Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Au delà (111)

L'Imitation de Jésus (...) (site endommagé en 2013) seulement à ceux qu'Il sait capables de marcher derrière Lui : "Suis-moi !" Cela équivaut à dire : "Sois-moi !" En hébreu, "Suis-moi !" cela se dit, traduit littéralement : " Léra arrari - Marche derrière moi ! " - " Léra-marche-arrari-derrière moi ". Or à marcher derrière quelqu'un, cela incite à faire comme celui que l'on suit, à l'imiter donc. Moi qui ai imité le général de Gaulle, je sais bien qu'à force d'imiter l'on devient, ou plutôt qu'en s'incurvant dans la personne que l'on imite, en prenant sa posture, on finit par penser et agir comme elle. Je n'ai certes jamais eu la prétention ou la mégalomanie de me prendre pour le général de Gaulle, mais je soutiens qu'en l'imitant, je le rappelais. Le public ne s'y trompe pas qui sait bien que tout en étant Henri Tisot, je suis…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
La scène vide de la laïcité une notion tardive. Le terme français apparaît en 1877 dans le Supplément du Littré pour définit le caractère laïque de l'enseignement officielMais il prend tout son sens en 1887 dans le Dictionnaire de Pédagogie et d'Instruction publique de Ferdinand Buisson en tant que néologisme dérivé de l'adjectif "laïque". Il a été formé pour donner un nom au processus de sécularisation qui, dans le monde moderne, et particulièrement en France, a séparé l'Église de l'État.Les lois laïques de Jules Ferry en 1881 et 1882 marquèrent l'aboutissement politique et juridique de ce lent processus. Mais le passage de l'adjectif "laïque", comme dans l'expression courante d' "école laïque", au substantif "laïcité", montre la volonté de rendre permanente une attitude intellectuelle, voire de la substantialiser dans une essence fixe. Quand Buisson passait implicitement de l' "histoire d'une incessante sécularisation" à "la longue histoire de la laïcisation", il ne se…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
La Pieta di Michelangelo (...) (site accidenté en 2013) on peut contempler la Pietà de Michel-Ange à travers les admirables photographies en noir et blanc de Robert Hupka. Placée sous le haut patronage de la reine Paola, cette exposition bénéficie d'une très belle scénographie : l'espace est plongé dans l'obscurité, d'où une centaine de projecteurs à découpe font surgir les images d'ensemble ou de détail avec une intensité exceptionnelle. C'est en 1964 que l'artiste américain, décédé en 2001, a longuement photographié la Pietà, envoyée à New York pour l'Exposition universelle. "Je me trouvais en présence du mystère de la vraie grandeur", a-t-il dit. Depuis que la sculpture a été mutilée par un fou, on ne peut la voir que de loin, à Rome, derrière sa vitre blindée. L'objectif de Robert Hupka n'en est que plus précieux. Il offre une occasion unique d'entrer dans l'intimité du chef-d'oeuvre de Michel-Ange, et dans la…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
La sérénité extraordinaire du petit homme en blanc (...) se déroule un scénario à peu près analogue : une bonne partie des médias vocifère, pendant qu'une foule de fidèles se mobilise. Aujourd'hui plus encore qu'au cours des derniers voyages de Jean-Paul II, c'est la différence des styles et des tons qui me frappe : hargne et sérénité. Des intellectuels et des politiques emplissent les pages de grands quotidiens d'une indignation véhémente : dénonciation d'une alliance du trône et de l'autel, comptabilité des millions d'euros arrachés aux fonds publics pour recevoir un individu qui n'est ni une vedette politique ni une vedette exotique (ah ! si c'était le dalaï-lama…), rappel obsessionnel des croisades, évocation des centaines d'églises chrétiennes pour lesquelles on n'engagerait pas le moindre de ces frais. En face, un petit homme en blanc s'avance dans une travée, environné de clameurs, sans ostentation ni gloire. Il est paisible. On…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
