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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

Nous n’avons rien à faire en Somalie

Publié dans De par le monde

Depuis quelques temps, une campagne dans les médias est lancée pour nous apitoyer sur la Somalie. Les Européens ne sont pour rien dans ce désastre et l’intervention des "humanitaires" est contreproductive.
La Somalie est en guerre clanique depuis plus de 30 ans, et aucun chef de clan n’a envie d’en sortir, il en résulte, massacres, famines et épidémies. En 1992 une intervention militaire américaine se termina en fiasco.
Mais il n’y a plus d’état, le Gouvernement fédéral de transition tient à peine Mogadiscio.
Les Shebabs viennent de quitter la ville mais les islamistes contrôlent la plus grande partie du pays.
Les ONG occidentales, peinent à intervenir étant considérées comme des "croisés", l’aide alimentaire fournie par la PAM est acheminée par des cargos qui doivent être escortés car soumis à la piraterie somalienne.
Une grande partie de l’aide est détournée et on va légitimer les islamistes en négociant avec eux.
Une des causes de la famine est une croissance démographique démentielle, indice de fécondité de 6,76 par femme. De plus on cultive le maïs qui exige beaucoup d‘eau et qui a souvent remplacé le sorgho bien mieux adapté au climat.
Seules les organisations affiliées à l’OCI, l’Organisation de coopération islamique, peuvent à peu près librement intervenir, elles sont une vingtaine d’organisations venant du Koweit, du Qatar ou de Turquie. On en est à envisager de cacher l’origine des dons occidentaux avant de les distribuer et les dons en espèce de l’Union Européenne sont gérés et distribués par les organisations islamiques.
Ne continuons pas à arroser le sable du désert et à entretenir la guerre tribale qui de toute façon va amener à de nouveaux déferlements par Lampedusa ou d’autres portes de l’Europe.
N’oublions pas pour finir cet officier français prisonnier depuis deux ans des milices somaliennes sans que ça émeuve grand monde, n’étant pas journaliste.

Vive l’énergie nucléaire

Publié dans En France

est purement politique, destinée à la survie de la coalition de Madame Merkel. Prise à chaud à la suite de la catastrophe de Fukushima, les conséquences n’en ont pas été suffisamment analysées. On prétend remplacer les énergies polluantes et nucléaire, à terme par des énergies renouvelables, éolienne et solaire ; sait-t-on que pour produire de façon discontinue autant d’électricité qu’un réacteur nucléaire il faut quelque 3 000 éoliennes ? Le remplacement des 17 réacteurs actuels nécessiterait environ 50 000 éoliennes. Et pour remplacer les centrales au charbon et au gaz, combien ? En fait le charbon et pire le lignite ont de bons jours devant eux.
Le vrai projet des Khmers Verts qui poussent ce projet délirant c’est d’augmenter considérablement le prix de l’électricité et d’en réduire drastiquement la consommation.
C’est aussi ce que veulent nos écolos, c’est un problème de civilisation : ils veulent la décroissance. C’est vrai qu’on peut vivre autrement, en 1940 toute la France n’était pas électrifiée et dans les campagnes on s’éclairait à la lampe à pétrole et on puisait l’eau au puits. Quand la Chine, le Brésil et l’Inde se développent à grand pas, augmentant considérablement leur production d’électricité, on veut nous faire suivre la pente inverse.
L’abandon et même le gel du nucléaire en France serait catastrophique, perte d’indépendance énergétique, augmentation du déficit, renoncement à une industrie où nous excellons.
L’énergie nucléaire n’a pas démérité : l’accident de Fukushima est du à la mauvaise évaluation de risques qui étaient pourtant connus. On avait en mémoire de précédents tsunamis, il aurait fallu en tenir compte dans le choix de l’emplacement et la conception de la centrale. Mais les milliers de victimes ne sont pas le fait de la centrale. Personne ne s’indigne qu’on ait construit des villes dans cette zone déjà ravagée par des tsunamis. Parions qu’on va les reconstruire.
Il faut bien sur tenir compte de cet accident pour revoir la sécurité des centrales existantes, en charger une autorité compétente et indépendante. Vérifier par exemple que l’alimentation électrique est en tout cas assurée, qu’une inondation n’aurait pas de conséquence grave, mais enfin il n’y a pas en France grand risque de tsunami et il existe nombre de régions où la sismicité est faible et où les risques de tremblement de terre peuvent être assumés.
La filière retenue pour les actuels réacteurs et pour l’EPR est sure et bien maitrisée, les risques, il y en a bien sur, sont connus, il faut continuer en ne transigeant pas sur la sécurité.
On affirme que l’uranium existe en faible quantité, si on accepte de le payer plus cher, ce qui ne change pas grand chose au prix du kW.h produit, il y en a pour très longtemps d’autant qu’il en existe des quantités exploitables dissoutes dans l’eau des océans.
Quant au stockage des déchets, les solutions existent à condition qu’on traite la question rationnellement et sans parti pris.
L’énergie nucléaire tue beaucoup moins de monde que le charbon et l’industrie chimique, elle est peu polluante il ne faut pas s’en priver. Ne laissons pas une secte d’irresponsables nous imposer leur délire.

