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Au delà (109)

Homélie en la cathédrale de Reims en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc, Cathédrale de Reims, le 14 avril 2012 Il est des noms qui sont particulièrement chers à notre cœur et que nous aimons prononcer en les savourant. Ceux de "Jésus" et de "Marie" au premier chef, bien entendu. Mais depuis six cents ans, celui de Jeanne, de la "Pucelle d’Orléans", fascine les générations de Français. Nous l’invoquons spécialement quand un danger menace notre pays. Nous voyons en elle un modèle de sainte laïque. Nous trouvons chez elle l’exemple d’une femme chrétienne qui occupe pleinement sa place dans la société. Ni bâtarde de sang royal, ni bergère, de ses parents Jeanne reçoit une "bonne éducation religieuse, avec une influence importante de la spiritualité du Nom de Jésus, enseignée par saint Bernardin de Sienne et répandue en Europe par les franciscains" (Benoît XVI, Audience générale, 26 janvier 2011). C’est dans le…
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Le patriotisme (...) site endommagé en 2013 ... Saint Paul se demande ce qu’est la Loi mosaïque. Et il répond qu’ "elle a été ajoutée pour qu’il y eût des transgressions jusqu’à ce que vînt la descendance à qui était destinée la promesse" (Galates 3, 19), "mais là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé" (Romains 5, 20). La Loi était bonne en elle-même : "Si donc c’est ce que je ne veux pas que je fais, je reconnais par-là que la Loi est bonne" (Romains 7, 15). Le salut est venu par la foi, qui nous a été donnée en Jésus-Christ. "Avant que vînt la foi, nous étions sous la garde de la Loi, enfermés, pour y attendre la révélation de la foi" (Galates 3, 23). Et la foi est venue. Désormais "tous, en effet, vous êtes fils de Dieu par la foi au Christ Jésus, car vous…
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"Je n'aime pas Noël. Vivement que la période soit passée." Que se passe-t-il ? Que n'aime-t-il pas dans Noël, notre contemporain grincheux ? Le caractère obligé de la fête annuelle, alors que les jours sont courts et maussades ? Peut-être. La dégoulinade d'offres commerciales qui lui donnent la nausée avant même d'être passé à table ? La surenchère des cadeaux ? On le comprend. En réalité, ce que notre homme ne goûte pas, c'est la représentation moderne de Noël. Que signifie une fête si, au fond, on ne sait pas pourquoi on la fait ? On peut fêter Noël pour la joie de se retrouver en famille ou entre amis. Pour voir les yeux des enfants briller devant le sapin et les cadeaux empaquetés. Dans l'émerveillement de leur progéniture, les adultes attendris retrouvent en ces moments quelque chose de l'enfant qu'ils furent. Mais si Noël ça n'est "que ça", alors…
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est sans doute l'historicisme qui réduit les pensées et les actions des hommes aux conditions historiques de leur apparition. En rejetant toute idée de transcendance et d'absolu, la perspective moderne considère l'histoire comme l'instance suprême à laquelle les sociétés doivent se référer, mais une instance mouvante dépourvue de point fixe. Qui indiquera désormais le cap, les hommes ayant fait leur deuil de la mort de Dieu ? Pourtant cette substitution du point de vue relatif au point de vue absolu, la terre se trouvant désormais détachée de son soleil, n'a pas suffi à épuiser les forces du relativisme. Il lui a fallu encore passer de la reductio ad historiam à la reductio ad culturam pour soutenir, en parallèle avec la thèse que toute pensée humaine est historique, que toute action humaine est culturelle, et, par conséquent, que toute culture est relative à son propre horizon. L'horizon de tous les horizons auquel…
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emporte tous les suffrages. Il n’est pas un détour de conversation, pas une péroraison de journaliste, par un discours politique où l’on n’entende cette ardente récusation du matérialisme.  De l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les centrismes les plus fades, tous s’indignent contre la "tyrannie des marchés". Curieux consensus, qui exprime un dégoût de soi. Car il n’y a pas plus matérialistes que nous. A preuve : nous réduisons tout à l’économique, nos problèmes sociaux comme nos problèmes politiques. Qu’on regarde de plus près. S’agit-il de faire face à une crise économique majeure dans l’ensemble de la zone Euro ? Nous mettons en place des gouvernements de salut public, comme si nous étions en guerre. Autrement dit, la crise économique équivaut à une situation de guerre, parce que la question économique est devenue la seule cruciale, par défaut de tout le reste. On utilise alors pour parler des chutes de…
