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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

La révolution égyptienne

Publié dans De par le monde

actuellement l’Egypte est passée d’un général d’aviation soutenu par l’armée à un maréchal d’infanterie également soutenu par l’armée comme si l’armée avait, ce qui est d’ailleurs probable, abandonné Moubarak pour garder le pouvoir. Le problème est ce qui se passera après les élections libres et transparentes, si elles ont lieu, que le Conseil suprême des forces armées, devrait organiser. On ne peut que craindre un résultat important pour les Frères Musulmans, seul mouvement d’opposition structuré. La question est de savoir la place que l’armée est prête à concéder aux milieux islamiques. On lit à l’envi que ceux ci ont changé et sont devenus libéraux et tolérants ; on peut aussi craindre qu’ils aient fait jusqu’à maintenant profil bas pour pouvoir mieux tirer les marrons du feu.

Cette révolution parait plus le fait des milieux urbains et instruits ; le vote des campagnes et du petit peuple risque de réserver des surprises, d’autant qu’il faut s’attendre à des lendemains qui déchantent, l’économie de ce pays surpeuplé ne s’étant pas améliorée pendant la crise.

Enfin il est certain que les Etats Unis qui ont de gros moyens de pression, notamment sur l’armée, ne sont pas prêts à accepter n’importe quoi en particulier tout ce qui pourrait représenter une menace pour Israël. Il n’est pas certain que le peuple du Nil suive un long fleuve tranquille. Les bien pensants se réjouissent peut être un peu tôt.

La chute de la maison Ben Ali

Publié dans De par le monde

Ben Ali qui gouvernait la Tunisie depuis 23 ans a été renversé et voilà tous les media criant victoire, acclamant le départ du tyran, du prévaricateur. Quelle courte vue, personne ne se demande ce qui va se passer, qui va prendre le pouvoir, pour quoi faire ?
Les pays dont la France, qui jusque là l’avaient soutenu, applaudi sa politique et vanté les progrès obtenus, le vouent aux gémonies et acclament sa chute, cruelle inconséquence.
Certes Ben Ali n’était pas un grand démocrate mais il avait fait de son pays un pays moderne attirant les investissements extérieurs, un pays où la jeunesse était instruite à 100%, où les femmes étaient libres et pas astreintes au port du voile.
Les touristes affluaient par millions et appréciaient l’ambiance qui régnait en Tunisie et pas seulement son climat.
Tout cela est détruit probablement pour longtemps.
Les medias parlent d’une "révolution des jasmins", ce n’est pas une révolution mais une révolte, une révolte proche de celle qui entraîna la chute du Shah d’Iran. La révolte d’une jeunesse formée frappée par un important chômage. Ce n’est pas une révolution parce qu’il n’y a personne pour prendre le pouvoir et proposer une autre politique.
Du reste l’équipe précédente est restée, incorporant juste quelques membres de partis de gauche qui ne représentent rien et se sont d’ailleurs empressés de partir.
On promet des élections démocratiques, pour élire qui ? Il n’y a pas d’opposition crédible, on va voir se constituer, une multitude de partis, se présenter une foule d’intellectuels pour certains revenant de l’étranger.
Cela finira forcément par ouvrir la voie à l’Islamisme, qui avait été jusque-là contenu par Ben Ali.
Le seul espoir est que l’armée qui a su se tenir en dehors de la répression ne finisse par prendre le pouvoir, d’ailleurs Ben Ali était issu de l’armée.
Mais il faut craindre un effet de domino menaçant d’abord l’Egypte d’un Moubarak vieillissant, puis d’autres, la Jordanie

Emission sur Planète

Publié dans En France

l’émission "Des îles et des hommes" consacrée à Mayotte, ce fut très intéressant.
En compagnie de Christian Karembeu promu, en tant que Néo Calédonien, spécialiste en îles, avec comme guide une charmante Mahoraise au front orné d’une superbe peinture, mais qui, détail révélateur, ne parlait pas français, nous avons rencontré les Mahorais.
On nous a montré cette société modelée par l’Islam aux coutumes bien particulières.
Après le pêcheur dans la mangrove qui craignait les djinns, nous avons rencontré une survivante du mouvement des "chatouilleuses", mouvement historique qui dans les années 70 animait le séparatisme de Mayotte. Cette dame interrogée sur la raison qui la poussait à demander la départementalisation avait une réponse très franche : "L’argent, la France est généreuse, pouvoir mieux vivre… " Voilà qui met les choses au point quant aux motivations.
Nous avons eu droit aussi à une confrèrie Soufi dont les hommes dansaient toute la nuit jusqu’à l’épuisement.
On nous a montré un sorcier, chassant les djinns du corps de femmes possèdées, on vient de Marseille pour le voir.
Nous avons vu des jeune garçons qui à l’age de la puberté doivent quitter l’habitation familiale pour se réfugier dans des cases où ils vivent entre eux
Un "grand" mariage où l’épouse apparaissait couverte de peinture de henné et le fiancé habillé en prince arabe, fut l’occasion d’évoquer la polygamie, pour conclure qu’elle ne disparaitrait pas "les femmes étant plus nombreuses que les hommes" ( ?)
La conclusion de tous était que les Mahorais ne voulaient pas abandonner leurs coutumes et leur mode de vie. Ce que je comprends fort bien mais qui ne les rapproche pas de la communauté des Français.
Cette départementalisation est un immense malentendu.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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