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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

La chute de la maison Ben Ali

Publié dans De par le monde

Ben Ali qui gouvernait la Tunisie depuis 23 ans a été renversé et voilà tous les media criant victoire, acclamant le départ du tyran, du prévaricateur. Quelle courte vue, personne ne se demande ce qui va se passer, qui va prendre le pouvoir, pour quoi faire ?
Les pays dont la France, qui jusque là l’avaient soutenu, applaudi sa politique et vanté les progrès obtenus, le vouent aux gémonies et acclament sa chute, cruelle inconséquence.
Certes Ben Ali n’était pas un grand démocrate mais il avait fait de son pays un pays moderne attirant les investissements extérieurs, un pays où la jeunesse était instruite à 100%, où les femmes étaient libres et pas astreintes au port du voile.
Les touristes affluaient par millions et appréciaient l’ambiance qui régnait en Tunisie et pas seulement son climat.
Tout cela est détruit probablement pour longtemps.
Les medias parlent d’une "révolution des jasmins", ce n’est pas une révolution mais une révolte, une révolte proche de celle qui entraîna la chute du Shah d’Iran. La révolte d’une jeunesse formée frappée par un important chômage. Ce n’est pas une révolution parce qu’il n’y a personne pour prendre le pouvoir et proposer une autre politique.
Du reste l’équipe précédente est restée, incorporant juste quelques membres de partis de gauche qui ne représentent rien et se sont d’ailleurs empressés de partir.
On promet des élections démocratiques, pour élire qui ? Il n’y a pas d’opposition crédible, on va voir se constituer, une multitude de partis, se présenter une foule d’intellectuels pour certains revenant de l’étranger.
Cela finira forcément par ouvrir la voie à l’Islamisme, qui avait été jusque-là contenu par Ben Ali.
Le seul espoir est que l’armée qui a su se tenir en dehors de la répression ne finisse par prendre le pouvoir, d’ailleurs Ben Ali était issu de l’armée.
Mais il faut craindre un effet de domino menaçant d’abord l’Egypte d’un Moubarak vieillissant, puis d’autres, la Jordanie

Emission sur Planète

Publié dans En France

l’émission "Des îles et des hommes" consacrée à Mayotte, ce fut très intéressant.
En compagnie de Christian Karembeu promu, en tant que Néo Calédonien, spécialiste en îles, avec comme guide une charmante Mahoraise au front orné d’une superbe peinture, mais qui, détail révélateur, ne parlait pas français, nous avons rencontré les Mahorais.
On nous a montré cette société modelée par l’Islam aux coutumes bien particulières.
Après le pêcheur dans la mangrove qui craignait les djinns, nous avons rencontré une survivante du mouvement des "chatouilleuses", mouvement historique qui dans les années 70 animait le séparatisme de Mayotte. Cette dame interrogée sur la raison qui la poussait à demander la départementalisation avait une réponse très franche : "L’argent, la France est généreuse, pouvoir mieux vivre… " Voilà qui met les choses au point quant aux motivations.
Nous avons eu droit aussi à une confrèrie Soufi dont les hommes dansaient toute la nuit jusqu’à l’épuisement.
On nous a montré un sorcier, chassant les djinns du corps de femmes possèdées, on vient de Marseille pour le voir.
Nous avons vu des jeune garçons qui à l’age de la puberté doivent quitter l’habitation familiale pour se réfugier dans des cases où ils vivent entre eux
Un "grand" mariage où l’épouse apparaissait couverte de peinture de henné et le fiancé habillé en prince arabe, fut l’occasion d’évoquer la polygamie, pour conclure qu’elle ne disparaitrait pas "les femmes étant plus nombreuses que les hommes" ( ?)
La conclusion de tous était que les Mahorais ne voulaient pas abandonner leurs coutumes et leur mode de vie. Ce que je comprends fort bien mais qui ne les rapproche pas de la communauté des Français.
Cette départementalisation est un immense malentendu.

