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COFFINIER Anne

COFFINIER Anne

Née en 1974
Mariée - 3enfants
 
Diplomate
Directrice générale de la Fondation pour l’école

Ecole Normale Supérieure (ENS) (Ulm)
Ecole Nationale d’Administration (ENA)
 
Fondatrice de l'association Créer son école (2004) dont elle est toujours la présidente
Co-fondatrice de la Fondation pour l'école (2008) dont elle a été la présidente et dont elle est depuis fin 2010 la directrice générale
 
www.liberte-scolaire.com
www.creer-son-ecole.com
www.ilfm-formation.com
www.fondationpourlecole.org

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Ne surfons plus sur la vague !

Publié dans En France
Ne surfons plus sur la vague !
 
Premier de la classe, le ministre de l’Education nationale a fort à faire avec une fronde virtuelle mais bien réelle sur Twitter. Depuis plus de 72 heures en effet, les profs se rebiffent à l’appui d’un hashtag #PasDeVague, pour décrire le délitement de l’autorité à l’école. Derrière cette vague d’indignation, le spectre bifrons de la récupération politique et du laissez-faire. Pour arrêter la déferlante ?
Mais qui a eu cette idée folle d’enflammer l’école ? On rejettera la faute sur la révolution sociale ou bien sur le retour de l’autoritarisme dans la classe… Pourquoi pas dénoncer une fois encore le manque de moyens, et même, les écoles indépendantes ?
Notre société a perdu la foi dans l’autorité, parce qu’elle est dépourvue de convictions partagées sur ce que pourraient être les sources de sa légitimité. L’école s’en trouve profondément déstabilisée, désinstitutionnalisée. Dès lors, elle n’arrive plus concilier les impératifs contraires que sont l’ordre et la liberté. Sachons donc extraire de la vague ce qu’elle emporte d’enseignements positifs, pour favoriser la nécessaire sérénité à l’école, au lieu de nous complaire dans des oppositions qui n’apportent plus de solutions constructives.
 
L’évidence est là.Sur Twitter, sur Facebook, les enseignants crient leur ras-le-bol face à la violence des élèves et à la plus grande violence, encore, d’une hiérarchie qui organise trop souvent son retrait pour éviter la vague. Dans certains lycées en effet, certainement pas dans tous, la parole libérée ne circule que d’un côté de l’estrade. Un professeur qui envoie un élève en étude, pour tenir sa classe et réussir à faire cours est bien souvent accusé de manquer d’autorité par sa hiérarchie. Comment l’accepter ?
 
La crise de l’autorité à l’école révèle trois grands maux, qui gangrènent non seulement le monde éducatif, mais aussi la société française dans son ensemble.
 
En premier lieu, le manque de légitimité dont l’autorité n’est pas ou plus revêtue.
Il faut trouver les voies d’une meilleure entente entre les professeurs et leur hiérarchie, d’abord, pour renforcer le prestige des professeurs dans la classe. Les élèves doivent être à même d’envisager les conséquences d’un manquement au règlement dans le cadre d’une chaîne hiérarchique claire et efficace. Le manque de perception des modalités, du sens et de l’organisation de la contrainte, affaiblissent l’autorité des enseignants. Surtout quand ils font face à des élèves en situation d’échec. Il ne peut y avoir d’autorité légitime que lorsqu’elle s’exprime par des règlements clairs et compris par tous.
 
Deuxième mal, l’absence d’implication de trop nombreuses familles dans le quotidien scolaire de leurs enfants.
Avant d’envisager de nouvelles contraintes financières sur ces familles, analysons les manques dont celles-ci souffrent. Non pas pour excuser les contraventions au règlement, mais bien pour attaquer le mal à la racine. La pauvreté aggrave évidemment l’exclusion, dont les formes sont multiples et insaisissables. L’élève qui braque son professeur se place, de facto, dans une situation désespérante. Il révèle une situation d’abandon total par sa famille et par l’Education nationale.
Face à ces deux défections, l’adolescent est livré à lui-même et s’autorise toutes les transgressions, sans même avoir conscience de faire quelque chose d’inadmissible. Il faut donc réhabiliter des initiatives pensées pour pallier le défaut d’autorité des familles quand l’école ne suffit plus. Souhaitons que la mise en place d’un Service national universel ouvre des perspectives, au-delà de celles qui sont exploitées de manière sous-optimale aujourd’hui.
 
