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GEOFFROY Pierre

GEOFFROY Pierre

Né le 3 décembre 1930
Marié - 2 enfants.
 
Conseil d'entreprise en retraite
Officier d'Infanterie, Colonel (er)
 
Faculté des sciences de Nancy.
 
Sous-lieutenant, se porte volontaire pour l’Indochine (1953-54)
Chef de section, puis commandant de compagnie en Algérie (1955-57)
Chef de Brigade à l'Ecole militaire de Strasbourg (1957-59)
Officier des Affaires algériennes (1959-62)
Capitaine commandant de compagnie commando au 26e Régiment d'infanterie (1964-66)
Chef de bataillon à l'EM e la 61e Division militaire territoriale à Nancy (1970-74)
Directeur de l'instruction au 26e R.I. (1974-76)
Chef de bureau à l'EM de la 4e Division blindée en 1976
Colonel, fait valoir ses droits à la retraite (1981)
 
Brevet militaire de langue arabe
Cours des officiers des Affaires algériennes de neuf mois à Alger,
Auditeur de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).
 
Créateur et dirigeant d'un cabinet conseil d'entreprise à Nancy (1982-2002),
 
Président du Comité consultatif de la Ville de Nancy (1977-1983).
Conseiller municipal de Thorey-Lyautey (3 mandats)
 
Président-fondateur de l'Association Nationale Maréchal Lyautey depuis 1980.
Président de la Fondation Lyautey.
Président-fondateur du Syndicat d'Initiative de Thorey-Lyautey depuis 1987.
Président du Groupe Blandan depuis 1985.
 
Animateur de divers clubs sportifs et culturels entre 1957 et 1970.
Président de l'Association des parents d'élèves de l'Institution Saint-Joseph de Nancy (1970-78).
Vice-président du club des créateurs d'entreprise de Meurthe et Moselle.
Président de Saintois Développement.
 
Ouvrages
Qui s'y frotte s'y pique (1967).
Articles sur le maréchal Lyautey.
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur,
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de la Valeur militaire
Croix du Combattant volontaire
Chevalier des Palmes académiques
Médaille de la Jeunesse et des sports
Officier de l’Ordre marocain du Ouissam Alaouite.
 
Lauréat de l'Académie de Stanislas
Prix littéraire E. Hinzelin (1968)
Médaille d'Or de la Ville de Nancy (2000)

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Tradition et évolution : Lyautey...

Publié dans A tout un chacun
Tradition et évolution : Lyautey en exemple

Quelle surprise d’avoir rencontré chez lui un homme de cette dimension, me disait en substance un groupe de Jeunes, après avoir visité le château du Maréchal Lyautey. "On n’avait jamais entendu parler de lui auparavant. Pourquoi ?" Tout a été fait pour le faire oublier, avança un adulte qui se joignit au groupe, ajoutant que "les valeurs défendues par cet humaniste, homme d’action et visionnaire, l’ont rendu politiquement incorrect pour ceux qui ont, ou qui ont eu, le monopole de la parole, de l’écrit, de l’image et pire encore des programmes scolaires Au point de se demander si la France reste digne des grands hommes qui ont fait son Histoire !"

Faute de temps, la discussion resta au niveau des généralités, mais devant l’intérêt manifesté par ces Jeunes et leur insistance, je promis de leur envoyer par mail des informations motivantes, d’autant plus que c’est à leur âge que l’on fait des rêves d’avenir. C’est ce que Lyautey traduisait dans cette boutade : "Ma plus vieille maîtresse est l’ambition de mes quinze ans." Et c’est sans oublier ce qu’il écrivait plus tard : "Les deux dogmes auxquels je suis resté fidèle, I'Ordre et la Liberté, ou, mieux, la conciliation de la Tradition et de l'Évolution." - ce que Wladimir d’Ormesson confirmait en ces termes : "On ne dira jamais assez que le trait saillant du Maréchal Lyautey était le sens qu’il avait de la continuité et des raisons profondes qui unissent le passé au présent."

