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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

Raminagrobis

Publié dans De par le monde
Raminagrobis
 
La saga de Donald Trump s’est enrichie de deux épisodes que nous, Européens, devrions prendre en considération : le Procureur Mueller n’a pas constaté de collusion entre l’équipe électorale de Donald Trump et Moscou. Depuis le président Américain a offert le plateau du Golan à Israël.
Maintenant que l’hypothèque russe est levée, il est bien évident que Trump ne va pas pour autant pouvoir se rapprocher de Moscou et va devoir continuer à réchauffer la guerre froide.
 
Pour ce qui est du Golan, occupé en 1967 et annexé en 1981, cette annexion n’a jamais été reconnue par l’ONU ni la communauté internationale. Dans ces conditions on ne voit pas comment on va pouvoir reprocher à Poutine l’annexion de la Crimée qui apparaît autrement légitime. Le Golan, pris à la Syrie n’a plus grande importance stratégique mais est le château d’eau de la région où l’eau est la richesse ultime. La politique des Etats Unis se fait décidément maintenant à Jérusalem.
 
Si l’Europe avait une certaine intelligence, elle tirerait  de ces deux évènements les conclusions  qui s’imposent. : l’Europe qui, si on en croit Philippe de Villiers est ab initio une construction américaine, est considérée outre-Atlantique comme une vassale priée de s’aligner sans discuter, qui coute trop cher à défendre, elle devrait en profiter pour reprendre son indépendance, sortir de l’OTAN et se rapprocher de la Russie avec laquelle elle a, à l’évidence, nombre d’intérêts communs en particulier vis-à-vis de la Chine.
 
Nous ne serions pas trop pour contenir Monsieur Xi et les routes de la soie,  appellation poétique d’une entreprise qui n’a d’autre but que la conquête du Monde.
Nous recevions Monsieur Xi pour une visite d’état et avions déroulé le tapis rouge pour accueillir le dirigeant chinois qui n’a comme objectif que de dévorer une par une toutes les vieilles souris européennes. Il est bien évident que Raminagrobis a la tâche facile avec ce continent jadis glorieux mais maintenant perclus de droits de l’homme, de transition énergétique, de repentance coloniale, perdu dans des guerres picrocholine, le moteur franco-allemand, le Brexit, le groupe de Visegrad, l’excommunication de Vincent Orban, le populisme croissant sans parler d’une immigration invasive.
Monsieur Xi qui comme tous les Chinois, a la mémoire longue devait avoir une certaine jouissance à venger les guerres de l’opium, le sac du palais d’été, les traités inégaux, les concessions, les stationnaires européens sur le Yang Tsé, Hong Kong, Kouang-Tchéou-Wan et toutes les humiliations qu’un Occident conquérant leur avait imposées. Le président Macron n’avait pas osé l’affronter seul, il avait convoqué Angela Merkel et Jean Claude Juncker pour faire croire à la solidarité du continent, dérisoire tentative.

Envoyé par l'auteur, 28 mars 2019

Arrêtons la transition énergétique

Publié dans En France
Arrêtons la transition énergétique
 
Les gilets jaunes demandent deux choses, une revalorisation des salaires et des retraites et le maintien des services publics. Ce qui a déclenché leur révolte c’est l’augmentation du prix de l’essence due à la taxe carbone, ce cheval de bataille des écologistes.
Personne ne s’est préoccupé de "sauver la planète" et du "réchauffement climatique".
La France est un des pays les plus vertueux pour ce qui est des émissions de CO2 et pourtant elle s’impose des contraintes qui pénalisent son industrie et augmentent notre déficit commercial. Pendant que les grands pays industriels, les Etats Unis, la Russie et la Chine continuent à polluer en brulant du charbon voire du lignite dans leurs centrales, nous nous imposons des contraintes qui deviennent insupportables tant aux Français qu’à nos industriels.
 
Pour des raisons obscures nous avons décidé de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50 % ce qui nécessitera l’arrêt de centrales amorties pouvant fonctionner encore pendant de nombreuses années. La France est le seul pays capable de maitriser la filière nucléaire de la fabrication du combustible, jusqu’au retraitement des combustibles usés, elle avait une expertise reconnue dans la fabrication des réacteurs, nous allons perdre tout ce savoir-faire et des milliers d’emplois pour mettre en service des dizaines de milliers d’éoliennes allemandes et de panneaux solaires Chinois. Un récent calme plat sur l’Europe a fait la preuve que seule l’énergie nucléaire pouvait produire de l’électricité à bas coût et d’une façon continue. Les pays voisins qui abandonnent l’énergie nucléaire pour des "énergies renouvelables" ont été bien contents qu’on les dépanne.
 
Pendant que les Etats Unis sont devenus premier producteur mondial de produits pétroliers en exploitant gaz et pétrole de schiste, monsieur Hulot a arrêté toute recherche et exploitation de nouveaux gisements alors que nous importons pour 40 milliards de produits pétroliers, soit les deux tiers de notre déficit commercial. Pendant ce temps la Grande Bretagne a découvert un énorme gisement de gaz de schiste qu’elle va certainement exploiter.
 
