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A tout un chacun (608)

  J'étais très jeune, dix sept ans. Et j'ai fait 68. Oui, mais dans le camp adverse. On aurait pu croire par l'idéalisme échevelé de nos anciens que les fondements de leur agitation reposaient sur une volonté réelle de bâtir un monde plus généreux, plus héroïque, moins obsédé de construction et d'investissement. On aurait pu penser que des nouveaux saints ou des héros proposeraient à la jeunesse prétendument en soif d'absolu, des actes d'une radicale générosité. Or, leurs propositions de libération évoquaient des histoires de "touche pipi" pour des élèves de cinquième, des considérations grandiloquentes et ridicules dont le contenu révélait un vide effarant. C'était le culte du Rien. Que la génération de leurs parents embourgeoisés fût ennuyeuse, matérialiste, ayant honteusement refusé de relever avec courage les défis de son histoire, sans doute. L'Algérie avait été le révélateur de la perte du sens du sacrifice qui fait une nation forte. Le "lâchage"…
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Les textes sur MAI-68 vont fleurir en ce quarantième anniversaire.  J'ai eu l'occasion, récemment, de rencontrer des auteurs de plusieurs ouvrages au cours de quelques émissions.  C'étaient des anciens soixante-huitards et qui l'étaient restés, dans un immobilisme étonnant, ressassant la lutte des classes et toutes sortes d'idées marxisantes inaudibles. Face à ces "soixante-huités", deux jeunes trentenaires publient, toujours dans le sillage de l'anniversaire, un état des lieux après la libération sexuelle. Pourquoi le Nouvel Ordre amoureux (1) ? Parce que depuis quarante ans, l'émancipation des moeurs sacre et légitime le désordre amoureux. On dirait bien que le bonheur a été sacrifié au nom d'une idéologie. Ce n'est pas là le discours de deux hommes jeunes mais déjà blasés du genre la-chair-est-triste-et-j'ai-lu-tous-les-livres, ni celui de deux victoriens qui se seraient trompés de siècle. C'est justement parce qu'ils aiment la vie qu'ils refusent de la réduire à une affaire d'organes : le…
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(...) Mai 68 fut bien un "événement" au sens où s'est produit là une rupture dans l'ordre des choses, rupture qui révélait des forces nouvelles mais cachées, étouffées sous le poids de cet ordre précisément, et qui ont fini par exploser à l'image de la cocotte minute.  Un événement révèle ce qui se trame en secret, et dès lors l'exhibe au grand jour : c'est pourquoi, après lui, plus rien n'est comme avant. J'ai été atterrée de rencontrer récemment, à l'occasion de la publication d'un livre avec Matthieu Grimpret (1), d'autres auteurs d'ouvrages portant sur le même sujet. Ils demeuraient cloîtrés dans le gauchisme d'alors et dans le mythe de la lutte des classes, comme si, depuis 40 ans, rien ne s'était produit qui pût nous ouvrir les yeux Eh bien je crois que nous ferions la même erreur si, nous qui n'avons pas été "soixantuitards", nous en restions à ce…
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  .............. A l'origine, la loi française du 15 novembre 1999 instituant un pacte civil de solidarité (PACS) a été conçue essentiellement pour satisfaire les revendications d'associations homosexuelles. En instituant un statut du couple indépendamment du sexe, elle diffère des lois de l'Europe scandinave qui ont généralement choisi la formule du "partenariat homosexuel". Puis, au fil des décisions législatives françaises, un "nouveau" PACS semble devenu un concurrent du mariage. En France, les premières années de vie juridique du PACS ont été assez décevantes pour ses promoteurs. En effet, certains parlementaires avaient incité leurs pairs à voter cette loi car elle était attendue par trois millions de français ! Or, selon les statistiques du ministère de la Justice, les chiffres sont très faibles : 22 000 PACS en 2000 et moins de 20 000 en 2001. Ensuite, l'évolution est davantage orientée à la hausse, avec 25 000 en 2002, 32 000 en…
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Du 18 au 27 janvier, le Planning Familial a lancé en Ile-de-France, en partenariat avec le Conseil régional, une campagne publicitaire sur le thème "Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté", campagne justifiée par le fait que "les lois sur la contraception et l'avortement relèvent aujourd'hui moins du droit que de la tolérance. Elles ne sont pas correctement appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises sont de moins en moins reconnues", peut-on lire sur le site du Planning Familial. On connaît la dialectique de ces mouvements qui hurlent à la "liberté" en péril afin d'aller toujours plus loin dans la culture de mort. Il n'empêche que des signes montrent que le vent est peut-être en train de tourner. Certes, ce n'est pas le communiqué des évêques d'Ile-de-France du 22 janvier qui en est le symbole le plus probant : "Promouvoir l'avortement, c'est renoncer à nos responsabilités".…
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