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A tout un chacun (658)

(...) (site endommagé en 2013) et ayant visité quelques prisons, je ne milite pas pour les peupler. Les faits pour lesquels Roman Polanski a été condamné par la justice américaine remontent aux calendes, je conçois que l'on plaide l'indulgence. Mais sans prendre en considération la raison sociale du délinquant. Sa renommée serait plutôt une circonstance aggravante. Quoi qu'il en soit, c'est de pédophilie qu'il s'agit, et si j'ai bien compris, d'une cavale consécutive à une remise en liberté provisoire sous caution. Le juge américain est donc fondé à exiger une extradition, les autorités suisses à la satisfaire. Elles ont un souci de blanchiment d'image, on le sait, mais peu importent leurs motivations dans cette affaire : cinéaste people ou simple quidam, les lois s'appliquent à tous. Si Polanski avait été un smicard anonyme, il n'aurait sûrement pas pu faire la belle. D'où ma stupéfaction en découvrant la réaction de certaines…
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Dimanche après-midi. J'emmène mon petit garçon de cinq ans au cinéma pour voir Pierre et le loup. Le film dure moins de quarante minutes et il y a d'abord un autre court-métrage d'animation : Le loup blanc. En deux mots, une mère décapite à la hache un charmant petit lapin devant ses enfants qui trouvent cela très amusant. Ceux-ci se lient d'amitié avec un loup à qui ils offrent la tête du lapin. Malheureusement, le père capture le loup (avec un filet à papillons) et, à la hache encore une fois, la mère le décapite. L'un des enfants, furieux contre ses parents, s'écrie à leur sujet : "Je vais les tuer !" Voilà pour l'ambiance. Maintenant, Pierre et le loup. Cela se passe dans la Russie d'aujourd'hui telle qu'on se plait à la représenter, donc misérable, brutale et crasseuse, dans un univers glacial de neige boueuse où règne la loi du plus fort. Pierre est triste,…
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Devenus impuissants à lutter contre l'absentéisme scolaire, quelques lycées ont pris la décision de récompenser les classes assidues en leur consentant des "cagnottes" permettant de financer des projets comme l'obtention de permis de conduire ou des voyages. L'affaire fait grand bruit. Affaire de détail, mais si révélatrice de l'état où se trouve l'institution scolaire. Ceux qui considèrent l'enfant comme un citoyen à part entière, autonome par nature, nanti de toutes sortes de droits (dont le droit de grève) qu'il peut revendiquer avec véhémence, devraient juger la chose normale : l'enfant est aussi un travailleur comme un autre, susceptible de recevoir des émoluments pour sa présence et son labeur. Naturellement, les défenseurs de cette mesure arguent qu'il ne s'agit pas de rétribuer l'élève personnellement, mais de financer toute une classe pour son assiduité. En quoi serait-ce plus justifiable ? L'idée de "cagnotte" suppose une responsabilité collective. Ce qui est parfaitement injuste. La responsabilité…
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Le gouvernement français souhaite réformer le congé parental. On reproche particulièrement à ce fleuron de la politique familiale française d'éloigner trop longtemps les mères du monde du travail, pénalisant de fait leur possibilité de faire carrière. Il est plus que louable de militer pour qu'à travail égal, hommes et femmes aient un salaire égal. Il est juste également de faire en sorte que les femmes compétentes puissent être nommées à des postes de responsabilité, jusqu'aux plus haut niveau des entreprises et des administrations. Faut-il pour autant rayer d'un trait de plume les dispositions actuelles permettant à tout parent d'un enfant de moins de trois ans de réduire son temps de travail ou même de s'arrêter complètement de travailler pour être disponible pour son tout petit ? Beaucoup d'amalgames sont fait dans différents rapports officiels qui ont été écrits sur le sujet ainsi que dans de nombreux articles de presse. Ils semblent…
