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A tout un chacun (681)

Ensauvagement des jeunes, où sont les pères ?   TRIBUNE - La mort d'un adolescent roué de coups par d'autres mineurs et l'affaire du lycéen braquant un pistolet à bille sur son professeur conduisent à s'interroger sur l'effacement des pères, analyse la philosophe*.   La stupeur domine à voir un garçon de 13 ans tué à coups de barres de fer par des adolescents de son âge aux Lilas (Seine-Saint-Denis). On a le sentiment - le souvenir ? - que "cela n'arrivait pas avant". Les rixes et les règlements de comptes existent dans toutes les zones urbaines, et certaines en sont coutumières. Mais un jeune ado, presque un enfant ! Puis, on nous informait que, à Créteil, un lycéen a braqué un pistolet à bille sur son professeur afin d'être marqué présent pendant qu'un de ses camarades filmait la scène et la diffusait sur les réseaux sociaux…   L'enfant n'est pas…
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L'homme peut-il être inhumain ?   Il y a quelques heures, cinq hommes ont été interpellés à Toulouse. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans un acte particulièrement atroce : le 16 septembre dernier, au cours d’une soirée, une jeune fille était victime d’un viol en réunion. Comble de l’horreur, ses agresseurs hilares filmaient la scène en direct. En apercevant ces images au hasard des réseaux sociaux, je n’ai pu en regarder plus de quelques secondes – la vidéo a heureusement disparu depuis. Mais il reste d’une telle scène, avec l’écœurement qu’elle provoque, cette question obsédante : comment l’homme peut-il tomber si bas ? Comment pouvons-nous être inhumains ?   Une telle question est étonnante : elle suppose que le nom d’humain n’est pas seulement celui d’une espèce, mais aussi d’une qualité, le signe de la bonté qui serait naturelle à l’homme. Ce postulat a été défendu par un philosophe, qui en fait son acte de…
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C’était mieux avant ?   Dans son dernier livre, Éric Zemmour évoque avec émotion la banlieue de sa jeunesse et conclut "que oui, décidément, c’était mieux avant" (1). Pourtant, tout est fait pour nous convaincre du contraire. Dans un essai aussi passionnant qu’intelligent, Olivier Rey montre les "efforts quotidiennement déployés pour persuader les gens de ne pas en croire leurs yeux et leurs oreilles, que leur expérience les trompe et que les experts savent mieux qu’eux à quel point tout s’améliore" (2). C’est que le mythe du Progrès n’admet aucune contradiction, Alain Finkielkraut en sait quelque chose, lui à qui on reproche tant sa nostalgie du temps passé (3). L’axiome de la modernité, dont la Science est l’idole, est simple : aujourd’hui est mieux qu’hier et moins bien que demain ! Toutes nos difficultés ne sont que des problèmes techniques que la Science finira par résoudre. Formidable naïveté qui fait…
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La fausse monnaie a remplacé l’homme comme pivot de l’économie   Du silex taillé à l’intelligence artificielle, l’homme a toujours tenté d’accroître l’efficacité de son énergie. Il l’a d’abord fait par l’outil qui affine son énergie en la rendant plus précise, puis par la machine qui utilise une énergie externe pour remplacer l’énergie humaine. La première machine a été la roue qui, encore outil dans la brouette ou la charrette à bras, était déjà machine dans le chariot à traction animale. L’intérêt indiscutable de la machine est de libérer l’homme pour qu’il puisse utiliser autrement et mieux sa propre énergie, ce qui fut fait partout dans le monde pendant des siècles, voire des millénaires. Les premières machines utilisant une énergie ne nécessitant pas de repos furent le voilier sur mer et le moulin sur terre, qu’il soit à eau ou à vent. Ces machines étaient toutes construites par l’homme avec…
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Nom : Aznavour ; Prénom : Charles   Il était le plus grand, le plus vieux, le dernier. Il était l'ultime incarnation de cette génération d'immenses chanteurs français qui furent au XXe siècle, ce que les poètes étaient au XIXe siècle : Brel, Brassens, Ferrat, Ferré, Barbara, Gainsbourg, etc. Après eux, viendra la génération des yé-yé, avec Johnny comme patron et icône, qui ne rêvaient que d'être américains. Tout est une question de date de naissance : ceux-ci avaient vu le jour après la Seconde Guerre mondiale, alors que l'armée américaine s'imposait comme la principale force de l'Occident. Ceux-là étaient nés dans les années 1920, alors que l'armée française sortie des tranchées jouissait encore de son surnom de "meilleure armée du monde".   Cette cohorte venue de tous horizons n'avait qu'une seule patrie : la France. La France, et sa langue, surtout, qu'ils chérissaient comme la plus adorée des maîtresses. Aznavour écrivait d'abord ses textes,…
