Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

A tout un chacun (592)

Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas - Des causes et des vrais effets   Ce titre du tout dernier ouvrage de Frédéric Bastiat, écrit en 1850, est souvent d’une brûlante actualité, et pas seulement dans le domaine économique. Son idée force s’applique par exemple parfaitement à la décision de la Cour de Cassation, en date du 5 juillet 2017, relative aux enfants nés dans le cadre d’une gestation pour autrui (GPA). Rappelons tout d’abord le raisonnement de Bastiat, avant de constater que cet arrêt l’illustre, comme d’autres pratiques ou décisions fâcheuses.   Le raisonnement de Bastiat Les vingt premières lignes du livre deBastiat résument de façon limpide ce qu’ensuite il développe et illustre en prenant divers exemples. Relisons-les :   "Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Simone Veil : ce que fut son intention en 1975 et ce qu'est devenue sa loi depuis   La législation actuelle sur l'IVG ne correspond plus à l'équilibre que la ministre de la Santé souhaitait atteindre en 1975, argumente Chantal Delsol, professeur de philosophie politique à l'université Paris-Est*.   La mort de Simone Veil a provoqué, dans l'opinion, une émotion légitime. Rendons à la personne publique l'hommage qui lui est dû, tout en conservant le droit à la réflexion sur la loi qui porte son nom. La "loi Veil", aujourd'hui, ne correspond plus à l'équilibre trouvé en 1975. Un rappel, d'abord. La loi sur l'IVG ne tenait pas du tout, quoi qu'en croient beaucoup de gens, à la simple nécessité de rendre légal un acte qui de toute façon se faisait en cachette et dès lors de façon dramatique et dangereuse. Beaucoup d'actes se pratiquent en cachette, qu'on n'a pas…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Fermons nous-mêmes la chaîne   Il n’est que de regarder la publicité pour constater combien nous sommes chouchoutés voire emmaillotés pour nous apprendre à bien dépenser notre argent. Mais le vide est sidéral dès que se pose la question de comment le gagner, à part quelques livres bas de gamme dont les auteurs tentent de nous grappiller quelques sous. Si pour la dépense on fait semblant de nous prendre pour des gens responsables et raisonnables, pour le gain on nous laisse nous reposer sur "l’autre". "L’autre" évolue dans le temps. Des parents jusqu’à la caisse de retraite nous passons par l’employeur public ou privé, voire par la collectivité elle-même, pour laisser à "l’autre" la responsabilité de nous donner de quoi dépenser. Nous payons d’ailleurs le minimum vital plus cher que dans d’autres pays comme l’Allemagne, en l’achetant de plus en plus à l’étranger pour que l’impact énorme de la publicité…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Peinture sans peinture   La technique vient de parachever la dématérialisation totale de l’art : on peut maintenant peindre directement dans l’espace et y convier le spectateur muni d’un casque adéquat. Une application de dessin en réalité virtuelle, Tilt Brush, vendue 20 dollars, aurait atteint le chiffre de 190 000 utilisateurs, un an seulement après le début de sa commercialisation par Google : deux commandes manuelles remplacent crayons, pinceaux et burins. Portrait de l’artiste en pilote informatique ? En fait, cet outil fut créé pour le divertissement d’un public d’amateurs mais des artistes s’en sont emparés, séduits par son côté "immersif" si tendance : le spectateur n’est plus face à l’art mais dedans ! Peut-on en conclure que la technique réalise un des rêves ancestraux de l’artiste : "mettre le spectateur dans son propre monde" ? Assiste-t-on à une apothéose ou à une déconfiture totale des arts visuels ? Car dans l’art traditionnel, le spectateur n’est pas conquis…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Les vertus économiques de la vitamine mimi   Ce qui suit m’a été inspiré par le dernier ouvrage de Maurice Berger, De l’incivilité au terrorisme (Dunod, 2016), ainsi que par divers ouvrages de ce psychiatre et de plusieurs de ses collègues, que j’ai utilisés pour des travaux sur l’économie du crime et de la délinquance effectués à la demande de l’Institut pour la justice. J’espère n’avoir pas, en les lisant, commis de grosses erreurs d’interprétation. L’expression "vitamine mimi" symbolise à mes yeux le climat éducatif et affectif favorable au développement d’une personnalité paisible, ouverte et