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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

La révolte de Bécassine

Publié dans En France
La révolte de Bécassine
 
Il y a beau temps que la politique de la France est celle de Paris. Louis XIV était bien parti à Versailles pour s’en affranchir, ça n’a pas empêché son arrière-arrière petit-fils Louis XVI d’y être ramené par la populace – le boulanger, la boulangère et le petit mitron - pour qu’il y soit à disposition. Depuis toutes les révolutions, 1789, 1930, 1948, la Commune sont parisiennes et ont défini l’avenir du pays.
Il y eut longtemps, Paris et la province, puis Paris et les régions et maintenant Paris et les territoires, mais c’est toujours la même chose Madame de Grand-Air, la Parisienne qui sait tout et Bécassine la paysanne débile et illettrée. Bécassine est le parfait symbole des "sans dents", des gens de peu ou de rien, qui ne comprennent pas la subtilité des décideurs Parisiens, petits marquis, clones issus de la même batterie, l’ENA, qui mènent la France là où elle ne veut pas aller.
 
Depuis la fin des trente glorieuses, le chômage ne fait que croitre, la France est asservie à Bruxelles où se prennent toutes les décisions importantes, la famille est mise à mal - mariage pour tous, bientôt PMA voire GPA, démantèlement de la politique familiale -, une immigration invasive qui fait que l’on ne se sente plus chez soi, chez soi.
La France est écrasée de taxes en tout genre, championne d’Europe des prélèvements obligatoires, le niveau de vie stagne et peut être régresse, le chômage de masse se maintient. Pendant ce temps-là des intouchables, corps à statut, hauts fonctionnaires surpayés et inamovibles, commissions et autorités innombrables souvent inutiles, élus bénéficient d’avantages injustifiés,
On a mis en place un état socialiste qui se mêle de tout, cinq millions de foyers ont besoin d’une aide de l’Etat pour se loger, autant de personnes sont indemnisées pour travailler plutôt que de rester au chômage.
Et puis un jour on a créé une taxe pétrole pour dissuader les gens d‘utiliser leur voiture, on augmente indéfiniment le coût de l’électricité pour financer des éoliennes à l’origine de nombreuses nuisances y compris sanitaires et qui défigurent les paysages, on veut contraindre les Français à changer de voiture, à remplacer leur chaudière à isoler leur maison comme si ils avaient les moyens de le faire, au nom d’une fumeuse transition énergétique qui est loin d’être leur principale préoccupation, et – cerise sur le gâteau – on limite la vitesse à 80 k/h.
 
Pendant ce temps-là Paris ne fait que croître, on crée le grand Paris à coup de dizaines de kilomètres de métro, alors qu’il faudrait aménager le territoire en créant ou en maintenant des entreprises, en étendant à tout le pays les moyens de communication modernes.
Les gens des "territoires" voient par ailleurs disparaître leurs trains, leurs écoles, leurs bureaux de poste, leurs médecins et leurs hôpitaux et se sentent considérés comme des citoyens de  seconde zone. Alors ils se révoltent et revêtent le gilet jaune, occupent les ronds-points et manifestent tous les samedis depuis trois mois. La révolte des Gilets Jaunes c’est la révolte de Bécassine contre Madame de Grand-Air, des campagnes contre les métropoles qui disposent de transports en commun, d’hôpitaux, de lycées de haut niveau, de théâtres et ne sont pas contraints chaque jour à faire des dizaines de km pour se rendre à leur travail.
Les Gilets Jaunes, une révolte qui ne vient pas de Paris, on ne sait pas comment traiter ce phénomène, alors pour les endormir on monte des opérations de communication, réunions de maires, grand débat dont on peut prévoir que les "élites" omniscientes ne tiendront aucun compte.
 
Il faudrait à la France une réflexion sur les profondes réformes nécessaires sur l’organisation de l’Etat et des administrations, sur l’Europe, sur les aides sociales, sur le contrôle de l’immigration, et des gouvernants qui aient le courage de les mener à bien ainsi qu’une une nouvelle "nuit du 4 août" pour abolir les privilèges.