(...) (Beaubourg) (1) fut un événement peu, mal ou pas compris qu'il convient d'analyser dans la mesure où il crée de la "réalité" et de l'"Histoire" au sens médiatique et conceptuel du terme. Mais on ne peut laisser cette "réalité" s'installer sans en faire la critique cultivée et approfondie. Cette exposition marque en France un tournant historique dans la compréhension de la modernité et de la postmodernité. Elle souligne pour la première fois, de façon officielle, les profonds rapports entre la modernité en art et les courants para gnostiques et ésotériques très divers qui ont sous-tendu les utopies politiques, artistiques et scientifiques du XIXe et XXe siècle. "Traces du Sacré" a reposé sur la théorie selon laquelle la "mort de Dieu", la rupture, après les Lumières et la Révolution, de la référence à un sacré chrétien s'exprimant dans un rituel et une liturgie, a libéré la création artistique, qui a enfin trouvé…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
Refuser l'hégémonie libérale ! et il n'avait jusqu'alors jamais vraiment influencé en profondeur la pensée politique française. Assiste-t-on aujourd'hui à un tournant ? En effet, dans les faits plus qu'intellectuellement, le libéralisme semble avoir gagné la partie. Le rapport Attali en est un symbole : le libéralisme pur et dur est maintenant défendu par un socialiste, ancienne éminence grise de François Mitterrand. Il est vrai que la France est dans une situation quelque peu particulière, tant notre pays a souffert plus que d'autres d'une socialisation aiguë de son économie - avant même l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Tant et si bien que nous sommes les champions du monde (Belgique et Suède exceptés) des prélèvements obligatoires avec environ 44 % du PIB (36 % pour la moyenne OCDE, 27 % pour les États-Unis et le Japon). Si l'on ajoute à cela que le parti socialiste et la gauche…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
Judaïsme, Christianisme, Islam (...) qui domine le discours médiatique est à la fois fausse et dangereuse car si l'intention est initialement bonne, elle produit de la confusion et cache la vérité. En effet, ce n'est pas de la même façon que les trois religions comprennent l'unicité de Dieu, le rôle d'Abraham, la place de leur Livre sacré. Le rapport du christianisme au judaïsme n'a rien à voir avec le rapport du christianisme à l'Islam. Le christianisme a en commun avec le judaïsme un livre, celui que les chrétiens appellent l'Ancien Testament et l'histoire qu'il raconte. L'islam, en revanche, ne croit pas que l'Ancien et le Nouveau Testament , tels que les lisent aujourd'hui juifs et chrétiens, soient les textes authentiques qui ont été confiés à Moïse et à Jésus. Ils auraient été trafiqués, mais heureusement remplacés par le Coran, seul resté intact, et donc seul nécessaire. Les deux religions bibliques, judaïsme…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
Le Président Sarkozy en Israël (...) le Président de la République, accompagné de son épouse, a déjeuné hier (23 juin 2008) au monastère d'Abou Gosh, en Israël. Nous supposons que cette halte discrète - car les journalistes n'y étaient pas conviés - et brièvement reposante, avait été choisie en raison des origines françaises de la communauté bénédictine. Abou Gosh est en effet une fondation de l'Abbaye du Bec Helloin en Normandie. Les religieux chrétiens sont aujourd'hui en Israël le signe d'une espérance de réconciliation possible. Au vu du paradoxe historique permanent qui veut que Jérusalem s'affiche, par son seul nom, comme la cité de la Paix, et qu'en réalité la Paix n'y a jamais été effective, qu'elle est la cité de l'Alliance et que s'y vérifie, en même temps, chaque jour, les limites et les échecs des alliances humaines, au regard du dévoilement des vérités, vérités les plus misérables et vérités…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0
(...) c'est à dire un événement controversé propre à attirer la curiosité, la polémique dans les médias, et la foule au musée, il faut un préjugé à détruire. Le "concept" de l'exposition Les traces du sacré est que l'art "moderne" et "contemporain" n'est pas, comme on le croit communément, athée, matérialiste, révolutionnaire et rationnel mais spirituel, métaphysique et sacré. Première salle : une gravure de Goya un mort revient à la vie et témoigne de ce qu'il a vu : Nada. Une toile tailladée de Lucio Fontana et son titre "La mort de Dieu", une phrase au néon de Brice Nauman : "le véritable artiste vient en aide au monde en révélant des réalités mystiques". Le parti pris de l'exposition est énoncé : Dieu est mort, l'homme est libre enfin ! Il va se révéler ! Le sacré est sans doute spirituel et métaphysique mais n'a plus l'aura du transcendant et…
Publié dans Au delà
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version