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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

L’Emmanuel

Publié dans Du côté des élites
L’Emmanuel
 
"Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici qu’une voix au fort accent batave, fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, l’Emmanuel, en qui j'ai mis toutes mes complaisances : écoutez-le ! L’Emmanuel  se dressa et d’une vox forte dit alors : lève toi et En Marche."  (D’après St Matthieu)
Vous avez aimé Hollande vous adorerez son fils spirituel, lancé par lui dans l’échiquier politique en même temps qu’une vigoureuse action médiatico-judiciaire, menée pour déstabiliser Fillon auquel la Présidence semblait promise.
Emmanuel Macron est un mondialiste avoué, pour qui la culture française n’existe pas et qui, en Algérie accuse son pays de crimes contre l’humanité, un immigrationniste, un multiculturaliste, l’homme des banques et du libre échange, celui qui dit à chacun ce qu’il veut entendre. Il se dit de gauche et est en effet soutenu par de vieux routiers, Robert Hue, Najat Belkassem,  Christiam Taubira, Bernard Kouchner, Jean Arthuis, Corinne Lepage, Jean-Paul Huchon ou Jean-Marie Cavada, tous socialistes ou verts, par cette "planche pourrie" de François Bayrou et surtout par des hommes d’influence, Jacques Attali, Alain Minc, Pierre Bergé, BHL et Daniel Cohn Bendit, tous militant pour la mondialisation, l’Europe sans frontière, le multiculturalisme, et propriétaires de la presse.
 
Il est vrai que l’on peut être étonné et déçu des rapports de François Fillon à l’argent, mais quand on entend le silence assourdissant des parlementaires sur ces affaires, on peut penser que nombreux sont ceux qui ont eu des comportements similaires. De toute façon les sommes en jeu sont sans commune mesure avec ce qu’a gagné Macron chez Rothschild.
Le problème est de savoir si on veut élire à la Présidence un ascète à la morale irréprochable ou un dirigeant capable de redresser la France en faisant les réformes nécessaires. On n’entend jamais reprocher à Richelieu, Mazarin et Colbert de s’être enrichis comme ils l’ont fait sur les deniers de l’Etat, on ne se souvient d’eux que comme des grands ministres. La façon dont Fillon résiste à toutes les attaques avec calme et détermination incite à penser qu’il serait ferme pour gouverner.

Le plus étonnant dans cette affaire est que les droites réunies, sans exclusive, représentent 60 % de l’électorat, et que l’on risque de voir élu un homme de gauche qui pendant quatre ans a participé au désastre du quinquennat.
Il faudra un jour que la "droite" comprenne que le ban où on a cantonné le Front National ne sert qu’à la gauche et qu’il n’est pas raisonnable d’avoir comme seul but de "faire barrage au F.N."
Un accord à minima entre les deux droites, de désistement réciproque pour les législatives et l’engagement de Fillon à soutenir Marine Le Pen, s’il n’est pas au second tour, éliminerait le risque de voir Macron élu et assurerait une majorité de droite à l’Assemblée nationale.
On peut rêver mais la droite est tellement bête qu’elle préfèrera élire le digne fils de Hollande.
dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

Sed perseverare diabolicum

Publié dans Avec l'Europe
Sed perseverare diabolicum
 
Ainsi alors que les frontières se rétablissent partout, que les peuples se rebellent contre la mondialisation, que nous nous sommes coupés de notre espace économique naturel par des sanctions contreproductives pour des querelles d’Allemands, que les Etats Unis de Trump dénoncent le Traité Transpacifique, l’ALENA et ne parlent plus du TAFTA, le parlement européen a adopté le CETA, le traité de libre échange avec le Canada.
 
Un pavé de 2000 pages probablement traduit en plusieurs langues qui ne disent pas toutes la même chose : comment un traité de 2000 pages pourrait-il être appliqué ? Combien s’y nichent de contestations, de contournements ?
Décidemment rien n’arrête la machine européenne à pondre du papier. Son inertie est de plusieurs années. D’ailleurs les négociations ont commencé en 2009, une longue gestation suivie d’un accouchement difficile : il s’est quand même trouvé 204 députés pour voter contre et 33 pour s’abstenir.
Il va falloir maintenant faire ratifier le traité par 38 (!) parlements nationaux et régionaux mais le CETA est applicable dès avril pour 95 % de ses dispositions : ça c’est de la démocratie et on peut imaginer - rappelons-nous l’exemple wallon - les pressions que subiront les récalcitrants éventuels.
 
Etait-ce bien nécessaire de se lancer dans cette aventure quand l’Europe est en pleine tourmente existentielle et politique ?
Remarquons que les députés européens français ont voté en large majorité contre l’adoption du traité, 16 députés seulement sur 74 ont approuvé et l’opposition est diverse allant du Front national à l’extrême gauche en passant par tous les socialistes, les Verts et même des Républicains et des centristes.
C’est dire que la France est inquiète des conséquences de ce traité y voyant une menace pour le secteur agricole, en particulier la filière bovine. Les paysans français ont plus besoin de protection que de l’accroissement de la concurrence.
L’enthousiasme exprimé par les Canadiens, montre que c’est pour eux que cet accord est le plus intéressant.

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L’Europe selon Trump

Publié dans Avec l'Europe
L’Europe selon Trump
 
Il paraît que Trump n’aime pas l’Europe et souhaite la disparition de l’Union Européenne.
Quoi d’étonnant ? Depuis l’annonce de sa candidature, les médias européens le qualifient  tous ensemble, "le milliardaire" ou "le magnat de l’immobilier", pire de populiste ou de macho quand ils ne mettent pas en doute sa santé mentale.
D’ailleurs l’Europe est elle aimable ? Cette Babel moderne regroupe 28 pays ne pensant qu’à leur intérêt propre et ne manifestant aucune solidarité : les pays de l’Est obnubilés par une soi-disant menace russe, s’abritant sous le parapluie percé de l’OTAN, l’Allemagne ne pensant qu’à ses retraites et admettant sans concertation un million de migrants, les états du sud tétanisés par des risques de faillite bancaire, la France se refusant à toute réforme mais par contre abandonnée seule dans ses interventions au Sahel, le traitement des migrations laissé aux états frontière, mais l’Italie allant chercher des migrants  au large de la Libye. Aucune politique commune, incapacité de se défendre sans l’aide des Etats Unis, on peut s’interroger sur la pertinence de cette institution que le Royaume Uni a préféré quitter.
Trump a entrepris mettre en œuvre ce qu’il avait promis. "L’OTAN est obsolète", il va bien falloir organiser la défense de l’Europe. Trump veut s’entendre avec Poutine, il faudrait le devancer pour ne pas paraître à sa remorque.
Il est navrant de voir un ensemble de 500 millions d’habitants, incapable de s’organiser : Une usine d’électroménager installée à Amiens, va être transférée en Pologne où la main d’œuvre est moins chère, est ce acceptable ? La même Pologne préférant des hélicoptères américains aux européens, parce qu’elle a plus confiance dans la protection américaine que dans celle de l’Europe, est ce admissible ?
L’Union Européenne ne va pas pouvoir continuer longtemps dans cette impuissance.
Trump proclame "America first", si quelqu’un – qui ? – se risquait à proclamer "Europa first " quelle signification cela aurait-il ? Et qui le croirait ?

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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