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HUBERT Serge H.P.

HUBERT Serge H.P.

Né le 22 juin 1954
Marié - 3 enfants






Professeur des écoles (en retraite)


Doctorat de 3ème cycle en Géologie    
     Thèse intitulée : "Etude des paramètres déterminants des mouvements de terrain-Application d'une méthodologie statistique aux glissements et coulées des  
     Alpes-Maritimes" (1981) à Nice

Diplôme d’Etudes Approfondies  (D.E.A.), Géologie-Minéralogie, Nice (1979)
Maîtrise ès Ssciences
     C1 : Pétrologie, Nice (1977) - C2 : Géologie historique, Nice (1977) - C3 : Géologie appliquée, Nice (1978) - C4 : Océanologie géologique appliquée au génie côtier, Nice (1978)

    

Correspondant de presse pour le Courrier Français du Lot-et-Garonne
Vice-Président du Conseil Français d'Héraldique (C.F.H.)
Délégué de La Renaissance Française pour le Lot-et-Garonne (Assoc. R.U.P.) 

Distinctions
Lauréat de l’Académie des Arts, Sciences et Lettres de Paris



                               .

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Réchauffement climatique : ...

Publié dans A tout un chacun
Réchauffement climatique : l’humanité génère de l’eau !
 
C’est indéniable, la terre se réchauffe par rapport aux siècles précédents. Nous ne tiendrons pas compte des facteurs astronomiques de Milankovic, qui ont un impact sur les variations climatiques du globe terrestre, mais à une échelle de temps sortant de notre empan. Depuis le début de l’humanité jusqu’au milieu du XIXème siècle, l’homme ne faisait qu’utiliser ce que Dame Nature lui offrait, y compris avec quelques apports anthropiques comme la sélection de graines, à titre d’exemple dans le domaine de l’agriculture, base de notre alimentation. Vivant en équilibre avec la nature en utilisant du bois pour se chauffer avec un rythme de renouvellement qu’on peut placer à 30ans, âge d’une coupe de bois de chauffage, l’Homme s’est intéressé à des matières énergétiques plus rentables et calorifères que sont le charbon et, à partir de 1865, le pétrole.
 
Pétrole ! Voilà un mot qui résonne dans l’esprit de tous les humains, symbole de pouvoir, de richesse, de progrès, de développement pour des pays pauvres et d’expansion économique pour les pays riches. Pour le revers de la médaille, le pétrole est devenu le générateur de guerres sur fond tribal ou religieux, car la quête de ce précieux liquide se fait largement au détriment des populations locales qui, bien souvent, n’en voient pas le bénéfice, profitant à des pays souvent très éloignés mais en progression économique. En ce qui concerne le réchauffement climatique, le pétrole, dès qu’on le consume, est le grand responsable en tant que producteur de gaz carbonique, le fameux CO2. Or, la combustion des hydrocarbures qui le constituent, produit bien du CO2 (gaz à effet de serre), mais aussi de l’eau, conformément à la formule chimique ci-dessous.




Tous les chimistes et étudiants le savent, ainsi que les pouvoirs publics et les nombreux organismes qui s’occupent de près ou de loin de la pollution, son évaluation et ses éventuelles solutions, mais ne se sont, semble-t-il, jamais préoccupés de son apparition. Le CO2 provient de la liaison carbone-oxygène de l’air et l’eau de la liaison des hydrogènes avec le dit oxygène. Mais, au fait d’où vient cet oxygène de l’air ? Question à laquelle tout le monde répondra, de la photosynthèse pratiquée par les plantes, algues comprises, ces dernières ayant été les premières et étant les plus nombreuses. Or, dans le cadre de la photosynthèse, les plantes absorbent le CO2 et hydrolysent des molécules d’eau pour se servir des hydrogènes, afin de fabriquer des hydrates de carbone, base de la constitution des plantes, laissant libre l’oxygène issu de cette réaction.
 
