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GEVIGNEY de  Hubert

GEVIGNEY de Hubert

Né le 9 septembre 1951
Marié – 5 enfants


Officier de marine, Contre amiral


Engagé volontaire au sein des équipages de la flotte (1970)
Officier stagiaire à l’école commando (1984-1985)
Ecole supérieure de guerre navale brésilienne (Rio de Janeiro) (1993-1995)
 
Officier en troisième puis en second du patrouilleur La Lorientaise (Polynésie Française) (1979-1981)
Officier en second du dragueur océanique Ouistreham (Océan Indien) (1981-1982)
Commandant du bâtiment école Guépard (1982-1984) 
Officier en second du commando Jaubert (1985-1987)
Commandant en second de l’aviso-escorteur Cdt Bory (guerre Irak-Iran) (1987-1988)
Commandant le commando Jaubert (1988-1990)
Directeur de l’enseignement de l’école des fusiliers marins (1990-1992)
Commandant la base navale française de Dakar (Sénégal) (1992-1993)
Commandant en second de la frégate Latouche-Tréville (Océan Indien) (1995-1997)
Chef du service intérieur du porte-avions Charles-De-Gaulle (1996-1997)
Commandant du bâtiment de transport spécial Bougainville (Océan Pacifique) (1997-1999)
Officier détaché à Rio de Janeiro (transfert du porte-avions Foch à la marine brésilienne) (2000)
Chef d’état-major de la force des fusiliers marins et commandos (2000-2001) 
Attaché naval près l’ambassade de France à Brasilia (2001-2004)
Attaché de défense près l’ambassade de France à Lisbonne (2004-2007)
Contre-amiral (2008)

Ouvrages
Dans les bars des bouts du monde (2010)- Zéraq, la mer sur le vif (2011)- Aux passantes des bouts du monde (2012)- Sorties de table (2012)- Sur le coffre de l'Homme Mort (2013)- Bras de fer à Moruroa (2013)- La diva, le président et autres face-à-face (2014)

Distinctions
Officier de la Légion d’honneur
Croix de la Valeur militaire

URL du site internet:

Quelle aventure pour le Brésil ?

Publié dans De par le monde
Quelle aventure pour le Brésil ?
 
Si l’on en croit la quasi-totalité des médias français, Jair Bolsonaro, nouveau président du Brésil élu avec 55 % des suffrages, est un raciste, un homophobe, un misogyne et bien-sûr un fasciste qui va mener le Brésil tout droit à la catastrophe, en commençant par la destruction dès demain de la forêt amazonienne… Ce sont les mêmes esprits perspicaces qui prévoyaient l’effondrement économique des Etats-Unis en cas d’élection de Donald Trump !!!
 
Juste pour raison garder, parmi les trois premiers noms d’oiseaux sus-cités, on se souvient que le nouveau président du Brésil avait gagné ses galons d’homophobe, en étant un des plus fervents détracteurs de Fernando Haddad, son challenger à la présidentielle, lorsque ce dernier alors ministre de l’éducation, dans la grande tradition des gauches qui ont raté le social et essayent de se redorer l’idéologie en faisant du sociétal, avait voulu lancé son "kit gay" à l’usage des enfants des écoles à partir de l’âge de 6 ans… Là, pour le coup, il est homophobe à la manière de Vladimir Poutine, dans la mesure où il se refuse à faire l’apologie de l’homosexualité !
 
Plus sérieusement, on peut raisonnablement se demander comment un tel candidat "d’extrême droite", aux propos il est vrai relevant parfois de l’académie… du close combat – on le dit d’une force physique hors norme, a pu être élu dans un pays aussi peu égalitaire que le Brésil où la gauche conserve normalement une gigantesque réserve de suffrages. C’est un lieu commun, mais c’est avant tout en raison de l’immense déception, voire dégoût, laissé par le Parti des Travailleurs dont on ne sait plus par quel chiffre il a multiplié la corruption à tous les échelons de la société. Dans une telle gabegie, Bolsonaro fait presque figure de saint laïc pour ne trainer aucune casserole de la sorte après 28 ans de vie politique. D’ailleurs, il pourrait sérieusement décevoir s’il ne donnait pas rapidement les gages d’assainissement des mœurs publiques, que la population attend. Cela dit, compte tenu du gigantisme du pays, de l’inertie de l’appareil d’État et de la résignation ambiante historique, il est peu probable que l’on assiste à une vraie révolution en matière de politique intérieure.
 
Où cette élection pourrait avoir des effets plus préoccupants pour le Brésil, c’est à propos des positions que risque de prendre la nouvelle présidence en politique extérieure. On ne peut pas avancer aussi directement que l’élection de Jair Bolsonaro est l’aboutissement d’une procédure commencée avec l’impeachment de Dilma Roussef et la mise sur la touche de l’ancien président Lula, mais force est de reconnaître que le "grand frère" du Nord est aux commandes depuis le début du retournement de la situation. Ce ne serait pas la première fois qu’un candidat "anti-système", aux allures nationalistes, soit en réalité le pion du dit système. Sans compter que bien des militaires – et anciens militaires au Brésil comme ailleurs, sont des admirateurs de la force des Etats-Unis d’Amérique. Et du point de vue de ces derniers, outre qu’ils considèrent (Hillary Clinton l’avait rappelé au cours de sa campagne pour les présidentielles) le Brésil dans leur pré-carré continental, ses richesses sont les bienvenues pour combler la faillite permanente de l’empire. Nous devrions assez rapidement assister à un test : quelle sera la position du nouveau président de la république fédérative du Brésil vis-à-vis de ses partenaires des BRICS ?