Une fois de plus je me suis posé la question du pourquoi et du comment de cette ignorance programmée - toutes générations confondues depuis 40 ans au moins - non seulement du personnage Lyautey, mais de toute une période et de nombreuses séquences de l’Histoire de France qui sont, soit occultées, soit modifiées, soit interprétées idéologiquement. Ceci nous amène à évoquer l’anticolonialisme considéré comme une des conséquences de la dernière guerre 1939-45. Sous la pression des événements, la décolonisation a été précipitée, sinon bâclée, comme l’explique Arthur Conte dans : "L’épopée coloniale de la France".

Pourtant, dès 1920, Lyautey avait alerté dans un rapport au gouvernement : "Il faut regarder bien en face la situation du monde, notamment du monde musulman et ne pas se laisser devancer par les événements. Ce n'est pas impunément qu'ont été lancées à travers le monde les formules du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et les idées d'émancipation et d'évolution dans le sens révolutionnaire." Il est bien le seul à en avoir tenu compte dans les limites de ses prérogatives et il faut noter qu’il a été évincé du Maroc en 1925 par le “Cartel des gauches” pour mettre en place un Résident politisé qui a commencé à “détricoter” ce que Lyautey avait fait.

Sur ces bouleversements, l’anti-France a construit et répandu l’idéologie de l’anticolonialisme. Avec le relais et l’appui des uns et le silence complaisant, sinon complice, des autres, on est arrivé à ne plus enseigner qu’une histoire “politiquement correcte” valorisée par la repentance et mettant souvent en difficulté ceux qui ont le courage de professer la vérité. C’est ainsi qu’insidieusement à une histoire tronquée et manipulée s’est adossée cette idéologie de l’anticolonialisme. En forçant à peine le trait, on peut dire que toutes les générations post-soixantehuitardes ont été matraquées dès l'école primaire par nombre de “fausses vérités” sur le sujet, alimentées par une mémoire officielle sélective.

Dans ces conditions, il était tellement facile dans un but électoral “d’enfoncer le clou” avec l’habillage médiatique idoine. Il était facile de mobiliser sur un thème porteur, en l’occurrence l’anticolonialisme si répandu, sans se préoccuper d’une minorité, en terme d’électeurs. Accuser la colonisation de “crime contre l’humanité” ne pouvait que séduire les nombreux adeptes de l’anticolonialisme. En outre, les réseaux sociaux, associés à de nombreux sites de désinformation ont anéanti, surtout chez les Jeunes, toute forme de discernement pouvant conduire à des avis et des comportements raisonnés, sinon raisonnables.
Quant à cette minorité d’électeurs révoltés, elle a le droit et le devoir de s’indigner “motu proprio” et également au nom de tous ceux - civils et militaires, dont les autochtones, harkis, moghaznis, supplétifs de tous ordres - qui ne sont plus de ce monde, y compris ceux qui sont “morts pour la France” et qui ne peuvent plus se défendre eux-mêmes. C’est un fait historique indiscutable : la France a été fière de sa grandeur à laquelle ils ont contribué et elle doit le rester.
Il faudrait un long document pour étayer ces propos, mais la campagne électorale est terminée. Beaucoup de sujets ont été "éternués" (le mot est de Lyautey) comme le budget des armées, réduites à appliquer le système D pour être en mesure de remplir leurs missions ou la nomination et l’ingérence dans les hautes sphères des armées de certains civils faisant office de commissaires politiques.

Le candidat Macron est devenu Président de la République, c’est à dire, le Président de tous les Français. Outre le présent et les vues prospectives, il lui faut aussi s’approprier les traditions et l’Histoire de France non manipulée. C’est, je le suppose, ce que tous les Françaises et les Français souhaitent et espèrent. D’ici l’an prochain ses conseillers auront eu le temps d’apprendre et de lui souffler que le 8 juin - la chute de Dien Bien Phu date du 7 juin de l'année 1954 - a été instituée, en 2005, journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine. De même, le maintien d’un Secrétariat d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la mémoire serait de nature à apaiser et à redonner confiance aux ressortissants de cette structure.