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Manifestement on relève un taux de suicide anormal chez France Télécom, certes parce que les conditions de travail ont bien changé depuis quelques années, mais aussi parce que l'on n'y satisfait pas forcément la clientèle. Ainsi, un vingt-quatrième employé de France-Telecom s'est donné la mort. On a eu l'avis de son patron, celui de ses camarades de travail, celui des syndicats, les commentaires des journalistes. Étrangement, rien qui pût ressembler à la voix des usagers, des clients de ce qui était, il y a peu de temps encore, nos bons vieux PTT. Dommage, parce qu'il est fort probable qu'un début d'explication aurait pu être donné sur le mal de vivre qui ronge nos braves fonctionnaires (ou ex-fonctionnaires, on ne sait plus), pris entre les obligations de résultats et un certain mécontentement des clients ! Il fut une époque "lointaine" où, revenant au pays, on passait à Télé-Boutique afin de faire réactiver…
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Dans "Je suis heureux que ma mère soit vivante", Claude et Nathan Miller relatent avec intensité un fait divers bouleversant. C'est une histoire authentique et un film captivant, mené de main de maître par Nathan et Claude Miller. À 5 ans, Thomas est abandonné par sa trop jeune mère avec son petit frère. Les deux enfants grandissent dans une famille d'adoption, mais Thomas ne peut oublier sa mère. Adolescent, il parvient à la retrouver, dans un immeuble de banlieue. Elle est enceinte, ne semble pas le reconnaître. Il s'éclipse. Quelques années plus tard, devenu mécanicien, il s'invite chez elle, s'occupe de son nouveau petit frère, partage enfin son intimité, laissant croire à sa mère adoptive qu'il a une petite amie. Un jour, il essaie de la tuer. La mère et le fils se retrouveront au tribunal. Elle lui demande pardon. Il répond seulement : "Je suis heureux que ma mère soit vivante".…
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Entretien Le gouvernement envisage de refaire voter le Parlement au sujet du "statut du beau-parent". Vous craignez que cela n'ouvre la porte à "l'homoparentalité". Pouvez-vous nous dire pourquoi ? Ce projet permet d'associer sans nécessité le tiers à l'autorité parentale sous prétexte qu'il vit avec l'enfant et un de ses parents. La fonction parentale est ainsi réduite à un investissement affectif envers l'enfant. La définition du parent se trouve déconnectée de son fondement biologique qui est l'engendrement de l'enfant, réel ou symbolique dans le cas des enfants adoptés notamment. Il devient possible d'appeler parent toute personne qui s'investit auprès de l'enfant sans référence à l'altérité sexuelle des parents. Le projet, à plusieurs reprises, remplace dans le Code civil les mots "père et mère de l'enfant" par le mot "parents", en lui-même asexué. Le projet introduit ainsi dans le Code civil l'homoparentalité en privant la société française du débat auquel elle…
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Dans Le Dernier pour la route, premier film de Philippe Godeau, l'acteur joue le personnage réel du journaliste Hervé Chabalier, sauvé de l'alcool par une thérapie de groupe. L'air sombre, la mèche rebelle, François Cluzet interprète le grand reporter Hervé Chabalier, patron de l'agence Capa, au moment où il a décidé d'en finir avec l'alcool. Avec lui, on entre dans un luxueux centre de cure et dans¬ une communauté d'abord étrange à ses yeux, où la solitude est bannie autant que l'alcool. Les maîtres mots de l'aventure sont le courage et l'entraide. "Au-delà de l'alcool, c'est un film qui parle de nos blessures profondes, des coups durs qui nous font perdre nos repères et du besoin que nous avons des autres pour nous remettre dans la vie", dit François Cluzet. Quand Philippe Godeau lui a proposé le récit autobiographique de Chabalier, Le Dernier pour la route, l'acteur a commencé par…
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Un militant congolais fait du battage pour que l'album d'Hergé Tintin au Congo soit mis à l'index. Relayé par certaines associations, il semble avoir obtenu le retrait du titre de quelques bibliothèques, aux États-Unis et en Angleterre. Le motif de cet activisme intempestif, c'est évidemment l'imputation de "racisme". Cet album, paru au début des années trente, peint un Africain d'imagerie, en forçant sur le paternalisme. Hergé était belge, comme le Congo en ce temps-là ; il n'a pas exalté le colonialisme, ce qui du reste eût été son droit, mais on retrouve évidemment dans les dessins et le scénario les clichés de ce "rire Banania" dénoncé à juste titre par Senghor. À la même époque, Simenon, compatriote d'Hergé, très hostile au colonialisme, n'en silhouetta pas moins dans plusieurs romans un Africain caricatural - en gros, un grand enfant émotif et passif. Doit-on interdire ces romans à la vente ? Dans…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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