constructive ; elle est utilisée ici en hommage à un homme, médecin et psychologue, que j’ai eu il y a des décennies comme professeur de sciences naturelles, et qui était – à temps très partiel – un excellent pédagogue. Sans disposer des IRM qui, comme le dit le docteur Berger, "permettent d’observer le fonctionnement du cerveau…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Civilisation contre barbarie   L’histoire de l’humanité se caractérise souvent par un combat entre de grands empires civilisateurs et la barbarie. Que ce soit l’empire romain ou les empires coloniaux qui ont propagé dans le monde entier la civilisation chrétienne occidentale, tous les empires ont eu à combattre diverses formes de barbaries. L’empire romain a fini par s’effondrer sous les coups de boutoirs des barbares. Parmi les empires coloniaux, certains ont donné naissance à des nations pérennes de type occidental, aux Amériques et en Océanie par exemple. Cela représente une grande partie du globe et marque une réussite indéniable de ces empires, fut-ce au prix de guerres d’indépendance entre colonisateurs eux-mêmes, ou plus exactement entre métropolitains et colons. En dehors de ça, peu d’anciennes colonies sont devenues des états modernes civilisés. Constat d’échec. Beaucoup ont acquis leurs indépendances dans la barbarie et la destruction de tous les progrès apportés par…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Quelle réforme pour le marché du travail ?   Pour nécessaire qu’elle soit, la réforme du code du travail en cours d’élaboration ne suffira pas à doter la France d’un vrai marché du travail. Pour qu’un tel marché existe, il faut que soit clarifiée la notion de prix du travail. Depuis fort longtemps, les contrats de travail portent sur le salaire brut, grandeur qui ne correspond nullement à ce que l’employeur débourse pour disposer des services du salarié. Le véritable prix du travail est le salaire "super-brut", somme du salaire brut et des cotisations sociales patronales. Les pouvoirs publics peuvent à tout moment modifier le coût du travail pour l’employeur en augmentant ou en "allégeant" ces "charges". Le prix du travail ne se forme donc pas sur un véritable marché : il dépend largement de décisions étatiques relatives aux cotisations patronales. Il est par exemple arbitrairement diminué pour les emplois réputés peu…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Tradition et évolution : Lyautey en exemple Quelle surprise d’avoir rencontré chez lui un homme de cette dimension, me disait en substance un groupe de Jeunes, après avoir visité le château du Maréchal Lyautey. "On n’avait jamais entendu parler de lui auparavant. Pourquoi ?" Tout a été fait pour le faire oublier, avança un adulte qui se joignit au groupe, ajoutant que "les valeurs défendues par cet humaniste, homme d’action et visionnaire, l’ont rendu politiquement incorrect pour ceux qui ont, ou qui ont eu, le monopole de la parole, de l’écrit, de l’image et pire encore des programmes scolaires Au point de se demander si la France reste digne des grands hommes qui ont fait son Histoire !" Faute de temps, la discussion resta au niveau des généralités, mais devant l’intérêt manifesté par ces Jeunes et leur insistance, je promis de leur envoyer par mail des informations motivantes, d’autant plus…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Qu’est-ce qu’un artiste bankable ?   Les mots "Art" et "artiste" évoquent aujourd’hui des contenus très divers et même parfois, absolument contradictoires. L’image la plus visible de "l’artiste contemporain", celle qui occupe écrans et gros titres de la presse, est celle de l’artiste dit "bankable", une valeur financière sûre. Elle a remplacé l’image de l’artiste "d’avant-garde", engagé dans la déconstruction d’un monde mauvais et néanmoins adoubé par les institutions, plus anciennement celle de  l’artiste "génie", incompris, romantique et moderne, et plus loin encore celle du Prix de Rome, élu à l’Académie   L’artiste bankable Les conseillers financiers en patrimoine l’appellent "Blue chip", terme en vigueur à Wall Street évoquant les jetons bleus en usage au poker, trahissant l’atmosphère de jeu qui l’entoure. En peu de mots, c’est l’artiste dont les "pièces" se négocient au-dessus du million de dollars en salle des ventes. Le terme "bankable" signifie que le produit "Art contemporain" est…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version