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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

Retour au Second Empire

Publié dans En France

Si on s’intéresse aux 13 constitutions que la France s’est donné depuis 1791, on remarque une constante : les régimes autoritaires, monarchies et empires confient à l’exécutif le droit de déclarer la guerre, alors que sous les régimes démocratiques, notamment les républiques, le pouvoir législatif autorise la guerre.
Depuis la création de la 5ème république, les Présidents se basent sur l’article 15 de la constitution :
Article 15.
Le président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale.
pour estimer que le Président "Chef des Armées" a le droit d’entrainer la France dans n’importe quelle aventure militaire.
Remarquons que Louis XVI en 1791, Vincent Auriol et René Coty sous la 4ème République étaient aussi qualifiés de "Chef des Armées" sans avoir pour autant le moindre pouvoir d’engagement des armées. En fait ce titre, signifie simplement que le chef de l’Etat est au sommet de la hiérarchie militaire comme la reine d’Angleterre au Royaume Uni.
Il faut se référer aux deux articles suivant :
Article 21.
Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la défense nationale…
Art. 35
La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote. Lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement. Il peut demander à l'Assemblée nationale de décider en dernier ressort
C’est donc au gouvernement qu’il revient d’engager les armées sous le contrôle du Parlement.
Notons que cette procédure n’est, peu ou prou, jamais respectée et que nous nous trouvons maintenant engagés dans des combats en Libye et en Côte d’Ivoire.
Nous sommes revenus au Second Empire sous Napoléon III, qui envoya les armées françaises, en Crimée, en Italie, au Mexique avec le succès que l’on sait, en Chine mettre à sac le palais d’été et finalement à Sedan.

Mayotte, un Lampedusa français

Publié dans En France

A la fin du mois de mars 2010, après les élections cantonales, Mayotte va devenir le 101ème  département Français, le premier qui vive au rythme de l’Islam, religion de la quasi totalité de la population. Nous avons à plusieurs reprises évoqué les conséquences désastreuses prévisibles de cette départementalisation : les premiers problèmes commencent à se poser. Nous en évoquons quelques uns.
La liste n’en est pas exhaustive, il faudrait aussi évoquer la mise en place de la fiscalité de droit commun qui nécessite l’établissement d’un cadastre qui n’existe toujours pas.

La révolte des Cadis
Rappelons que les cadis sont des fonctionnaires musulmans qui rendent la justice conformément aux règles du droit coutumier proche de la charia. Ils tenaient aussi l’état civil et avaient des responsabilités de notaires et d'autorités religieuses et morales.
Les musulmans mahorais qui le demanderont conserveront leur statut personnel et de ce fait, la justice devra leur être rendue par des magistrats français non selon le droit français mais conformément au droit coutumier ! Les cadis contestent leur nouveau statut qui les réduit au rôle de médiateurs sociaux. Au moment du referendum de mars 2009, où le oui l’a emporté à 95%, l’exigence de l’abandon de toute une tradition et d’un mode de vie avait échappé à la population qui ne voyait que l’alignement sur les prestations sociales de la Réunion. Maintenant les cadis se révoltent.
"Après mûre réflexion, nous estimons que les dispositions du pacte pour la départementalisation portant sur la justice cadiale et le statut des cadis sont inappropriées à la société mahoraise" (Oumar Ben Ibrahim, conseiller du grand cadi).
Les cadis mettent aussi en garde les autorités contre une laïcité qui servirait d'écran de fumée pour saboter, selon leur expression, la religion musulmane à Mayotte : "Nous redoutons une mauvaise laïcité qui consisterait à refuser, aux musulmans de Mayotte, la possibilité de maintenir les écoles coraniques, d'ouvrir des centres culturels et des instituts d'enseignement islamiques".
Là est le vrai problème : les Mahorais commencent à comprendre qu’on leur demande de changer de mode de vie. Il faut dire qu’on s’était bien gardé de le leur expliquer. A Mayotte, les fêtes musulmanes sont chômées et on respecte le ramadan.
Le président du conseil général de Mayotte, Ahamed Attoumani Douchina, a invité les cadis à attendre l'ouverture d'un grand débat "consensuel", sur ce dossier, après les élections cantonales de mars prochain et la constitution de la nouvelle assemblée unique en avril 2011. Autrement dit on noie le poisson jusqu’à l’irrémédiable de la départementalisation. Il est peu probable qu’on arrive à un débat consensuel.

