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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

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L’Europe, curieuse démocratie

Publié dans Avec l'Europe
L’Europe, une curieuse démocratie
 
L’Europe est une curieuse démocratie, les Pays Bas ayant rejeté en avril 2016 par référendum, la ratification du traité d’association de l’Union Européenne et de l’Ukraine, veulent le faire ratifier après quelques modifications, par leur Parlement.
Rappelons que, à part pour le Brexit –et encore attendons- chaque fois qu’un traité est rejeté par référendum par un quelconque pays, on s’arrange pour ne pas tenir compte du résultat du référendum, soit en faisant revoter, soit  en transférant la question aux Parlements.
Traité de Maastricht, deux référendums danois.
Traité de Nice, deux référendums irlandais.
Constitution européenne, après les refus de la France et des Pays-Bas, contournement par le Traité de Lisbonne ratifié par les Parlements. Ce traité soumis à référendum par l’Irlande, il fallut deux référendums successifs pour le faire adopter.
Le traité d’association avec l’Ukraine, fut négocié dans la discrétion la plus complète. Ce traité, rédigé à l’évidence sous pression américaine, avait pour seul objet de contrer la Russie en s’en prenant à sa zone d’influence.
Il fut à l’origine de la révolution ukrainienne de Maïdan le 21 novembre 2013, amenant le départ du président Victor Ianoukovitch rejetant l’accord d’association pour se rapprocher de la Russie, son remplacement par Petre Porochenko, la sécession des provinces russophones du Donbass et l’annexion de la Crimée par la Russie. La guerre éclata entre l’armée ukrainienne et les rebelles séparatistes, elle se poursuit encore malgré les accords de Minsk et a entrainé 10 000 morts.
C’est donc à un pays en proie à la guerre civile, corrompu et failli que l’Union Européenne veut s’associer.
L’Ukraine se débat dans des difficultés financières et ne doit son salut qu’à l’aide de l’Europe et des institutions internationales. Le FMI, principal créancier a accordé en 2015 un prêt de 16,5 milliards de dollars et la Berd n’a pas exclu d’entrer au capital de la PrivatBank, première banque ukrainienne qui vient d’être nationalisée pour éviter l’effondrement du secteur bancaire.
Voilà le pays auquel l’Europe veut lier son sort.
Il est probable que si la procédure du référendum était généralisée et acceptée, l’Europe ne serait pas devenu le monstre technocratique coupé des peuples qu’elle est devenue.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

La libération d’Alep

Publié dans De par le monde
La libération d’Alep
 
L’indignation unanime des médias et des politiques devant la libération d’Alep est quand même étrange ; croyaient-ils sincèrement que les rebelles allaient l’emporter ?
Maintenant on peut espérer un règlement politique de ce conflit qui dure depuis cinq ans ; il est vrai qu’il faudra que Bachar soit à la table des négociations. La durée du conflit et la résilience de l’armée syrienne montrent à l’évidence qu’un bonne part de la population syrienne, probablement une majorité, ne souhaite pas le remplacement du régime alaouite par une prise de pouvoir inéluctable des islamistes,
Remarquons aussi que toutes les informations viennent d’une officine pro-rebelles installée à Londres et qu’il faudrait écouter d’autres récits. Voilà ce qu’écrit un chrétien dans le bulletin de "SOS Chrétiens d’Orient" : "Entre les bombardements des islamistes et les balles de leurs francs tireurs, Alep est devenue un enfer. Même chez eux les Aleppins ne sont pas à l’abri. Le but des islamistes est de frapper les chrétiens en priorité". C’est un témoignage qui en vaut bien un autre.
 
On veut aussi nous faire croire que tous Aleppins des quartiers Est étaient des rebelles alors que la plupart étaient pris en otages.
Cette rébellion qui a débuté par des mouvements d’étudiants et qui a ensuite dégénéré quand les terroristes islamiques venus de l’étranger s’en sont mêlés, aurait été vite matée si une curieuse alliance n’était intervenue aux cotés des rebelles pour renverser le gouvernement légitime de Bachar el Assad.
A côté de la France à la remorque des Américains, on trouve les démocraties exemplaires que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Rappelons nous les fortes paroles de notre ministre des Affaires étrangères déclarant que "Bachar ne méritait pas d’être sur terre" et que le Front al Nosra "faisait du bon travail".
Avec ces alliés la France est responsable de la prolongation de cette guerre civile et d’une bonne part des 300 000 morts.
 
Les conséquences de l’élimination de Milosevic, de Saddam Hussein, de Ben Ali et de Kadhafi qui n’ont été que troubles et appauvrissement, n’ont pas servi de leçon et n’ont pas fait comprendre que la démocratie de type occidental n’était ni adaptée ni souhaitée par de nombreux peuples.
Il convient maintenant que la rébellion n’a plus l’espoir de l’emporter - et heureusement - de chercher une issue politique à cette guerre qui a ravagé un pays autrefois en paix et où les minorités, y compris les chrétiens, étaient protégées.
Pour cela il faut commencer par abandonner une politique absurde.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

Du Kosovo à la Syrie

Publié dans De par le monde
Du Kosovo à la Syrie
 
L’autre jour j’ai reçu un appel à l’aide aux chrétiens du Kosovo : ils sont persécutés par les Albanais musulmans, vivent dans des enclaves, on détruit leurs églises.
Rappelons nous : en 1999 l’OTAN a fait, sans mandat de l’ONU, une guerre à la Serbie pour arrêter des atrocités que Milosevic, le "boucher des Balkans", aurait commises au Kosovo. La France a participé à cette guerre contre un pays ami traditionnel.
Par des bombardements massifs, l’OTAN a contraint la Serbie à abandonner sa province du Kosovo qui est depuis devenu un Etat mafieux, où les chrétiens sont persécutés.
En 2001, une cour de justice de l'ONU allait établir qu'il n'y avait pas eu de génocide au Kosovo.
Depuis, Milosevic a été emprisonné en 2002 par le Tribunal international pour la Yougoslavie (TPIY), il est opportunément mort en détention en 2006. En 2016 le TPIY déclarait Milosevic innocent des crimes en Bosnie dont on l’accusait.
 
Maintenant en Irak on poursuit une guerre entreprise par Bush sous de faux prétextes pour éliminer Saddam Hussein, qui n’était certainement pas sans reproche mais laissait vivre les chrétiens librement. Les chrétiens d’Irak ont du émigrer ou fuir l’Etat Islamique chez les Kurdes.
 
En Syrie, une guerre civile dure depuis cinq ans et a fait 300 000 morts. Cette guerre a été sinon suscitée au moins encouragée et entretenue par les Etats Unis et la France alliés aux islamistes dans le but de renverser Bachar el Assad. Lui aussi n’est pas sans reproche mais son régime protégeait les minorités dont les chrétiens qui vivaient en paix.
Depuis cinq ans Bachar résiste, ce qui prouve qu’il a le soutien d’une bonne partie de la population. Il est sur le point de reprendre le contrôle d’Alep dont les quartiers Est étaient entre les mains des rebelles. L’Occident déchainé crie au crime de guerre et voudrait trainer Bachar comme Milosevic devant un tribunal international. Tout le monde sait pourtant que la chute du gouvernement de Bachar el Assad entrainerait la création d’un état islamique qui obligerait les chrétiens à émigrer ou à être réduit en dhimitude.
 
Décidément  l’Occident qui devrait défendre les chrétiens d’Orient n’a rien compris et poursuit indéfiniment une politique irresponsable.
C’est la Russie qui a pris à son compte la protection des chrétiens.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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