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A tout un chacun (693)

Derrière “Je suis Charlie”, la vraie nature de notre époque   "Je suis Charlie." C'était il y a quatre ans, c'était il y a mille ans. Des millions de gens défilaient dans la rue pour défendre la liberté de pensée, d'opinion, d'expression ; pour défendre cet esprit d'irrévérence, d'insolence, si français, mélange de gouaille populaire (Gavroche) et de goût du bon mot hérité des salons aristocratiques (Voltaire) qui fait reconnaître - apprécier ou détester - un Français à n'importe quel endroit de la planète.   Charlie Hebdo est plus précisément l'héritier de la presse anticléricale du début du XXe siècle, de L'Assiette au beurre et autres feuilles qui se déchaînaient contre la soutane. L'arrivée d'un islam de plus en plus visible en France a suscité une réaction inévitable. Les bouffeurs de curés sont devenus - aussi - des bouffeurs d'imams. Les blasphémateurs qui moquaient Jésus ont aussi moqué Mahomet. On sait comment cela a…
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Sommes-nous vraiment un pays riche ?   En ces temps compliqués où nous ne savons plus trop si l’on fête la naissance du Christ ou de la nouvelle année, si l’on attend tout du lendemain qui chante avec l’innovation ou de la sagesse du passé avec la spiritualité, arrêtons-nous un instant sur notre satisfaction d’être un pays riche. Sur l’ensemble de l’échiquier politique, il y a en effet unanimité pour parler des pays riches dont nous ferions partie. Ai-je le droit de soutenir contre tous les médias qu’il est stupide ou enfantin de parler de pays riches et de pays pauvres, comme de richesse nationale, son inverse la pauvreté nationale semblant être délaissée par les commentateurs ? Comme toujours, et le GIEC pour ne prendre que lui nous en donne un exemple concret permanent avec le climat, c’est en quantifiant ce que l’on a du mal à définir, qu’on le…
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Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme   Il y a un peu plus d’un an, en octobre 2017, j’écrivais Lorsque l’orage menace… qui était introduit par ce chapeau qui annonçait les Gilets jaunes : lorsque l’orage menace, le troupeau se rassemble. Le problème n’est pas alors de savoir quoi faire mais de le faire ensemble, de savoir avec qui le faire, de ne plus être seul à ne pas savoir quoi faire. Partager son angoisse avec ses congénères est l’instinct grégaire habituel des mammifères dont les humains.   Aujourd’hui la question se pose de comprendre cette angoisse ou de la laisser ravager les êtres de l’intérieur jusqu’à ce qu’elle nous submerge tous par la guerre dont les protagonistes aléatoires se choisissent au dernier moment sous n’importe quel prétexte tellement ils ont peu d’importance. L’important est de s’entretuer pour trouver un coupable à l’aveuglement collectif. La guerre…
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L'épopée de "Face à l'Art"   2018 se termine sur la nomination de Jean de Loisy à la tête de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Paris. Echec, donc, de la  bronca organisée par ceux qui désiraient voir les générations se renouveler… en leur faveur. La place n’est pas de tout repos : l’école est déchirée par des affaires de harcèlements et de racisme qui vont finir au pénal, au point que le précédent directeur fut enfariné par ses étudiants ! Du côté des méga-collectionneurs : perfectionnement des réseaux. Le groupe Les Echos-Le Parisien (qui détient Connaissance des arts), pôle média du géant du luxe LVMH que préside Bernard Arnault, vient de créer sa maison d’édition de livres d’art "In fine"… Les méga-mécènes aiment détenir le plus de maillons possibles dans la chaîne de promotion de leurs poulains artistiques…   Mais l’année se termine aussi, hélas, par la disparition du site "Face à l’Art"…
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L’homme, la richesse et l’argent   Toute civilisation est fondée sur une approche personnelle du beau, du bien et du vrai. Il en découle sa notion de la justice, combinaison du bien et du vrai, sa notion de la clarté, réunion du vrai et du beau, et sa notion de la richesse, alliance du beau et du bien. Toutes les civilisations cherchent à harmoniser ces trois notions, à rendre vraie la richesse, à rendre belle la justice et à rendre bonne la clarté. Elles appellent toutes cela la prospérité du mot prosper qui veut dire en latin heureux.   Tout groupe, famille association oïkos, se fonde sur le donner-recevoir-rendre qui est, comme le disait Mauss, un "fait social total" juridique, économique, culturel, symbolique et religieux. Ce fait social est au service du groupe et le nourrit. L’échange se fait naturellement, la vérification ne se faisant que par la mémoire et…