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Le trépied de l’incompétence économique   Faut-il absolument continuer à faire perdre leur temps à des étudiants dans des filières économiques quand on leur apprend avec acharnement une incompétence qu’ils vont utiliser ensuite avec délices pour le plus grand malheur de leur peuple ?   Les trois pieds essentiels de l’économie y sont enseignés à l’envers. Le premier pied est la compréhension de la monnaie dont la force énergétique connue de tous, n’existe que si elle vient d’une énergie humaine réellement utilisée. Quel pouvoir, autre que magique, pourrait avoir une monnaie que l’on imprimerait sans équivalence énergétique ? L’université se contente d’approcher la monnaie par ses usages historiques sans jamais la définir autrement que par le mensonge qu’elle aurait remplacé le troc qui n’a jamais existé nulle part et qu’elle confond avec le "donner recevoir rendre" qu’elle n’étudie pas.   Le second pied est la distinction entre la production et la…
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Patrimoine et Art contemporain   A l’heure où certains pratiquants du Street-art, comme Stéphane Moscato, prennent conscience que : "Les élus et les architectes se sont aperçus que nos fresques étaient un atout pour attirer de nouvelles populations dans certains quartiers. Nous mettons des pansements de couleur et, en un sens, nous participons au déplacement de certaines personnes en servant les intérêts des investisseurs" (1) … On comprend mieux les déclarations de Stéphane Bern ayant, lui aussi, l’impression d’être un "cache misère". Celui qui imagina un Loto en faveur du Patrimoine, s’alarme d’une politique lourde de menaces. Les architectes ont déjà dénoncé la Loi Elan, un "“open bar” pour que les bailleurs sociaux fassent comme les promoteurs" (2), selon Monsieur Patrimoine "les élus ont voté d’une seule voix pour la loi Elan (…) ça fait 120 ans qu’ils veulent la peau des architectes des bâtiments de France, donc ils vont l’avoir”.…
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Trissotin et Trissotine   "Byzance tomba aux mains des Turcs en discutant du sexe des anges." Cette phrase de Jean-François Revel aurait dû clore le débat sur l'écriture inclusive. En effet, en France, l'apprentissage de la lecture, l'acquisition de l'orthographe et de la grammaire sont en crise, notamment dans les milieux les plus défavorisés, et pendant ce temps, de beaux esprits, certainement passés par les meilleures écoles de la République, s'offrent la coquetterie de promouvoir une nouvelle écriture. Bien sûr, au nom de la lutte contre "les stéréotypes", et pour l'égalité. Le premier ministre, le ministre de l'Éducation nationale se sont certes prononcés contre cette pratique, décrétant qu'elle serait bannie des textes officiels, mais rien n'y a fait. L'inclusif prospère dans les ministères et les institutions publiques. Traditionnellement, c'est l'usage qui polit la langue, et la fait évoluer, pas l'intervention de Trissotin et Trissotine, armés d'entonnoirs pour faire ingurgiter de…
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La langue française, chef-d'œuvre en péril   CHRONIQUE - Après notre histoire, notre culture et nos paysages, les déconstructeurs s'attaquent à une autre borne séculaire de l'identité française. Au nom du sacro-saint modernisme.   C'est la dernière histoire belge. Blague pas drôle. Blague de deux anciens professeurs wallons qui proposent de supprimer la règle de l'accord du participe avec l'auxiliaire avoir. Et aussitôt tout ce que le landernau parisien compte de progressistes d'enfiler joyeusement les perles de la bien-pensance linguistique : cette règle est trop compliquée ; les professeurs perdent un temps fou à l'enseigner ; un temps qu'on pourrait avantageusement consacrer à la littérature ; cette règle est un moyen de sélection professionnelle ; elle renforce les inégalités socio-culturelles. C'est toujours la même chanson. Il y a quelques mois, c'était au nom du féminisme qu'on voulait tuer la règle du "masculin l'emporte sur le féminin". Cette fois, c'est au nom du rejet des…
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