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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

TAFTA ou TTIP

Publié dans Du côté des élites
TAFTA ou TTIP
 
J’avoue ne pas être un européiste convaincu, du moins dans la forme actuelle de l’Europe, mais l’affaire du Traité transatlantique de libre-échange (TTIP ou Tafta) me conforterait dans mes opinions anti bruxelloises.
Ce traité est en négociation depuis des années, dans la plus grande opacité, par la Commission de Bruxelles, qui en a reçu mandat –paraît-il- des 28 pays membres. Si les négociations trainent tellement c’est par ce que les Etats Unis ne veulent rien lâcher, en particulier ils ne consentent pas à ouvrir leurs marchés publics réservés aux entreprises américaines. Les litiges seraient soumis à des tribunaux d’arbitrage que Washington refuse de réformer, dépendant d’arbitres privés au lieu de juges publics.
On accuse aussi les Etats Unis de vouloir nous imposer leurs normes, bœuf aux hormones, poulet au chlore, OGM etc… Les agriculteurs européens seraient confrontés à une concurrence de l’agriculture industrielle américaine moins chère et largement subventionnée. Les services publics seraient en principe exclus du champ de la libéralisation mais personne ne définit avec précision ce qui relève du "service public"
Quoi qu’il en soit personne ne peut évaluer les conséquences de cet accord que dans ces conditions il est sage de ne pas signer.
Le France vient d’ailleurs de déclarer qu’elle allait demander d’arrêter les négociations sur ce projet. Même position de l’Allemagne, dont le ministre de l’économie a estimé que les discussions avaient de facto échoué. Ajoutons à cela le Brexit qui sort la Grande Bretagne de la négociation du traité, on ne voit pas l’intérêt de continuer.
Eh bien, Jean Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré que Bruxelles "continuera de négocier" le mandat de la Commission européenne pour le faire restant pleinement valable. "Nous allons continuer à négocier, d’autant que nous pensons que ces accords de libre échange sont de la plus grande importance". Ainsi la Commission, organisme non élu, se moque de la volonté des peuples et se déclare prête à boucler l’accord avant la fin de l’année et celle du mandat de Barack Obama.
On retrouve le même mépris des opinions publics au sujet des négociations d’admission de la Turquie dans l’Europe, dont personne ne veut mais qui ferait bien plaisir aux américains.
Il ne reste plus qu’à espérer l’élection de Mr Trump qui permettrait peut-être à l’Europe de sortir du giron américain et d’assumer enfin sa défense et sa politique extérieure.
Quoiqu’il en soit l’Europe dans sa forme actuelle ne peut plus exister.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

Milosevic innocent

Publié dans De par le monde
Milosevic innocent
 
On se souvient que Slobodan Milosevic, ancien président de la Yougoslavie, a comparu devant le Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie (TPIY) pour des crimes de guerre dont il aurait été responsable en Bosnie. Très opportunément pour l'accusation, Milosevic est mort dans sa cellule en mars 2006.
Or finalement TPIY a conclu que Milosevic était innocent des crimes dont il était accusé.
Normalement cette conclusion aurait du être diffusée par las médias, il n’en a rien été, personne n’en a parlé et le TPIY lui-même a bien pris soin de l’enfouir aussi profondément que possible dans son verdict de 2 590 pages du procès du leader serbe bosniaque Radovan Karadzic, condamné en mars dernier pour génocide crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Sans le journaliste et chercheur
Andy Wilcoxon qui l'a déterrée on n'en aurait rien su.
 
Les choses étaient différentes quand le procès du prétendu "Boucher des Balkans" a débuté en février 2002, tout le monde en fut averti. CNN assurait alors la couverture de ce qu’il décrivait comme "le procès le plus important depuis Nuremberg". Bien entendu, la culpabilité de Milosevic allait de soi.
Il faut se rappeler que, à l’origine, les charges contre Milosevic, quant à de prétendus crimes de guerre au Kosovo, ont été formulées en mai 1999, au plus fort de la campagne de bombardements massifs de l'OTAN sur la Yougoslavie, et à un moment où la guerre ne se déroulait pas comme prévu par les États-Unis et leurs alliés.
L’ennui pour l’OTAN est qu’au moment où le procès de Milosevic allait commencer, les accusations des USA et de leurs alliés à propos de génocide et de centaines de milliers de tués s'étaient déjà révélées des mensonges. En septembre 2001, une cour de justice de l'ONU allait établir qu'il n'y avait pas eu de génocide au Kosovo.
 
