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Au delà (108)

La sérénité extraordinaire du petit homme en blanc (...) se déroule un scénario à peu près analogue : une bonne partie des médias vocifère, pendant qu'une foule de fidèles se mobilise. Aujourd'hui plus encore qu'au cours des derniers voyages de Jean-Paul II, c'est la différence des styles et des tons qui me frappe : hargne et sérénité. Des intellectuels et des politiques emplissent les pages de grands quotidiens d'une indignation véhémente : dénonciation d'une alliance du trône et de l'autel, comptabilité des millions d'euros arrachés aux fonds publics pour recevoir un individu qui n'est ni une vedette politique ni une vedette exotique (ah ! si c'était le dalaï-lama…), rappel obsessionnel des croisades, évocation des centaines d'églises chrétiennes pour lesquelles on n'engagerait pas le moindre de ces frais. En face, un petit homme en blanc s'avance dans une travée, environné de clameurs, sans ostentation ni gloire. Il est paisible. On…
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(...) (Beaubourg) (1) fut un événement peu, mal ou pas compris qu'il convient d'analyser dans la mesure où il crée de la "réalité" et de l'"Histoire" au sens médiatique et conceptuel du terme. Mais on ne peut laisser cette "réalité" s'installer sans en faire la critique cultivée et approfondie. Cette exposition marque en France un tournant historique dans la compréhension de la modernité et de la postmodernité. Elle souligne pour la première fois, de façon officielle, les profonds rapports entre la modernité en art et les courants para gnostiques et ésotériques très divers qui ont sous-tendu les utopies politiques, artistiques et scientifiques du XIXe et XXe siècle. "Traces du Sacré" a reposé sur la théorie selon laquelle la "mort de Dieu", la rupture, après les Lumières et la Révolution, de la référence à un sacré chrétien s'exprimant dans un rituel et une liturgie, a libéré la création artistique, qui a enfin trouvé…
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Refuser l'hégémonie libérale ! et il n'avait jusqu'alors jamais vraiment influencé en profondeur la pensée politique française. Assiste-t-on aujourd'hui à un tournant ? En effet, dans les faits plus qu'intellectuellement, le libéralisme semble avoir gagné la partie. Le rapport Attali en est un symbole : le libéralisme pur et dur est maintenant défendu par un socialiste, ancienne éminence grise de François Mitterrand. Il est vrai que la France est dans une situation quelque peu particulière, tant notre pays a souffert plus que d'autres d'une socialisation aiguë de son économie - avant même l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Tant et si bien que nous sommes les champions du monde (Belgique et Suède exceptés) des prélèvements obligatoires avec environ 44 % du PIB (36 % pour la moyenne OCDE, 27 % pour les États-Unis et le Japon). Si l'on ajoute à cela que le parti socialiste et la gauche…
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Judaïsme, Christianisme, Islam (...) qui domine le discours médiatique est à la fois fausse et dangereuse car si l'intention est initialement bonne, elle produit de la confusion et cache la vérité. En effet, ce n'est pas de la même façon que les trois religions comprennent l'unicité de Dieu, le rôle d'Abraham, la place de leur Livre sacré. Le rapport du christianisme au judaïsme n'a rien à voir avec le rapport du christianisme à l'Islam. Le christianisme a en commun avec le judaïsme un livre, celui que les chrétiens appellent l'Ancien Testament et l'histoire qu'il raconte. L'islam, en revanche, ne croit pas que l'Ancien et le Nouveau Testament , tels que les lisent aujourd'hui juifs et chrétiens, soient les textes authentiques qui ont été confiés à Moïse et à Jésus. Ils auraient été trafiqués, mais heureusement remplacés par le Coran, seul resté intact, et donc seul nécessaire. Les deux religions bibliques, judaïsme…
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Le Président Sarkozy en Israël (...) le Président de la République, accompagné de son épouse, a déjeuné hier (23 juin 2008) au monastère d'Abou Gosh, en Israël. Nous supposons que cette halte discrète - car les journalistes n'y étaient pas conviés - et brièvement reposante, avait été choisie en raison des origines françaises de la communauté bénédictine. Abou Gosh est en effet une fondation de l'Abbaye du Bec Helloin en Normandie. Les religieux chrétiens sont aujourd'hui en Israël le signe d'une espérance de réconciliation possible. Au vu du paradoxe historique permanent qui veut que Jérusalem s'affiche, par son seul nom, comme la cité de la Paix, et qu'en réalité la Paix n'y a jamais été effective, qu'elle est la cité de l'Alliance et que s'y vérifie, en même temps, chaque jour, les limites et les échecs des alliances humaines, au regard du dévoilement des vérités, vérités les plus misérables et vérités…
