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A tout un chacun (652)

Eh bien si, notre jeunesse est brillante Je lis ou j'entends dire, presque chaque jour, que nos étudiants sont incultes, et que le niveau a baissé horriblement. Il me semble que cette croyance provient des nostalgies de l'immuable, exprimées à toutes les époques au moins depuis Aristophane. Il me semble que le pourcentage de jeunes cerveaux brillants et cultivés ne change guère. Cependant, la culture a largement changé d'aspect. Je dirais qu'une culture du temps a laissé place à une culture de l'espace. Qui était le jeune étudiant doué, à la fin des années 1960 ? D'abord un latiniste et un helléniste. Certes, il avait appris l'anglais pendant des années, mais avec des méthodes si poussiéreuses qu'il ne savait décrocher le moindre mot. Il était féru d'histoire, et notamment d'histoire de France. Pourtant, doué ou pas, il n'avait jamais voyagé (peut-être un séjour initiatique en Italie) et, généralement, il aurait eu…
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Le vide éthique et la morale économique   Toutes les sociétés obéissent à un ensemble de règles morales rigoureuses, qui sont généralement issues de prescriptions religieuses. Mais les sociétés occidentales se distinguent radicalement des autres en ce sens que, depuis la Grèce, elles se sont interrogées sur la validité de ces règles et en ont cherché une légitimation rationnelle dans ce que l'on appelle l'éthique. A ce titre, l'éthique constitue une dimension essentielle de l'action comme de la connaissance, en premier lieu dans la tradition de notre éducation. On sait que les Stoïciens comparaient la philosophie, considérée comme l'étude de l'ensemble de l'être, aux trois parties d'un oeuf dont la coquille serait la logique, c'est-à-dire la théorie de la connaissance, le blanc la physique, c'est-à-dire les lois de la nature, et le jaune, ou pour certains, le poussin, l'éthique, c'est-à-dire la pratique de la morale. Dans cet oeuf en forme de…
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La question, de l'euthanasie revient à l'ordre du jour. Comme il arrive souvent, les défenseurs des bonnes causes ne trouvent pas toujours les bons arguments.  Il est sans doute plus que jamais nécessaire de rappeler que la vie humaine est sacrée,  que, sous aucun prétexte, on ne saurait y mettre un terme ou aider un malade à y mettre un terme volontairement. "Tu ne tueras pas" est tenu pour un absolu de l'héritage judéo-chrétien. Sous le serment d'Hippocrate, les futurs médecins disent à peu près la même chose. Mais si c'était là le seul argument des adversaires de l'euthanasie, comment se cacher les objections auxquelles il se heurte : toute l'histoire de l'Occident n'a-t-elle pas consisté, quoiqu'on dise, à organiser des exceptions à ce principe qui en principe n'en souffre pas ?  La légitime défense, le droit de la guerre qui en procède, la peine de mort, incontestée pendant des siècles, sont de ces exceptions. Sans doute les…
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Quand le sport déshumanise (...) (site accidenté en 2013) Robert Redeker est un philosophe qui s'occupe d'anthropologie. Il réfléchit sur les transformations de la figure humaine au gré de l'évolution de nos sociétés. L'homme contemporain, qui vit dans l'instant, est profondément différent de celui des siècles antérieurs, suspendu entre le passé de ses ancêtres et l'éternité espérée. Ces questions sont ici traitées à travers le sport. L'auteur veut nous montrer que le sport contemporain révèle et développe un nouveau type d'humain. Type, d'ailleurs, plutôt dommageable. Redeker parle d'un glissement vers le "déshumain". Il ne s'agit pas du sport envisagé comme jeu, comme lorsque nous disputons une partie de ballon entre amis. Mais du sport national et institué. Le sport-jeu est gratuit, il n'a pour finalité que le plaisir, la libération du corps, l'amitié. Le sport dont on parle ici est celui dont les médias nous parlent sans cesse : omniprésent…
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Mai 68, un film de série "B"   Le cri du coeur de notre ami Yves Meaudre, en prise au quotidien avec la réalité du grand monde, à des années lumière des minauderies réchauffées de quelques "maîtres à penser" du microcosme et des nostalgies pathétiques d'un certain journalisme, ce cri du coeur que je viens de lire à retardement dans mon "exil" du Nordeste brésilien, combien nous le comprenons et combien il est loin de nous scandaliser ! J'avais aussi dix-sept ans en 1968 et, dans notre campagne reculée, nos parents avaient jugé bon de nous tenir à l'écart des évènements. Nous avons passé le mois à découvrir les sites mariaux oubliés sur les chemins de randonnée des montagnes du Forez. Résistance non militante, même combat cependant, au moins dans l'esprit Mais, entre nous, avez-vous trouvé que cette commémoration de Mai 68 a eu le retentissement  que l'on nous avait annoncé…
