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A tout un chacun (608)

Pour que renaisse la France, il faut un peuple de droite rassemblé   Si l’élection présidentielle demeure bien le facteur structurant de notre vie politique et requiert de notre part une lucidité accrue, notamment au moment du choix ultime du second tour que nous aurons à faire le 7 mai 2017 sans aucun autre a priori que le salut de la patrie, ce sont, un mois plus tard, les élections législatives qui risquent de déterminer pour les cinq prochaines années le destin national. En effet, si, dans le cadre du bipartisme prévalant depuis 1965, les législatives nous avaient habitués, en donnant  au nouveau président une majorité cohérente, à confirmer, voire à amplifier, le choix politique des présidentielles, le contexte de 2017 peut totalement modifier cette donne.   Le tripartisme, désormais installé, multipliera au second tour des législatives, soit les triangulaires, soit des duels à géométrie variable, au risque de rendre…
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La vertu de prudence Propos recueillis par Jean Sévillia Pendant tout l’été, à l’occasion des grands entretiens nous explorons les grandes vertus morales traditionnellement distinguées par la philosophie classique : successivement la prudence, la foi, la tempérance, l’espérance, la force d’âme, la charité et la justice.   Il a 30 ans, mais on lui en donnerait moins. A 22 ans, il était sorti de l’Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, et maire adjoint de Versailles, élu sur la liste de François de Mazières. Deux qualités qui définissent François-Xavier Bellamy : non seulement ce jeune professeur est un espoir dans le monde des idées, mais il ne fait mystère ni de ses convictions politiques, ni d’être animé par une conception de la société marquée par des références chrétiennes qu’il défend à travers son engagement. Paru en 2014, son essai Les Déshérités (Plon), dans lequel il analyse la crise de transmission de la culture, a été…
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Totalitarisme gastronomique Décidemment, mes petits séjours parisiens me donnent de plus en plus l’impression d’être un candide provincial qui s’étonne de tout ce qu’il découvre dans la capitale. Cette fois-ci, à peine arrivé dans le métro, j’aperçois une grande affiche publicitaire montrant une belle tête de bovin charolais. Ah ! me dis-je in petto, quelle joie de voir ainsi vanter à Paris l’un des fleurons de notre agriculture, l’élevage d’une des plus belles races à viande du monde, fruit du labeur de plusieurs générations d’agriculteurs français.   Hélas, en lisant le texte de l’affiche, je découvre qu’il s’agit en réalité d’une opération de propagande végétarienne (ou végétalienne ?...) visant à interdire la consommation de viande. C’est assez mal fait, et la rhétorique est pour le moins vaseuse. Jugez plutôt : la photo du bovin est placée sur le côté droit de l’affiche. Sur le côté gauche, on peut lire le texte suivant : "Vous…
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La confusion entre richesse et production   Cette confusion est une difficulté majeure de notre temps et le fait que cette confusion soit si mal perçue est une énigme car elle impacte tous les autres problèmes. Personne ne semble avoir vraiment envie de l’analyser. Nous savons tous pourtant qu’une production n’est pas forcément richesse, qu’une inondation est une production d’eau qui n’est pas richesse, pas plus que la grêle qui produit ses grêlons. Une production n’est plus richesse dès qu’elle est surproduction et elle n’est pas richesse si elle n’est pas désirée.   Une production se constate alors qu’une richesse s’évalue, une production est objective alors qu’une richesse est subjective. Le crottin est une production du cheval mais il n’est richesse que pour le jardinier. Ce qui fait le lien entre la production et la richesse c’est la monnaie. Comme cela n’est malheureusement pas écrit dans les livres d’économie, le…
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Assurance chômage : tirer la leçon de l’échec   Les négociations entre partenaires sociaux relatives à l’Assurance chômage ont pris fin sur un constat d’échec, parce que le patronat ne veut pas augmenter les cotisations chômage employeur. Les pouvoirs publics vont se substituer aux partenaires sociaux. Pôle-emploi continuera à verser des allocations de chômage, et aucune leçon ne sera tirée de ce vaudeville : la France restera empêtrée dans une conception obsolète de sa protection sociale, alors que les évènements en cours fournissent une occasion, si l’on se donne la peine de réfléchir, de faire un grand pas en avant.   Les taux ordinaires de la cotisation chômage sont jusqu’à ce jour 4 % pour la part employeur, et 2,4 % pour la part salarié. Par exemple, pour un salaire brut de 3 000 €, cela fait 72 € de moins en salaire net et 120 € de plus à débourser pour l’entreprise.…