Autrement dit, il y a plus de 100 millions d’années (temps de maturation nécessaire des matières organiques pour la constitution du pétrole, avec température et pression élevées), des algues ont détruit des molécules d’eau en relâchant dans l’atmosphère des molécules d’oxygène pour fixer des molécules de gaz carbonique. Quelques millions d’années plus tard, nous brulons des hydrocarbures qui relâchent du gaz carbonique dans l’air ainsi que des molécules d’eau sous forme de vapeur en mobilisant de l’oxygène de l’air actuel. Moralité, en brulant des hydrocarbures actuellement, nous faisons l’opération inverse de ce qui s’est passé il y a au moins 100 millions d’années. Les molécules d’eau et le gaz Carbonique se trouvent ainsi en supplément de ce qui existait jusqu’alors dans l’écosystème terre, puisque tous ces composants, à l’exception de l’oxygène fixé, étaient isolés dans les profondeurs de l’écorce terrestre depuis plus de 100millions d’années et ne rentraient pas en ligne de compte dans l’environnement. Donc, en utilisant des hydrocarbures au plan énergétique, notre environnement s’appauvrit en oxygène et s’enrichit en CO2 et en eau, indépendamment de la photosynthèse actuelle qui continue de fonctionner à son rythme. Certes, certains argumenteront en disant que ce n’est que de l’eau et que ça ne pollue pas. Or, elle vient en sus de ce qui existe actuellement et, par conséquent, on a une pollution physique due à sa présence et chimique par le captage d’oxygène dans l’atmosphère. Enfin, il faut considérer que la vapeur d’eau issue de la combustion des hydrocarbures est un excellent gaz à effet de serre et que la vapeur ça finit toujours par se condenser…
 
Quelle quantité d’eau l’humanité produit-elle avec le pétrole ?
Pour pouvoir chiffrer exactement cette quantité d’eau, il faudrait avoir les chiffres exacts de production des différents hydrocarbures concernés. Or, dès que l’on cherche ces chiffres on se voit opposer le secret géoéconomique et stratégique. De ce fait, pour chiffrer ce phénomène, nous avons utilisé la formule de la combustion (cf.infra). On se rend compte que chaque molécule de CO2 émise est accompagnée par une molécule d’eau (H2O). En calculant ainsi, on fait une erreur par défaut d’une molécule d’eau par molécule d’hydrocarbure brulée. Comme dans le pétrole les chaines carbonées ont entre 8 et 30 carbones(kérosène), on peut estimer l’erreur de l’ordre de 10 à 15% par défaut. Nous avons donc choisi de résoudre ce problème en utilisant les chiffres publiés concernant la production mondiale.
 
Les chiffres que l'on peut trouver sur le "net" fluctuent souvent d'un site à l'autre, mais restent dans une moyenne, ce qui va nous permettre d'approcher les quantités d'eau produites et d'oxygène disparues. Sachant qu'actuellement sur la planète la consommation de pétrole brut frise les 100 millions de barils par jour en 2018, un baril valant 159 litres, on consomme donc 15 900 000  mètres/ cube par jour de pétrole brut. Ce pétrole ayant une densité moyenne de 0,8, la consommation revient à 12 720 000 tonnes par jour de pétrole. Sachant qu’une tonne de pétrole produit en moyenne 3,04 tonnes de gaz carbonique (CO2), les "terriens" consommant des hydrocarbures liquides émettent dans l’atmosphère 38 668 800 tonnes de CO2 par jour. La masse molaire du CO2 étant de 44 grammes, nous émettons 878 836 363 636 moles de CO2 par jour. Sachant, d’après la formule de la combustion des hydrocarbures (cf infra), que l’on émet autant de moles de CO2 que de moles d’eau (à une approximation par défaut), nous émettons donc dans l’atmosphère, au moins 878 836 363 636 moles d’eau par jour sur la planète avec la consommation des hydrocarbures liquides. Une mole d’eau pesant 18 grammes, cela représente 15 819 055 tonnes d’eau, soit 15 819 055 mètres/ cube d’eau par jour. Pour générer cette eau, les hydrogènes issus des hydrocarbures ont soustrait de l’atmosphère 439 418 181 818 moles d’oxygène (O2). Considérant qu’une mole d’oxygène O2 pèse 32 grammes, il est fixé 14 061 382 tonnes d’oxygène par jour dans des molécules d’eau issues de cette combustion. Une mole de gaz oxygène occupant 22,4 litres à pression et température normales, il a disparu 9 842 967 272 mètres/cube d’oxygène (gaz) par jour de notre atmosphère, fixés dans l’eau ainsi produite.
 
