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BASLE Jean-Luc

BASLE Jean-Luc

Né le 14 septembre 1942
Marié - 2 enfants



Economiste
 

Diplômé de Columbia University et de Princeton University

Directeur de Citigroup New York (1972-1995)
Enseignant associé aux Ecoles de Saint-Cyr Coêtquidan
Vice-président de l’Institut de Locarn



Publications
Cercle Les Echos.com
OpEdNews.com

Ouvrages
The international monetary system : challenges and perspectives" (1982) - L'euro survivra t-il ? (2016) -

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Hégémonie et incohérence US

Publié dans De par le monde
Hégémonie et incohérence américaines
 
Une politique hégémonique est nécessairement incohérente puisqu’elle ne fait aucune distinction entre alliés et rivaux. La phobie sécuritaire conduit Washington à espionner ses alliés, et son esprit dominateur à imposer des sanctions à la Russie qui nuisent à ces mêmes alliés. Au Moyen Orient, sa politique destructrice qui tente de concilier des objectifs antinomiques, en fait la nation la plus haïe au monde. Elle se traduit par un exode massif des populations vers les pays voisins et, plus récemment, vers l’Europe où elle engendre de violentes divisions en Allemagne, en France et dans de nombreux autres pays.
Les effets de cette politique démontrent son incongruité.
La Russie en joue très habilement. Profitant du coup d’état orchestré par la CIA avec l’aide d’éléments pro-nazis en Ukraine, Poutine annexe la Crimée après y avoir organisé un référendum. En Syrie, il conforte sa position en combattant Daesh au grand dam des Occidentaux qui l’accusent de soutenir Bachar al-Assad. Mais comment accorder du crédit aux préoccupations 'humanitaires' et 'démocratiques' de l’Occident après la destruction de l’Irak, de la Lybie et du Yémen ? Cette politique hégémonique qui a son origine dans l’effondrement de l’Union soviétique, engendre une réaction de rejet parmi les nations qui en sont les victimes, et crée l’insécurité qu’elle souhaite éviter.
 
L’hégémonie pour credo.
Selon la doctrine de Paul Wolfowitz, ancien secrétaire adjoint à la Défense sous George W. Bush, l’objectif premier de la politique étrangère américaine est de prévenir l’émergence d’un nouveau rival dans le monde. Il est énoncé sous une autre forme dans le National Security Strategy de 2015 sous la signature de Barack Obama : "La question n’est pas de savoir si l’Amérique doit ou non diriger [le monde], mais de savoir comment elle doit le diriger". Il se traduit par une nouvelle version de la politique d’endiguement ("containement") en visant à isoler la Russie et la Chine au plan militaire (expansion de l’OTAN à l’Est, stationnement de Marines en Australie, concentration de la marine américaine en Asie-Pacifique, etc.), au plan politique par la propagande et la diabolisation de Poutine, traité de nouvel Hitler par Hillary Clinton ce à quoi Henry Kissinger, peu connu pour son aménité, objecta au vu de l’ignorance crasse du propos, et finalement au plan économique par les sanctions qui sont imposées à la Russie et par deux accords commerciaux, le TransPacific Partnership (TPP) avec les pays de l’Asie, Chine exclue et le Transatlantic Trade & Investment Partneship (TTIP) avec l’Europe, Russie exclue.
 