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(...) c'est à dire un événement controversé propre à attirer la curiosité, la polémique dans les médias, et la foule au musée, il faut un préjugé à détruire. Le "concept" de l'exposition Les traces du sacré est que l'art "moderne" et "contemporain" n'est pas, comme on le croit communément, athée, matérialiste, révolutionnaire et rationnel mais spirituel, métaphysique et sacré. Première salle : une gravure de Goya un mort revient à la vie et témoigne de ce qu'il a vu : Nada. Une toile tailladée de Lucio Fontana et son titre "La mort de Dieu", une phrase au néon de Brice Nauman : "le véritable artiste vient en aide au monde en révélant des réalités mystiques". Le parti pris de l'exposition est énoncé : Dieu est mort, l'homme est libre enfin ! Il va se révéler ! Le sacré est sans doute spirituel et métaphysique mais n'a plus l'aura du transcendant et…
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(...) violemment stigmatisé que durant ces dix dernières années. On le trouve au coeur de tous les scandales qui ont fait couler beaucoup d'encre : Salman Rushdie, Taslima Nasreen, la destruction des statues de Bouddha par les hordes talibanesques, l'affaire récurrente du voile dit islamique, la crise provoquée par les caricatures de Mahomet dans un journal danois, l'hystérie déclenchée par la conférence de Benoît XVI à Ratisbonne, l'affaire Redeker. On l'invoque dans tous les événements qui ont fait couler beaucoup de sang : les milliers de morts en Algérie dans le bras de fer entre le pouvoir et le FIS, l'assassinat odieux des moines de Tiberine, l'attentat meurtrier contre le commandant Massoud, l'énorme action terroriste menée, le 11 septembre 2001, par la secte néo-wahabite d'Oussama Ben Laden contre les Etats-Unis, dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences géopolitiques. A moins d'éluder la question en glosant sur la "nouvelle islamophobie", cette…
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................... la mort le 19 mars de Chantal Sébire est un débat faussé qui ne se déroule pas à armes égales. Plus de trente ans après l'avortement, la méthode est la même, bien rodée, et fonctionne fort efficacement grâce à la complicité active ou tacite de quasiment tous les grands médias : elle joue sur l'émotion suscitée par des cas particuliers extrêmes pour faire passer une loi générale, hier en faveur de l'avortement, aujourd'hui de l'euthanasie, au nom d'une justice plus humaine, de la pitié même, laissant entendre par là que les adversaires d'une telle évolution - présentée comme inévitable - ne peuvent qu'avoir le coeur dur en étant insensibles à la souffrance et être d'indécrottables conservateurs. Dans le cas présent, la manipulation est d'autant plus scandaleuse que la situation tragique de Madame Sébire était aggravée par le fait qu'elle avait refusé les secours de la médecine et des soins palliatifs.…
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.................... que par les totalitarismes qui ravagèrent le XXème siècle : communisme et nazisme institutionnalisèrent le crime de masse avec un mépris inégalé de la personne. Les points communs entre ces deux systèmes ne sont plus à démontrer. Il en est un, cependant, peu mis en avant : c'est leur même rejet et même haine de Dieu. Couper l'homme de Dieu, c'est inévitablement enlever toute limite à l'action humaine, cela conduit tôt ou tard à l'abolition de toute norme morale objective qui s'impose à tous : l'homme se faisant Dieu, croit ainsi être le maître de tout jusqu'à pouvoir par son génie procurer le "bonheur" à ses semblables. On a vu les résultats. Dans ce contexte, le concile Vatican II a particulièrement insisté sur la place centrale de l'homme dans la Création, "seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même" (1), et sur sa dignité ontologique en tant que seul…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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