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La confession – le film

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La confession – le film
 
Un film dans lequel le prêtre n’est ni un benêt, ni un pervers… osons le dire : ça fait plaisir ! "La confession", le film de Nicolas Boukhrief qui sort au cinéma ce 8 mars, est de ceux-là.
On y découvre la figure dynamique d’un jeune prêtre, curé de terrain bien dans ses pompes, donné à tous ses paroissiens, homme de foi et d’espérance pendant la période si troublée et tragique de l’occupation allemande.
L’histoire est celle qui avait déjà été présentée dans le film "Léon Morin prêtre" sorti en 1961 avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle titre ; il illustre d’ailleurs cet ancien article de Padreblog sur le célibat des prêtres. Alors qu’on pourrait s’y attendre, "La confession" ne traite justement pas du célibat des prêtres, et tant mieux. On sait combien ce célibat est signe de contradiction pour le monde et combien il est délicat pour ceux qui sont loin de l’Eglise d’en traiter avec pertinence.
 
"La confession" est avant tout l’histoire d’une femme, communiste convaincue, bouleversée par sa rencontre avec un témoin du Christ, authentique et crédible, qui se trouve être le jeune curé de son village. Sans dévoiler le scénario, on reste fasciné par l’assurance de cette paroissienne un peu atypique et la disponibilité sans faille du père Morin. Leur sens réciproque de la répartie donne lieu à des dialogues fort intéressants. On se prend même à ressentir la nostalgie du format ecclésial qui a façonné le terreau chrétien de notre pays et qui ne peut plus exister depuis longtemps : le fameux "un clocher, un curé".
Une réserve toutefois : le fait que jamais le père Morin ne soit montré en train de se ressourcer auprès du Seigneur, que ce soit dans la prière, la liturgie des heures ou l’oraison. Un autre point, mineur cette fois, m’a aussi fait sourire : ce jeune prêtre du début, en costume démodé et terne, avec sa croix à la boutonnière ; car je n’ai pas l’impression que les jeunes prêtres s’habillent ainsi désormais…
 
Les débats ne manqueront pas de naître pour commenter le zèle apostolique du héros du film qui s’accompagne de réelles imprudences, probablement dictées par sa (trop ?) grande générosité. Qu’on se rassure cependant, le père Morin reste heureusement fidèle à la grâce de son ordination.
Lorsque le film se termine, on éprouve une impression générale, heureusement partagée par la grande majorité des prêtres de France (et l’auteur de ces lignes !) : le don de lui-même, à tous et pour tous, rend un prêtre heureux. Et la foi rend heureux. Vraiment.

Paru sur Padreblog, 6 avril 2017
AMAR Pierre

Né le 10 septembre 1973






Curé de la paroisse de Limay-Vexin - Diocèse de Versailles

Licencié en droit et en théologie
Chargé de communication d'une communauté religieuse, puis aumônier militaire
 

Auteur de spectacles pour les familles :
www.santosubito.fr
www.princedudesert.fr

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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