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La mort du père

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La mort du père
 
À maintes reprises, nous avons évoqué les dangers de la repentance historique, et particulièrement de la repentance coloniale qui fait des ravages parmi les populations récemment installées en France et précisément issues de nos anciennes colonies. Cette repentance, aussi absurde et nocive qu’injustifiée, semble s’inscrire dans un dessein beaucoup plus vaste que celui de l’étude historique, un dessein qui touche au cœur de notre civilisation : l’élimination du père.
 
La repentance s’attaque en effet à nos pères : c’est le rejet absolu de tout ce qu’ont réalisé nos anciens. Leurs personnes comme leurs actes sont à jamais couverts d’un voile de réprobation et de honte. Une fois leur image flétrie, souillée à longueur de médias, de fictions romanesques et d’études universitaires tendancieuses, le champ est libre pour attaquer le père d’aujourd’hui. Nous y sommes. Les fossoyeurs avancent maintenant à visage découvert. La "PMA pour toutes" est une nouvelle arme des sapeurs de l’autodestruction française. Il y en a beaucoup d’autres, comme cette récente loi imbécile qui interdit la fessée et les réprimandes des parents envers leurs enfants. Tout cela, y compris le plus ridicule, procède d’une même stratégie pour un même objectif. Ne parlons pas de complot, les acteurs de cette démolition sont au pouvoir et agissent à visage découvert. Mais la concordance des attaques contre la même cible est trop évidente pour n’être que le fruit du hasard.
 
Une déstructuration sociétale sans précédent s’accomplit donc sous nos yeux : après plusieurs décennies de coups de boutoirs plus ou moins directs, le père est en passe d’être purement et simplement éliminé. Après de petites touches insidieuses comme l’appellation administrative "parent 1 — parent 2" à la place de père et mère, on arrive maintenant à la fiction juridique d’un enfant qui aurait deux mères. Le père disparaît ainsi d’un système devenu fou à force de se déconnecter du réel.
 
Car le réel demeure, tenace, en dépit des artifices imposés par le totalitarisme LGBT et la lâcheté de ses suiveurs. Quels que soient les détours empruntés pour fabriquer un bébé à deux mères, celui-ci est toujours issu de la fécondation provoquée par la semence d’un père au contact de l’ovule d’une mère. Nul n’a encore trouvé le moyen de faire autrement. La disparition du père, dans la nouvelle langue PMA, est donc un mensonge, une fiction, un tour de passe-passe destiné à satisfaire les tenants d’une idéologie d’apprentis sorciers, dans le déni le plus complet de la réalité.
 
D’un geste thérapeutique – déjà sujet à réflexion éthique – en faveur des couples hétérosexuels infertiles, la PMA devient l’exercice d’un "droit à l’enfant" en faveur de gens qui ne veulent pas de relation hétérosexuelle. Qui plus est, ce nouveau "droit" qui n’aura plus rien de thérapeutique sera remboursé par la Sécurité sociale. La chosification de l’enfant, devenu simple objet de désir (PMA) ou de rejet (IVG), ouvre évidemment la porte à sa commercialisation (GPA). Jusqu’où va s’opérer la bascule entre l’être humain sujet de droit, et le même être humain devenant un simple objet ? La boîte de Pandore est ouverte. Après de telles manipulations et de tels mensonges, et dans la perspective des bouleversements attendus, les générations futures auront de beaux sujets de repentance à étudier. Mais au fait, dans la future société sans pères qui nous est promise, sur le dos de qui seront-elles autorisées à battre leur coulpe ?...

Envoyé par l'auteur, 26 juillet 2019
RIGNAC Paul

Né en 1955
Marié - trois enfants


Essayiste, écrivain


Licence en droit
 
* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
     Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
     Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.
 
Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) - La guerre d’Indochine en questions (2009) - Une vie pour l’Indochine (2012) - La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) - Le Mystère des Blancs (2013) - Charolles, une promenade en photos (2013) -
 
Coauteur de
Présence française outre-mer
     publié par l’Académie des sciences d’outre-mer (Editions Karthala)
Dictionnaire de la guerre d’Indochine, à paraître prochainement (Robert Laffont, collection Bouquins).
 
Conférences 
Régulièrement sollicité pour des conférences
     (Commission française d’histoire militaire, ... et pour diverses manifestations du souvenir de l’Indochine française)

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