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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

Les affres du Vice-recteur de Mayotte

Publié dans En France
Il est étonnant de voir, après le silence assourdissant qui a précédé la départementalisation de Mayotte, le nombre de ceux qui, maintenant que le mal est fait, se réveillent pour signaler les conséquences désastreuses qui vont en résulter.
Il en est ainsi de l'IFRAP qui le 14 avril 2011, publiait un article de Samuel-Frédéric Servière intitulé "Le vice-rectorat de Mayotte bientôt débordé ?"
Il part de la grève de près de deux mois ayant bloqué l’enseignement public surtout dans le primaire, pour expliquer comment la France est entrée avec Mayotte dans le piège de la départementalisation.

Cette grève avait pour objet, alors que l’alignement des titulaires de la fonction publique mahoraise sur les autres départements ultramarins, notamment la proche Réunion, devrait s’étaler sur une vingtaine d’années, l’accélération de cette évolution.
Pour ce qui est des instituteurs, l’alignement devait se faire par l’intermédiaire de corps dits "passerelle" avant d’être versés dans les corps de la fonction publique d’Etat ou de la fonction publique locale soit directement avec le passage de concours internes spécifiques, ainsi que par titularisation de contractuels.
Il faut voir que les instituteurs mahorais ont été recrutés au niveau du bac.
Les syndicats veulent obtenir un alignement beaucoup plus rapide. Ils demandent "l’indexation des salaires" et la "titularisation des instituteurs contractuels". L’indexation des salaires est une majoration pour tenir compte du coût de la vie, elle est de 50% à la Réunion.
Il est bien certain que si on leur cède cela fera tâche d’huile dans les autres corps de la fonction publique locale. Le mouvement a d’ailleurs déjà commencé puisque, comme le signale l’article de l’iFRAP, les gendarmes ont droit à une majoration de 93% et les journalistes de RFO de 53%.
Il y a à Mayotte 6 000 agents de l’éducation nationale et en tout 30 000 agents dans les différentes fonctions publiques, le secteur public lui-même représentant 49 % du PIB local. On se rend compte de l’importance de l’enjeu. On va comme à la Réunion, avoir des fonctionnaires surpayés par rapport aux salaires du privé, entrainant une hausse du coût de la vie.

Autre conséquence de la départementalisation, on va vers une explosion du nombre d’élèves à instruire : on expulse bon an mal an 6 000 enfants par an surtout vers Anjouan, l’île voisine, il est bien certain que les associations comme la Cimade, vont s’opposer à ces expulsions comme en métropole et qu’il faudra les scolariser.

Réflexions sur la guerre en Libye

Publié dans En France

 

de la chute de Dien Bien Phu en 1954.
Bien sur on a perdu, mais au moins on savait pourquoi on se battait et jusqu’au dernier jour on a trouvé des volontaires pour sauter dans la cuvette alors qu’il était bien évident que c’était foutu.
Le corps expéditionnaire en Indochine a eu 40 000 morts en huit ans pour lesquels on n’exigeait pas la présence du Président de la République.
Maintenant on mène des "interventions" dont personne ne connaît vraiment le but, en Afghanistan, et maintenant en Libye.
Il ne faut surtout pas de mort, du moins de notre côté, alors on fait la guerre avec des tomahawk, des drones.
Comme on craint les "Manpad", ces missiles épaulables, SA 14 peut être SA 24, on n’utilise plus les hélicoptères qui seraient pourtant efficaces contre les forces de Kadhafi ; les couteux avions supersoniques ne descendent pas en dessous de 15 000 pieds, donc ne peuvent rien faire.

La crainte du risque mène à l’inefficacité, c’est vrai dans tous les domaines.

Retour au Second Empire

Publié dans En France

Si on s’intéresse aux 13 constitutions que la France s’est donné depuis 1791, on remarque une constante : les régimes autoritaires, monarchies et empires confient à l’exécutif le droit de déclarer la guerre, alors que sous les régimes démocratiques, notamment les républiques, le pouvoir législatif autorise la guerre.
Depuis la création de la 5ème république, les Présidents se basent sur l’article 15 de la constitution :
Article 15.
Le président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale.
pour estimer que le Président "Chef des Armées" a le droit d’entrainer la France dans n’importe quelle aventure militaire.
Remarquons que Louis XVI en 1791, Vincent Auriol et René Coty sous la 4ème République étaient aussi qualifiés de "Chef des Armées" sans avoir pour autant le moindre pouvoir d’engagement des armées. En fait ce titre, signifie simplement que le chef de l’Etat est au sommet de la hiérarchie militaire comme la reine d’Angleterre au Royaume Uni.
Il faut se référer aux deux articles suivant :
Article 21.
Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la défense nationale…
Art. 35
La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote. Lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement. Il peut demander à l'Assemblée nationale de décider en dernier ressort
C’est donc au gouvernement qu’il revient d’engager les armées sous le contrôle du Parlement.
Notons que cette procédure n’est, peu ou prou, jamais respectée et que nous nous trouvons maintenant engagés dans des combats en Libye et en Côte d’Ivoire.
Nous sommes revenus au Second Empire sous Napoléon III, qui envoya les armées françaises, en Crimée, en Italie, au Mexique avec le succès que l’on sait, en Chine mettre à sac le palais d’été et finalement à Sedan.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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