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De la retenue, s’il vous plait Monsieur Wauquiez s’est enhardi à dire, l’autre matin, après le joli coup perpétré par une "chance pour la France" au marché de Noël de Strasbourg : "Combien d’attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d’adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ?" Cette incongruité lui a valu, de la part d’un imbécile dont le Dieu de miséricorde m’a fait la grâce de ne pas retenir le nom, une remarque rogue, rigoureuse, rectrice : monsieur Wauquiez aura manqué de retenue. Ce mot me semble avoir une infinie portée symbolique. (On aime beaucoup les symboles dans notre France en pâmoison). Souhaiter que soient … mis hors d’état de nuire ? expulsés ? exécutés ? … des individus dont le plus cher désir est d’abattre du français de souche ("sous-chien"), du blanc, du juif, du chrétien ou du musulman non fanatisé, eh…
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Le boomerang   Richard Nixon a été obligé de reconnaître en 1971 que les accords de Bretton Woods étaient inapplicables et que les monnaies liées au dollar, lui-même lié à l’or, ne faisaient que faire fondre l’or de Fort Knox en l’absence de source énergétique de la monnaie. Depuis, sans rien résoudre ni même poser correctement le problème, nous avons inventé une usine à gaz où les banques, centrales et commerciales, ne font que reporter le problème en mettant à disposition de l’argent qu’elles créent et en mettant le même montant en créance à recouvrer sur les bénéficiaires des richesses futures que cet argent "investi" aura prétendument créées. Les banques centrales détiennent des créances sur les peuples dont on ne parle jamais et les banques commerciales sur des entités dénommées qui remboursent quand elles le peuvent. Pendant que les banques sont au plus mal et attendent l’hallali, les peuples que…
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La valeur de la vie humaine : progrès ou déclin ?   Lorsqu’on s’interroge sur les signes de progrès identifiés aujourd’hui, on ne manque pas de citer immédiatement l’allongement de l’espérance de vie et la baisse de la mortalité infantile. Et, en effet, même si ces deux faits ne sont pas également répartis dans le monde, on ne peut que s’en réjouir. Faut-il pour autant en déduire qu’ils expriment un plus grand respect de la vie de la conception à la mort conformément aux exigences de l’anthropologie chrétienne, alors qu’ils ne traduisent qu’un progrès des techniques médicales ? Certes non, car, malheureusement, la valeur de la vie humaine, en dehors de l’abolition progressive des lois sur la peine de mort, ne peut en aucun cas être considérée en progrès au regard de l’évolution de ces 50 dernières années. S’il était besoin de quelques rappels, l’exemple français serait dans ce domaine…édifiant !   Souvenons-nous d’abord…
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Les échanges   Le 11 novembre 1918 n’a pas marqué que la fin de la guerre. C’est le groupe qui a gagné et pas les individus. La victoire sacralise à la fois le groupe et la réaction au libéralisme individualiste effréné du XIXe siècle. L’Europe va rentrer dans un siècle de socialisme collectif effréné sous toutes ses formes. Lénine, Hitler, Mussolini, Atatürk ont tous été marqués dans leur jeunesse au XIXe siècle par les excès du libéralisme et ont tous été socialistes. N’est-il pas temps, au bout d’un siècle de regarder calmement comment, de tous ces excès, nous pouvons construire une harmonie ? Il y a un siècle nous arrêtions d’échanger des obus, des gaz et des balles. Pour nous mettre à échanger quoi ? La vie c’est le mouvement et le mouvement n’est qu’une suite de changements et d’échanges. Or il y a deux types d’échange qui n’ont rien à voir.…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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