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Comment le "politiquement correct" détruit la démocratie tempérée

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La contradiction fatale du politiquement correct
Ethique et politique sont indissociables. A cet égard, le "politiquement correct" (PC) comporte, au moins en apparence, une frappante contradiction. Il ne se contente pas de comporter la vieille contradiction formelle bien connue inhérente à tout scepticisme (il est absolument vrai qu’il n’y a pas de vérité absolue, etc.). A celle-ci s’ajoute une contradiction plus substantielle.
Le PC est un égalitarisme culturel requérant de mettre à égalité, sous peine de discrimination, toutes les opinions et valorisations, à égalité (à condition qu’elles tolèrent les autres). Mais en même temps, le PC affirme des valeurs absolues : respect, tolérance, démocratie, droits de l’homme, dialogue, etc. Si toutes les opinions se valent, si toutes les valeurs sont relatives, on ne voit pas pourquoi les opinions et valeurs démocratiques vaudraient plus que les non-démocratiques, le respect que l’irrespect, ni pourquoi la croyance en "l’Homme" (ou en "les Hommes") vaudrait mieux que l’incroyance.
Bien sûr, si l’on permettait indistinctement toute opinion et tout acte conforme à n’importe quelle opinion, ce serait la guerre privée généralisée : ce que Hobbes appelle "l’état de nature". La nécessité pragmatique de sortir de cet état force la démocratie postmoderne à imposer certaines valeurs, autoritairement, et en les présentant comme des croyances absolues, parce qu’elle y voit des conditions de la paix. Mais ces croyances absolues sont tellement illogiques dans ce contexte, que la réflexion à leur sujet leur serait fatale. C’est pourquoi il n’est pas politiquement correct de faire usage de la raison, de la logique et de la réflexion, quand il s’agit de valeurs politiquement correctes.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas une vraie cohérence, d’un point de vue politique, dans l’imposition de ce système de valeurs absolues, incohérent, d’un point de vue logique : 
1° pour sauver du totalitarisme la démocratie, on commence par détruire toute affirmation absolue par l’affirmation du relativisme ;
2° pour la sauver de l’anarchie et de la violence relativistes, on impose l’affirmation absolue d’un certain nombre de valeurs de paix.

L'individu-dieu est au dessus du principe de non-contradiction
Il est vrai, aussi, qu’au point de vue mystique (néopolythéiste), il n’y a de contradiction ni à poser la divinité de l’Individu, ni à créer un ensemble de valeurs par un consensus des dieux, ni à décider de suspendre l’application du principe de non contradiction en vertu du pacte social des dieux.

En somme, pour sauver la démocratie en évitant le totalitarisme, on impose un corps de valeurs comportant l’affirmation simultanée et sous le même rapport du scepticisme et du dogmatisme, tout en censurant l’exercice de l’esprit critique. Autant dire que, considérée d’un point de vue autre que mystique et pragmatique, le système des valeurs politiquement correct comporte une profonde absurdité. C’est aussi pourquoi, comme principe de décision, il permet de déduire en toute occasion une chose et son contraire.
Le PC n’est vivable que par cette censure continuelle de l’esprit critique. Comme il est censé être l’expression de la raison même, il a besoin d’une rationalité de compensation, qu’il se donne, par exemple, par l’hypertrophie de la technicité, ou de l’érudition, ou le culte de la compétence et du professionnalisme, ou la profession d’un goût pour le débat argumentatif raffiné. Mais il n’y a sans doute ni rationalité, ni éthique, dans des discussions entamées sur de telles bases. Comme disait avec justesse Léo Strauss : "C’est raison au détail et folie en gros."

La raison devient politiquement incorrecte
C’est pourquoi, le débat "politiquement correct" a toujours un caractère convenu et légèrement comique. Il se proclame ouvert et néanmoins ne prend pas au sérieux ceux qui ne jouent pas le jeu du PC et ne parlent pas sa langue de bois. En somme, pour sauver la liberté de pensée, le PC détruit la loi fondamentale de la pensée. Pour éviter le dogmatisme d’un pouvoir, il érige un pouvoir dogmatique. Pour sauver la démocratie de la dictature d’un sens, il la réduit à l’impuissance en la soumettant à la dictature molle d’un principe d’absurdité.

