Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

BASLE Jean-Luc

BASLE Jean-Luc

Né le 14 septembre 1942
Marié - 2 enfants



Economiste
 

Diplômé de Columbia University et de Princeton University

Directeur de Citigroup New York (1972-1995)
Enseignant associé aux Ecoles de Saint-Cyr Coêtquidan
Vice-président de l’Institut de Locarn



Publications
Cercle Les Echos.com
OpEdNews.com

Ouvrages
The international monetary system : challenges and perspectives" (1982) - L'euro survivra t-il ? (2016) -

URL du site internet:

Gilets jaunes : la trahison ...

Publié dans Du côté des élites
Gilets jaunes : la trahison des élites
 
Lors de son interview sur le Charles-de-Gaulle, Emmanuel Macron a reconnu ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants". Revient alors à l’esprit le livre de Christopher Lasch : "La révolte des élites et la trahison de la démocratie". Livre prémonitoire. Publié en 1996 aux Etats-Unis, il décrit une société américaine où les élites se sont détachées du peuple avec pour résultat le Tea Party, l’élection de Donald Trump, et un pays au bord de l’implosion. Après le Brexit et le vote italien, c’est au tour des Français de manifester contre ces élites qui les ignorent. Comment cela finira-t-il ?
 
Après coup, il est facile de dire "on vous avait prévenu" ou "il était évident que le peuple se révolterait un jour". Mais en vérité, tant aux Etats-Unis qu’en Grande-Bretagne ou en Italie, personne n’a vu le coup venir bien qu’il y eut des signes annonciateurs. Cette révolte a trois causes principales : la mondialisation, les nouvelles technologies, et l’immigration. Les deux premières ont privé de nombreux salariés de leur emploi, soit parce qu’il a été externalisé ou remplacé par des robots. La troisième a renforcé leur sentiment de déchéance par la crainte de voir le peu d’emplois non-qualifiés restant captés par les immigrés, réveillant un racisme latent chez tous les peuples.
 
Les élites, portés par la vague mondialiste et technologique, ont embrassé cette postmodernité qui leur ouvrait les portes d’un nouveau monde illimité en apparence par les possibilités qu’il offrait tout en augmentant leur bien-être matériel. La césure était inévitable. Elle l’était d’autant plus qu’elle s’accompagnait d’une révolution économique par l’adoption du néolibéralisme qui associe déréglementation, austérité et réduction de la pression fiscale sur les capitaux. Le néolibéralisme fut présenté aux salariés comme une nouvelle voie, une troisième voie qui se traduit dans les faits par une baisse du pouvoir d’achat, accompagnée d’une réduction des services publics dans les pays anglo-saxons, augmentant d’autant l’inégalité entre les classes sociales. Au bout du compte, ce mouvement des classes populaires délaissées par les élites est une condamnation de la démocratie telle qu’elle est pratiquée de nos jours. Le rôle des élites – des philosophes, aurait dit Platon – est d’administrer la cité équitablement, non pour leur propre compte.
 
Aux Etats-Unis, ce mouvement conduit à l’élection d’un électron libre narcissique. En Grande-Bretagne, il plonge la nation dans une crise dont il est difficile de prévoir l’issue. En Italie, il annonce un blocage politique inextricable tant il est profond. En France, il est trop tôt pour se prononcer sur les gilets jaunes, mais il serait dangereux de les ignorer. Reconnaître son erreur, comme le fit le président français, est méritoire, mais ne suffit pas. Il faut reprendre le problème à la base, c’est-à-dire en comprendre les motivations profondes, et proposer des solutions justes à un horizon proche.
 
La marge de manœuvre des pays concernés est étroite en raison de leur situation économique. A défaut de solutions, la révolte s’amplifiera et se cristallisera pour déboucher in fine sur l’autoritarisme. 

Envoyé par l'auteur, paru dans Le Cercle Les Echos, 19 novembre 2018

La France doit-elle acheter...

