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Au delà (111)

(...) (site endommagé en 2013) ... c’est à dire toujours quelque chose de la corporéité, et plus précisément ce qui de nos corps s’offre en quelque sorte à la blessure, à l’offense. La vulnérabilité d’autrui désigne ce qui d’emblée se place sous la responsabilité de ma main, de mon regard, de mon geste, de ma parole. Comme l’écrivait Ricœur, nous sommes responsables du vulnérable. Nous sommes d’autant plus responsables que les blessures sont irréparables, et à la mesure même de cette irréversibilité : à la limite le vulnérable est périssable, et désigne tout ce qui est mortel. Le temps ainsi apparaît, en même temps que ce qui forme la nouveauté des jeunes vivants, ce qui augmente peu à peu la vulnérabilité des anciens, et les heures suffisent alors à nous blesser. Mais peut-être faut-il distinguer plusieurs registres de la vulnérabilité, et je me propose de discerner ici la fragilité des sujets,…
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(...) (site endommagé en 2013) ... ont revêtu la bure des moines de Tibéhirine dans le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux qui sera en compétition à Cannes. Ce sera l’un des films français du festival de Cannes. Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois raconte la vie et l’engagement des cisterciens de Tibéhirine, jusqu’à leur enlèvement et leur assassinat, en 1996. "Le sujet est d’une actualité brûlante, en raison des récents témoignages mettant en cause l’armée algérienne, qui ont donné un tour nouveau à l’enquête. Mais le projet est d’une autre nature, et l’on se garde de toute interprétation, d’autant plus qu’une action judiciaire est en cours", prévient d’emblée le scénariste, Etienne Comar. Il est à l’origine du film, et la question qui l’intéressait est moins l’énigme de leur mort que le mystère de leur présence volontaire dans un lieu menaçant. "J’avais été frappé par…
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(...) (site endommagé en 2013) ... un petit livre qui couronne une évolution trentenaire dans l’Histoire de l’Art Sacré en France. "L’Art contemporain, un vis à vis essentiel de la Foi" écrit par Jérôme Alexandre. Son auteur, théologien spécialiste de la pensée des Pères de L’Eglise, professe au Collège des Bernardins. Il est l’époux de Catherine Grenier conservateur à Beaubourg. Son livre a pour ambition d’initier le public de ce site exceptionnel à la "grande dimension chrétienne de l’Art contemporain". C’est le premier livre écrit par un théologien sur ce sujet et en ce sens il fait date. Ce livre entend donner une cohérence à des discours assez décousus élaborés dans l’urgence à partir des années 80 pour expliquer au public médusé le sens des œuvres massivement introduites dans le contexte du culte. Cette invasion de l’AC (1) a pris d’abord la forme de vitraux conceptuels, puis d’installations éphémères, puis…
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Un regard d'aujourd'hui sur des réalités de toujours. Quand journaux, radios et télévision parlent d'un renouveau religieux qui agiterait l'opinion, les indifférents sont perplexes et les autres se demandent de quelle religion il s'agit tant se multiplient les familles spirituelles. L'auteur s'emploie à exposer ici, dans le langage familier, la réponse du christianisme. Pendant deux mille ans, tandis que ne cessaient d'évoluer nos connaissances, celui-ci a pu vérifier que le progrès n'ébranlait en rien le socle de sa foi mais pouvait au contraire être guidé par elle. Qu'il s'agisse de l'enfant qui dessine ou de l'ingénieur qui construit, l'homme est naturellement créateur. Il exprime ses idées dans les choses tandis qu'autour de lui, les secrets de l'univers disent la pensée qui les a conçus. Curieuse rencontre entre créateur et création. Mais la voie s'ouvre pour la découverte d'une proximité insoupçonnée. Quelqu'un était là, tout près de moi, familier de mes…
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(...) (site endommagé en 2013) signe une fastueuse tragédie historique autour de la figure emblématique de l'autocrate, Ivan le Terrible. C'est le premier film historique de Pavel Lounguine, grand observateur de la société russe postcommuniste depuis Taxies blues (1990). Avec Tsar, il ressuscite, après Eisenstein, la figure d'Ivan IV le Terrible (Piotr Mamonov), vers la fin de son règne, en 1565. Aux frontières, une guerre désastreuse avec la Pologne. A l'intérieur, un paraoxysme de terreur, de cruauté à grand spectacle et de démence mystique. Dans sa reconstitution somptueuse, Pavel Lounguine met en scène une allégorie du despotisme à la russe et cherche les raisons de son emprise irrationnelle et séculaire. Comment le film a-t-il été accueilli en Russie ? Il marche bien. Il est sorti dans les salles et, un mois après, en DVD. C'est un des succès de l'année. Beaucoup de gens y trouvent un sujet de réflexion actuel…