Troisièmement, la crise ouverte par l’agression du lycée Branly révèle le manque criant de valorisation du métier d’enseignant.
Là encore, les écoles indépendantes veulent faire figure de modèle et engendrer une dynamique d’entraînement favorable dans les établissements publics. Les professeurs choisissent d’y exercer librement, parce qu’ils se sentent en accord avec la vision éducative portée par l’école, vision mise en œuvre de manière solidaire par le corps professoral (qui fait corps justement) emmené par le directeur de l’établissement. Ces professeurs incarnent non seulement l’autorité, mais aussi et d’abord la confiance qui sont également nécessaires au service du développement de l’esprit de responsabilité et de cohésion qui devraient animer l’ensemble de nos établissements et, partant, chaque élève dans sa relation avec les professeurs.
 
La revalorisation du métier d’enseignant n’est pas seulement une question de salaire. Elle passe nécessairement par le regard que la société porte sur la connaissance et les modalités de sa transmission.  Dans notre société connectée, il importe justement de repenser et réassoir cette autorité de la transmission en tenant compte de la fin apparente de la rareté du savoir…
 
La Fondation pour l’école encourage les professeurs à se former tout au long de la vie, mais aussi à reprendre confiance en la centralité de leur rôle dans la motivation de leurs élèves et leurs apprentissages. L’extrême variété des publics qu’accueillent les écoles indépendantes conduisent à envisager des actions de formation audacieuses et innovantes, jamais passives, toujours attachées à l’idée qu’il n’y a pas de bienveillance sans respect, pas de respect sans autorité, enfin, pas d’autorité sans écoute.
Anne COFFINIER, Directrice  générale de la Fondation pour l’école
Paru sur le blog de la Liberté scolaire de la Fondation pour l'école, INFOLETTRE n° 20, novembre 2018

Réforme et écoles hors contrat

Publié dans En France
Communiqué sur la réforme relative aux écoles hors contrat préparée par le ministre Najat Vallaud-Belkacem
 
La réforme envisagée revient à vider de sa substance la liberté pédagogique des écoles hors contrat.
La Fondation pour l'école appelle le ministère à retirer son projet ou à en lever toutes les ambiguïtés.
 
Le Ministère de l'Education nationale projette de modifier le régime d'ouverture des établissements hors contrat (en passant d'un régime de déclaration d'intention à un régime d'autorisation préalable) et d'imposer désormais à ces établissements, ainsi qu'aux enfants pratiquant l'école à la maison, le respect des programmes de l'école publique, à chaque fin de cycle soit en CE2, 6ème et 3ème. La Fondation pour l'école a été consultée. Elle est tout à fait opposée aux réformes prévues au regard des projets de textes qui lui ont été transmis par le ministère. En effet, les réformes envisagées réduisent drastiquement la liberté d'enseignement comme la liberté d'association, deux principes de rang constitutionnel qui sont au fondement de notre Etat de droit, sans que les motifs de telles restrictions puissent être saisis avec certitude.
 
Projet de réforme du régime d'ouverture des écoles hors contrat
Le ministre de l'Education nationale a justifié ses projets de réforme par des objectifs contradictoires d'une déclaration à l'autre : tantôt il s'agissait de prévenir le développement d'écoles radicalisantes, tantôt était invoquée la nécessité de mettre un terme à l'indigence académique d'une poignée d'écoles. A noter que la rue de Grenelle a refusé de publier la liste des écoles hors contrat posant problème et servant d'élément déclencheur de cette réforme, et n'a pas davantage expliqué pourquoi elle ne fermait pas ces écoles alors que l'article 227-17-1 du code pénal lui en donne tout à fait le pouvoir.
 