Publié dans En France
La France doit-elle acheter de la dette publique américaine ?

La France augmente ses achats d’obligations du Trésor américain. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards.(1) Compte tenu du
risque de récession annoncé pour 2020 par Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, ces achats se justifient-ils ?
 
Le rendement financier
Au plan du rendement financier, la réponse est oui. Suite à la décision de la Réserve fédérale de relever son taux directeur en décembre 2015, le rendement des obligations américaines à 10 ans n’a cessé d’augmenter passant de 1,50 % en juillet 2016 à 3,25 % aujourd’hui. Dans le même temps, les taux allemands ont été négatifs (-0,09 % en juillet 2016) avant de remonter à 0,44 % aujourd’hui. Non seulement les taux des obligations du Trésor sont plus élevés mais le marché obligataire américain est aussi plus liquide que le marché européen. La décision française se justifie donc.
 
Le risque financier
Au plan du risque financier, la réponse est plus nuancée. La raison tient à la dette publique américaine qui est non seulement élevé, mais croit exponentiellement. Le volume de la dette a quasiment quadruplé depuis 2000, passant de 5.674 milliards de dollars en septembre 2000 à 21.516 milliards en septembre 2018. Il représente désormais 108 % du produit intérieur brut. Il se rapproche de son niveau le plus élevé dans l’histoire américaine : 118 % en 1946. S’il y avait alors des raisons qui justifiaient ce niveau, ce n’est plus le cas aujourd’hui – d’où l’inquiétude de certains économistes et
institutions internationales
(2) L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi Tax Cuts and Jobs, votée par le Congrès en novembre 2017, augmentera le déficit budgétaire, donc la dette américaine, de plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.
Cette évolution alarmante a pris naissance à la suite de la crise des subprimes de 2008. En août 2011, S&P, une des trois grandes agences américaines de notation a abaissé sa note de la dette américaine de AAA à AA+. Les deux autres (Moody’s et Fitch) ont maintenu la leur au niveau le plus élevé (AAA) ce qui surprend au regard de la nouvelle loi. Pour sa part, DAGONG, l’agence chinoise, a abaissé la sienne à son niveau le plus bas (BBB+). Il est permis de penser que ces agences font preuve d’une objectivité toute relative. Il n’en reste pas moins qu’au plan du risque, la décision française est contestable.
 
Attitude des principaux investisseurs
Premier banquier du gouvernement américain, la Chine a quelque peu réduit son portefeuille d’obligations américaines de 1.246 milliards de dollars en 2015 à 1.165 milliards en août 2018 (3) – une faible réduction (-6.5 %), compte tenu de l’opinion de DAGONG. En revanche, le Japon, second banquier des Etats-Unis, a fortement diminué le sien qui est tombé de 1.231 milliards en 2014 à 1.030 milliards en août dernier. Cependant, plus qu’une inquiétude à l’égard du risque américain, il faut y voir une nécessité due à un accroissement constant de la dette nationale entièrement financée par l’épargne japonaise. Pour sa part, la Russie qui détenait 150 milliards d’obligations en 2010, n’apparaît plus dans les statistiques du Trésor américain en 2018. Au rebours de cette tendance, la Grande-Bretagne a accru son portefeuille qui s’élève désormais à 273 milliards contre 55 milliards en juin 2008. En dépit de cette remontée qui se distingue par sa singularité, la part des investisseurs étrangers a baissé quelque peu ces dernières années en valeur relative. Le risque américain ne fait plus l’unanimité d’autant que l’augmentation des taux d’intérêt accroît la charge de la dette, accentuant un peu plus le déficit budgétaire américain.
 