Admettre sans condition le relativisme PC réduit toutes les opinions ‘audibles’ à de simples variations sur le thème d’une doctrine unique, le relativisme lui-même. Le pluralisme devient ainsi un monisme, la tolérance une pensée unique, et le relativisme un absolutisme. La liberté de penser et la recherche de la vérité se voient subordonnées à une orthodoxie politique motivé par la peur de la guerre et le besoin de paix.

Pluralisme ou pluralismeS ?

On parle DU pluralisme, mais il y a une pluralité de pluralismes et le vrai débat se ferait entre eux, s’il pouvait se faire. On parle de LA tolérance, mais il y a une pluralité de conceptions de la tolérance. Quand donc on parle DU pluralisme (PC) comme du seul et unique pluralisme, et de LA tolérance (PC) comme de la seule et unique tolérance, on fait de la philosophie "relativiste-absolue" la pensée monopolistique de la démocratie. On revient aussi, peu à peu, au parti unique, sauf qu’il y a plusieurs partis uniques, interchangeables – ce qui est bien sûr autre chose que d’avoir deux (ou trois) ailes représentant les polarités d’une même culture politique.
Le reformatage médiatique d’une pensée déjà si faible ne peut qu’en accroître encore le caractère incertain. Le médium réducteur ne peut être le lieu où se formerait une conviction ferme et raisonnée. Les médias portent au scepticisme et le scepticisme en retour renforce leur emprise. Pour penser sérieusement, à partir d’un certain niveau, il faut écrire et réfléchir silencieusement. L’hégémonie de l’oral instantané est un obstacle insurmontable à la rigueur de la raison et, en ces conditions, l’incertitude est normale. La vérité paraît dans la durée. Les erreurs sont souvent des pseudo-évidences instantanées, qui se désintègrent à la réflexion. Le télévisuel banal est le lieu de l’instant contre la durée. Il ôte le pouvoir à la raison en démocratie PC. 

La télé allumée, les Lumières éteintes
Concluons sur ce point qu’aujourd’hui, les Lumières se sont éteintes. La fin de l’Histoire étant atteinte, réfléchir n’apporterait plus que des embarras. La philosophie PC devient un moule à préjugés. Le questionnement de l’esprit, s’il se remet en marche – et il est impossible qu’il ne se remette pas en marche – s’appliquera et s’attaquera au PC comme à la nouvelle forme du "dogme" endormi, de la tradition endormie et à leur autorité coercitive. Une grande banquise mentale est au bord de la débâcle.

Cette démocratie postmoderne est ainsi fondée sur une orthodoxie paradoxale, où l’on est prié de douter à la baguette, tenant pour absolument vrai qu’il n’y a rien d’absolument vrai ; elle forme une société close, construite sur un dogmatisme clos, excluant non pas toute autre forme de pensée, mais toute pensée qui se voudrait cohérente et forte et normée par la vérité, et donc sortirait du cadre PC. Seul un retour critique à un concept fort de la vérité rétablira la possibilité du commun, donc du politique, de la solidarité et d’un libéralisme différant de l’ "état de nature", car tempéré par une morale commune sérieuse. C’est bien sûr là ce que le PC exclut. Ainsi revient-il, par un détour, à cela même qu’il avait voulu éviter, le totalitarisme, sauf que ce totalitarisme postmoderne est un mou, qui règne par l’impuissance, concept paradoxal et néanmoins approprié.
Dans son horreur pour le pouvoir, qui pourrait tyranniser, le PC a oublié qu’il faut du pouvoir, pour empêcher de tyranniser – et que seul un pouvoir peut être un pouvoir légitime. Ne voulant pas de pouvoir du tout, elle a instauré le pouvoir d’un antipouvoir qui a pour fonction d’abaisser tout pouvoir, en imposant à tous une culture d’impuissance : le Léviathan médiatique. C’est pour cela que le caractère médiatique est plus qu’un caractère secondaire du PC, il désigne la forme du pouvoir suprême régissant la démocratie PC. Mais un cléricalisme ne remplacera jamais un Etat. Aussi, l’abaissement du pouvoir politique constitutionnel signifie-t-il la consécration du seul pouvoir réel subsistant : la propriété privée. 
La forme irrationnelle (télévisuelle standard) en laquelle doit se couler la pensée, pour devenir visible et audible, garantit qu’elle demeure radicalement incertaine et que seuls le scepticisme, ou le relativisme, pourront sembler vrais. Elle préserve ainsi le pouvoir PC, avec l’impuissance et la paix, aussi longtemps qu’on ne change pas la télévision.
http://www.henrihude.fr/index.php
HUDE Henri

Né le 7 septembre 1954
Marié - 4 Enfants.


