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A tout un chacun (638)

  Le cinéaste brésilien Walter Salles coproduit avec son compositeur favori, Gustavo Santaolalla, un superbe documentaire sur les vieux maîtres du tango à Buenos Aires. "Le tango est la seule chose que nous ne discutons pas avec l'Eu­rope !" disait Macedonio Fernandez. Depuis qu'il est né dans le monde des immigrants, ses longues vagues de tristesse et de désir, tour à tour caresse et mor­sure, agitent l'Argentine. "On y sent l'exil et la nostalgie, en même temps que la nécessité de se rebaptiser dans une nouvelle géographie", dit Walter Salles. Le cinéaste brésilien a coproduit avec le musicien argentin Gustavo Santa­olalla (compositeur de son film Carnets de voyage) le merveilleux Café de los maestros, réalisé par Miguel Kohan. Un bijou du documentaire musical, dans la ligne du Buena Vista Social Club de Wenders, réunissant les grands interprètes des années 1940 et 1950, âge d'or du tango. "Santaolalla poursuit sa recherche de…
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Ils ont surgi soudain à l'horizon social, voilà une vingtaine d'années. Depuis, ils se sont multipliés, diversifiés, organisés. Aujourd'hui, les coachs vous accompagnent partout, au travail ou dans votre vie personnelle, pour prendre une décision ou sortir d'une relation bloquée, pour travailler votre "look" ou votre expression, pour améliorer votre efficacité professionnelle, votre forme physique ou votre mental. Ils sont votre ombre ou votre double, ils tiennent du directeur de conscience et du punching-ball, du psy et de la nounou, du mentor et du partenaire de jeu. Le coaching est devenu un phénomène de société. Effet de mode ou signe des temps ? "Je pense qu'il faut distinguer le coaching, terme à la mode qu'on utilise pour tout et n'importe quoi, et travail du coach", dit Martine Volle, représentante permanente de la présidence d'ICF-France (International Coaching Federation), une des principales associations dans notre pays avec la Société française de coaching, la…
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  L'autre soir dans le métro, revenant fatigué de discours, je me suis aperçu que mon regard s'attachait distraitement à tout ce qui était écrit. Et où que je porte mon regard il y avait des écritures, ou des images qui disaient quelque chose. J'aurais voulu fermer les yeux, me retirer d'un monde qui sans cesse offre des fenêtres vers d'autres possibilités, que nous sommes comme obligés d'envisager ? Combien parfois on aimerait ne pas savoir lire, ne pas pouvoir comprendre ce qu'une image nous suggère si visiblement, se trouver enfin planté devant des formes qui ne disent rien ! Et je me suis dit que c'était un peu le sens de la vieille morale : savoir ne pas. Ne pas lire. Ne pas manger. Ne pas téléphoner. Ne pas voyager. Ne pas acheter. Mais n'est-ce pas ce qu'il y a de plus difficile, dans un monde où tout est ménagé pour nous…
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Il ne faut pas remettre en cause la bonification des retraites des mères de famille. Une fois de plus, la majoration de retraites des mères de famille (sous forme de bonification dans le calcul de la durée de cotisation) est dans le collimateur des pouvoirs publics. Il y a longtemps que les caisses de retraite, à court d'imagination dès lors qu'on leur demande de faire des économies, ont repéré le maillon faible d'un dispositif rigide. Est-il nécessaire de rappeler ce qu'aurait d'absurde une telle mesure sur le plan démographique ? Hélas oui, car l'analphabétisme en la matière atteint chez nous des sommets. Discussion récente d'un contribuable avec son agent des impôts, lequel tenait une famille nombreuse pour un signe extérieur de richesse, un luxe que personne n'était après tout, disait-il, obligé de s'offrir : le dit contribuable rétorquant que cela représentait aussi des sacrifices dont d'autres profiteraient grâce aux cotisations versées par ces enfants devenus adultes : "Je ne vois pas…
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La bonne fortune électorale de M. Cohn-Bendit aux élections européennes n'est pas une mauvaise nouvelle. Elle reflète la hantise croissante d'une mise à sac de la planète par la folie prométhéenne. En bon catho de base, il me semble depuis longtemps que l'engeance humaine, en saccageant la Création, a dévoyé le sens du Verbe divin dans la Genèse. Ce fragment de cosmos dont Dieu nous a refilé les clés, nous l'avons tellement endommagé que notre progéniture est vouée à survivre dans une précarité nauséeuse. Déséquilibres des écosystèmes, diversité de la flore et de la faune en déclin permanent, pollution des sols, des fonds marins et de l'atmosphère : la beauté du monde, sa pérennité même sont menacées par la prédation sur laquelle repose la croissance, cette divinité équivoque. Préfigurée par Hiroshima, et entretenue par Tchernobyl, la menace d'une calamité nucléaire nous taraude. Même si l'usage civil de l'énergie produite par…
