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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

La sapèque

Publié dans Devant l'histoire
La sapèque
 
Je possède une sapèque (1) d’argent provenant "du palais d’été de l’empereur" autrement dit de ce pillage injustifiable connu sous le nom du "sac du Palais d’Eté". Le 18 octobre 1860 les Français et les Anglais ont pillé et brulé le Palais d’Eté de l’empereur de Chine à Pékin au cours de la Seconde guerre de l’opium destinée à contraindre son pays à s’ouvrir à leurs commerçants.
Je ne sais pas comment cette sapèque m’est parvenue, peut être vient-elle d’un de mes ancêtres ayant participé à cet acte de vandalisme.
Les Chinois s’en souviennent encore et en ont gardé une rancune tenace, mais n’ont jamais demandé la restitution des objets volés dont certains doivent bien se trouver à Paris au Musée Guimet, ils se contentent de les racheter – fort cher – sur le marché de l’art.
On est en train de restituer au Bénin, vingt-six œuvres d’art saisies dans les ruines du palais du roi Béhanzin en novembre 1892, par le colonel Dodds qui en fit don au musée du Trocadéro à Paris.
Le président béninois, Patrice Talon en demande la restitution ce que le président Macron s’empresse de faire. Mais il se heurte au code du patrimoine qui prescrit l’inaliénabilité des collections des musées. Qu’à cela ne tienne on va prévoir une dérogation pour les états africains subsahariens "dont les territoires correspondent à d’anciennes colonies françaises". Bien entendu il y a là un acte de repentance de plus pour les "méfaits" de la colonisation.
 
Pourquoi s’en tenir à l’Afrique ? Les musées français regorgent de butins de guerre y compris provenant des guerres napoléoniennes ? On ne va quand même pas les vider pour complaire à tel ou tel chef d’état.
Je me souviens de l’état dans lequel il y a quelques années on avait trouvé le musée de Dakar, conditions de conservation indignes, disparition de nombreux objets victimes d’un pillage qui n’était pas de notre fait.
Les Chinois viennent de financer à Dakar la construction d’un musée des "civilisations noires", il pourra accueillir 18 000 pièces allant des premiers hominidés aux créations artistiques actuelles. Déjà le Sénégal souhaite la restitution de "toutes" les œuvres d’art, avec le précédent béninois comment refuser ? Au nom de la "repentance coloniale" que le Président ne cesse d’invoquer va-t-on vider nos musées, alors qu’il est bien évident qu’on leur doit la conservation de ce patrimoine étant donné les conditions de conservation et les pillages qui prévalent dans nombre de musées africains. Un rapport d’universitaires Felwinn Sarr et Bénédicte Savoye préconise la restitution sans condition aux états africains de tous les objets pillés ou acquis à vil prix durant la période coloniale, soit quelque 46 000 objets détenus dans les collections publiques. En dehors de toute autre considération, on ne peut que condamner le "fait du prince" auquel se livre le président Macron contre toute réglementation.
Quoiqu’il en soit j’envisage de proposer à monsieur Xi la restitution de ma sapèque.
 
(1) ancienne pièce de monnaie chinoise
Envoyé par l'auteur, 9 décembre 2018

Les Gaulois et le ciel

Publié dans Du côté des élites
Les Gaulois et le ciel
 
Il paraît que la seule chose que craignaient les Gaulois était que le ciel leur tombe sur la tête, cela ne les a pas empêché d’être battus par César. Il en est de même de Macron et du gouvernement, la seule menace qu’ils veulent traiter est le réchauffement climatique, ils ne se préoccupent pas des deux vraies menaces auxquelles nous sommes exposés : une immigration invasive incontrôlée, liée à un risque terroriste permanent et une situation sociale dégradée.
 