Philosophe

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) (1974-79)
Agrégation en Philosophie (1977)
Doctorat in Philosophie (1990)
     Habilitation (1992) à diriger des recherches en philosophie.

Directeur du Pôle d’éthique au Centre de recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC).
Ancien professeur en classes préparatoires au Collège Stanislas (Paris)
Ancien professeur d’Université à Rome
(Professore stabile. Istituto Giovanni Paolo II di studi su matrimonio e famiglia, presso l’Universita del Laterano).
Ancien directeur général du Collège Stanislas (Paris) 
 
Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire (depuis 1992)
Membre du conseil d’orientation de l'Institut Montaigne (2001-2009) 
Membre du conseil scientifique de la revue Oasis (Venise) (depuis 2004)
Membre du conseil d’administration de l’association des Amis de St-Cyr et Coëtquidan (depuis 2005)
 
Ouvrages
Bergson(2 volumes) (1ère édition, 1989 and 1990), Paris, Editions Universitaires
     Reedited Archives Karéline (2009)
Ethique et politique,Paris, Editions Universitaires (1992)    
Philosophie de la prospérité. Marché et solidaritéParis, Economica(1994), 
Croissance et liberté. Philosophie de la prospérité(1995) - 2nd Volume, Critérion, Paris 
Mon testament philosophique, en collaboration avec Jean GUITTON, Paris, Presses de la Renaissance (1997)
Entretiens posthumes avec Jean Guitton,Paris, Presses de la Renaissance.(2001)
Ethique des décideurs,Paris, Presses de la Renaissance (2004) 
     Préface par Henri de Castries, Prix Montyon 2005 de l’Académie française
     Traduit en italien chez Cantagalli, Siena, (2010)
     A paraître en américain à IPS Press, en 2011. 
Parole et silence (Prolégomènes. Les choix humains), Paris (2009)
Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe, Editions Monceau, Paris (2010)
 
