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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

11 Novembre

Publié dans En France

le Président de la République a annoncé que désormais à cette date serait honorée la mémoire de "tous les soldats morts au combat".
Cette décision est conforme à la volonté de la plupart des associations d’anciens combattants.
Immédiatement la gauche a condamné une décision politique voire électoraliste, Le Monde faisant valoir qu’on supprimait "la singularité de la Grande Guerre". Quelle singularité ? En fait on comprenait que les guerres qui ont suivi n’engageaient que des militaires de métier, ce qui est faux pour la guerre 39-45 et pour la guerre d’Algérie, deux guerres qu’on préfère apparemment oublier.
Le Monde n’hésite pas à écrire : "En période de sauvetage de la zone euro, la transformation du 11-Novembre est un geste envers les Allemands". Remarque indigne.
Je cite les commentaires de l’article :
"Je ne vois pas le rapport entre le paysan de 20 ans envoyé au casse-pipes au chemin des dames et le militaire professionnel bardé de kevlar effectuant sa mission en Afghanistan"
"C'est oublier que ces soldats sont morts pour protéger un pays (la France) et une population (les Français). Peut-on en dire autant des guerres d'Algérie, d'Indochine et d'Afghanistan ... "
"La guerre de 14/18 et celle actuelle en Afghanistan (on y fait quoi au juste ?) dans un même emballage, c'est difficile à accepter; je préfère me référer à "la der des ders " qui a eu du sens tant cela soulignait l'échec que représente toute guerre".
Les militaires envoyés se battre dans le monde entier et qui y vont faire leur devoir et quelquefois se faire tuer, apprécieront ainsi que les familles des 40 000 morts en Indochine.

La mort de Kadhafi

Publié dans De par le monde

Ainsi, ayant largement outrepassé les limites posées par la décision de l’ONU, la France a aidé à la mort de Kadhafi et à la chute de son régime.
On voudrait se réjouir de la mort du tyran et de l’avènement de jours radieux au soleil de la démocratie, si cette "révolution" n’était en fait qu’une guerre entre tribus.
Pour s’en convaincre il n’est que de voir le temps mis à la conquête de Tripoli et la détermination avec lequel les habitants de Syrte ont défendu leur ville et Kadhafi, on ne peut pas dire qu’ils aient été libérés.
Maintenant on peut craindre que le CNT ne se divise dans une lutte pour le pouvoir et que les islamistes tirent les marrons du feu, à moins que la Libye ne devienne une nouvelle Somalie, un pays sans état.
Les conséquences des révolutions du jasmin, ne sont pas encourageantes, la Tunisie dont l’économie est ruinée va certainement donner toute leur place aux islamistes, seule force réellement organisée, à moins que l’armée n’y mette bon ordre, ce qui nous ramènerait au point de départ ; quant à l’Egypte, l’armée tient le pouvoir et ne laissera certainement pas les frères musulmans y accéder. Rien de changé donc sauf pour les Coptes qui sont persécutés.
Ne manquerait plus que Bachar el Assad soit aussi emporté, ce serait encore les chrétiens qui trinqueraient comme en Irak.

Grève générale à Mayotte

Publié dans En France

les media métropolitains n’en ont pas dit un mot, que Mayotte manifeste depuis plus de dix jours contre la vie chère. Ces manifestations rappellent trait pour trait les manifestations guadeloupéennes de 2009 contre la "pwofitasyon", ce qui montre que le 101ème département et le 5ème DOM n’a pas été long à apprendre. Mais comme à Mayotte on ne parle pas créole mais shimaore le slogan est : "mabawas nachouké" (les ailes de poulet moins chères) en référence aux lots de dix kilos d’ailes de poulet importés d’Afrique du Sud et dont les mahorais font une grande consommation au point qu’elles soient classées dans les Produits de Première Nécessité (PPN).
Une journée de grève générale contre la vie chère, le 21 septembre - 600 manifestants selon la police, 3000 selon les syndicalistes - ne conduit qu’à des blocages de rond points et à des affrontements verbaux avec les gendarmes, présents en force. Finalement une délégation est reçue longuement par le préfet.
Faute de résultat un nouveau préavis de grève illimité est déposé pour le mardi suivant, le 27 septembre.
C’est là que les choses vont se gâter, le mardi 27 et surtout le mercredi 28, les manifestants se heurtent aux gendarmes qui ont reçu le renfort de trois  pelotons de la Réunion: Jets de pierre contre bombes lacrymogènes, caillassage de la presse par des casseurs. Les gendarmes doivent faire intervenir deux véhicules blindés  après la mise à feu d’une voiture..
A Mamoudzou tous les magasins sont contraints à baisser leurs rideaux.
Mardi, 5 personnes ont été blessées dans ces heurts et mercredi les affrontements ont fait 12 victimes légères.
Sept personnes interpellées par les forces de l’ordre, dont deux instituteurs, jugés en comparution immédiate pour violences, sont condamnées à des peines de prison avec sursis, des amendes et des heures de travail d’intérêt général.
Les manifestations prendront parfois un caractère raciste, plusieurs métropolitains étant pris à partie et agressés, les responsables syndicaux semblent avoir perdu le contrôle de leur mouvement.
Jeudi est un peu plus calme, mais le mouvement est reconduit, une grève illimitée décrétée.
Les leaders syndicaux ont bien rencontré le préfet Thomas Degos, des baisses ont été obtenues sur les ailes de poulet, le riz et les boîtes de sardines, cela a été jugé insuffisant.
Samedi, le ministre chargé de l’outremer, Marie-Luce Penchard, condamne les actes de violence inacceptables commis par des perturbateurs.
Lundi les négociations reprennent en préfecture, le prix de la bouteille de gaz qui est de 31 € à Mayotte contre 20 à la Réunion, est aussi discuté. Aucun accord n’est trouvé.
Les syndicalistes ont accepté de reprendre les négociations mercredi 5 octobre.
Tous les magasins ont été contraints de baisser leurs rideaux, l’intersyndicale a prévenu que tant qu’un accord écrit n’aurait pas été trouvé le mouvement se poursuivrait.
En attendant, Mayotte ressemble à une île morte, les stations services, les supermarchés ne sont plus approvisionnés et ne sont plus ouverts à la vente.
Il faut dire que Mayotte ne produit pas grand chose à part la pêche dans le lagon et des légumes pour la consommation individuelle. Tout est importé et comme l’île représente un marché minuscule, il y a fort peu de concurrence et les frais de transport sont élevés.
La départementalisation a créé une économie artificielle, alimentée par les crédits venus de métropole, les subventions et les salaires des fonctionnaires.
Il faudra bien pourtant trouver une issue au mouvement.

5 octobre 2011

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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