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"... et quand nous serons las, nous vous égorgerons". Faudra-t-il aller jusqu'à sécuriser les écoles comme des aéroports ? Peut-être à court terme faudra-t-il confisquer systématiquement ces petits canifs scouts auxquels les enfants tiennent tant ? Mais jusqu'à quand donnera-t-on exclusivement dans le court terme ? Que signifie en effet, supprimer les armes blanches ? Cela signifie, faire donner la loi et la sanction purement extérieures, faire tomber la loi et la sanction de l'Etat parce qu'on est à court, parce qu'il n'y a pas d'autres solutions : le dernier recours. Chacun s'accorderait à penser qu'il vaudrait mieux pouvoir faire confiance à la loi intérieure : celle qui, inculquée aux enfants, leur souffle de ne pas tourner le couteau de poche contre le professeur. Autrement dit, tous nous préfèrerions qu'une éducation basique nous évite d'en venir à ces extrémités. L'éducation, c'est la loi intériorisée : muni de temps et de patience, on explique à l'enfant, et on finit…
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Une pétition curieuse, publiée récemment dans un grand quotidien, recueille les signatures d'un certain nombre de consciences brevetées à gauche : mesdames Aubry, Badinter, Buffet, Roudy, etc., messieurs Bergé, Cohn-Bendit, Delanoë, Lang, Mamère, etc. Le texte définit en substance un nouveau péché mortel, la "transphobie", et incite à respecter "l'identité de genre" ainsi que les "expressions culturelles" qui en "explorent les frontières". Sic. Il s'agit, précise-t-on, des "transsexuel(le)s", des "travesti(e)s" et des "trans­genres". Voilà donc un nouvel attendu de la dé­monologie contemporaine. Peu averti des problématiques relatives à la "trans" en qualité d'hétéro ordinaire, j'ai risqué une exégèse de la pétition pour tâcher d'y déceler une revendication concrète. La même démonologie, au motif de dénoncer l'homophobie, visait en fait à obtenir le droit au mariage entre homosexuels. Qu'exigent nos belles âmes pour les "trans" ? Entre autres, le bénéfice, je cite, "d'une prise en charge médicale s'ils le souhaitent, y…
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  Alors qu'Obama a publié un rapport sur les pratiques de la CIA, on vient de se rendre compte que l'affaire d'Abou Ghraib n'était ni une bavure ni un excès qui aurait échappé à la vigilance des autorités américaines. Revient douloureusement le souvenir du débat sur la torture durant la guerre d'Algérie. Comment admettre que des démocraties torturent ? C'est le moment de se pencher sur l'ouvrage remarquable de Michel Terestchenko, qui nous livre une réflexion approfondie sur la question. Il montre comment deux démocraties, les États-Unis et Israël, utilisent la torture dans le cadre de deux guerres contre le terrorisme. Pourtant, les États-Unis se différencient en ce qu'ils ont pris les moyens pour légaliser certaines formes de torture, ou en tout cas les justifier. D'abord à travers une casuistique fine qui permet à certaines méthodes d'échapper aux interdictions internationales, puis en utilisant des dispositions récentes (privation sensorielle, essentiellement une…
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Les quatre registres de la morale   Les récentes polémiques relatives aux déclarations du pape Benoît XVI ont montré l'ignorance où se trouvent beaucoup de nos contemporains, pas seulement les journalistes, de la manière dont se posent les questions morales. Pour dire les choses de manière carrée, toute question morale peut être posée sur quatre registres différents : le bien, le moindre mal, la miséricorde, les politiques publiques. Le bien Le premier de ces registres est celui du bien dans l'absolu. Une société où personne ne ferait violence à personne, où tous les hommes s'aimeraient et s'entraideraient comme des frères, nul doute que cela soit le bien dans ce qu'il a d'absolu. Cela implique entre les hommes peut-être pas l'égalité mais au moins la justice, la courtoisie, la solidarité. Qu'en est-il de la relation de l'homme et de la femme ? Françoise Sagan dont les romans ne contribuèrent pas peu…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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