Il y a en France plus de 3,5 millions de chômeurs, 6 millions de Français reçoivent une aide pour se loger, 1 million sont contraints de s’adresser aux Restos du Cœur pour survivre, sans parler de ceux qui font appel à la CMU pour pouvoir se soigner, les prélèvements obligatoires représentent 48,4% du PIB – nous sommes les champions d’Europe - la part des particuliers ne cessant de croître. La société où nous vivons peut maintenant se comparer au régime soviétique, les Français dépendant de plus en plus d’aides sociales pour vivre et voyant leur niveau de vie baisser inexorablement.
Dans ces conditions les préoccupations écologiques sont loin d’être leur préoccupation première d’autant qu’on veut faire changer leur mode de vie sous la contrainte : ils se rebellent. Ce qu’ils demandent est pourtant simple : vivre honnêtement du fruit de leur travail.
Ce qu’on leur promet est une poursuite d'une politique qualifiée de "transition énergétique" pour "sauver la planète" et qui ne fera qu’aggraver les choses.
Grace à des gouvernants visionnaires il y a cinquante ans, la France est un des pays les moins pollueurs de la planète, 75 % de l’électricité étant d’origine nucléaire. Pour des raisons purement idéologiques on s’oblige à ramener la part du nucléaire à 50 % ce qui oblige à la fermeture prématurée de centrales amorties produisant une électricité constante et peu couteuse, et de développer des énergies intermittentes notamment éolienne et solaire.
 
Pour le Français, la transition énergétique consiste à leur imposer une taxe carbone sur les produits pétroliers et une taxe sur l’électricité représentant actuellement 16 % de leur facture, ces taxes étant programmées pour croître inexorablement et destinées à soutenir le construction d’éoliennes allemandes et de panneaux solaires chinois. Il voit que l’on veut l’obliger à remplacer sa voiture alors qu’il n’en a pas les moyens même avec les aides prévues, à remplacer sa chaudière et à calfeutrer sa maison. Comment voulez-vous qu’il ne se révolte pas, d’autant qu’il voit bien que l’on ne demande rien aux transports aériens, maritimes et routiers qui peuvent continuer à émettre du CO2 sans contrainte.
 
La France produit 0,9 % du CO2 mondial, tout ce que l'on entreprendra ne servira à rien. Elle pollue deux fois moins que l’Allemagne qui brule de la tourbe dans ses centrales, quatre fois moins que le Japon, dix-sept fois moins que les Etats Unis, et trente et un fois moins que la Chine.
Dans ces conditions la politique énergétique doit être définie de façon à produire l’énergie la moins couteuse possible sans se préoccuper d’autres considérations qui sont, dans l’état actuel, secondaires.
D’autant que les verts qui il y a peu se préoccupaient des espaces humides, de la survie des crapauds et des paysages, veulent maintenant des milliers d’éoliennes, Macron veut les multiplier par cinq, des fermes solaires gigantesques – il en est prévue une de 2000 ha dans les Landes, désertifiant 1300 ha de terres agricoles et 700 de forêt - pour produire autant qu’un seul réacteur nucléaire. L’aide actuelle aux énergies renouvelables actuellement de 5 milliards d’euros par an sera portée à 7 ou 8 milliards par an.
 
Imaginons ce que sera la France couverte de milliers d’éoliennes hautes comme les deux tiers de la tour Eiffel, ce que deviendront nos paysages d’autant qu‘il faut savoir qu’au pied de chaque mât il y a un bloc de béton de 1500 tonnes qui y restera pour l’éternité.
Quant aux éoliennes en mer imaginons ce qu’elles subiront au cours d’une tempête dans le golfe de Gascogne pour prendre conscience du coût de leur entretien.
Remarquons qu’il faut distinguer la pollution à basse altitude et la production de "gaz à effet de serre" dans la haute atmosphère.
 
La pollution notamment urbaine est une réalité contre laquelle il faut lutter mais il faut régler la question à l’échelon local en fonction du contexte. Chaque agglomération devrait imposer les contraintes nécessaires, fluidification du trafic, interdiction d’activités et de véhicules polluants, développement des transports en commun. A ce sujet la création du "Grand Paris" qui aspire une grande part de l’activité économique et industrielle de la France est un non-sens. Il faudrait reprendre une politique volontariste d’aménagement du territoire répartissant au mieux dans tout le pays les services publics, les transports et les activités.
 
Pour ce qui est de la production de gaz à effet de serre, la France peut se permettre de ne rien faire : utiliser les centrales nucléaires le plus longtemps possible, et entreprendre leur remplacement par des réacteurs développés en fonction de leur rentabilité sans toutefois transiger sur la sécurité. Ne pas soutenir l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires importés.
La France a été pionnière dans le domaine de l’énergie nucléaire, maitrisant seule toute la chaine de la fabrication du combustible au traitement des déchets, il faut reprendre notre place ce qui nécessite constance et volonté. La France a été à l’origine de projets innovants : Airbus, Ariane, les TGV, en quoi sommes-nous innovants actuellement, à la remorque des Américains et bientôt des Chinois ?
 