Conclusion
Au plan financier, l’investissement français se justifie s’il s’inscrit dans le court terme. Une récession aux Etats-Unis est une quasi-certitude. Mais, à l’inverse de la précédente (2008), les autorités américaines seront démunies pour lutter contre celle-ci. Compte tenu de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale, de l’interconnexion des économies nationales et de l’endettement élevé de nombreux pays, il est à craindre qu’elle soit profonde et étendue. Peut-être est-il temps pour la France de songer à vendre ses obligations américaines ?
Mais pourquoi la Chine ne vend-elle pas les siennes ? La réponse a été donnée par John D. Rockefeller, il y a bien longtemps. On lui attribue le commentaire suivant : "si je dois dix mille dollars à ma banque, j’ai un problème. Si je lui dois un million, c’est elle qui a un problème". C’est la situation dans laquelle se trouve la Chine à l’égard des Etats-Unis. Liquider ses actifs financiers américains conduirait à un effondrement du marché obligataire et du dollar, et donc à une récession, peut-être même une dépression. Elle ne peut défaire sa position que dans le temps : cinq à dix ans, voire d’avantage.
 
(1) Soit 4,2% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la France.
(2) Voir aussi l’interview de Christine Lagarde (Les Echos, 9 novembre 2018).
(3) Soit 8,5% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la Chine.

Envoyé par l'auteur, 13 novembre 2018, paru sur www.lesechos.fr

La Chine n’est pas la cause...

Publié dans De par le monde
La Chine n’est pas la cause du déficit commercial américain
 
Les Etats-Unis ont pour habitude de reporter le poids de leurs erreurs économiques sur leurs partenaires. Cela a relativement bien fonctionné jusqu’en 2008 quand la crise des subprimes a provoqué une récession mondiale. Le G20 de novembre 2008 – premier du genre – a permis d’éviter le pire grâce à une coopération internationale inédite ainsi qu’à l’intervention de la Réserve fédérale qui a porté secours à des banques étrangères en grande difficulté dont la Société générale. Qu’en sera-t-il cette fois si la Chine refuse de se soumettre à la volonté des Etats-Unis qui l’accuse d’être la cause de leur déficit commercial ?
 
L’ordre économique mondial a été défini par les Etats-Unis à Bretton Woods dans le New Hampshire en août 1944. Vingt-sept ans plus tard, la dépréciation du dollar pose un dilemme à Richard Nixon. Il peut réduire la dépense publique et relever les taux d’intérêt ou abandonner le dollar à son sort en le désolidarisant de l’or. Il opta pour la seconde solution le 15 août 1971, évitant ainsi la récession et assurant du même coup sa réélection. (1) Mais, il reniait l’engagements pris à Bretton Woods de maintenir la valeur de l’or à 35 dollars l’once. En l’absence de valeur de référence, les taux de change des devises flottèrent librement, créant une forte instabilité sur ce marché ce qui obligea les nations à s’adapter à ce nouvel environnement économique. (2) La décision de Richard Nixon eut aussi pour effet de laisser libre cours à l’inflation qui atteint 15 % en avril 1980. Ce niveau convainquit le gouverneur de la Réserve fédérale, Paul Volcker, de relever le taux d’intérêt au jour le jour pour le porter au niveau le plus haut jamais atteint en juin 1981 (19 %).
 
Ce relèvement eut pour conséquence d’apprécier la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies, et de réduire le volume des exportations américaines rendues trop chères par un dollar surévalué, augmentant un déficit commercial déjà jugé trop élevé. Le Secrétaire au Trésor de Ronald Reagan, James Baker, convoqua ses principaux partenaires commerciaux au Plaza Hôtel de New York pour les inviter à réévaluer leurs devises, les Etats-Unis s’engageant à réduire leur déficit budgétaire. Le Japon qui était particulièrement visé dans cette affaire, tint ses engagements. Trente-trois ans plus tard, il n’a toujours pas totalement recouvré de la récession larvée que causa ce brusque changement de politique. Les Etats-Unis réduisirent brièvement leur déficit budgétaire avant de le laisser filer à nouveau. Avec le temps, les choses se calmèrent, puis s’améliorèrent sous la présidence de Bill Clinton.
 