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(...) (site endommagé en 2013) d'une tentative d'agression à Saint-Pierre, je relisais plusieurs de ses écrits dont le texte de sa conférence aux Bernardins. Le Saint-Esprit est censé éclairer les cardinaux réunis en conclave. Il a pour le moins des intermittences dans la longue histoire de la papauté. Mais pour l''élection de Benoît XVI, il n'a pas mégoté sa grâce, c'était le pontife dont l'Église avait besoin. Il inspire la comparaison avec ces érudits des époques mérovingiennes qui, dans les monastères, s'évertuaient à pérenniser la culture tandis qu'alentour sévissait l'anarchie barbare. Aux moeurs près qui se sont adoucies, nous sommes dans ces temps barbares, il suffit pour s'en convaincre d'allumer la télévision ou de naviguer sur Internet. Le pape en a conscience. Au lieu d'épouser vainement son époque, il poursuit l'exégèse des Écritures et des Pères de l'Église, autant dire les fondamentaux. D'aucuns le trouvent "décalé". Tant mieux, c'est sa…
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(...) (site endommagé en 2013) de nos télévisions, chaque confession se replie sur son coeur de cible, sur ses seules forces, sur son identité. Et pourtant on aurait bien besoin de cette conversation, de cette fraternelle correction mutuelle sans laquelle nos vertus mêmes deviennent démoniaques. Entre catholiques et protestants, j'ai perçu beaucoup de ces dialectiques vertueuses, par lesquelles nous avons besoin les uns des autres. Ici je voudrais examiner les rapports entre la religion et la foi. Un des grands combats de la modernité protestante a été celui de la foi contre la religion. La Réforme de Luther et Calvin déjà, pointant la nature idolâtre des hommes qui ne cessent de se tailler des dieux à leur image, tablait sur le dépérissement progressif de la religion. Il fallait d'ailleurs purifier la foi de tous les mélanges avec la politique, la morale, la philosophie, etc et revenir au Dieu d'Abraham, d'Isaac…
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Le référendum sur les minarets en Suisse (...) (site endommagé en 2013) ... ont voté pour l'interdiction des minarets. De même que le clocher d'une église ou d'un temple signale, dans nos villes et nos villages, une présence chrétienne, souvent très ancienne, et tout autant religieuse que culturellement admise, de même le minaret est un symbole de l'Islam visible. De même aussi que la construction d'un sanctuaire chrétien ne réclame pas systématiquement l'édification d'un clocher, de même le minaret n'est pas une obligation dans la conception du lieu de culte islamique. D'ailleurs, la plupart des communautés musulmanes en Europe n'en font pas l'objet d'une revendication : il leur suffit de pouvoir se rassembler dans des mosquées ou des salles de prière dignes de leur destination. Il convient de remarquer que l'usage sonore des minarets, l'appel à la prière par le muezzin, n'est pas en cause dans la problématique helvétique :…
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(...) (site endommagé en 2013) aggravé lors des dernières élections européennes par les fatales divisions du camp des patriotes (un mot que nous préférons à celui de souverainistes), mais aussi l'amitié qui me lie aux deux contradicteurs, m'ont amené à différer le commentaire que je voulais faire de l'article de Bernard Seillier paru dans La Nef de mai 2009 sur la notion de souveraineté en réponse à un article de Paul-Marie Coûteaux. Je partage l'avis de Bernard Seillier sur beaucoup de points, en particulier l'idée que l'Europe est notre espace commun et que le légitime souci de la souveraineté nationale ne saurait faire de nous des europhobes ou nous détourner du souci de promouvoir par les moyens adaptés une Europe prospère et unie, forte et libre, ce qui ne veut naturellement pas dire supranationale. Ce fut d'ailleurs là un des grands messages laissés par celui que l'archiduc Otto de Habsbourg a…
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