Départementalisation de Mayotte

Publié dans En France

Ainsi le Parlement a adopté le principe de la départementalisation de Mayotte en mars 2011, l’Assemblée nationale votant dans les mêmes termes le 23 novembre les deux projets de loi adoptés à l’unanimité par le Sénat le 22 octobre dernier, ces deux lois étant rapidement promulguées le 7 décembre. Les Français auront donc été privés d’un débat sérieux permettant de mettre au jour toutes les contradictions et conséquences de cette départementalisation. La départementalisation de Mayotte dont le but réel est électoraliste, aura donc été menée à bien sans que les Français soient non seulement consultés mais encore informés de ce qu’est réellement cette île des Comores.

Les Mahorais ne sont d’ailleurs pas plus informés de ce qu’on leur demande, s’adapter peu à peu au droit commun, passer d’une société entièrement musulmane, 98 % des Mahorais sont musulmans, où le français n’est pas la langue courante, et où on vit sous un statut personnel proche de la charia à une société de droit français. Ils ne sont pas prêts à cette révolution culturelle. On a abrogé les mariages polygames mais les Mahorais qui le souhaitent gardent leur statut personnel, les mariages polygames demeurant valables. Il y aura donc un département français où les mariages polygames seront légaux. L’état civil sur lequel on travaille depuis dix ans est totalement incertain étant donné les homonymies, la polygamie et l’immigration, le cadastre n’existe pas.
Pour les Mahorais la départementalisation c’est l’alignement de Mayotte sur les prestations sociales de la Réunion, l’aide de l’Europe après que l’île soit devenue RUP, Région ultrapériphérique. Ils ne savent pas qu’ils devront payer l’octroi de mer, l’impôt foncier, l’impôt sur le revenu.
Il est prévu un alignement de Mayotte sur la métropole et la Réunion après une période d’adaptation de 20 à 25 ans. Croit on que ce soit réellement possible alors que l’article 73 de la Constitution prévoit "les lois et règlements sont applicables de plein droit" ?
Déjà les revendications se font jour parmi les fonctionnaires et les enseignants demandant l’indexation des salaires, et une prime d’éloignement.
Il y a à Mayotte 30 000 agents de la fonction publique, la moitié des actifs, pour une population de 200 000 habitants, si bien que le Conseil Général et les municipalités ne peuvent plus payer les salaires.

A terme le coût de Mayotte pour la France est estimé à environ un milliard d’euros, pour quoi faire ? Accroitre l’écart actuellement de 1 à 10 entre les autres Comores et Mayotte entrainant une irrépressible immigration clandestine en particulier à partir d’Anjouan : 40% de la population actuelle est composée d’immigrés clandestins. Pourtant on en expulse 20 000 par ans sans beaucoup de procédure. Quand Mayotte sera département donc la France, les associations vont exiger le respect des procédures en vigueur en métropole : on ne pourra plus expulser, que va-t-il se passer ? L’île sera envahie par les clandestins, les autochtones et les blancs n’auront plus qu’à partir. Déjà de nombreux Mahorais sont partis à la Réunion pour vivre immédiatement des prestations sociales et pourtant il y a là déjà 40% de chômage.
On ne pourra maintenir le mur de radars et de vedettes de gendarmes, chassant les kwassa kwassa, les embarcations à bord desquelles les passeurs forcent le barrage au prix de nombreuses noyades.
Tout le monde sait que le développement de Mayotte n’est possible que dans son environnement, notamment les autres Comores. Il faudrait assurer un développement minimum des autres îles en évitant une trop grande disparité de revenu : on a entrepris le contraire.
D’ailleurs Mayotte n’a pas grande possibilité de développement, à part le tourisme, la pêche, quelques cultures. Avec le coût de la main d’œuvre Mayotte ne deviendra pas Maurice et continuera de vivre de transferts et de subvention.
On compte sur l’Europe, bien faible espoir : pour devenir région ultrapériphérique et bénéficier des aides, il faudrait l’accord des 27 pays européens ; or beaucoup ont voté la condamnation par l’ONU de l’annexion de Mayotte par la France et n’accepteront certainement pas les méthodes de lutte contre l’immigration clandestine.
La départementalisation de Mayotte est une erreur dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences, et le pire c’est que les Français non informés ont été mis devant le fait accompli uniquement pour récupérer 70 000 voix.

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