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La mouche du coche

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La mouche du coche

Ce matin 9 juin j’écoute en étalant une coulée de confiture de fraise sur une tartine de pain d’Aubrac un journaliste écolo dans la minute où (soumis à l’idéologie du GIEP) il taxe de fascisme ou de racisme les "climato-sceptiques". J’en suis, et ris de quel homérique rire !
Un puissant groupe de pression érige en vérité objective, incontestable, scientifiquement établie l’idée que nous sommes responsables du réchauffement de notre fragile planète. Ma crasse ignorance en la matière m’interdit de me prononcer, mais me fiant au bon sens dont cartésien d’honnête observance je ne crois pas manquer je prierais ce journaliste subrepticement fanatique de me dire comment se détermine en stricte exactitude la part des industries humaines dans un épisode tellurique d’hyperthermie.
Voilà un cas remarquable, dans la tapageuse actualité, où douceur et doute seraient le signe heureux d’un … tact scientifique. Mais si je suis fort ignorant, je le répète, en la matière, j’ai assez de nez pour flairer dans les déclarations comminatoires, dans les injonctions frénétiques du GIEP, de ses affidés, des politiciens et des journalistes à leur solde une louche affaire d’intérêts financiers ; ils ne seraient pas si impatients de convaincre et de mettre au pilori les sceptiques s’ils étaient sincèrement eux-mêmes convaincus. Les découvertes en astrophysique, en chimie organique, en cybernétique etc. ne provoquent pas un tel tam-tam de réquisitions et de réquisitoires. Les fans du GIEP et du G7, obsédés par leur conviction que c’est à nous qu’il revient de faire baisser la température parce que notre activité humaine serait la principale responsable de son élévation me font invinciblement penser à la fable de la mouche et du coche. Car l’activité solaire et le rayonnement cosmique sont peut-être en l’affaire (je dis peut-être, doux et humble dans mon énonciation) les facteurs déterminants. Tel est l’avis par exemple de l’israélien Nir Shaviv. Je tressaille de joie à la pensée que par un simple effort de réflexion je rejoins le point de vue d’un savant qui d’abord rallié à la doctrine officielle (celle de la Mouche, de la terrestre activité humaine) incline, réflexion faite, à mettre en cause principalement les "six forts chevaux", c’est-à-dire des phénomènes de bien plus vaste ampleur que nos émissions de CO2.
Ce fanatisme de "l’effet de serre" est d’un très grand intérêt parce qu’il est en voie de développement, se recommande d’une nuée de spécialistes, se pare ainsi d’une spécieuse apodicticité. Puis-je sans impudence citer la moralité de la fable ? "Ainsi certaines gens, faisant les empressés, S’introduisent dans les affaires : ils font partout les nécessaires, Et, partout importuns, devraient être chassés."

Envoyé par l'auteur, 9 juin 2018
SAROCCHI Jean

Né en 1933
Veuf – sans enfants


Professeur honoraire à l'Université de Toulouse



Doctorat d'Etat (La Sorbonne).
     "Albert Camus et la recherche du père".

Agrégation de Lettres classiques.
CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Supérieur)
Diplôme d'études supérieures
     "Socrate et Montaigne"

Licence de philosophie.


Maître de conférences à l'Université de Tunis.
Maître-assistant à l'Université de Strasbourg.
Professeur de philosophie, français, latin, grec (Oran).

Ouvrages
Julien Benda, portrait d'un intellectuel
Albert Camus et la recherche du père (thèse éditée)
Albert Camus philosophe
Le dernier Camus ou le Premier Homme
Variations Camus
Camus le juste ?
Versions Proust
Giono de père en fils
Rabelais et l'instance paternelle
La Colère
Pourquoi pas ?
in the Summer Time (roman)

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