Aujourd'hui, il devrait être possible, dans le respect de tout et de tous - ce qui n’est pas toujours le cas - de se réjouir d’une tentative de suppression des clivages politiques, du sectarisme, des idéaux mortifères. Lyautey ne pensait pas autrement, en s’exclamant : "Je veux une France juste, droite, libérale, évoluante ...... Je veux une France forte, fière, avec des bases sociales solides", car il savait qu’il n'y a pas de progrès social sans respect de la dignité de l'Homme, pas de consensus social possible sans volonté de rechercher ce qui unit et de fuir ce qui divise. Il plaidait pour l'effort absolument nécessaire au redressement de la France et mettait son espoir dans une ardente prise de conscience : "Les années qui viennent imposent à la génération dont je suis un des doyens, hélas ! le devoir d'un suprême effort pour asseoir ce pays entre l'utopie des uns et le snobisme des autres."

Malgré les tensions et les oppositions qu'il a connues, Lyautey ne cherchait pas à diviser pour imposer et s’imposer, mais il recherchait sans cesse "le dénominateur qui unit les hommes". Ainsi écrivait-il : "A l’état de guerre haineuse et violente qui sépare stérilement les enfants du même sol, de parti à parti, de classe à classe, il faut substituer la recherche pacifique et féconde des problèmes posés par la révolution industrielle et économique de notre temps, marcher, non plus la revendication ou la répression au poing, mais la main dans la main dans la noble et large voie du progrès social." Voilà l’esprit avec lequel il abordait et traitait les problèmes.

Il aurait pu faire des émules, mais il a été jugé encombrant autant pour ceux qui s’acharnent à réécrire l’histoire en conformité avec leur idéologie que pour ceux qui par leur silence en sont complices. Tout comme pour ceux qui refusent l’idée que Tradition et Modernisme, loin de se contredire, se renforcent mutuellement. C’est sans doute la raison pour laquelle la Fondation Lyautey ne reçoit pas un centime de subvention pour la mémoire du Maréchal Lyautey et l’entretien de son château-musée alors que, par exemple, la Fondation Jean-Jaurès bénéficie annuellement de près d’un million € sur les deniers de l’Etat, preuve qu’il y a bien une droite et une gauche, à moins que cela change.

Et si Lyautey servait de référence pour supprimer l’obstruction et le sectarisme ! Puisse-t-il réveiller les consciences et inspirer ceux qui ont été investis pour penser et agir enfin dans l’intérêt des Français et d’une France fière de son passé et tournée vers son avenir. En bref, pratiquer l’évolution dans le respect de la tradition.
Colonel (er) P. Geoffroy, Président de l'Association Nationale Maréchal Lyautey, 18 juin 2017

De l’indignité nationale

Publié dans Du côté des élites
De l’indignité nationale

"Lyautey, Ferry, Lebrun seraient-ils des criminels contre l’humanité ?" C’est en fait la question que Barbara Lefebvre, professeur d’histoire, a posé au cours de l’émission politique de France 2, ce 6 avril 2017, au candidat Macron.
Après l’avoir accusé, exemples à l’appui, d’ "aggraver la fracture identitaire" elle a ajouté : "Est-ce que demain je devrais dire à mes élèves que Hubert Lyautey, Jules Ferry, Albert Lebrun sont des criminels contre l’humanité ?". "Non, a-t-il répondu. Mais, plus de soixante ans après il faut ouvrir les yeux : les mémoires sont profondément traumatisées au sujet de la guerre d’Algérie".