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La Beauté bientôt remboursée par la Sécu   Le neurologue Pierre Lemarquis a publié L’empathie esthétique, entre Mozart et Michel-Ange aux éditions Odile Jacob, livre qui démontre que l’art devrait être remboursé par la Sécu. En effet, la Beauté d’une œuvre provoque la sécrétion de neuro-transmetteurs du bien-être, un vrai cocktail de vitalité : la dopamine, ce stimulant du désir, les endomorphines qui apaisent la douleur, l’adrénaline qui renforce l’énergie mais aussi la sérotonine, à l’action anxiolytique. Bref, la Beauté de l’art serait un antidépresseur sans effets secondaires ravageurs…   L’Art pourrait non seulement nous conduire à l’extase, mais certains spectacles effrayants pourraient s’avérer bénéfiques, grâce aux vertus cathartiques de la représentation, ce qu’Aristote notait déjà à propos du théâtre. Mais la science du neurologue s’arrête là, n’ayant pas encore intégré, qu’aujourd’hui, tout ce qui porte le nom d’art peut revêtir des natures différentes voire antagonistes. Si voir une re-présentation,…
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Ethique et politique   Qu’est-ce que la culture ? Ou encore, pour concrétiser et préciser, qui cultive quoi ? Celui qui cultive, c’est l’homme. Celui qui est cultivé, c’est encore l’homme. La culture, c’est l’homme qui cultive l’homme.   Cultiver, c’est : s’occuper de, faire croître. Comme l’agriculteur soigne les plantes et leur fait rendre cent pour un, ainsi la culture est ce travail de l’homme sur lui-même, ce travail d’éducation de l’homme par l’homme, grâce auquel la nature humaine croît.   La culture est donc la croissance et l’éducation de ce qu’il y a d’humain en l’homme. Ainsi se trouve amassé un immense trésor d’humanité. L’essentiel de la culture est gardé sur pied : ce sont les hommes, en tant que leur humanité a été déployée, en tant qu’ils montrent quelque chose de la plénitude possible de l’humanité. Les œuvres (ouvrages de science, de poésie, de philosophie, bâtiments, sculptures et peintures, etc.) ne…
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Le voile islamique   Depuis quelque temps, en France, le "voile islamique" revient dans le discours public. Ainsi, réagissant à la volonté exprimée le 13 avril dernier par le Premier ministre Manuel Valls de relancer le débat sur l’interdiction du port du voile à l’université, des étudiants de l’Institut d’études politiques de Paris ont organisé, le 20 avril, un Hidjab Day (Journée du Voile), invitant celles de leurs camarades qui le souhaitaient à se couvrir les cheveux dans l’enceinte de l’établissement pour affirmer leur liberté en ce domaine. Une certaine ambiguïté entoure le voile islamique car il est, le plus souvent, considéré dans sa dimension seulement religieuse alors qu’il s’agit d’une pratique plus complexe. (…) ______________________ A notre époque, le fait pour beaucoup de musulmanes de sortir la tête couverte est souvent perçu comme une exclusivité de la religion islamique. Or, l’origine de cette tenue est très antérieure à l’apparition…
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Football : les paradoxes d’une ferveur persistante   Les compétitions internationales remplacent la guerre et, d’une certaine façon, s’y substituent. Les deux activités se ressemblent : rivalité, dépenses inouïes et sans compter, oubli et dépassement de la vie ordinaire dans l’enthousiasme qui permet pour un moment des émotions plus fortes. Il est bien probable que les jeux et les guerres sont antithétiques, car on n’a pas envie de jouer avec celui qu’on acceptera de tuer, et inversement, on ne tuera pas son concurrent. C’est la différence entre ennemi et adversaire. On peut se réjouir de vivre à une époque où l’on préfère la confrontation sur un stade plutôt que sur un champ de bataille. Il est bien légitime que les nations se mesurent. Car même si elles sont capables de s’entraider en cas de catastrophes, elles demeurent toujours des entités souveraines et indépendantes, au fond des individus séparés, toujours à épier les…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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