Envoyé par l'auteur, 31 octobre 2018

Trump vainqueur, mais…

Publié dans Du côté des élites
Trump vainqueur, mais…
 
Parti de très loin au début de la campagne, c’est un véritable exploit que vient de réaliser Donald Trump, mais ce n’est pas encore gagné ! Au matin de l’élection, on nous a présenté une carte des USA,  dominée par le rouge comme elle ne l’a sans doute jamais été. Pourtant le vainqueur est bien moins le parti républicain que Trump lui-même, porté par le peuple américain lassé de l’establishment, de ses mensonges et de ses politiques désastreuses, tant sur le plan national qu’international. Situation pratiquement inédite, en rupture avec le système, à rapprocher de celle de la Convention de Philadelphie en 1787, en ce sens qu’elle pourrait être de nature à renverser la table.  
 
Contrairement à ce que veulent nous faire croire les médias subventionnés – lesquels, soit dit en passant, sont les premiers perdants (pathétiques, vous avez vu leurs mines !) de cette élection, les difficultés que va rencontrer le nouveau président des Etats-Unis ne viennent pas de promesses irréalisables qu’il aurait pu formuler tout au long de sa campagne. Produire de la richesse au profit de son pays et cesser de faire la guerre au monde entier ne relève pas de l’utopie. Les difficultés viendront précisément de ce qu’il est un homme seul, libre certes, mais encore bien seul contre un système redoutable dont les tenants – financiers, néo-conservateurs, complexe militaro-industriel et autres lobbies divers, ne s’avoueront pas facilement vaincus, même si, au contraire de tous ses prédécesseurs, il ne leur doit pas son élection. Il faut aussi garder à l’esprit qu’il a été élu par à peine plus d’une moitié des électeurs puisque, à l’instar de la plupart de ce qu’on appelle "démocraties", aux Etats-Unis le parti majoritaire reste encore celui de l’abstention. Et que, par ailleurs, les pouvoirs qu’accorde la constitution au président américain, ne sont pas aussi importants que ce que l’on nous laisse entendre…
 
Cela dit, ne boudons pas notre plaisir, peut-être moins pour la victoire de l’un que pour la défaite de l’autre ! On a pu voir dès le premier discours du nouveau président, rassembleur et apaisé, que les ralliements s’engrangeaient. Même Madame Clinton (peut-être en recherche d’immunité ?) lui a proposé ses services ! Après avoir créé la surprise, ce diable d’homme pourrait être capable de transformer l’essai et obtenir l’adhésion de ceux qui ne sont pas allés voter. Alors, il devra être prudent. On n’aime pas beaucoup que le politique prenne trop d’ascendance dans ce pays violent… Quant aux retombées pour notre pays, il nous faudra encore attendre ! A une ou deux exceptions près, aux commentaires de nos prétendants à la magistrature suprême, on a bien compris que ces derniers n’avaient toujours pas compris !

Jeu de Go & jeu de gogo

Publié dans Du côté des élites
Jeu de Go & jeu de gogo
 
Le jeu de Go, c’est ce jeu d’origine chinoise où celui qui perd n’est pas forcément le perdant. Le jeu de gogo c’est celui auquel les Français, par ce qu’il est convenu de considérer comme un heureux effet de démocratie, ont maintenant l’avantage de pouvoir jouer tous les cinq ans. Il a pour règle – se compliquant au fil du temps, de faire gagner un président qui, à quelques sursauts près depuis 1974, fait perdre la France inexorablement. 
 
A la prochaine édition, toutes cuisines électorales confondues, il n’est pas impossible que les Français aient à choisir entre trois candidats dont, pour le plus estimé d’entre eux, le pourcentage de rejet général est d’environ 70 %. C’est le cas de la première, une héritière plus ou moins reconnaissante envers son père, dont on n’est pas certain qu’elle ait vraiment envie de gagner compte tenu de ce dont, cette fois-ci, elle pourrait hériter. Entre ceux qui ne voudraient jamais et ceux qui n’oseront pas voter pour elle, elle ne peut guère espérer rallier plus d’un tiers des Français. Le second est un récidiviste auquel, en 2007, on a pratiquement confié le pouvoir absolu en raison des promesses qu’il avait faites, mais qu’il n’a pas tenues. Il a surtout réussi à faire élire le troisième, champion toutes catégories, apparemment candidat lui aussi à la récidive. Il est même assez étrange qu’il y ait jusqu’à 15 % de nos compatriotes encore enclins à faire confiance à ce dernier qui, s’il n’avait pas méchamment divisé les Français en bafouant quelques lois naturelles élémentaires, serait gentiment entré au panthéon des représentants de la république laïque et obligatoire, dans l’antichambre ouatée de celui qu’on avait retrouvé en pyjama sur la voie ferrée…
 
Il est temps que l’on laisse le peuple français, pour le moins s’essayer à la sagesse orientale !

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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