Non seulement, les Français ont ouvert les yeux, mais encore plus grandes leurs oreilles pour entendre des excuses attendues de la part de ce candidat qui à l’étranger, ce qui est encore plus grave, s’est permis de dire à propos de la colonisation : "C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes".
Même les "illettrés" qu’il a déjà fustigés connaissent les massacres commis, y compris après le cessez-le-feu" par le FLN, toujours au pouvoir en Algérie, comme ils savent que la Guyane n’est pas une île !

Ces propos impardonnables n’ont pas été condamnés par le Président de la République, pas davantage par le gouvernement auquel il a appartenu. C’est bien la preuve que le candidat Macron se situe dans la continuité de la politique d’échecs menée depuis cinq ans, tout en cultivant à son corps défendant la même idéologie.
Preuve supplémentaire : il emploie les mêmes méthodes, comme : "diviser pour régner", quitte à raviver de vieilles querelles pour que le temps ne les efface pas. La seule nouveauté est l’usage de méthodes de gourou qui font, non pas marcher, mais courir ceux qui, abusés, ignorent que le paradis promis n’est que le cimetière des libertés, à commencer par celle de penser.

Au même niveau d’accusation de "crime contre l’humanité" pour ceux qui ont participé à l’œuvre humaine et généreuse, composante de la grandeur de la France, il y a "l’indignité nationale" pour ceux qui s’attaquent à la grandeur de la France à travers ceux qui en ont été les artisans.

L’allégeance en marche

Publié dans Du côté des élites
L’allégeance en marche dans le déshonneur

Je suis régulièrement destinataire de messages de sources diverses, mais jamais de la gauche. Ses relais d’opinion ont trop à faire pour retenir ceux qui quittent le navire en perdition. N’ayant reçu aucun commentaire depuis trois jours au sujet de la visite d’Emanuel Macron en Algérie, je me demande si tous ceux qui refusent la pratique de la repentance, à commencer par les Pieds-noirs chassés d’Algérie en 1962, ont perçu le sens du message délivré par ce "gourou" qui va en croissant dans le déshonneur.

Sous prétexte d’être "progressiste ", il se déclare antisystème. Pour cela, il faut tout effacer pour recommencer, soit-disant en "mieux". Avec le silence approbateur et admirateur de ses adeptes sous influence - adeptes élevés en majorité dans la culture de l’anticolonialisme primaire et idéologique - il se devait de faire mieux que de la repentance devenue pratiquement institutionnelle.
De fait, mieux que la repentance, le gourou a affiché son choix : c'est l’allégeance qui procède de la soumission et, à terme, mène à la désintégration. Et pour mieux vendre cette trahison érigée en dogme, le message est habillé de la nostalgie d’un Navarro ni de droite ni de gauche mais tout de même incarné par un homme de gauche ! Pire encore, pour être mieux adulé par ses adeptes, le gourou vient, sur place à l’étranger, en s’attaquant à la colonisation, d’insulter l’Histoire et de condamner ceux qui l’ont écrite.
A la veille du 19 mars, c’est aussi un soutien à ceux qui ont obtenu du pouvoir socialiste d’en faire une date anniversaire célébrant en creux une victoire du FLN sur la France avec un hommage aux porteurs de valises ; et ceci au mépris des nombreuses victimes du FLN après cette date du cessez-le-feu non respecté.

Cette prise de position qui ne va pas manquer, à juste raison, de provoquer des réactions d’indignation s’inscrit aussi dans les pratiques de gouvernement auquel le gourou Macron a participé, à savoir : diviser pour régner.
On est loin de la recherche du "dénominateur commun qui unit les hommes" cher à Lyautey qui, malgré la gauche, reste à la base des relations d’amitié et de respect entre la France et le Maroc qu’il avait initiées.
On est loin de la grandeur de la France, une grandeur dont on ne parlera bientôt plus, si on ne réagit pas, tant les programmes d’Histoire de France ont déjà laminé tout ce qui pouvait en garder la mémoire.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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