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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

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Les bienfaits de l’Europe

Publié dans Avec l'Europe
Les bienfaits de l’Europe
 
La finale de la présidentielle se joue entre une nationaliste eurosceptique demandant le rétablissement des frontières pour contrôler, non seulement la circulation des personnes et l’immigration, mais aussi celle des biens dans l’idée de protéger la production nationale et un libre-échangiste souhaitant la mondialisation tant pour les biens que pour les personnes.
 
Un récent article du Figaro dans la rubrique "opinions" sous la plume de Yves de Kerdrel, défend la mondialisation et en particulier l’Europe. Son premier argument est que la mondialisation a permis "à un milliard d’êtres humains de sortir de la très grande pauvreté. Jamais le monde n’aura été aussi prospère que sous ces deux décennies de libre-échange, de développement des nouvelles technologies et de croissance exponentielle des pays dits émergents."
Voilà qui va intéresser les cinq millions de chômeurs et les neuf millions de pauvres français, à juste titre plus préoccupés de leur sort que de celui des citoyens des pays émergents.
Un dirigeant doit d’abord défendre les intérêts de son pays et de ses ressortissants avant de penser aux progrès de la Chine ou même de la Bulgarie.
L’auteur affirme que "l’Europe est plus prospère aujourd’hui qu’il y a dix ans" se basant sur la croissance du PIB, après quoi il reconnaît que si le PIB français a bien cru de 10 % de 2008 à 2016, du fait de la démographie "le PIB par habitant n’a cessé de se dégrader au cours des dernières années."
Voilà qui nous change des affirmations constantes des bienfaits de l’Europe et de la mondialisation. Pour une fois il est reconnu que les Français se sont appauvris. Il est de plus évident que les écarts se sont creusés entre ceux qui par leur formation ont trouvé leur intérêt à l’ouverture du monde et ceux qui moins qualifiés sont touchés par le chômage et les bas salaires et les agriculteurs victimes des productions à bas coût de nombre de pays européens.
Cette évolution apparaît dans une France coupée en deux dans les votes à la présidentielle entre le nord, l’est et le midi votant massivement Le Pen et la France de l’ouest, du sud-ouest et des grandes villes soutenant Macron.
Alors que la France figurait  jusqu’en 1990 dans le peloton de tête des autres pays de l’Union, elle est passée sous la moyenne des quinze premiers pays adhérents, à la 11ème place ne précédant que l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce
 
L’évolution de l’Europe et en particulier son extension vers l’Est est à l’origine du problème : au départ l’Europe était constituée de six pays comprenant en particulier l’Allemagne rhénane et la Bavière, en grande majorité catholiques et ayant depuis Charlemagne une histoire commune. L’adhésion de l’Espagne et du Portugal ne posera pas de problème s’insérant facilement dans l’ensemble d’origine, mais on a accueilli des pays de culture protestante, Grande Bretagne, Suède, Danemark n’ayant pas la même vision économique. Vint la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne faisant entrer la Prusse dans l’ensemble européen et en changeant l’équilibre conduisant à une domination économique et politique.
Allant de plus en plus vers l’est nous avons accueilli la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie et les pays Baltes dont le niveau de vie était beaucoup plus bas que le nôtre. Si ces pays se sont rapidement développés, par un effet de vase communiquant les salaires ont stagné voire baissé en France pendant que le chômage explosait.
Bien sûr la France n’a pas fait les réformes douloureuses que l’Europe voudrait lui imposer en particulier en durée du travail et âge de la retraite mais la perception qu’ont de l’Europe de nombreux Français est qu’elle est un carcan privant le pays du choix de sa politique sociale et économique.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com, 28 avril 2017

Départementalisation

Publié dans En France
Départementalisation
 
Les évènements récents en Guyane font une fois de plus ressortir l’ineptie du statut de département appliqué à nos territoires d’outremer. On fait d’eux des "Lampedusa"  exotiques en but à une immigration incontrôlable, pour ce qui est de la Guyane venant d’Haïti, du Brésil et du Surinam : il est impossible de fermer nos frontières ouvertes à tous les vents. De plus on empêche tout développement économique.
Pour faire lever le blocage du département, après avoir offert 1,86 milliard d’euros notamment pour construire des lycées et des collèges, une citée judiciaire à Cayenne, une prison à Saint-Laurent-du-Marony et des routes, on a fini par céder aux exigences du collectif et promettre 2,1 milliards de plus.
Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent
 
La Guyane est avec Mayotte, le territoire français où l’impact migratoire est le plus fort. Au dernier recensement, plus de 84 000 étrangers étaient présents sur le sol guyanais, soit le tiers de la population totale. Cette immigration est avant tout régionale et s’explique par le niveau de vie attractif pour les ressortissants des pays environnants. La population est passée de 20 000 habitants en 1950 à 230 000 de nos jours
Les avantages sociaux attirent comme un trou noir, augmentent le coût de la main d’œuvre si bien qu’aucune activité économique ne subsiste sauf celle du béton pour construire des infrastructures : écoles, routes, hôpitaux.
En Guyane il y a bien le centre spatial de Kourou qui a certes des retombées sur les finances locales mais comme le fut le cas pour le Centre d’Essai en Polynésie, fonctionne à part dans son enclave et n’est là qu’à cause de la proximité de l’équateur.
En fait la Guyane vit surtout de transferts de la métropole : salaires des fonctionnaires, subventions, aides sociales. La fonction publique fournit la moitié des emplois qui sont surpayés y compris les agents recrutés sur place.
Et l’on vous dira, ce qui est vrai, que les Français de Guyane ne vivent pas aussi bien que ceux de la métropole.
 