Instaurer un régime d'autorisation n'a rien d'un toilettage technique des textes ; c'est une révolution contraire au principe même de liberté d'ouverture qui découle du caractère constitutionnel de la liberté d'enseignement.
Cela conduira mécaniquement à la raréfaction du nombre d'écoles hors contrat ouvertes chaque année. C'est contraire à l'intérêt général, dans la mesure où 40 % des élèves de l'école publique sont en échec scolaire dans l'école publique à la fin du CM2 et donc que notre pays a particulièrement besoin de disposer d'écoles alternatives. Du principe d'un droit de la société civile à ouvrir des écoles privées, on passerait avec ce projet de réforme à celui de la restriction des ouvertures par l'Etat, conformément à la volonté affichée par Najat Vallaud- Belkacem de rendre plus difficile les créations d'écoles privées.
 
Si ce régime était mis en place, les porteurs de projet d'école devraient faire des démarches administratives nettement plus lourdes, ce qui augmenterait le coût de lancement et conduirait à une raréfaction drastique des ouvertures d'école. L'administration aurait en pratique toute latitude de rallonger les délais, en ne cessant de demander des pièces administratives supplémentaires pour empêcher de voir le jour aux projets qui ne lui plairaient pas. Elle pourrait facilement en venir à exercer un contrôle en opportunité.
Alors que la réforme subordonne l'exercice de libertés fondamentales à un régime d'autorisation administrative préalable, le gouvernement veut procéder en toute hâte par ordonnance (en faisant adopter un amendement dans le cadre de la Loi Egalité et Citoyenneté habilitant le gouvernement à procéder par ordonnance législative). Il s'agirait, selon la formule du directeur de cabinet adjoint du ministre de l'éducation, O. Noblecourt, d'éviter de livrer le projet de réforme au "ball trap parlementaire". Formule que les parlementaires apprécieront.
 
S'il ne s'agit que d'un toilettage juridique, pourquoi une telle hâte et un tel contournement des élus de la République ? Si le but est de lutter contre la radicalisation de la jeunesse, les mesures sont particulièrement inadaptées : il vaudrait mieux, pour ce qui est des écoles privées sous ou hors contrat, imposer la transparence sur l'origine des financements des écoles, contrôler le respect de l'égalité homme/femme dans l'établissement, et, s'agissant des écoles publiques, veiller à la qualité de l'enseignement et à sa contribution à la concorde sociale et à l'unité nationale.
 
Nous exercerons à l'égard des projets de textes en cours d'élaboration toutes les voies de recours possibles. Nous appelons en outre les parlementaires à refuser de se dessaisir de leurs responsabilités sur un sujet qui touche gravement aux libertés fondamentales et à rejeter en conséquence l'amendement habilitant le gouvernement à procéder par ordonnance.
 
Projet de réforme du contrôle du contenu des connaissances acquises par les enfants
Ce qui fait que les écoles hors contrat représentent un apport précieux dans le paysage éducatif français, c'est leur liberté pédagogique. Pouvoir choisir librement les progressions pédagogiques constitue un des éléments, si ce n'est l'élément essentiel, de la liberté qui caractérise les écoles hors contrat. C'est notamment cette liberté qui permet à certaines de ces écoles d'accueillir des enfants à besoin pédagogique particulier tels les enfants à haut potentiel ou les enfants Dys. Les écoles sous contrat sont financées par l'Etat dans la mesure justement où elles ont accepté d'enseigner selon les programmes de l'Etat.
Appliquer au hors-contrat la même obligation de conformité des programmes revient à exiger de lui les mêmes contraintes que le sous- contrat sans pour autant le financer !
 