Les affres du Vice-recteur de Mayotte

Publié dans En France
Il est étonnant de voir, après le silence assourdissant qui a précédé la départementalisation de Mayotte, le nombre de ceux qui, maintenant que le mal est fait, se réveillent pour signaler les conséquences désastreuses qui vont en résulter.
Il en est ainsi de l'IFRAP qui le 14 avril 2011, publiait un article de Samuel-Frédéric Servière intitulé "Le vice-rectorat de Mayotte bientôt débordé ?"
Il part de la grève de près de deux mois ayant bloqué l’enseignement public surtout dans le primaire, pour expliquer comment la France est entrée avec Mayotte dans le piège de la départementalisation.

Cette grève avait pour objet, alors que l’alignement des titulaires de la fonction publique mahoraise sur les autres départements ultramarins, notamment la proche Réunion, devrait s’étaler sur une vingtaine d’années, l’accélération de cette évolution.
Pour ce qui est des instituteurs, l’alignement devait se faire par l’intermédiaire de corps dits "passerelle" avant d’être versés dans les corps de la fonction publique d’Etat ou de la fonction publique locale soit directement avec le passage de concours internes spécifiques, ainsi que par titularisation de contractuels.
Il faut voir que les instituteurs mahorais ont été recrutés au niveau du bac.
Les syndicats veulent obtenir un alignement beaucoup plus rapide. Ils demandent "l’indexation des salaires" et la "titularisation des instituteurs contractuels". L’indexation des salaires est une majoration pour tenir compte du coût de la vie, elle est de 50% à la Réunion.
Il est bien certain que si on leur cède cela fera tâche d’huile dans les autres corps de la fonction publique locale. Le mouvement a d’ailleurs déjà commencé puisque, comme le signale l’article de l’iFRAP, les gendarmes ont droit à une majoration de 93% et les journalistes de RFO de 53%.
Il y a à Mayotte 6 000 agents de l’éducation nationale et en tout 30 000 agents dans les différentes fonctions publiques, le secteur public lui-même représentant 49 % du PIB local. On se rend compte de l’importance de l’enjeu. On va comme à la Réunion, avoir des fonctionnaires surpayés par rapport aux salaires du privé, entrainant une hausse du coût de la vie.

Autre conséquence de la départementalisation, on va vers une explosion du nombre d’élèves à instruire : on expulse bon an mal an 6 000 enfants par an surtout vers Anjouan, l’île voisine, il est bien certain que les associations comme la Cimade, vont s’opposer à ces expulsions comme en métropole et qu’il faudra les scolariser.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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