Autres publications (sélection)
- ‘Il rinnovamento socio-politico’, (“Socio-political Renewal”), in Veritatis Splendor, testo integrale con comentaria filosofico-teologico tematico, a cura di Ramon Lucas Lucas, Presentazione del cardinal J. Ratzinger, San Paolo-Milano, 1994, p.375-381.
- "Dieu me jugera", Revue Catholique Internationale Communio, X, 1, 1985, p.62-75.
- ‘Democracja aristokraticzna a demokracja republikanska’, in Znak, (traduit en polonais par Maria Tarnowska), 4, 455, Krakow, 1993, p.128-138.
- ‘Pour une philosophie de l’argent’, L’amitié Charles Péguy, Bulletin d’information et de recherche, ‘Péguy écrivain’, 18ème année, n° 72, octobre-décembre 1995.  
- ‘Nuit de la foi et doute philosophique’ au Colloque international, Lisieux, 30septembre 4 octobre 1996, pour le centenaire de la mort de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ; publiée dans Une sainte pour le 3ème millénaire, Editions du Carmel, 1997, p.163-180.
- ‘Filosofia politica, mercado y solidariedad’, Congrès de l’Université Complutense de Madrid sur ‘Filosofia y solidariedad’ ; Revista Espanola de Pedagogia, n°205, Ano LIV, septiembre-diciembre 1996, p.395-407.  
- ‘La famille, fondement de la société’, in Anthropotès, 12/1, Istituto Giovanni Paolo di Studi su matrimonio e famiglia, Roma, juin 1996, p.21-50.
- ‘Paura di credere’, Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95.
- Morale per una societa libera’, dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997. 
- ‘Economie, société et politique familiale’, Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450.
- ‘En torno al respeto’, (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997.
- ‘Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme’, dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90. 
- ‘La politique de l’investissement familial’, in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149.
- “How to Defend Moral Values in a Free Society?”, Congrès international ‘Secolarismo e liberta religiosa’, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85.
- ‘Jean Guitton’, in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts, Verlag Styria, 1998, p.500-506.
- ‘101 thèses sur la liberté de l’éducation’, Liberté politique, n°5, été 1998, p.85-99.
- ‘Ci sara un bene comune nella nuova societa ?’ dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77.
- ‘Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense’, Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003.
- Article: ‘Ethique, défense et gestion’, (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82.
- ‘Trois définitions du terrorisme’, dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006, ‘Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?’, p.15-17.
- ‘La géopolitique actuelle et la nécessité de la philosophie’, dans Oasis, Année II, n° 4, septembre 2006, p.23-25. 
- ‘Integrazione politica e dialogo culturale’, au Congrès international ‘Cristianesimo, Ebraismo e Islam: Esperienze di Incontro’, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie.
- “Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers”, International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University, UK; published in Paul ROBINSON, Nigel DE LEE & Donald CARRICK (editors), Ethics Education in the Military, Ashgate, UK, Feb. 2008, p.109-118.   
- "Intuition et invention chez Bergson", dans Annales bergsoniennes, tome 4, PUF, sous la direction de Frédéric WORMS, Actes du Colloque sur ‘L’évolution créatrice de Bergson. 1907-2007’, tenu au Collège de France le 23/24 novembre 2007.
- ‘Ethique et vieillissement’, (“Ethics and Ageing”) colloquium of the « Institut de géopolitique des populations » and of the « Institut de recherches sur la géostratégie économique internationale » (IRGEI), held at the Assemblée nationale, 8 mars 2007, published in Yves-Marie LAULAN, Vieillissement mondial et conséquences géopolitiques, L’Harmattan, 2007, p.173-188.
- “A Few Reflections On the Critical Importance of Ethical Training Today for an Efficient Leadership Training in the Military”, in Military Studies and Technology : The Proceedings of the 14th Hwarangdae International Symposium, 2007.11.1/2, Korea Military Academy, p.23-43.
- ‘Guizot et le centrisme’, du livre d’Aurelian CRAIUTU, Le Centre introuvable. La pensée politique des doctrinaires sous la Restauration, traduit de l’anglais, Plon, 2006, dans Commentaire, Volume XXX, n°119, Automne 2007, p.856-858.
- ‘Bien commun, décision et intérêt général’.Aux éditions Marcianum Press, Venise, dansIl bene comune. La domanda antropologica, 3, acura di G. Richi Alberti, 2008.
- ‘Policier et soldat. Ressemblances et différences’; English translation, ‘“Of the Police and the Military”, une étude pour le Chef d’état-major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin, dans le cadre des travaux sur le Livre Blanc sur la Défense, 2008.
- "Benedicto XVI y Barak Obama en el Cercano Oriente", Humanitas, n° 55, Juillet-Septembre 2009, Santiago de Chile.
- “A Few Reflections On the Second Meeting ISODOMA”, Colloquium, Shrivenham, UK, on “Military Ethics & Education. Who Needs What, Where and When?” December 2009.
- "Sur l’identité de la France. Réflexions philosophiques", dans Liberté politique, Printemps 2010.
- "Le militaire : héros, victime et judiciarisé", Inflexions, automne 2010.
 
 
*  "Paura di credere", Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95
*  "Morale per una societa libera", dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997
*  "Economie, société et politique familiale", Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450
*  "En torno al respeto", (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997
*  "Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme", dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90
*  "La politique de l’investissement familial", in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149
*  "How to Defend Moral Values in a Free Society ?", Congrès international Secolarismo e libertareligiosa, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and
          Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85
*  "Jean Guitton", in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts,
          Verlag Styria, 1998, p.500-506
*  "101 thèses sur la liberté de l’éducation", Liberté politique,n°5, été 1998, p.85-99
*  "Ci sara un bene comune nella nuova societa ?" dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77
*  "Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense", Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003
*  "Ethique, défense et gestion", (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82
*  "‘Trois définitions du terrorisme", dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006  "Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?", p.15-17
*  "Integrazione politica e dialogo culturale", au Congrès international Cristianesimo, Ebraismo eIslam: Esperienze di Incontro, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale
          di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie
*  "Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers", International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University,

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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