Bien évidemment, la Russie et la Chine ont réagi.
En 2001, la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan,le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont créé l’Organisation de coopération de Shanghai ou Pacte de Shanghai. C’est une alliance stratégique qui a pour vocation de s’opposer à l’OTAN. L’Inde et le Pakistan la rejoindront en 2016. Potentiellement, c’est une puissante alliance qui se met en place avec plus de trois milliards d’habitants (près de 45% de la population mondiale) et 20 % du produit intérieur brut mondial. En juillet 2014, la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du sud ont signé la déclaration de Fortaleza par laquelle ils entendent mettre fin à la suprématie du dollar. Cette même année, à l’initiative de la Chine, a été créée la Banque d’infrastructure et d’investissement de l’Asie pour promouvoir l’investissement en Asie. La Grande-Bretagne et la France en sont actionnaires en dépit de l’opposition des Etats-Unis. Parallèlement, en réponse au TPP et au TTIP, la Chine construit un vaste réseau de chemin de fer et de gazoducs la reliant à l’Europe et au Moyen Orient. En 2013, elle a inauguré une ligne ferroviaire de 11 179 kilomètres reliant Chongqing à Duisbourg en 20 jours contre 35 en bateau, baptisée la nouvelle Route de la soie. En mai 2014, CNPC, société pétrolière chinoise, a signé un accord avec Gazprom pour la fourniture de 38 milliards de mètres cubes de gaz naturel à la Russie. En avril 2015, le président Xi Jinping a signé un accord avec le Pakistan pour la construction d’un "corridor économique" reliant par route, rail et oléoduc Kashgar dans la province de Xinjiang au port de Gwadar au Pakistan.
 
Incohérence au Moyen Orient
Le Moyen Orient est la région la plus riche du monde en hydrocarbure mais aussi la plus instable.  Elle est le théâtre d’une lutte de pouvoir entre les grandes puissances depuis la Première Guerre mondiale. Cette rivalité débute par les Accords Sykes-Picot de 1916, puis prend la forme du Pacte de Quincy en 1945 par lequel les Etats-Unis s’engagent à protéger l’Arabie Saoudite en échange de pétrole. En 1953, l’Iran est l’enjeu de la rivalité américano-soviétique qui se solde par un coup d’état orchestré par la CIA. Les Etats-Unis prennent définitivement pied au Moyen Orient après l’expédition franco-britannique de 1956. Ils ont trois principaux alliés : Israël, l’Arabie Saoudite et l’Iran. La politique répressive et absurdement prétentieuse du Shah cause sa perte et l’instauration d’un régime islamiste dirigée par les Mollahs en 1979. Le conflit israélo-palestinien s’enterre dans des palabres infinies et des conflits sporadiques et violents en dépit des Accords d’Oslo. Peu concernés par ce conflit, des pays arabes cherchent à s’unir pour se libérer de la tutelle occidentale. C’est l’objectif du parti Baas ou Baath, né en 1947 à Damas. Ses deux piliers sont le socialisme et la laïcité. Saddam Hussein s’en servira pour conquérir le pouvoir en Iraq.
 
Une telle union des nations arabes, si jamais elle voyait le jour, serait une menace tant pour les intérêts américains au Moyen Orient que pour la sécurité d’Israël. Ces deux pays s’unissent donc pour y faire face. Une symbiose de leurs politiques étrangères s’instaure peu à peu. Des documents, comme Rebuilding America’s Defenses ou A Clean Break : a new strategy for securing the Realm, en donne la finalité.
Dans l’analyse de Richard Perle, principal rédacteur du second document, la Syrie, l’Iraq et l’Iran constituent les plus graves menaces pour la sécurité d’Israël. La chute de l’Union soviétique convainc les néoconservateurs que le moment est venu d’agir. L’attaque du 11 Septembre leur en donne l’occasion. Dans les jours qui suivent, des sénateurs demandent au président Bush d’attaquer l’Iraq alors qu’aucun lien ne lie ce pays à la tragique journée. Saddam Hussein que l’Occident avait soutenu dans sa lutte contre l’Iran, devient la bête noire des Américains. Ils décident de l’attaquer au motif qu’il avait envahi le Koweït. Après un succès initial, salué par un tonitruant : "Mission accomplie" du président américain sur le porte-avions Abraham Lincoln, l’invasion tourne au cauchemar. Néanmoins, l’objectif du Clean Break est atteint : l’Irak ne se relèvera pas de ses cendres, grâce à la politique du proconsul Paul Brenner.
 
