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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

Syrie, on nous ment

Publié dans De par le monde
Syrie, on nous ment
 
Les informations que l’on reçoit sur la situation en Syrie proviennent uniquement de sources rebelles et sont présentées par des journalistes partisans comme vérité.
De sources dignes de foi et en particulier des évêques, il ressort que la situation est toute autre. En particulier Alep n’est pas une ville rebelle mais est aux mains de groupes de diverses tendances, djihadistes et mercenaires étrangers, infiltrés jusqu’au centre-ville. Les habitants n’ont pas collaboré à l’attaque et en subissent toutes les conséquences.
Les djihadistes appuyés par des miliciens de EI, ont coupé l’eau et l’électricité et bombardent au mortier les quartiers du centre-ville.
La contre-offensive de l’armée syrienne déclenchée avec l’aide de l’aviation russe a pour but principal de mettre fin au siège de la ville.
Le front se trouve désormais beaucoup plus au nord d’Alep à 20km de la frontière turque que l’armée nationale compte bien atteindre pour couper le ravitaillement permanent en armes et en mercenaires étrangers provenant de Turquie.
Il est bien évident que les accusations constantes de bombardements intentionnels d’hôpitaux par les forces loyalistes sont pure intoxication même si évidemment on ne peut éviter des dégâts collatéraux.
 
D’ailleurs la guerre syrienne est une partie de poker-menteur à multiples participants : la Turquie qui appartient à la "coalition" contre EI est en fait en guerre contre les Kurdes qu’ils canonnent en Syrie et aussi sur leur sol, ce qu’on reproche à Assad.
Les Etats Unis soutiennent mollement, à la tête de la dite "coalition", par leurs bombardements aériens, les combattants à terre contre EI, Kurdes, Iraniens et milices, mais soutiennent les mouvements djihadistes qui combattent les troupes loyalistes et leur fournissent de l’armement via la Turquie en particulier des missiles antichar TOW ; on peut se demander si, sans le dire, ils ne comptent pas sur les Russes pour régler le problème.
Les Français ont, pour d’obscures raisons, choisi de soutenir les rebelles anti Assad – n’ayant pas tiré les leçons des conséquences de la chute de Saddam et de Kadhafi - et leur ont fourni des armes. Parmi ceux-ci, il y a le Front al Nosra succursale d’al Qaida que la France combat au Sahel. A la remorque des Etats Unis ils bombardent EI avec de faibles moyens.
L’Arabie Saoudite parle maintenant d’envoyer des troupes combattre EI au sein de la  "coalition" mais son ambition est de faire pièce à l’Iran et d’installer une république islamiste sunnite en Syrie.
Le seul à avoir une politique claire et cohérente est Poutine : il cherche à assurer la survie du régime de Bachar al Assad, au moins dans la Syrie utile, et pour cela s’attaque indifféremment à tous les groupes rebelles. Partant de là il s’en prendra à EI avec l’aide des Kurdes, de l’Iran et de l’armée syrienne loyaliste.
 
La France ferait bien de se retirer de cet bourbier où son rôle est secondaire et contradictoire et où ses intérêts ne sont pas immédiats pour reporter ses moyens sur la Libye où EI prospère et qui constitue une menace directe tant par les flots d’immigrés que comme base de départ vers la Sahel où nous sommes engagés.

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La Grèce, ce baudet

Publié dans Avec l'Europe
La Grèce, ce baudet
 
La Grèce, porte d’entrée principale de l’Europe en venant de Turquie, par les îles de la mer Egée, notamment Chio et Lesbos, ne parvient pas à endiguer le flot des centaines de milliers de migrants voulant gagner l’Europe et est accusée de laxisme par Frontex, l’agence européenne en charge du contrôle des frontières de l’Europe. Tout le monde sait bien qu’il lui est impossible de rendre étanche sa frontière maritime, d’autant que les "naufragés" recueillis par les patrouilleurs de Frontex sont conduits en Grèce. La Grèce n’en a tout simplement pas les moyens et l’aide d’urgence qu’elle a demandée  à Bruxelles n’arrive qu’au compte-gouttes, quand elle arrive.
 
Devant cette situation Bruxelles a décidé de déclencher une procédure visant à isoler la Grèce du reste de l’espace Schengen : l’Allemagne pourra contrôler voire fermer sa frontière avec l’Autriche, qui pourra faire de même à sa frontière avec la Slovénie, la Hongrie ayant déjà fermé ses frontières, la route des Balkans serait fermée et la Grèce se trouverait seule à l’extérieur des frontières réelles de l’espace Schengen.
On veut même fermer la frontière de la Macédoine qui n’appartient ni à l’Union Européenne ni à Schengen.
La Grèce est appelée à devenir ainsi un immense camp de réfugiés auprès duquel Calais serait une aimable plaisanterie.
 