Au début des années 2000, George W. Bush adopta une politique économique alliant laxisme monétaire et déficit budgétaire que rien ne justifiait puisque la croissance moyenne durant le mandat de son prédécesseur s’élevait à 3,9 %. Cette politique, jointe aux manœuvres illégales des grandes banques de Wall Street, provoqua la crise des subprimes qui se répercuta quasi instantanément à travers le monde. L’Union européenne en paya le prix fort, en particulier la Grèce, mais aussi l’Italie dont le niveau d’activité est toujours inférieur ce qu’il était en 2008. En réponse à la crise, les Etats-Unis adoptèrent une politique monétaire – dite d’assouplissement quantitatif – qui eut pour effet d’abaisser leurs taux d’intérêt à un huitième de pourcent (du jamais dans l’histoire des banques centrales) mais aussi de surévaluer les monnaies de certains pays d’Asie et d’Amérique du sud dont le Japon et le Brésil. (3) Attirés par des rendements élevés, les investisseurs y placèrent leurs fonds pour y réaliser un rapide profit. Ces transactions, connues sous le nom de "carry-trade", déstabilisèrent les économies qui en furent victimes.
 
La crise de 2008 oubliée, les Etats-Unis, en la personne de Donald Trump, ont recours de nouveau à leur méthode favorite pour contrer les défauts de leur politique économique en faisant pression sur l’un de leurs partenaires, en l’occurrence la Chine, pour réduire leur déficit commercial et réindustrialiser leur économie. S’il est vrai que la Chine a, pendant des années, maintenu sa monnaie à une valeur dépréciée, cela ne l’est plus aujourd’hui. S’il est aussi vrai qu’elle a fait pression sur ses partenaires occidentaux pour obtenir des secrets de fabrication, quand elle ne les a pas volés, il l’est tout aussi que les entreprises, trop heureuses d’engranger des profits élevés, n’ont jamais menacé de se retirer de son marché. Enfin, si les gouvernements occidentaux n’étaient pas satisfaits de cet état de chose, ils pouvaient déposer un recours devant l’Organisation mondiale du commerce. Ils n’en ont rien fait. Ils pouvaient aussi s’adresser au Fonds monétaire international qui a autorité pour statuer sur les taux de change pratiqués par ses membres. (4) Aucun recours n’a été déposé. Le Trésor américain qui deux fois par an, remet un rapport au Sénat sur les taux de change des partenaires commerciaux des Etats-Unis n’a jamais accusé la Chine de manipuler sa devise.
 
En faisant pression sur la Chine, les Etats-Unis espèrent peut-être freiner durablement sa croissance, comme ils le firent avec le Japon. Ce serait une erreur. L’échelle de grandeur n’est pas la même. En 1985, l’économie japonaise était égale au tiers de l’économie américaine. En 2017, l’économie chinoise en représente les deux tiers. En 1985, les exportations japonaises vers les Etats-Unis représentaient 39 % de leurs exportations totales. La menace du protectionnisme fit plier Tokyo. En 2017, les exportations chinoises à destination des Etats-Unis ne représentent que 22 % de leurs exportations. La Chine est aussi moins dépendante de ses exportations qu’elle ne l’était jadis. Alors qu’elles s’élevaient à 35 % de son produit intérieur brut en 1985, elles sont tombées à 19 % en 2017. La relation économique entre les deux nations s’est inversée. Ce sont désormais les Etats-Unis qui sont dépendants de la Chine. Les produits dits "techniquement avancés" (5) en provenance de Chine s’élèvent à 110 milliards de dollars pour le seul mois d’août 2018 – des produits dont les Etats-Unis ont besoin pour leur industrie, en particulier leur industrie d’armement, ce qui ne laisse pas de les inquiéter. (6)
 