Les choses en seraient restées là si Al-Qaïda, mouvement islamique créé à l’initiative du Conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter, Zbigniew Brezinski, pour faire échec à l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques, n’avait pas trouvé en Iraq une nouvelle vocation : combattre les Américains qui avaient eu l’outrecuidance de stationner des troupes en Arabie Saoudite. Par mutations et scissions successives, Al-Qaeda devient en avril 2013 l’Etat islamique en Iraq et au Liban (EIIL) qui crée en juin 2014 l’Etat islamique (EI). EIIL est plus connu sous le nom de Daesh en Syrie où il s’oppose aux forces de Bachar al-Assad. Les Américains sont désormais face aux contradictions de leur politique. Leur alliance avec Israël les engage à ne pas combattre Daesh qui veut éliminer Bachar al-Assad mais la perspective d’un califat, si Bachar tombe, les oblige à le combattre pour éviter que le califat ne voit le jour.
 
Daesh est le symbole de l’incohérence de la politique étrangère américaine. L’initiative de Brezinski était inutile. Avec ou sans Al-Qaïda, l’Union soviétique se serait retirée de l’Afghanistan de la même façon que les Etats-Unis ont quitté le Vietnam. Par un revirement imprévu dont l’Histoire a le secret, elle met en échec la politique du Clean Break, cher à Richard Perle, et donne naissance à un rapprochement de la Russie avec l’Iraq et l’Iran contraire aux intérêts américains au Moyen Orient. Les néoconservateurs devraient savoir que les intérêts de deux nations quelles qu’elles soient ne coïncident jamais. Deux universitaires américains, John Mearsheimer et Stephen Walt, l’ont démontré dans leur livre : "Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine".
 
Conclusion
Dans une affirmation qui a choqué le monde, Madeleine Albright, ministre des Affaires étrangères de Bill Clinton, a déclaré en 1996 que la sécurité américaine valait bien la mort de 500.000 enfants iraquiens. Ce n’est plus de 500.000 enfants dont il est désormais question mais de millions de morts, de blessés et de réfugiés. Cette ingérence américaine ne se limite pas au Moyen Orient. Les Etats-Unis interviennent dans toutes les parties du monde, en particulier en Amérique centrale et du Sud qu’ils considèrent comme leur chasse-gardée depuis le président James Monroe. Mais c’est au Moyen Orient où leurs interventions ont été les plus massives et les plus destructrices, à l’exception peut-être du Vietnam. Au plan humanitaire, ce n’est pas un désastre. C’est un crime.
Cette politique hégémonique est le fait d’une oligarchie. Le peuple américain y est étranger. Par une ironie du sort, elle crée le résultat opposé à celui recherché. La sécurité absolue espérée produit une sécurité précaire par un enchaînement d’évènements incontrôlables. Elle engendre le 11 septembre qui conduit à l’Afghanistan, à l’Irak, à la Libye, à la Syrie, au Yémen pour aboutir à un face-à-face avec la Russie en Syrie. Pour sortir de cette politique étrangère aux effets désastreux tant pour eux-mêmes que pour le reste du monde, les Etats-Unis doivent redéfinir leurs intérêts vitaux dans l’esprit des principes du Traité de Westphalie qui sont aussi ceux des Nations unies – principes qui seuls sont susceptibles d’apporter la paix au monde, l’hégémonie étant vouée à l’échec ou pire, à l’Apocalypse.

Qui dirige en (Air) France

Publié dans En France
Qui dirige en (Air) France
 
A l’heure où les candidats à la présidentielle dévoilent leur programme, l’incident d’Air France qui aurait pu tourner au drame, vient à point nommé en soulevant deux questions : qui détient le pouvoir en France et que fait-il face aux bouleversements que le monde connaît depuis un quart de siècle ?
 