Non seulement Milosevic n'a rien eu à voir avec le nettoyage ethnique de Bosnie, mais il l'a au contraire condamné. Le jugement du TPIY note "les critiques et la désapprobation répétées [de Milosevic] de la politique suivie par l'accusé (Karadzic) et les dirigeants serbes de Bosnie." Et pourtant il fut comparé à Hitler quand il eut la témérité  de se défendre devant le tribunal : le rédacteur politique du News of the World  écrivit : "On aurait dit Hitler revenu se pavaner ". Rien moins.
Cette affaire est à rapprocher des accusations bidon par lesquelles Bush justifiait la guerre qu’il voulait mener en Irak pour se débarrasser de Saddam ou celles formulées en Libye contre Kadhafi.
En 1999, c’était Milosevic, aujourd’hui, c’est Assad ou Poutine, rien ne change.

Source Thucydide (Agora-Vox) – envoyé par l'auteur, 19 août 2016

Et Donald Trump est arrivé

Publié dans Avec l'Europe
 Et Donald Trump est arrivé
 
L’hypothèse de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis est maintenant plausible. Si cela advient voilà qui risque de changer la nature des choses surtout en Europe, la doctrine de Trump étant "America first".
En particulier, Trump s’indigne que la charge de la défense du monde libre par l’OTAN soit à 70% supportée par les Etats Unis et demande une meilleure répartition du genre 50/50 avec l’Europe. Il remet aussi en cause le principe fondateur de l’OTAN : l’automaticité de la défense de chaque Etat membre s’il est attaqué. Il évoque en particulier les Pays Baltes qu’il considère visiblement comme faisant partie de la "basse-cour" russe et la Pologne.
Il y a là de quoi réfléchir à l’utilité de l’OTAN et envisager une autre politique européenne. Il est certain que la politique occidentale incarnée par l’OTAN s’est montrée agressive vis à vis de la Russie au point de faire resurgir des odeurs de guerre froide. Sans remonter à la guerre de Géorgie où les Occidentaux avaient à l’évidence poussé le président Mikheil Saakachvili à une confrontation bien imprudente avec la Russie, on ne peut que constater que la révolution ukrainienne a été largement encouragée voire suscitée en particulier par un accord d’association proposée par l’Union Européenne. Depuis le retour de la Crimée dans le giron russe et la révolte du Dombass ont entrainé l’imposition de sanctions à la Russie dont elle souffre certes mais également nuit à l’économie européenne. On ne compte plus les gesticulations agressives de l’OTAN, exercices en mer Baltique, crainte quelque peu paranoïaque de la Pologne et des Etats Baltes d’une agression Russe, tentative de débauchage des états de la zone d’influence russe, Moldavie, Biélorussie, renforcement de la présence militaire dans l’est de l’Europe et pour finir sommet de l’OTAN à Varsovie.
 
Dans ces conditions si les Etats Unis refusent d’assurer la sécurité inconditionnelle de l’Europe, on ne voit pas l’intérêt du maintien de l’OTAN qui nous entraine à des interventions pour la défense d’intérêts qui ne sont pas les nôtres, à mener une guerre à l’américaine toute en technologie, ce qui est coûteux et peu efficace et à confier notre défense à une alliance dominée par les Etats Unis. Ne vaudrait il pas mieux que l’Europe quitte l’organisation militaire de l’OTAN et réfléchisse à une défense autonome au prix d’investissements suffisants ?
La politique étrangère devrait également être revue et basée sur les intérêts européens. Pour neutraliser la menace russe le mieux serait d’enterrer la hache de guerre, de mettre une croix sur l’Ukraine et la Crimée où nous n’avons strictement rien à gagner, de respecter la zone d’influence russe, de lever évidemment les sanctions et de négocier des accords économiques avec la Russie
 
Les économies européennes et russes sont à l’évidence complémentaires et tout le monde a à gagner à des échanges fructueux.
Il faudrait bien entendu arrêter les négociations du traité transatlantique TAFTA qui transformerait définitivement l’Europe en protectorat américain. Notons d’ailleurs que Donald Trump entend se rapprocher de Vladimir Poutine, ce qui d'ailleurs est déjà en cours dans la lutte contre l’Etat Islamique en Syrie et que le président russe faute d’un accord avec l’Europe a entrepris un rapprochement avec la Turquie dont l’évolution est pour le moins ambiguë.
Le Brexit en écartant de l’Europe l’allié le plus indéfectible des Etats Unis devrait faciliter cette évolution politique, c’est une opportunité à saisir.

Envoyé par l'auteur - dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com, 5 août 2016

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