Or la véritable responsable de ce flot incontrôlé de migrants est à l’évidence Frau Merkel et sa Wilkommen Politik, ouvrant tout d’abord l’Allemagne à un million de réfugiés, formidable appel d’air dans lequel se sont engouffrés Syriens et Irakiens mais aussi Afghans, Maghrébins, Erythréens, et autres Africains.
Il est permis de se demander ce qui a poussé Angela Merkel à ouvrir largement les portes de l’Allemagne avant de les refermer devant les protestations des Allemands, peut-être l’idée de compenser la dépopulation de l’Allemagne faute de naissances, ce qui reviendrait à un remplacement de population, surtout par des musulmans, et ainsi à l’islamisation de l’Europe. Ou alors faut-il voir la conséquence d’un reste de mauvaise conscience de l’Allemagne pour les crimes du nazisme et la volonté de se racheter.
 
Quoi qu’il en soit la politique devant cet afflux de centaines de milliers de migrants aurait dû être décidée à l’échelle de l’Europe, dont on voit maintenant qu’elle n’existe pas chaque pays rétablissant individuellement ses frontières.
Et pourtant l’invasion se poursuit à travers la mer Egée mais aussi à partir de la Libye vers l’Italie, avec son lot continu de noyades.
L’Allemagne et la Turquie en arrivent à envisager l’intervention de l’OTAN, à laquelle appartiennent la Turquie et la Grèce ; bien sûr l’OTAN a les moyens maritimes nécessaires mais si c’est pour récupérer les naufragés volontaires et les débarquer en Europe, ce que faisait l’opération Mare Nostrum, cela ne fera qu’aggraver la situation.
 
Pour obtenir des résultats et limiter le flot, il conviendrait d’installer les points de contrôle - les hot spot – non à l’arrivée, Grèce ou Italie, mais au départ en Turquie, après négociation avec le gouvernement Turc et en Libye, aux environs de Syrte, en établissant un comptoir militairement défendu en l’absence d’un gouvernement crédible avec lequel  négocier et de faire patrouiller les bateaux de Frontex devant les côtes. Ceux qui débarqueraient en contournant ces points de contrôle y seraient reconduits. C’est la seule façon de décourager les migrants et d’endiguer le flot.

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La paix en Syrie

Publié dans De par le monde
La paix en Syrie
 
Les négociations pour le rétablissement de la paix en Syrie ont commencé à Genève sous l’égide de l’ONU.
Elles ont été retardées par un refus des opposants politiques et des rebelles armés retenus par l’Arabie Saoudite pour négocier, d’accéder à la demande russe d’intégrer certaines personnalités comme l’opposant modéré Haytham Manna ou les Kurdes.
Il est quand même navrant de voir que le Haut Comité des Négociations (HCN) parrainé par Ryad est soutenu par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et aussi par la France, alors qu’il est notoire que les trois premiers financent ou arment des mouvements terroristes comme le Front al Nosra, filiale d’al-Qaida, que nous combattons au Sahel.
De passage en France, à l’occasion de la Nuit des témoins, organisée par l’Aide de l’Eglise en détresse, l’archevêque grec-melkite d’Alep Monseigneur Jeanbart en avait gros sur le cœur : "les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans jamais les vérifier", la source principale d’informations étant en effet l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG basée à Londres et appartenant à l’opposition au gouvernement al-Assad.
Monseigneur Jeanbart a en particulier déclaré : "Il faut que vous compreniez qu’entre l’Etat islamique et le gouvernement syrien notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs" et "Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre". Monseigneur Jeanbart a aussi évoqué le positionnement de la Conférence des évêques de France qui a toujours préféré se taire "parce que les évêques sont comme vous, élevés dans le politiquement correct."
La France qui historiquement a en charge la protection des chrétiens d’Orient a failli à sa mission prenant le parti de leurs opposants.
La France se révèle actuellement l’alliée de l’Arabie Saoudite pour des raisons que l’on voit mal et qu’on peut espérer pas uniquement économiques ; elle s’était également montrée la plus dure à l’égard de l’Iran avant de se précipiter, à la levée des sanctions, pour essayer de ramasser quelques marchés.
La politique de la France est, sous Mr Fabius, une politique à courte vue indigne de la vocation exemplaire qu’elle devrait avoir comme membre permanent du Conseil de sécurité.

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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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