Le pouvoir ne réside pas dans nos institutions, comme nous le croyons, mais dans trois groupes de pouvoir : les Grands Corps de l’Etat, l’Administration et les syndicats. Il n’y a là rien de très original. Les Etats-Unis sont dirigés par Wall Street et le complexe militaro-industriel, le Royaume-Uni par la City et l’aristocratie, et l’Allemagne par les grands groupes industriels. Bien entendu, le pouvoir de ces groupes n’est pas absolu. Il arrive que le peuple impose sa volonté. Mais, ces instants sont rares.
Ce sont les ingénieurs des Mines qui ont décidé que la France produirait de l’énergie nucléaire.
C’est l’Administration qui empile les réformes de l’Education nationale, et ce sont les syndicats qui dirigent EDF, la SNCF, Air France, etc.
Qu’un Premier ministre décide de réformer le régime des retraites, comme Alain Juppé en 1995, et les syndicats de la SNCF seront là pour lui rappeler qui dirige en bloquant le pays pendant trois semaines. Voilà pourquoi les promesses de nos candidats restent lettres mortes. Que reste-t-il des 101 propositions de François Mitterrand ? Ne soyons pas surpris. Henri Queuille nous l’a dit : "les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent". Ce système a un défaut : il encourage les partis extrémistes. Ne nous étonnons pas de la montée du FN, si nous abandonnons notre pouvoir souverain.
 
Venons-en à la seconde question. Les détenteurs du pouvoir ne renoncent jamais à leurs prérogatives. La Révolution nous en donne l’exemple. Ni la Cour, ni l’aristocratie, ni les membres du Parlement de Paris n’étaient prêts à se laisser déposséder de leurs privilèges. Mais le pouvoir doit évoluer si les conditions dans lesquelles il s’exerce changent. C’était le cas au 18ème siècle. Les savants (Buffon, Lavoisier, Newton, et bien d’autres), les navigateurs (James Cook, La Pérouse, etc.), les inventeurs (Montgolfier, Cugnot, James Watt, etc.), les penseurs (Adam Smith, David Hume, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, etc.) annonçaient le monde du 19ème siècle. De même, la chute du mur de Berlin, l’écroulement de l’Union soviétique, les innovations que sont l’ordinateur personnel, Internet, les nanotechnologies, etc. transforment notre monde.
Or que font nos trois groupes de pouvoir pour s’y adapter ?
Rien. Pire, ils font marcher la France à rebours du temps (35 heures, retraite à 60 ans, endettement croissant, etc.). Notre modèle, né de l’Après-guerre, refondé par le gaullisme, est à bout de souffle.
 
Il convient de s’adapter à cette ère nouvelle, à ce monde globalisé, par des réformes structurelles, détaillées dans de nombreux rapports (Attali, Gallois, Cour des comptes, OCDE, FMI, etc.).
Ce qui nous ramène à la question initiale : celle du pouvoir. Ses détenteurs les accepteront-ils ou faudra-t-il une révolution ? A chacun sa réponse.

Le scandale Volkswagen

Publié dans Avec l'Europe
Volkswagen : des origines aux limites du "made in Germany"
 
Le scandale Volkswagen a secoué l’industrie automobile mondiale et plus encore l’Allemagne. Il est le résultat d’une politique économique poussée à son paroxysme dont l’origine remonte loin dans le temps.
 
L’Allemagne est le pays le plus performant à l’exportation. Son excédent commercial est le plus élevé au monde en valeur nominale et relative. Cette performance n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une politique qui remonte à la fin du 19ème siècle. L’Allemagne connaît alors une croissance démographique très forte. (1) Deux solutions s’offrent à elle : accroître la production pour retenir la population ou encourager l’émigration. C’est la première solution qui est choisie – l’exportation sera l’exutoire de l’augmentation de production liée à l’accroissement de la population. (2) Peu à peu, les produits allemands font leur apparition sur le marché britannique où ils font concurrence à la première puissance industrielle. Pour contrer cette intrusion, le Parlement vote le Merchandise Marks Act en 1887. Cette loi impose de mettre la mention "made in England" sur les produits fabriqués en Grande-Bretagne afin de les protéger de la concurrence des produits étrangers en faisant connaître leur provenance aux consommateurs britanniques. Les fabricants allemands réagissent par la mention "made in Germany" et l’excellence de leurs produits. A la fin du 19ème siècle, l’Allemagne est devenue la première puissance industrielle en Europe.
 
