on espérait définitivement disqualifié par la folie nazie.
– La révolution numérique qui, pratiquement, bouleverse nos modes de vie, permettant une communication instantanée et offrant un accès quasi illimité à une multitude de savoirs, tout en contribuant à nous isoler dans le virtuel et à nous déconnecter du réel, donc à nous désocialiser.
– La prise de conscience écologique : la nécessité de respecter et protéger la Création que le Seigneur nous a confiée – Jean-Paul II et Benoît XVI ont développé une juste et substantielle vision de l’écologie, quand la prendra-t-on au sérieux ?

Ce monde nouveau qui émerge peut être l’occasion d’un réveil de l’Europe qui pourrait enfin surmonter sa torpeur, son manque d’espérance, son auto-dénigrement continuel (et l’impasse de son actuelle "construction" qui se fait sans voire, pire, contre les peuples), bref son déclin largement dû aux horreurs de deux guerres mondiales suicidaires qui ont vu des nations chrétiennes s’acharner à se détruire dans un vent de folie incommensurable. On n’insiste pas assez sur ce traumatisme originel pourtant essentiel pour comprendre la faiblesse présente de l’Europe.

Certes, on a l’impression que le monde moderne devient de plus en plus fou et non maîtrisable depuis que l’homme ne se reconnaît aucune autorité morale au-dessus de lui. Incontestablement, le mal (qui fait du bruit) grandit. Mais le bien (qui ne fait pas de bruit) ne progresse-t-il pas aussi parallèlement ? N’est-ce pas ce que nous enseigne le Christ dans la parabole du bon grain et de l’ivraie (Mt 13, 24-30) et saint Paul lorsqu’il nous dit que là "où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé" (Rm 5, 20) ? Notre Espérance théologale devrait alimenter une espérance temporelle ou au moins empêcher tout désespoir et générer une vraie joie chrétienne censée rayonner en toutes circonstances – n’est-il pas exaltant de voir tout ce qui est à accomplir ?
Ce réveil de l’Europe, qui aura forcément des dimensions multiples et notamment politiques bien sûr, sera d’abord spirituel ou ne sera pas : "Les choses du monde vont mal parce que la relation avec Dieu n’est pas ordonnée. Et, si la première relation, celle qui est à la base, n’est pas correcte, toutes les autres relations avec tout ce qu’il peut y avoir de bien, ne fonctionnent fondamentalement pas. C’est pourquoi, toutes nos analyses du monde sont insuffisantes si nous n’allons pas jusqu’à ce point, si nous ne considérons pas le monde à la lumière de Dieu, si nous ne découvrons pas que, à la base des injustices, de la corruption, se trouve un cœur qui n’est pas droit, qu’il y a une fermeture envers Dieu, et donc une falsification de la relation essentielle qui est le fondement de toutes les autres" (4).
Editorial de La Nef, n° 240, septembre 2012

(1) Sur cette question, signalons l’excellent essai de Thibaud Collin, Les lendemains du mariage gay. Vers la fin du mariage ? Quelle place pour les enfants ? (Salvator, 2012, 124 pages, 15 e) qui aborde le sujet sous un angle politique, c’est-à-dire celui de la justice.
(2) Jean-Claude Guillebaud, Une autre vie est possible, L’Iconoclaste, 2012, 234 pages, 14 e.
(3) "La part de la richesse américaine détenue par la moitié la plus pauvre de la population a été pratiquement divisée par trois en dix ans, chutant de 2,8 % à 1,1 % en 2010, indique un rapport du Centre de recherche du Congrès des États-Unis. Parallèlement, les Américains les plus fortunés se sont enrichis. 1 % de la population possède désormais près de 35 % de la richesse nationale (+ 2 points de pourcentage) et les 10 % les plus riches en détiennent 75 % (+ 5 points) » (La Croix du 23 juillet 2012).
(4) Benoît XVI, discours d’ouverture au Synode sur l’Afrique, 5 octobre 2009.

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