Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Islamisme et féminisme

  • Écrit par 
  • Taille de police Réduire la taille de la police Réduire la taille de la police Augmenter la taille de police Augmenter la taille de police
  • Imprimer
  • E-mail
Islamisme et féminisme
 
Un peu à la façon de Montesquieu

     Ce sont deux fléaux (deux fanatismes) dont la conjonction voire la sidérante coalition forment un des symptômes de notre actuelle déliquescence française.
     Ce sont deux faits aussi patents que les patates (dirait Chesterton), aussi irrécusables l’un que l’autre : l’invasion des médias par la femme, l’invasion du territoire par l’islam.
     L’un de ces faits patents (le féminisme) non seulement n’est pas camouflé mais il envahit l’actualité avec une obsession presque obscène. L’autre – invasion islamique de la France et avec celle-ci dévaluation de la féminité - est camouflé systématiquement. 
     La collision et la collusion de ces fléaux, je me répète, est un phénomène rare, exceptionnel, dont je ne trouve l’antécédent ni dans notre pays ni en Europe.
     Le féminisme exige l’égalité entre l’homme et la femme en tout et partout ; le Coran précise avec une clarté extrême que l’homme, d’institution divine, est à jamais supérieur à la femme.
     Les violences volontaires exercées sur une épouse ne sont pas conseillées par notre droit, elles sont même passibles d’une amende. Le Coran les prescrit.
     Et l’on apprend, grâce à l’intervention télévisée d’une mouquère rompue à la servilité, qu’en Algérie environ 60 °/° des femmes souhaitent la gifle, la fessée ou autres sévices, parce que les rouer de coups prouve la virilité de leur époux. 
     (Si la verge défaille, que les verges travaillent !).
     A "France Info", l’autre matin, la speakerine de service s’étouffait d’exultation à signaler que The Testaments, dernier ouvrage en date de l’auteure(re), de l’écrivaine(ne) Margaret Atwood, féministe de choc, allait faire chez nous le même tabac que fait everywhere in the world La Servante écarlate.
 
      Ne faut-il pas souhaiter un double nettoyage ? Nettoyer le Coran de tout ce qui infecte l’islam toujours gros de l’islamisme, à quoi s’emploie, mais peu écoutée, peu aidée, une élite de musulmans intelligents. Nettoyer le discours féminin du ressentiment, de la paranoia, du survoltage agressif, qui l’infectent.
     Le Coran n’est pas un aérolithe ; sa fabrique (comme celle de la Bible) tolère des échenillages, des adaptations. Nettoyé de ses scories, (du local, du tribal, du bédouinisme), il peut être un supplément aux Evangiles ; sa toilette mettra en relief ses beautés, ses vérités qui sont grandes ; alors la femme, lavée des versets vexatoires, y trouvera sa pleine, son évangélique dignité de personne.           
     L’islamisme est un machisme coranique ; le féminisme est un machisme inverti.
     L’affectation de virilité est une forme de la "Bêtise au front de taureau".
     Il faut rire de la fatuité imbécile de l’homme remerciant le Ciel de n'être pas une femme. 
     Marco Polo raconte comment Agianie, fille d’un chef Mogol, jetait bas tout mâle qui luttait avec elle. Aucun barbu de Daech ne lui eût résisté.
    
     Il existe aussi une virilité de l’esprit. La philosophe Simone Weil se distingua par une pensée et une écriture parmi les plus viriles du vingtième siècle. Nos enragées du féminisme auprès d’elle font l’effet de midinettes. Comparée à elle al Baghdadi est un oison.
 
     A la sotte guerre des sexes, attisée aujourd’hui par la virulence islamique et la virulence féministe, une religion de la nuance et de la douceur, du pardon au lieu du talion, de l’ouverture du cœur au lieu du tétanos des préjugés ancestraux ou des prétentions progressistes à dénaturer la nature, une religion donc  excluant toute violence sinon celle du désir de Dieu, voilà ce que nos politiciens et nos journalistes, s’ils étaient moins calfeutrés dans leur idéologie du global et leurs vessies de conciliation des inconciliables, s’ils étaient un peu plus lucides et un peu moins lâches, devraient non seulement appeler de leur vœu mais favoriser en paroles et en actes.

Envoyé par l'auteur, 23 septembre 2019
SAROCCHI Jean

Né en 1933
Veuf – sans enfants


Professeur honoraire à l'Université de Toulouse



Doctorat d'Etat (La Sorbonne).
     "Albert Camus et la recherche du père".

Agrégation de Lettres classiques.
CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Supérieur)
Diplôme d'études supérieures
     "Socrate et Montaigne"

Licence de philosophie.


Maître de conférences à l'Université de Tunis.
Maître-assistant à l'Université de Strasbourg.
Professeur de philosophie, français, latin, grec (Oran).

Ouvrages
Julien Benda, portrait d'un intellectuel
Albert Camus et la recherche du père (thèse éditée)
Albert Camus philosophe
Le dernier Camus ou le Premier Homme
Variations Camus
Camus le juste ?
Versions Proust
Giono de père en fils
Rabelais et l'instance paternelle
La Colère
Pourquoi pas ?
in the Summer Time (roman)

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version