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Pour une hygiène de la polémique (...) (site endommagé en 2013) ... Il se trouve au centre d'une polémique qui a commencé alors que je n'étais déjà plus en France. Je ne parlerai donc pas du livre, mais de ce que j'ai perçu de la polémique à son propos. Je poserai seulement quelques principes. Le problème de l'homme médiatique L'origine de la polémique n'est pas un livre, mais un article de journal. Le problème n'est pas celui du savant, mais celui de l'homme médiatique. Celui-ci vit de polémiques. Elles lui permettent de créer l'événement. C'est plus facile que de chercher à comprendre les événements réels. Pour sa pensée binaire, tout doit être noir ou blanc. L'histoire, comme la philosophie, peint "gris sur gris". Quand un historien dit que ce que l'on croyait gris foncé est en fait gris clair, l'homme médiatique traduit : ce que l'on croyait noir est en…
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 Pour la protection de l'enfance L'idée de créer l'association 'pour la protection de l'enfance' est née à l'occasion de l'élection présidentielle lorsque j'ai entendu la plupart des candidats céder aux sirènes des lobbys gays. Le sujet de l'homoparentalité était devenu central alors qu'il ne touche qu'une partie infime de la population. Pire, toute personne qui osait s'affirmer contre était taxée d'homophobie. Je suis alors allée rencontrer des personnes de toutes confessions, ainsi que des professionnels (médecins, psychologues, psychiatres, etc. et j'ai pu constater qu'ils étaient tous ou presque opposés à cette idéologie. Il m'a semblé important de rendre plus visibles les initiatives et prises de position des personnes défavorables à l'homoparentalité. Comment combattre une évolution qui peut paraître irréversible ? Il me semble tout d'abord qu'il ne faut pas céder à l'intimidation. Les lobbys gays sont très sûrs d'eux et laissent entendre qu'ils ont déjà gagné. Ils cherchent à tuer dans…
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De l'homoparentalité - Questions-réponses   L'homoparentalité est inscrite dans le sens de l'Histoire. Il faudrait que la France se mette à la page, tous les pays européens y viennent. Le sens de l'histoire n'est pas fait par les décisions de quelques pays. Aujourd'hui, la Cour européenne des Droits de l'Homme ne s'est pas prononcée sur la question. Il n'existe pas de consensus des pays du Conseil de l'Europe sur l'idée de l'union de personnes de même sexe et seuls quelques pays européens autorisent l'adoption par deux personnes de même sexe : les Pays-Bas, l'Espagne, la Suède, la Grande-Bretagne et la Belgique. Aujourd'hui, il reste donc l'immense majorité des pays européens qui n'autorisent pas l'adoption d'enfants par des "couples" homosexuels : voilà le sens de l'histoire. Et puis, l'Histoire, c'est nous, les hommes, qui la faisons. Ne laissons pas les autres la faire à notre place. L'homoparentalité existe de fait. Des centaines…
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  J'étais très jeune, dix sept ans. Et j'ai fait 68. Oui, mais dans le camp adverse. On aurait pu croire par l'idéalisme échevelé de nos anciens que les fondements de leur agitation reposaient sur une volonté réelle de bâtir un monde plus généreux, plus héroïque, moins obsédé de construction et d'investissement. On aurait pu penser que des nouveaux saints ou des héros proposeraient à la jeunesse prétendument en soif d'absolu, des actes d'une radicale générosité. Or, leurs propositions de libération évoquaient des histoires de "touche pipi" pour des élèves de cinquième, des considérations grandiloquentes et ridicules dont le contenu révélait un vide effarant. C'était le culte du Rien. Que la génération de leurs parents embourgeoisés fût ennuyeuse, matérialiste, ayant honteusement refusé de relever avec courage les défis de son histoire, sans doute. L'Algérie avait été le révélateur de la perte du sens du sacrifice qui fait une nation forte. Le "lâchage"…
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