Nous nous imposons des normes antipollution pour la construction des voitures que le président de PSA, Carlos Tavares, considère inatteignables. Le but est à l’évidence la mort du Diesel, spécialité française, qui a fait d’énormes progrès et la généralisation des voitures électriques qui nécessitent des batteries que nous ne savons pas faire et qui seront importées notamment de Chine. Le "bilan carbone" de la voiture électrique de sa fabrication jusqu’au démantèlement et au recyclage des batteries est probablement moins favorable que celui des voitures diésel modernes. Cette transformation, en plus de l’augmentation du coût des voitures et la nécessité de la mise en place d’une infrastructure fort couteuse va entrainer la perte de milliers d’emplois.
A part le lobby écolo, qui demande ça en France ? La France produit 0,9 % des "gaz à effet de serre" autrement dit tout ce que nous ferons n’aura aucune importance au niveau de la planète mais aura des répercussions sur notre industrie et sur l’emploi.
Il est urgent de ne rien faire de nous affranchir de contraintes que personne ne respecte et en particulier de relancer l’énergie nucléaire en prévoyant le remplacement des centrales en fin de vie.

Envoyé par l'auteur, 8 mars 2019

La révolte de Bécassine

Publié dans En France
La révolte de Bécassine
 
Il y a beau temps que la politique de la France est celle de Paris. Louis XIV était bien parti à Versailles pour s’en affranchir, ça n’a pas empêché son arrière-arrière petit-fils Louis XVI d’y être ramené par la populace – le boulanger, la boulangère et le petit mitron - pour qu’il y soit à disposition. Depuis toutes les révolutions, 1789, 1930, 1948, la Commune sont parisiennes et ont défini l’avenir du pays.
Il y eut longtemps, Paris et la province, puis Paris et les régions et maintenant Paris et les territoires, mais c’est toujours la même chose Madame de Grand-Air, la Parisienne qui sait tout et Bécassine la paysanne débile et illettrée. Bécassine est le parfait symbole des "sans dents", des gens de peu ou de rien, qui ne comprennent pas la subtilité des décideurs Parisiens, petits marquis, clones issus de la même batterie, l’ENA, qui mènent la France là où elle ne veut pas aller.
 
Depuis la fin des trente glorieuses, le chômage ne fait que croitre, la France est asservie à Bruxelles où se prennent toutes les décisions importantes, la famille est mise à mal - mariage pour tous, bientôt PMA voire GPA, démantèlement de la politique familiale -, une immigration invasive qui fait que l’on ne se sente plus chez soi, chez soi.
La France est écrasée de taxes en tout genre, championne d’Europe des prélèvements obligatoires, le niveau de vie stagne et peut être régresse, le chômage de masse se maintient. Pendant ce temps-là des intouchables, corps à statut, hauts fonctionnaires surpayés et inamovibles, commissions et autorités innombrables souvent inutiles, élus bénéficient d’avantages injustifiés,
On a mis en place un état socialiste qui se mêle de tout, cinq millions de foyers ont besoin d’une aide de l’Etat pour se loger, autant de personnes sont indemnisées pour travailler plutôt que de rester au chômage.
Et puis un jour on a créé une taxe pétrole pour dissuader les gens d‘utiliser leur voiture, on augmente indéfiniment le coût de l’électricité pour financer des éoliennes à l’origine de nombreuses nuisances y compris sanitaires et qui défigurent les paysages, on veut contraindre les Français à changer de voiture, à remplacer leur chaudière à isoler leur maison comme si ils avaient les moyens de le faire, au nom d’une fumeuse transition énergétique qui est loin d’être leur principale préoccupation, et – cerise sur le gâteau – on limite la vitesse à 80 k/h.
 
Pendant ce temps-là Paris ne fait que croître, on crée le grand Paris à coup de dizaines de kilomètres de métro, alors qu’il faudrait aménager le territoire en créant ou en maintenant des entreprises, en étendant à tout le pays les moyens de communication modernes.
Les gens des "territoires" voient par ailleurs disparaître leurs trains, leurs écoles, leurs bureaux de poste, leurs médecins et leurs hôpitaux et se sentent considérés comme des citoyens de  seconde zone. Alors ils se révoltent et revêtent le gilet jaune, occupent les ronds-points et manifestent tous les samedis depuis trois mois. La révolte des Gilets Jaunes c’est la révolte de Bécassine contre Madame de Grand-Air, des campagnes contre les métropoles qui disposent de transports en commun, d’hôpitaux, de lycées de haut niveau, de théâtres et ne sont pas contraints chaque jour à faire des dizaines de km pour se rendre à leur travail.
Les Gilets Jaunes, une révolte qui ne vient pas de Paris, on ne sait pas comment traiter ce phénomène, alors pour les endormir on monte des opérations de communication, réunions de maires, grand débat dont on peut prévoir que les "élites" omniscientes ne tiendront aucun compte.
 
Il faudrait à la France une réflexion sur les profondes réformes nécessaires sur l’organisation de l’Etat et des administrations, sur l’Europe, sur les aides sociales, sur le contrôle de l’immigration, et des gouvernants qui aient le courage de les mener à bien ainsi qu’une une nouvelle "nuit du 4 août" pour abolir les privilèges.

Envoyé par l'auteur, 1er février 2019

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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