Le statut de département entraine de curieuses aberrations, la Guyane étant sensée faire partie de l’Europe, on n’y applique les normes européennes, par exemple on n’importe pas de viande du Brésil où elle n’est pas chère, les abattoirs n’étant pas aux normes européennes. En fait tout est importé notamment de métropole.
On retrouve à Mayotte la même situation, en pire, du fait de la différence culturelle d’une population à 95 % musulmane et pour beaucoup ne maitrisant pas le français. Une immigration constante à partir des autres iles des Comores où le niveau de vie est très bas, mais aussi de Madagascar et de l’Afrique de l’Est, entraine une croissance démographique explosive : plus de la moitié des résidents sont d’origine étrangère dont la moitié des clandestins. Pourtant on expulse plus de 20 000 clandestins par an autant qu’en métropole. On compte actuellement 500 habitants au km2, la croissance est telle qu’il faudrait construire une classe par jour pour scolariser les enfants, actuellement 33 % des enfants de plus de 15 ans n’ont jamais été scolarisés.
Les investissements sont pourtant croissants : 117 millions d’euros en 2003, 337 en 2015.
Un récent rapport sur le système éducatif mahorais montrait que le taux de réussite au bac était à Mayotte de 74 % contre 93 % en Guyane ou à la Réunion, et encore on doit être indulgent puisque 85 % des élèves mahorais échouent en première année d’études supérieures.
Ce qui est intéressant c’est ce que le conseil économique et social (CESEM) propose comme solutions : développer l’internat, mais aussi apprendre dans le primaire à lire et écrire en langue maternelle shimaoré ou kibuschi - des formes locales du swahili -  et développer l’enseignement privé musulman au primaire puis au secondaire. On ne pourra que constater l’échec de l’intégration des Mahorais dans le moule français.
Pour le reste on trouve les mêmes tares qu’en Guyane : économie dépendant des transferts - salaires d’une fonction publique surabondante et surpayée, aide sociales, subventions. Etant donné le coût de la main d’œuvre on ne produit plus rien à Mayotte sauf du béton pour les équipements. Et en plus la situation sociale est explosive.
 
Le choix du statut de département est totalement inadapté, il aurait fallu adopter des statuts spécifiques donnant aux territoires une certaine autonomie, permettant leur développement dans le contexte de la zone. Les autres anciennes colonies Guyanaises ont toutes reçu leur indépendance et le statut de Mayotte attire inexorablement les populations voisines.
Quand on compare les deux îles sœurs de la Réunion et de Maurice, on ne peut que constater que l’ile française dépend pour une grande part de la métropole, alors que Maurice indépendante se suffit à elle-même et dispose d’une économie autonome, production sucrière, banques, industrie et tourisme.
Peut-être conviendrait-il de desserrer la tutelle de la métropole et de donner à la Réunion une large autonomie. On peut faire la même réflexion au sujet de la Guadeloupe et de la Martinique.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

La Fontaine, toujours

Publié dans De par le monde
La Fontaine, toujours
 
On a du mal à comprendre l’intérêt qu’aurait eu Bachar el Assad à gazer ses populations même rebelles alors qu’on est en train de négocier un accord de sortie de crise; enfin admettons. Trump aurait pu attendre les résultats d’une enquête avant de casser la baraque. Il est vrai que sa principale motivation est de politique intérieure.
Il n’en reste pas moins que les puissances qui, contre leurs engagements du TNP, ne cessent de perfectionner leurs armes de dissuasion avec lesquelles elles ont de quoi détruire le monde, semblent mal placées pour donner des leçons sur l’usage des "armes de destruction massives". D’autant que si les Etats Unis et leurs séides dont la France n’avaient eu de cesse de déstabiliser la région du monde allant de la Tunisie à l’Afghanistan, par des interventions en Afghanistan, en Irak et en Libye et des soutiens, voire des incitations aux révolutions dites du "printemps arabes", déstabilisant pour des prétextes discutables tous les pays ayant un régime à peu près laïc, Tunisie, Egypte, Syrie, en ne ménageant que les théocraties les plus arriérées, Arabie Saoudite, Qatar, nous n’en serions pas là. Il est probable que l’Etat Islamique n’aurait jamais émergé et que le terrorisme islamique aurait été contenu.
D’autant qu’il faut savoir ce que l’on veut, venir à bout de l’Etat Islamique ou déboulonner Bachar, on ne court pas deux lièvres à la fois et je suis aussi indigné par la mort de 45 coptes que par celle des syriens.
Dans ces conditions condamner Bachar el Assad fait penser à la fable de La Fontaine, "les animaux malades de la peste" : "… à ces mots on cria haro sur le baudet… ce pelé, ce galeux d’où venait tout leur mal…Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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