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A tout un chacun (608)

Jean Rochefort, le charme d'un acteur gentleman   Élégance, flegme et humour discrètement déjanté, c'étaient les marques de cet acteur cavalier, tout comme son invariable moustache et son nez mousquetaire. "Mon père disait toujours que j'étais lent et tardif !, racontait Jean Rochefort. Ce n'est pas faux : je me suis mis à l'équitation à 30 ans, j'ai attendu la quarantaine pour être vraiment connu au cinéma, et j'ai réalisé mon premier long-métrage à 80 balais ! » Il y a cependant une chose que Jean Rochefort a découverte assez tôt : son envie de devenir comédien. Il en rêvait vaguement dans son adolescence nantaise : "Dans ma jeunesse, j'étais timide et assez solitaire. Le dimanche après-midi, j'allais voir Gary Cooper et je me disais : c'est là-bas qu'il faut habiter. Derrière l'écran… " À 18 ans, il revient à Paris, où il était né en 1930, et un spectacle d'Olivier Hussenot déclenche le passage à l'acte. Jean Rochefort…
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Salauds de riches L’impôt sur la fortune c’est le sparadrap du capitaine Haddock, tout le monde convient que c’est un impôt imbécile et contre-productif faisant fuir à l’étranger les plus fortunés, leurs capitaux, leurs entreprises, personne n’arrive à s’en débarrasser. Créé par François Mitterand en 1981 pour montrer qu’il était de gauche, il a été condamné successivement par Raymond Barre, supprimé par Jacques Chirac, rétabli par Michel Roccard sous prétexte de financer la RMI, condamné par Alain Juppé qui n’osera pas le supprimer, pas plus que tous les gouvernements de droite, se contentant d’en réduire le périmètre. Nicolas Sarkozy créera le "bouclier fiscal" pour en limiter les effets ce qui lui vaudra l’élection de François Hollande qui le complètera d’une "contribution exceptionnelle sur la fortune". Arrive Emmanuel Macron qui n’a jamais été partisan de cet impôt unique en Europe, il décide de limiter la base d’imposition aux biens immobiliers qui…
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La dégenèse   Au commencement était un monde multiforme et infiniment divers : des milliards de galaxies et d’étoiles, des milliards de planètes, une Terre divisée entre la mer et la terre ferme, avec des êtres vivants mâles et femelles, terrestres et marins, des animaux et des plantes et, sur la terre ferme, des hommes remarquablement divers par la race, la culture, la langue, répartis sur les différents continents et, au milieu d’eux, la perle de la civilisation, les peuples européens. Le premier jour, il fut décidé de réunir les différents peuples d’Europe en un peuple unique, sous un Etat unique. Le deuxième jour, il fut décidé de placer tous les peuples de la terre sous un gouvernement mondial unique, avec une langue commune simplifiée, à la portée de tous. Le troisième jour, il fut décidé d’unir les hommes et les femmes pour constituer un genre unique également capable (ou incapable) de…
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De l’hégémonie de l’Art contemporain à la concurrence Le doute sur la pérennité de l’Art Contemporain ronge à juste titre les responsables des portefeuilles financiers. C’est dans ce contexte que réapparaît l’objet merveilleux….   La disparition de l’objet merveilleux de l’offre et de la visibilité Les objets merveilleux ont pendant quelques décennies disparu de la visibilité de l’offre artistique. Ils restèrent cachés, rares, réservés à des amateurs discrets, pour leur plaisir. Jugés inégalitaires, trop universels, pas assez global-kitsch, ils furent rejetés par l’intelligentsia et les médias. À l’ère du produit artistique, financier, dérivé, sécurisé, ces objets n’étaient pas sériels, avaient trop de valeur intrinsèque : matériaux nobles, virtuosité, génie, sens. Un haut lieu de présentation de ces objets merveilleux persista cependant à Paris contre vents et marées entre 1993 et 2011 : le prestigieux centre d’art Mitsukoshi, créé par le mécénat privé japonais, conçu comme un écrin, pour faire connaître en Europe les…