Par an, à ce rythme-là, la consommation de pétrole produit 5 773 955 075 mètres/cube d’eau venant en sus de notre potentiel actuel qui ont prélevé 3 592 683 054 280 mètres/cube de gaz oxygène par an, perdus pour la vie sur terre. Quand on en est à regarder le niveau des mers et océans avec inquiétude, le moindre centimètre peut avoir de l’importance. Sachant que la consommation de pétrole devient exponentielle du fait de l’entrée de la Chine et de l’Inde dans le clan des pays industrialisés, la suppression d’oxygène et la création de vapeur d’eau va s’envoler, agissant sur le réchauffement du climat avec toutes les catastrophes idoines : pluies torrentielles, grêle hors norme, tornades, cyclones, montée des eaux, migrations climatiques (le Bangladesh surpeuplé étant l’un des premiers concerné du fait de sa faible altitude). Par ailleurs, en ce qui concerne la vapeur d’eau, celle-ci a une durée de vie allant de 7 jours à un mois en fonction des conditions météo, avant de se condenser en passant à l’état liquide. Plus il y a de points de production au plan local, plus la vapeur d’eau sera importante et plus l’impact sur le climat local pourra se faire sentir, avant de se répercuter sur le climat au plan global, cette vapeur venant en sus de la naturelle évapotranspiration. Voilà qui pourrait peut-être expliquer les épisodes cévenols hors norme de ces derniers temps, les pluies d’orage du Sud-Est de la France, etc…
 
En ce qui concerne la production d’oxygène sur Terre, outre les effets négatifs de la déforestation en Amazonie et en Asie du Sud-Est, on peut s’inquiéter de l’influence de ces masses de déchets essentiellement plastiques, qui s’accumulent dans les océans en suivant des courants centripètes mus par l’effet de Coriolis, autrement appelés 6ème continent. En effet, on sait que les plus grands producteurs d’oxygène sur terre sont les océans, par le biais de micro-organismes végétaux marins qui constituent le phytoplancton. Les rayons solaires pénétrant à travers la surface de l’eau donnent à ce phytoplancton l’énergie nécessaire à la photosynthèse, fixant le  CO2 dissous et émettant de l’oxygène qui enrichit les mers et par conséquent notre atmosphère, l’oxygène ayant un seuil de solubilité dans l’eau, moindre dans les eaux chaudes et plus important dans les eaux froides. Dans ces aires, situées initialement dans le Pacifique Nord, estimées à 3,5 millions de km2, les déchets se trouvent jusqu’à 30 m de profondeur, lieu de la pénétration maximale des rayons solaires. On peut ainsi s’interroger sur la baisse de rendement en oxygène de ces sites océaniques, où les masses de plastique diminuent la pénétration des rayons solaires en intensité et en profondeur. De plus, le 6ème continent du Pacifique Nord a fait malheureusement des émules dans tous les grands océans sur les deux hémisphères. Cette baisse de production naturelle d’oxygène viendrait en surplus de l’élimination de l’oxygène par la combustion des hydrocarbures, réduisant par conséquent le renouvellement de nos réserves d’oxygène dans l’atmosphère. A plantes constantes, celles-ci ont leur limite de production d’oxygène ne permettant pas de fournir la quantité d’oxygène ainsi absorbée ou diminuée. A terme, on est en droit de se demander : "De l’augmentation de CO2 ou de la diminution de l’oxygène, laquelle des deux va gagner ?" Quoi qu’il en soit, il est temps de prendre conscience que l’humanité se trompe en s’obstinant à utiliser les hydrocarbures à grande échelle. Ce constat s’applique également au gaz, sujet de la prochaine session.
Prochaine session : "Il y a de l’eau dans le gaz !"

Envoyé par l'auteur, 21 septembre 2019

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