Si les inspecteurs évaluent désormais le niveau des élèves à chaque fin de cycle, en vérifiant qu'ils maîtrisent les mêmes connaissances et compétences que les élèves suivant le programme de l'éducation nationale, cela conduira les écoles hors contrat à s'aligner sur les programmes de l'école publique (qui sont définis par cycle). Ainsi, des écoles comme les écoles Steiner ou Montessori, les écoles démocratiques ou les écoles Espérance banlieues ne parviendront pas à se conformer à cette loi, tant leurs progressions peuvent diverger de celles de l'Education nationale - divergence qui ne les empêche pas d'atteindre le niveau exigé par le Socle commun de connaissances, de compétences et de culture en fin de période d'instruction obligatoire. C'est d'ailleurs cette liberté de progression pédagogique qui fait la spécificité et l'intérêt des écoles indépendantes.
 
Nous dénonçons le caractère illégal d'un tel projet de décret au regard des dispositions législatives pertinentes du Code de l'éducation et du caractère constitutionnel de la liberté d'enseignement, laquelle comprend à l'évidence la liberté des programmes (cf. l'article L442-3 du Code de l'éducation, par exemple pour le primaire). Par conséquent, s'il devait être pris, nous contesterions la légalité du décret devant le Conseil d'Etat et nous en demanderons la suspension immédiate de l'exécution.
 
Nous déplorons que le Ministère prenne l'initiative de rouvrir la guerre scolaire. Alors que 40 % des enfants sont en échec scolaire en fin CM2, nous ne voyons pas ce que la France gagnerait à supprimer les alternatives pédagogiques qu'offrent les écoles indépendantes à ses enfants.
 
Nous invitons donc le gouvernement à renoncer à ses projets de réforme.
 
Textes de réforme :
Textes fournis par le gouvernement premièrement sur le projet de changement du régime d'ouverture des écoles hors contrat et deuxièmement sur le projet de changement du contrôle des connaissances des élèves des écoles hors contrat :
http://creer-son-ecole.com/fichiers/projet-reforme-gouvernemental-hors-contrat.pdf http://fondation.oc2x.com/lt.php?c=297&m=179&nl=67&s=7cf4315c2f79a6940f76506ee1f06519&lid=2142&l=-http--creer-son-ecole.com/fichiers/projet-reforme-gouvernemental-hors-contrat.pdf

Ecoles musulmanes sous contrat ?

Publié dans En France
Pousser les écoles musulmanes à passer sous contrat ? Inutile et même dangereux
 
Conclure des contrats "loi Debré" avec toutes les écoles musulmanes ne préviendrait en rien la radicalisation de certains de leurs élèves et empêcherait de surcroît toute ouverture d’école catholique sous contrat d’association, s’inquiète la directrice générale de la Fondation pour l’école
 