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Décès de Simone Veil : beaucoup de malentendus   Le concert d’éloges qu’a suscité le décès de Simone Veil recouvre bien des ambiguïtés. D’abord le fait que, surtout de la part de la presse, c’est moins la personne que l’on célèbre que l’avènement du supposé droit à l’avortement. On fait ainsi de l’ancien ministre de la santé une icône de libéralisation des mœurs. Rien dans ses déclarations ne le laisse supposer. La loi Veil visait à encadrer et même réduire le nombre des avortements clandestins. La propagande féministe avait alors répandu le chiffre absurde d’un million par an – alors que la vérité était plus proche de 50 000, ce qui n’était déjà pas rien (1). Simone Veil avait-elle été dupe de cette propagande ? Probablement pas, mais tout laisse penser qu’elle voulait faire une loi d’encadrement et de contrôle plus que d’émancipation. On ne l’a pas assez relevé : Simone Veil venait clairement…
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La réalité, ce n'est pas l'islamophobie, mais l'occidentophobie   TRIBUNE - Pour la philosophe*, il est vain de chercher des causes économiques ou psychiatriques au terrorisme. La matrice idéologique des djihadistes est la haine de la civilisation occidentale. Le problème est que nous non plus ne nous aimons pas.   Le terrorisme qui nous frappe s'impose à nous comme un objet non identifié. Nous sommes capables de mettre en place l'état d'urgence, de détenir des services secrets performants qui sans aucun doute nous évitent bien d'autres attentats. Mais nous sommes incapables de mettre le doigt sur les causes. Au début, à partir du 11 Septembre, on a commencé par prétendre que des raisons économiques poussaient ces jeunes garçons au meurtre de masse et au suicide. L'empreinte marxiste est déterminante dans les sociétés occidentales du tournant du siècle : on pense encore que le crime ne provient que du chômage et…
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Et si Orwell avait vu juste ? Notre société est-elle totalement exempte des ingrédients de la société tyrannique décrite dans 1984 ?   Le monde décrit par Orwell dans les années 30 est organisé autour de trois pôles dirigés chacun par des tyrannies collectives qui se font la guerre sans aucune visée expansionniste, soucieux de conforter mutuellement leur pouvoir. Ils se contentent d’organiser des conflits mineurs sur des régions limitrophes pour avoir accès à de la main-d’œuvre par chère ou à des minéraux précieux. Le coût de ces conflits leur permet d’utiliser les plus-values de la mécanisation et des progrès techniques et d’éviter ainsi d’améliorer le sort des prolétaires que l’oligarchie dirigeante veut  maintenir dans un état de survie et de conscience limité. Contrairement au communisme ou au nazisme, ces dictatures ne revendiquent même pas d’objectifs philanthropiques, leur but étant le pouvoir pour le pouvoir et la toute-puissance de l’oligarchie…
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Les nouvelles nuisances de Monsieur Hulot   Monsieur Hulot a encore frappé. Pour situer le problème de la production française de "gaz à effet de serre" il faut savoir qu’elle se limite à 1% de la production mondiale, tout ce qu’on tentera pour la diminuer aura un effet parfaitement négligeable ; la France, grâce à l’énergie nucléaire est d’ailleurs un bon élève, mais elle le sera moins quand, pour des raisons purement idéologiques, on aura arrêté, comme prévu, 17 réacteurs capables de fonctionner dix ou vingt ans de plus. C’est à la production nationale d’hydrocarbures que s’en prend maintenant Monsieur Hulot. Un projet de loi vise à interdire tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation sur le territoire national ce qui arrêterait la production d’hydrocarbures nationaux en 2040. Il veut en finir "avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone". La loi prévoit également de bannir totalement la recherche d’hydrocarbures…
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La politique et les valeurs   La droite française semble vouloir se reconstruire sur la question des valeurs traditionnelles, d’où cette tribune collective publiée par le Figaro Vox qui en appelle à M. Laurent Wauquiez en ce sens. Etrangement, au prétexte d’un choix supposé aller dans le sens du conservatisme, les cent auteurs de ce texte mettent en avant un mot, celui de valeurs, largement galvaudé par le parti socialiste, qui se définissait comme celui des "valeurs" humanistes et libertaires. Quand la droite parle des valeurs, elle songe à autre chose : la nation, la famille, la religion, les traditions, le travail. Il me semble que cette vision de la reconquête n’est pas la bonne.   La politique consiste à faire des choix relatifs à la marche de l’Etat. Or, l’Etat est et doit rester un outil de gouvernement des réalités et non pas de promotion des valeurs, définition de ce qui…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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