Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

A tout un chacun (665)

Naissance, vie et mort de la richesse matérielle   La richesse est ce que l’homme trouve beau ou bon et elle est matérielle quand elle est palpable. Elle est le regard satisfait que l’homme porte sur sa production ou sur celle de la nature. Mais comme tout ce qui est humain, la richesse naît, vit et meurt et comme pour tout ce qui est humain, nous nous intéressons plus à sa naissance dont nous nous réjouissons qu’à sa mort que nous redoutons mais que nous feignons d’ignorer. La science économique, oubliant dogmatiquement qu’elle marche sur deux pieds, néglige volontairement la mort de la richesse, ce qui rend les économistes inefficaces et inutiles, voire dangereux quand on les écoute ou quand ils déforment des étudiants. La mort de la richesse est pourtant la plupart du temps programmée. Soit elle est immédiatement consommée comme l’alimentation ou le conseil, soit c’est son obsolescence…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
"Honneur au sacrifice d'un officier français"   Arnaud Beltrame, ce soldat d'exception, nous lave de nos médiocrités et nous engage à nous ressaisir, explique le professeur de philosophie*.   Les actions humaines ne sont pas des événements aléatoires. Un phénomène physique peut s'expliquer par ses circonstances immédiates ; mais pour comprendre le choix d'un homme, il faut le relier à une histoire, dont aucun geste n'est détachable. Ce n'est pas sur le champ de bataille, dit Aristote, que l'on devient courageux : nos actes sont toujours le résultat d'une disposition cultivée peu à peu. Dans la décision la plus spontanée, s'exprime en fait une intention - à travers elle un projet, une certaine idée de la vie, et la conception du monde dans laquelle elle a pu mûrir ; et par là, toute une culture, au sein de laquelle s'est formée peu à peu la vie intérieure dont notre action n'est finalement…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Bonjour Magistro a été accidenté... Désolé !
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Jean Rochefort, le charme d'un acteur gentleman   Élégance, flegme et humour discrètement déjanté, c'étaient les marques de cet acteur cavalier, tout comme son invariable moustache et son nez mousquetaire. "Mon père disait toujours que j'étais lent et tardif !, racontait Jean Rochefort. Ce n'est pas faux : je me suis mis à l'équitation à 30 ans, j'ai attendu la quarantaine pour être vraiment connu au cinéma, et j'ai réalisé mon premier long-métrage à 80 balais ! » Il y a cependant une chose que Jean Rochefort a découverte assez tôt : son envie de devenir comédien. Il en rêvait vaguement dans son adolescence nantaise : "Dans ma jeunesse, j'étais timide et assez solitaire. Le dimanche après-midi, j'allais voir Gary Cooper et je me disais : c'est là-bas qu'il faut habiter. Derrière l'écran… " À 18 ans, il revient à Paris, où il était né en 1930, et un spectacle d'Olivier Hussenot déclenche le passage à l'acte. Jean Rochefort…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Salauds de riches L’impôt sur la fortune c’est le sparadrap du capitaine Haddock, tout le monde convient que c’est un impôt imbécile et contre-productif faisant fuir à l’étranger les plus fortunés, leurs capitaux, leurs entreprises, personne n’arrive à s’en débarrasser. Créé par François Mitterand en 1981 pour montrer qu’il était de gauche, il a été condamné successivement par Raymond Barre, supprimé par Jacques Chirac, rétabli par Michel Roccard sous prétexte de financer la RMI, condamné par Alain Juppé qui n’osera pas le supprimer, pas plus que tous les gouvernements de droite, se contentant d’en réduire le périmètre. Nicolas Sarkozy créera le "bouclier fiscal" pour en limiter les effets ce qui lui vaudra l’élection de François Hollande qui le complètera d’une "contribution exceptionnelle sur la fortune". Arrive Emmanuel Macron qui n’a jamais été partisan de cet impôt unique en Europe, il décide de limiter la base d’imposition aux biens immobiliers qui…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
La dégenèse   Au commencement était un monde multiforme et infiniment divers : des milliards de galaxies et d’étoiles, des milliards de planètes, une Terre divisée entre la mer et la terre ferme, avec des êtres vivants mâles et femelles, terrestres et marins, des animaux et des plantes et, sur la terre ferme, des hommes remarquablement divers par la race, la culture, la langue, répartis sur les différents continents et, au milieu d’eux, la perle de la civilisation, les peuples européens. Le premier jour, il fut décidé de réunir les différents peuples d’Europe en un peuple unique, sous un Etat unique. Le deuxième jour, il fut décidé de placer tous les peuples de la terre sous un gouvernement mondial unique, avec une langue commune simplifiée, à la portée de tous. Le troisième jour, il fut décidé d’unir les hommes et les femmes pour constituer un genre unique également capable (ou incapable) de…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
De l’hégémonie de l’Art contemporain à la concurrence Le doute sur la pérennité de l’Art Contemporain ronge à juste titre les responsables des portefeuilles financiers. C’est dans ce contexte que réapparaît l’objet merveilleux….   La disparition de l’objet merveilleux de l’offre et de la visibilité Les objets merveilleux ont pendant quelques décennies disparu de la visibilité de l’offre artistique. Ils restèrent cachés, rares, réservés à des amateurs discrets, pour leur plaisir. Jugés inégalitaires, trop universels, pas assez global-kitsch, ils furent rejetés par l’intelligentsia et les médias. À l’ère du produit artistique, financier, dérivé, sécurisé, ces objets n’étaient pas sériels, avaient trop de valeur intrinsèque : matériaux nobles, virtuosité, génie, sens. Un haut lieu de présentation de ces objets merveilleux persista cependant à Paris contre vents et marées entre 1993 et 2011 : le prestigieux centre d’art Mitsukoshi, créé par le mécénat privé japonais, conçu comme un écrin, pour faire connaître en Europe les…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Décès de Simone Veil : beaucoup de malentendus   Le concert d’éloges qu’a suscité le décès de Simone Veil recouvre bien des ambiguïtés. D’abord le fait que, surtout de la part de la presse, c’est moins la personne que l’on célèbre que l’avènement du supposé droit à l’avortement. On fait ainsi de l’ancien ministre de la santé une icône de libéralisation des mœurs. Rien dans ses déclarations ne le laisse supposer. La loi Veil visait à encadrer et même réduire le nombre des avortements clandestins. La propagande féministe avait alors répandu le chiffre absurde d’un million par an – alors que la vérité était plus proche de 50 000, ce qui n’était déjà pas rien (1). Simone Veil avait-elle été dupe de cette propagande ? Probablement pas, mais tout laisse penser qu’elle voulait faire une loi d’encadrement et de contrôle plus que d’émancipation. On ne l’a pas assez relevé : Simone Veil venait clairement…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
La réalité, ce n'est pas l'islamophobie, mais l'occidentophobie   TRIBUNE - Pour la philosophe*, il est vain de chercher des causes économiques ou psychiatriques au terrorisme. La matrice idéologique des djihadistes est la haine de la civilisation occidentale. Le problème est que nous non plus ne nous aimons pas.   Le terrorisme qui nous frappe s'impose à nous comme un objet non identifié. Nous sommes capables de mettre en place l'état d'urgence, de détenir des services secrets performants qui sans aucun doute nous évitent bien d'autres attentats. Mais nous sommes incapables de mettre le doigt sur les causes. Au début, à partir du 11 Septembre, on a commencé par prétendre que des raisons économiques poussaient ces jeunes garçons au meurtre de masse et au suicide. L'empreinte marxiste est déterminante dans les sociétés occidentales du tournant du siècle : on pense encore que le crime ne provient que du chômage et…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version