Education
Les enseignants mahorais se plaignent des conditions de travail et d’accueil des élèves, du manque d'effectif, du manque de locaux en passant par le manque de fournitures scolaires et même de l'insalubrité de certains établissements.
Pour situer le problème, en 1973 presque personne n’était scolarisé par l’Education Nationale, l’enseignement étant assuré par les écoles coraniques ; il y a 81 506 élèves en 2010 (sur 200 000 Mahorais). On a construit 195 écoles, 19 collèges et 9 lycées. Après une hausse de 124% en six ans l’effort annuel de l’état atteint 262,2 millions d’euros. On cherche à scolariser tous les enfants de 3 ans, leurs parents ne parlant généralement pas français et étant souvent analphabètes. Le vice-recteur a déclaré : "Avec un tel rythme de croissance de la population, nous n’allons pas pouvoir suivre longtemps"
Remarquons que les enfants clandestins sont scolarisés et que leur nombre ne fera que croître. Actuellement les clandestins constituent 40% de la population. Un des problèmes est que beaucoup d’enseignants viennent de la métropole surtout dans le secondaire. En 2011 le nombre des enseignants dépassera 6 000. Le coût annuel moyen d’un enseignant à Mayotte atteint 39 000 € !
Ce prodigieux investissement ne semble pourtant pas avoir beaucoup de succès si on en croit ce professeur qui déclarait publiquement dans l’hémicycle du Conseil Général que quasiment tous les enfants mahorais ont leur brevet des collèges, mais que lorsque l’armée fait passer des tests de recrutement, elle se rend compte que 70% ne savent pas lire. Il a également noté que plus de 70% des lycéens ont leur baccalauréat, mais que plus de 90% des étudiants ratent leurs études supérieures dès la première année.
Les enseignants d’origine mahoraise manifestent et se mettent en grève, leur syndicat revendique la départementalisation du système éducatif à Mayotte au plus tard au mois d'avril 2011. Il demande en particulier, l’indexation des salaires (sur le cout de la vie), la résidentialisation, la titularisation des contractuels, la reconstitution des carrières pour l’intégration dans le corps des professeurs des écoles rejetant : "Toute idée d'adaptation ou de progressivité et encore moins celle d'attendre encore 20 à 25 ans pour que notre système éducatif soit aligné sur les autres départements".
C’est pourtant ce qui est prévu dans le pacte pour la départementalisation.

Immigration clandestine
En 2010 le nombre des reconduites à la frontière a augmenté de 39% sur 2009 ; il atteint le chiffre effarant de 26 405. Parmi les reconduits 6 000 enfants.
Rappelons que l’immigration clandestine se fait surtout par mer à bord de kwassa kwassa surchargées qui souvent chavirent. On parle de plusieurs milliers de noyés dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte.
Du 1er au 21 janvier, 40 embarcations ont été interceptées avec au total 2 000 personnes à bord. C’est le tonneau des Danaïdes. D’ailleurs le préfet Hubert Derache déclarait devant le Conseil Général : "Si on ne casse pas cette immigration irrégulière la départementalisation ne sera pas réussie… c’est le cancer de Mayotte !" Malheureusement l’immigration clandestine ne fait que croître et la départementalisation va l’aggraver en rendant Mayotte encore plus attirante. S’ajoutent maintenant des Africains demandeurs d’asile venant de la région des grands lacs, Rwandais, Burundais, Congolais arrivés par les Comores, dont l’ambition est de gagner la métropole. Une partie campe à la Mission catholique, les associations commencent à s’agiter pour leur défense… ce n’est qu’un début.
Mayotte va servir de porte d’entrée aux Africains vers
la France.

Condamnation
de l’Union africaine
Pendant ce temps l’Union africaine qui n’a jamais reconnu la sécession de Mayotte qu’elle considère comme faisant partie de l’Union des Comores, réunie à Addis-Abeba condamne l’ensemble du processus visant à transformer Mayotte en 101ème département français : "L’organisation africaine demande qu’un dialogue franc et constructif sous l’égide du secrétaire général des Nations Unies soit instauré en vue d’arrêter ensemble les modalités du retour effectif de Mayotte dons son ensemble comorien"
Ce serait certainement la meilleure des choses
.

La révolution égyptienne

Publié dans De par le monde

actuellement l’Egypte est passée d’un général d’aviation soutenu par l’armée à un maréchal d’infanterie également soutenu par l’armée comme si l’armée avait, ce qui est d’ailleurs probable, abandonné Moubarak pour garder le pouvoir. Le problème est ce qui se passera après les élections libres et transparentes, si elles ont lieu, que le Conseil suprême des forces armées, devrait organiser. On ne peut que craindre un résultat important pour les Frères Musulmans, seul mouvement d’opposition structuré. La question est de savoir la place que l’armée est prête à concéder aux milieux islamiques. On lit à l’envi que ceux ci ont changé et sont devenus libéraux et tolérants ; on peut aussi craindre qu’ils aient fait jusqu’à maintenant profil bas pour pouvoir mieux tirer les marrons du feu.

Cette révolution parait plus le fait des milieux urbains et instruits ; le vote des campagnes et du petit peuple risque de réserver des surprises, d’autant qu’il faut s’attendre à des lendemains qui déchantent, l’économie de ce pays surpeuplé ne s’étant pas améliorée pendant la crise.

Enfin il est certain que les Etats Unis qui ont de gros moyens de pression, notamment sur l’armée, ne sont pas prêts à accepter n’importe quoi en particulier tout ce qui pourrait représenter une menace pour Israël. Il n’est pas certain que le peuple du Nil suive un long fleuve tranquille. Les bien pensants se réjouissent peut être un peu tôt.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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