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et aujourd’hui encore dans certains cercles traditionnalistes, l’opposition entre la monarchie tirant sa légitimité d’"en haut" et la démocratie, la tirant d’ "en bas" : la première de droit divin, la seconde, non seulement de droit humain mais fondée sur une autoconstitution du pouvoir "du peuple, par le peuple", l’une exprimant le respect de Dieu, l’autre sa méconnaissance orgueilleuse, voire sacrilège. La persistance de cette vision, issue des théoriciens contre-révolutionnaires,comme Bonald et de Maistre, explique en partie la difficulté qu’eut la démocratie chrétienne à s’enraciner en France. Le problème se posa de manière moins aigue aux Etats-Unis où la démocratie vit le jour dans une ambiance marquée par la Bible, au Royaume-Uni où elle fit bon ménage avec une monarchie se réclamant toujours, au moins en théorie, du droit divin et, a fortiori, en Irlande et en Pologne où l’Eglise catholique fut clairement du côté de la démocratie contre des monarchies étrangères…
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prévisibles, ennuyeux, transparents. Ils font fuir les fidèles. Cette constatation d'une évidence, c'est Le Vatican lui-même qui la dresse, c'est-à-dire Benoît XVI. C'est donc une bonne nouvelle. Les prêches des prêtres catholiques sont devenus souvent "incolores, inodores et sans saveur, au point d'être désormais tout à fait insignifiants", vient de dénoncer le cardinal Gianfranco Ravasi, responsable de la culture au Vatican. Selon l'AFP, le cardinal italien a invité les prédicateurs à prendre en compte les nouveaux langages pour capter l'attention des fidèles et aussi à ne pas craindre "le scandale" que crée la parole de la Bible. "Nous devons retrouver cette dimension de la parole qui offense, qui inquète, qui juge", a-t-il affirmé. Il a aussi invité les prêtres à suivre "la révolution dans la communication". Il explique: "L'information télévisée et informatique demande à être incisif, de recourir à l'essentiel, à la couleur, à la narration".Cet aveu d'un conformisme écclésiastique est…
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nous a délivré une magistrale leçon qui fait suite aux précédents discours de Ratisbonne, de La Sapienza, des Bernardins, à l’université de Prague, au centre culturel de Belem (Portugal) et à Westminster Hall. Sa réflexion, sur la raison et la foi, tend à réintroduire la religion comme un "fondement" de la vie sociale, retournant l’hypothèse de Grotius : pourquoi ne pas supposer a priori l’existence de Dieu ? "Le monde de la raison et [celui] de la foi […] ont besoin l’un de l’autre", expliquait-il l’an dernier, c’est pourquoi "la religion n’est pas un problème que les législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue national" (1). J’expliquais ici le mois dernier combien nos démocraties avaient besoin de sens, d’un fondement moral qui ne soit pas fluctuant selon des majorités de circonstance, faute de quoi elles risquaient de sombrer dans le chaos. Avec Benoît XVI, je pense…
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ont toutes plus ou moins des minorités puissantes de "laïcistes" qui n’ont de cesse de combattre, non seulement l’influence de l’Église, mais également la place qu’elle occupe dans la Cité. Leur ambition de cantonner la religion dans la seule sphère individuelle et privée, de lui interdire d’occuper l’espace public ne peut se réaliser que sous la contrainte d’un régime tyrannique – comme c’est le cas sous le communisme –, car la religion a une dimension publique qui est dans son essence même. Les JMJ de Madrid l’ont abondamment manifesté et ont été une réponse magistrale aux laïcistes espagnols qui, n’osant pas attaquer le principe même de ce gigantesque rassemblement, ont essayé de dénoncer son coût pour la collectivité : l’échec a été patent ! Outre qu’ils n’ont réuni qu’un tout petit nombre d’opposants qui faisaient bien piètre figure face aux foules joyeuses des jeunes catholiques, leur argument s’est effondré par…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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