Le régime nazi aura aussi recours à l’exportation pour financer le réarmement allemand. Hjalmar Schacht, ministre des finances et gouverneur de la Reichsbank, initie une politique à l’exportation vers les nations d’Amérique du sud dans le but de les rendre dépendantes des machines allemandes en échange de matières premières et de denrées dont l’Allemagne a besoin pour son effort de guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, c’est aussi grâce à l’exportation que l’Allemagne se relève. Le "miracle allemand" trouve son origine dans une pensée économique originale connue sous le nom d’ordolibéralisme ou Ecole de Fribourg. Il s’agit pour ses promoteurs de créer une organisation cohérente de l’économie visant à satisfaire l’ensemble des classes sociales – une troisième voie avant l’heure en quelque sorte. Ludwig Erhard, ministre de l’économie puis chancelier, mit en pratique cette pensée avec le succès que l’on sait. L’exportation est une constante de la politique allemande.
 
Le premier souci d’une nation exportatrice est d’être compétitif. Sur la base 100 au premier trimestre 1999, le coût unitaire de la main d’œuvre en 2014 est de 86 pour l’Allemagne, 100,4 pour la France et 108,6 pour l’Italie. Ce seul critère ne suffit pas. Le succès de l’Allemagne tient aussi à une politique de produits haut de gamme. La qualité de ses produits rend sa production moins sensible aux aléas de l’euro que ne l’est la production française ou italienne. Ce même euro la protège des dévaluations compétitives si fréquentes dans les années 70 et 80.
 
Pour autant, ce succès n’est pas sans défaut. Sa politique volontariste à l’export la rend vulnérable aux aléas de la conjoncture européenne et mondiale. Son excédent commercial en zone euro se traduit par l’accumulation d’une importante créance sur ses voisins. En janvier 2015, elle s’élève à 515 milliards d’euros, soit environ 22% de son PIB. Les principales nations débitrices étant l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce, il est permis de s’interroger sur la qualité de cette créance. Sa politique est mercantile, et s’assimile à la "paupérisation du voisin" pratiquée dans les années 30. En 2011, le G-20 de Cannes demanda à l’Allemagne de stimuler sa demande intérieure afin de réduire son excédent commercial s’élevant alors à 6,2% de son produit intérieur brut. L’Allemagne est restée sourde à cette requête. Son excédent monta à 7,2% en 2012. Après être descendu à 6,9% en 2013, il s’élève à 7,7% en 2014. En octobre 2013, le Trésor américain accusa l’Allemagne d’entraver le rétablissement de la zone euro et de pénaliser la croissance mondiale par sa dépendance excessive à l’exportation avec pour résultat un effet déflationniste sur l’économie européenne et mondiale. Le Trésor rappela à l’Allemagne l’engagement pris lors du G-20 de Cannes.
 
Toute politique, poussée à l’excès, a son revers. Le scandale Volkswagen en est la confirmation. En faisant de l’exportation le moteur privilégié de l’économie, l’Allemagne s’exposait à ce risque tôt ou tard. Henrik Enderlein, professeur d’économie à la Hertie School of Governance de Berlin, émet un jugement sévère sur son modèle économique qu’il considère à bout de souffle. (3)
 
 
(1) Sa population atteint 56 millions en 1900 contre 46 millions pour la Grande-Bretagne et 40 millions pour la France
(2) C’est pour des raisons militaires que cette solution fut choisie afin de conserver la population en Allemagne.
(3) Les Echos, septembre 2010. Henrik Enderlein est l’auteur d’un rapport sur les réformes, l’investissement et la croissance en France et en Allemagne avec Jean Pisany-Ferry.

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