Najat Vallaud-Belkacem dit vouloir lutter contre la radicalisation des jeunes à l’école. C’est en effet urgent. La logique voudrait qu’elle concentre son action sur l’école publique parce que les terroristes, même si c’est pénible à reconnaître, en proviennent. Il y a un énorme travail à accomplir dans les "écoles de la République", tant l’hostilité à la France semble pouvoir s’y déployer facilement, sans doute alimentée par des programmes qui ne donnent pas assez de raison de l’aimer. Il faut aussi mettre un terme à l’antisémitisme qui se développe en toute impunité dans une partie des écoles publiques.
S’agissant du privé, on sait que la loi Debré de 1959 a institué la faculté, pour les établissements privés, de conclure avec l’État un contrat qui prévoit des droits et des obligations réciproques. Or, paradoxalement, le contrat loi Debré, en lui-même, n’empêche pas que se développent au sein de l’établissement un communautarisme de repli et une hostilité à la France et aux valeurs de la République. L’affaire du collège privé Averroès, sous contrat, l’a bien montré. Les contrôles portant sur les écoles privées sous contrat sont rares, une fois tous les sept ans en moyenne ; parcellaires, ils ne concernent que les professeurs isolément et non l’ensemble de l’établissement. Surtout, ces contrôles ne peuvent pas porter sur les matières qui ne relèvent pas de l’obligation scolaire, comme l’enseignement religieux. Rien n’empêche donc d’enseigner la charia dans un établissement sous contrat. Et rien n’interdit à une école sous contrat de recevoir des financements complémentaires en provenance de l’Arabie saoudite, du Qatar ou de l’Algérie, pour financer les investissements, les enseignements ou activités ne relevant pas de l’obligation scolaire.
De façon inattendue, le contrôle des établissements hors contrat est bien plus étoffé : les contrôles doivent intervenir l’année d’ouverture puis tous les cinq ans ; ils sont étendus à l’ensemble de la vie et des enseignements de l’établissement, et portent sur le développement affectif, intellectuel et civique des enfants. Il ne tient qu’à l’Éducation nationale de diligenter courageusement toutes les inspections prévues. Nul besoin de changer la loi. Le projet de Najat Vallaud-Belkacem de passer sous contrat loi Debré les écoles musulmanes existantes pour prévenir la radicalisation n’est donc pas une solution pertinente. De surcroît, les foyers de radicalisation principaux se situent pour l’essentiel dans des lieux d’enseignement qui ne sont pas déclarés comme des écoles, mais sont en lien avec des lieux de prière eux-mêmes non répertoriés. On les trouvera aussi dans certaines écoles coraniques, qui prennent en charge les enfants durant le temps périscolaire. Par conséquent, les contrôles renforcés sur les écoles hors contrat ne les concerneront en rien.
Par ailleurs, la décision de conclure des contrats loi Debré prioritairement avec les écoles musulmanes aurait pour conséquence certaine de créer des tensions politiques et religieuses fortes en France. La raison en est simple, mais peu connue : les gouvernements successifs n’ont jamais remis en cause l’accord politique des 80-20 % mis en place au lendemain des grandes manifestations de 1984 pour la liberté scolaire. Selon cet accord, l’ensemble de l’enseignement sous contrat ne doit pas scolariser plus de 20 % des élèves. Ainsi, si des écoles musulmanes passent sous contrat, c’est autant d’établissements catholiques ou non-confessionnels qui seront privés de contrat et de financements publics.
Si l’on ajoute le projet du ministère de l’Éducation nationale de passer sous contrat les écoles musulmanes à celui de renforcer les contrôles sur le hors contrat en rendant plus difficile l’ouverture de nouveaux établissements libres par la mise en place d’un régime d’autorisation préalable, on arrive à un résultat paradoxal en raison de la persistance anachronique et difficilement justifiable des 80-20 % : les écoles musulmanes seraient financées sur fonds publics, sans être sensiblement plus contrôlées ; les ouvertures d’écoles catholiques ou non confessionnelles seraient quasi impossibles en raison de la procédure d’autorisation préalable. Et pour corser le tout, la politique du gouvernement entretiendrait des rivalités malsaines entre les différentes confessions.
Si l’on veut prévenir les risques de radicalisation à l’occasion de l’enseignement, il vaut mieux concentrer notre énergie sur les décisions suivantes : mobiliser les services pour détecter rapidement tous les lieux d’enseignement clandestins et les fermer, interdire de délivrer les enseignements profanes ou religieux exclusivement en arabe, prohiber les financements étrangers, réconcilier les musulmans avec l’école publique en la dépolitisant et en la recentrant sur l’instruction, et surtout mettre en place des contrôles inopinés sur tous les établissements, qu’ils soient publics, sous contrat ou hors contrat, par des corps d’inspection enrichis de compétences antiterroristes issus du ministère de l’Intérieur et notamment d’arabisants confirmés.
Il n’y a aucune raison que les écoles (hors contrat ou sous contrat) catholiques, juives, protestantes ou aconfessionnelles fassent les frais de la lutte contre le péril islamiste qui menace notre pays.

Paru dans Le Figaro, 16 avril 2016
Anne COFFINIER, ancienne élève de l’École normale supérieure et de l’École nationale d’administration, Directrice générale de La Fondation pour l’école, reconnue d’utilité publique.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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