Envoyé par l'auteur, 1er février 2019

Nourrir la planète

Publié dans De par le monde
Nourrir la planète
 
J’apprends par la presse qu’un groupe de trente-sept experts non identifiés appartenant à 16 pays nous donne la recette d’un "régime de santé planétaire" qui permettrait à notre planète de nourrir 10 milliards d’individus en 2050. C’est vraiment prendre le problème par le mauvais bout, les pays qui ont une croissance démographique forte sont justement ceux qui dès maintenant, n’ont pas de quoi se nourrir. La solution n’est pas alimentaire mais démographique, si 820 millions de personnes dans le monde souffrent de sous-nutrition elles appartiennent à des pays qui sont incapables de se gouverner et de se développer et qui prolifèrent comme des lapins.
Il est bien possible que 2,4 milliards soient au contraire en situation de surconsommation, et il est gentil de se préoccuper de leurs diabète, hypertension et troubles vasculaires, mais la richesse dont ils profitent n’est pas née de rien, mais de leur civilisation, de leur ingéniosité et de leur travail.
La première action à entreprendre est de limiter la croissance démographique qui entraine l’appauvrissement de pays qui pourraient ainsi se développer et atteindre la suffisance alimentaire. Comment peut-on espérer que dix milliards d’humains puissent se nourrir un jour de la même manière si on tient compte des différentes habitudes alimentaires et des climats.
Les experts préconisent un menu type ramenant la moyenne actuelle des pays riches de 3700 calories à 2500 par jour. Il conviendrait de manger par jour 500 grammes de légumes et de fruits complétés par des céréales complètes, des produits laitiers et "quelques cuillerées d’huile végétale de préférence insaturée". Par contre on serait réduit à 14 grammes de viande par jour, soit un steak ou un hamburger par semaine - Sully lui souhaitait une poule au pot tous les dimanches ! -
Par exemple un Nord-Américain devrait diviser par plus de six sa ration actuelle de viande rouge tandis qu’un habitant d’Asie du Sud-Est devrait la multiplier par deux. On imagine que l’Américain devrait se rabattre alors sur le riz libéré par le changement de régime alimentaire des Asiatiques.
Notre groupe d’experts fait remarquer qu’ainsi 11 millions de morts prématurées pourraient être évitées chaque année dans le monde, ce qui, remarquons-le, augmenterait encore la croissance démographique cause de tous nos maux.
On imagine l’ONU mettant en place un système mondial de tickets de rationnement et combattant l’inévitable marché noir. On pourrait aussi rationner le tabac et n’autoriser la vente d’alcool qu’un jour sur deux. J’ai connu ça pendant les années les plus noires de notre histoire et ne suis pas sûr de vouloir recommencer par solidarité mondiale.
Je me demande qui paye tous ces experts pour leurs fumeuses théories mais je pense qu’il serait plus pertinent de les conduire aux champs pour qu’ils participent aux travaux de la terre qui elle "ne ment pas".

Envoyé par l'auteur, 18 janvier 2019

Quel gâchis

Publié dans De par le monde
Quel gâchis
 
En 2011 dans le sillage des printemps arabes, spontanée ou suscitée, démarrait la rébellion syrienne. Le but était de renverser le régime baasiste de Bachar el Assad. Personne ne s’en serait mêlé, l’affaire aurait été vite réglée, l’opposition n’étant pas très nombreuse et souvent à l’étranger.
Seulement se constituait une coalition hétéroclite réunissant, Etats Unis, France, Arabie Saoudite, Turquie, et mouvements islamistes sunnites ou salafistes souvent proches d’Al Quaïda, avec en arrière-plan Israël. Le régime baasiste n’était certes pas sans reproche mais il était laïc, et respectait les nombreuses minorités, Kurdes, Alaouites, Druzes, Yézidis et Chrétiens.
 
On est parti pour une guerre fraiche et joyeuse, Bachar el Assad ne devant pas faire long feu, on entend même Fabius, ministre des affaires étrangères français déclarer que "
Bachar el-Assadne mériterait pas d’être sur la terre" et que les mouvements terroristes d’Al Nosra "font du bon boulot". On rappela l’ambassadeur de France à Damas se coupant de toute liaison avec la Syrie.
Mais la Syrie a le soutien inconditionnel de l’Iran et la guerre va durer huit ans. D’autant qu’en 2015 la Russie intervient militairement et sauve le régime.
La guerre aura fait 350 000 morts et des millions de réfugiés, des destructions considérables mais surtout elle aura donné naissance à l’Etat Islamique (EI) qui installe un califat autoproclamé à cheval sur l’Irak et la Syrie. Fondamentaliste, EI massacre, opprime, fait régner la terreur dans les zones qu’il contrôle, détruit une partie des vestiges de l’antique Palmyre et entretient le terrorisme islamiste mondial.
Et au bout de huit ans de guerre, les territoires contrôlés par EI, sont ramenés à peu de chose, ce qui ne veut pas dire qu’EI ayant perdu son emprise territoriale, ne continuera pas à entretenir le terrorisme, en Europe, en Afrique et en Asie.
 
Maintenant le président Trump renonce à être le gendarme du monde et dit qu’il va rapatrier les boys. Les Kurdes qui ont été en pointe dans le combat contre l’Etat Islamique, sont menacés par les Turcs qui les considèrent comme des terroristes, ils vont avoir besoin d’un protecteur. Ce n’est surement pas la France qui remplira ce rôle, pour poursuivre son action militaire elle ne peut se passer des Américains. Les Français vont être obligés en bons vassaux de les suivre. Si bien que les Kurdes sont contraints de faire appel à Bachar el Assad. Voilà la Syrie rétablie dans ses frontières et le régime baasiste maintenu.
 
Quel gâchis, combien de morts, de destructions, de réfugiés pour en arriver là. La France a perdu toute influence dans une zone où elle en avait beaucoup. A moins d’avaler son chapeau, on ne voit pas comment on va rétablir des rapports corrects avec la Syrie et nous avons abandonné notre responsabilité multiséculaire de protecteur des chrétiens d’orient. Cette responsabilité est maintenant assurée de fait par la Russie qui a rétabli sa stature de grande nation, politique et militaire et va rester incontournable au Moyen Orient.
Ce fiasco est dans la lignée de la guerre de Libye, voilà où nous conduit une politique "droit de l’hommiste", bien loin de la réalpolitik qui serait nécessaire.

Envoyé par l'auteur, 11 janvier 2019

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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