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Que faire des traitres ?

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Que faire des traitres ?
 
Dès le début de notre roman national, le traître est présent avec Ganelon dans la Chanson de Roland. Depuis, il figure dans toutes les pages de notre Histoire. Jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, la trahison menait au poteau d’exécution. Rappelons qu’à partir du 6 juin 1944 et jusqu’à la fin de la guerre, la Gendarmerie estima à 10 000 le nombre des exécutions sommaires. Des tribunaux régulièrement constitués prononcèrent alors plus de 900 condamnations à mort suivies d’exécutions capitales. La 2° Division blindée fusillait sans jugement les Français qui avaient rejoint l’armée allemande. Que faire aujourd’hui des traîtres qui ont rejoint les forces qui nous combattent de la Mauritanie au Moyen-Orient ?
 
Par sensiblerie, la peine de mort a été supprimée. Les tribunaux militaires, trop légèrement supprimés par les Présidents Mitterrand et Sarkozy, ont été remplacés par des juridictions civiles aux procédures interminables, alors que de jeunes Français se précipitaient en Afghanistan, en Syrie ou au Mali, croyant voler au secours de la victoire des islamistes. Peut-on rêver d’un rétablissement des tribunaux militaires pour les affaires de trahison ?
 
En attendant, il faudrait rétablir et prononcer pour les faits de trahison des peines d’indignité nationale pour ceux qui ont choisi de lutter contre nous. Ceux qui, en prenant les armes contre nos soldats et contre la France, ont trahi la patrie, il faut au moins les priver de droits civiques et sociaux : faut–il conserver les droits aux aides sociales (RMI, RMA, … etc.) à ceux qui ont renié la France ?

10 mai 2017
SALVAN   Jean

Né le 3 mars 1932
Marié (1953) – 5 enfants



Officier, général de corps d'armée


Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Ecole d’Etat-Major 
Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire
Général de corps d’armée (1988)
Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 
Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)
Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine
Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964
Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public
Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 
Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

Ouvrages 
Liban 1978, les Casques bleus de la France (1979) - L’avifaune du Gard et du Vaucluse (1983) -

La paix et la guerre (1992) - Soldat de la guerre, soldat de la paix (2005)

Distinctions
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Croix de la Valeur Militaire
Commandeur de l’Ordre du Cèdre du Liban
Croix d’Honneur en or de la Bundeswehr

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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