L’autre domaine pour lequel il faut abandonner la politique restrictive imposée par le lobby écologiste, c’est le pétrole : Mr Hulot a obtenu l’interdiction de toute recherche pétrolière en France et dans nos zones économiques. Actuellement les deux tiers de notre déficit commercial proviennent de l’achat de produits pétroliers – quarante milliards d’euros - ce n’est pas à la production pétrolière qu’il faut se prendre mais à la consommation. La Guyane et le Canal du Mozambique ont des sites prometteurs, pourquoi se priver de les exploiter ? Et pourquoi s’interdire toute recherche sur le pétrole et le gaz de schiste ?
Il faut faire taire le lobby écologiste qui mène la France à des dépenses inutiles qu’il faut financer par des taxes toujours croissantes. C’est la seule façon de relancer l’économie et d’élever le niveau de vie des Français, et de calmer leur révolte, c’est plus urgent que d’attendre que le ciel nous tombe sur la terre.

Envoyé par l'auteur, 30 novembre 2018

Ho Chi Minh

Publié dans Devant l'histoire
Ho Chi Minh
 
Je pense que nous sommes nombreux, anciens combattants d’Indochine, à avoir considéré l’hommage rendu à Ho Chi Minh à Hanoï par le Premier Ministre comme une trahison ou une totale méconnaissance de l’histoire.
Que Edouard Philippe se soit rendu au Viet Nam, très bien, nous avons avec ce pays une histoire commune, nous l’avons développé économiquement, culturellement, nous avons construit des villes superbes que l’on peut encore y admirer.
Qu’il se soit rendu à Dien Bien Phu pour rappeler le sacrifice des milliers de combattants du corps expéditionnaire français et même qu’il se soit incliné devant les morts du Viet Minh, pourquoi pas ?
Qualifier Ho Chi Minh d’"artisan de l’indépendance d’une grande et belle Nation" relève de la désinformation pure et simple, Ho Chi Minh voulait peut être l’indépendance du Viet Nam mais avant tout l’établissement d’un régime communiste pur et dur.
La France était prête dès le début à donner l’indépendance au Viet Nam d’abord dans le cadre de l’Union Française puis totale, le général de Lattre avait créé une armée vietnamienne à laquelle on passait la suite et qui s’est courageusement battue à nos côtés : quand le sort de Dien Bien Phu était désespéré, on a trouvé des unités vietnamiennes pour y être parachutées. Personnellement dans le delta du Mékong j’ai combattu à côté d’unités vietnamiennes qui se battaient sous leurs propres couleurs.
 
Présenter la guerre d’Indochine comme une guerre coloniale est un non-sens, il s’agissait d’arrêter l’expansion du communisme comme ce fut le cas, en même temps en Corée, et c’est la raison pour laquelle les Etats Unis nous ont aidé matériellement et financièrement.
Ho Chi Minh devrait être jugé de nos jours comme criminel de guerre, il n’a obtenu la victoire qu’au mépris de la vie de ses compatriotes, combattants et coolies qu’il considérait comme consommables. Les prisonniers qu’il fit au cours de la guerre et en particulier à Dien Bien Phu furent enfermés dans des camps où leur sort ne cédait en rien à celui des déportés de Hitler, détresse alimentaire et sanitaire, rééducation politique. La mortalité y fut de l’ordre de soixante-dix pour cent et les survivants, à leur libération étaient semblables à ceux d’Auschwitz.
 
Après le partage du Viet Nam, un million de Tonkinois, surtout des catholiques, fuirent le communisme et se réfugièrent au sud, beaucoup devinrent des boat peoples à la fin de la guerre du Viet Nam.
Quand le Viet Minh chassa les Américains du Sud-Viet Nam ce n’était pas une guerre de libération mais une conquête par le Tonkin communiste, encore actuellement  le Viet Nam vit sous un régime communiste.
Rendre hommage à Ho Chi Minh c’est rendre hommage à Mao voire à Pol Pot, Je ne sais pas comment les nombreux Vietnamiens qui se sont installés en France et se sont généralement remarquablement assimilés, auront apprécié cet hommage à Ho Chi Minh que personne ne demandait.
N’oublions pas que le corps expéditionnaire eut au cours de huit ans de guerre, 40 000 morts.

Envoyé par l'auteur, 14 novembre 2018

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