Chacune des crises évoquées ci-dessus a provoqué un cyclone économique dans l’œil duquel se trouve le dollar. L’attitude désinvolte des Etats-Unis à l’égard de leur monnaie a été parfaitement résumée par John Connally, Secrétaire au Trésor de Richard Nixon, lorsqu’il déclara : "le dollar est notre monnaie, et votre problème". L’interconnexion des économies tant au niveau commercial que financier, n’autorise plus cette désinvolture en raison de ses effets secondaires. Or, elle est toujours de mise à Washington. Le déficit commercial américain qui remonte à 1975, est dû à une surconsommation, en partie liée au déficit budgétaire (7) Les devises jouent un rôle réel, mais temporaire, et souvent exagéré. (8) Incomber la responsabilité de ce déficit à la Chine est un non-sens absolu. Derrière cette guerre commerciale s’en cache une autre : celle de l’hégémonie mondiale. Lors du 19ème Congrès du Parti communiste, Xi Jinping a déclaré que la Chine se hissera au premier rang mondial d’ici 2049 – centième anniversaire de la Révolution chinoise.
 
La Chine ne semble donc pas prête à se plier au diktat américain. Washington a tout intérêt à faire preuve de prudence, car si l’économie chinoise traverse un trou d’air, illustré par l’effondrement de la bourse de Shanghai, dont semble vouloir profiter Donald Trump, l’économie américaine est aussi vulnérable. La Réserve fédérale poursuit sa politique de remontée des taux d’intérêt – politique qui est généralement suivie d’une récession. Après avoir dilapidé leurs moyens d’action pour contenir la crise de 2008, les Etats-Unis sont démunis pour lutter contre une nouvelle récession. Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, l’annonce pour 2020. Incontrôlée, elle pourrait se propager rapidement à travers le monde en raison d’un endettement élevé des nations. Une guerre commerciale s’accompagnant toujours d’une montée des prix, de ruptures de stock, et donc de chômage, le résultat de l’affrontement sino-américain pourrait se traduire par une crise mondiale. 
 
Notes
(1) Il imposa également une taxe de 10% sur les importations.
(2) C’est une cause éloignée de la création de l’euro.
(3) Le real s’étant apprécié de 58% par rapport au dollar, le ministre des finances brésilien, Guido Mantega, n’hésita pas à parler de "
guerre internationale des monnaies" en septembre 2010 – sujet qui fut discuté lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international d’octobre 2010. Voir note 4.
(4) La question du taux de change des devises et de sa manipulation par certaines nations fut discutée lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international d’octobre 2010 à l’initiative des Etats-Unis qui se plaignaient de la baisse du yuan par rapport au dollar – baisse toute relative, en partie due à la crise des subprimes. Aucune décision ne fut prise. Les participants convinrent d’en discuter lors du G-20 de novembre 2010 à Séoul où à nouveau aucune décision ne fut prise.
(5) Les
produits "techniquement avancés" sont les suivants : biotechnologie, science de la vie, information et communication, électronique, matériaux spéciaux, aérospatial, armement et technologie nucléaire.
(6) Dans son discours du 4 octobre,
Mike Pence a accusé la Chine de vouloir dominer les domaines stratégiques que sont "la robotique, la biotechnologie et l’intelligence artificielle", et rappelé que les Etats-Unis exigeraient que la Chine ouvre totalement son économie au commerce mondial.
Lire aussi "
Assessing and strengthening the manufacturing and defense industrial base and supply chain resiliency of the United States."
(7) Le déficit budgétaire est passé de 666 milliards en 2017 à 779 milliards de dollars en 2018 (+ 17%).
(8) Dans un article intitulé : "
How Trump should address unfair trade with China
", Robert E. Scott, économiste au Economic Policy Institute, défend cette idée en notant que le dollar s’est apprécié de 20% depuis 2014. Ce faisant, il trompe le lecteur. S’il est vrai que le dollar s’est apprécié, cela ne date pas de 2014 mais de mai 2008 quand il atteint son point le plus tard. Son taux effectif réel s’est effondré suite à la crise des subprimes qui a commencé à l’été 2007.

Envoyé par l'auteur, 5 novembre 2018

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version