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Avec l'Europe (367)

Les retraites en Europe : quelles perspectives ?   La question des retraites en Europe prend une importance majeure dans les années 1880 avec la décision de l’Allemagne, dirigée par le chancelier BISMARCK d’instaurer des assurances sociales obligatoires pour les ouvriers allemands. BISMARCK (1) installe un système d’assurance pension couvrant l’invalidité et la retraite, financé en capitalisation par les employeurs, les ouvriers et l’État à parts égales. Les cotisations sont proportionnelles au revenu, tout comme le montant de leur future retraite (2)   L’on raconte que pour décider de l’âge de la retraite, BISMARCK recueillit l’avis de démographes. Ces derniers n’eurent pas de difficulté à lui faire comprendre que s’il fixait cet âge à 70 ans, les besoins de financement des retraites seraient limités compte tenu de la faible espérance de vie dont la population disposait alors dans ces dernières décennies du XIXe siècle. Il est vrai qu’en 1889, l’espérance…
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Avec JOHNSON, une droite qui gagne ; avec JACOB, une droite qui perd   La perfide Albion a encore frappé. Contrairement à ce que prétendaient les médias français, les Anglais ne regrettent pas leur vote en faveur du Brexit. Contrairement à la droite française, qui perd toutes les élections, son homologue anglaise triomphe. Contrairement aux Républicains français qui sont allés chercher l’obscur Christian JACOB pour les présider sur une ligne la plus centriste et politiquement correcte possible, les Conservateurs anglais ont mis le flamboyant Boris JOHNSON pour sonner une charge souverainiste et nationaliste. Quand les Français se convertissent à un libéralisme tardif et décalé, les conservateurs anglais enterrent le rigorisme thatchérien et promettent le grand retour de l’Etat dans la santé et l’éducation. Quand les Républicains français se réduisent désormais à un club de retraités de la Côte d’Azur, les conservateurs anglais arrachent à la gauche ses bastions ouvriers séculaires…
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Les Anglais   Boris JOHNSON vient de remporter, à une majorité écrasante, les législatives anglaises, la victoire des Conservateurs assurant le Brexit. En 2016, les Britanniques ont voté la sortie de l’UE par référendum. Vox populi, vox dei. La démocratie est un principe sacré Outre-Manche. Le peuple a voté. Et on s’y tient. Rien ne saurait ébranler la volonté du peuple, ni les menaces, ni les insultes, ni les pressions. Là-bas, on ne transige pas avec le suffrage universel, le peuple, la démocratie. Ils mettent le temps qu’il faut, ils essuient les sarcasmes, le mépris, enjambent les mises en garde. Les Anglais sont un peuple libre.  Ce n’est pas comme chez nous où l’on fait des référendum, mais personne n’en tient compte. En France, terre de prédilection de l’idéologie de la table rase, on se moque volontiers de traditions britanniques. Problème : la démocratie et la monarchie vont de pair,…
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Pour un dialogue libre avec la Russie   Snober la Russie, pour la rejeter dans les bras des Chinois, constitue une faute stratégique cardinale de la part des Européens.   Au sommet de l’Otan, qui se déroulera à Londres les 3 et 4 décembre 2019, on parlera beaucoup de la Russie et assez peu du Kosovo et de l’Afghanistan, deux missions où, agissant en dehors de son cadre initial, la structure militaire du traité de l’Atlantique Nord n’a pas particulièrement brillé. Mise en place en 1949, l’Otan a réussi sa mission initiale, qui était de protéger les pays d’Europe occidentale des velléités de prédation soviétique. Depuis la crise géorgienne de 2008, et plus encore depuis la crise ukrainienne de 2014, les pays membres de l’Otan frontaliers de la Russie (Norvège, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne) ne cachent pas leur inquiétude quant aux intentions de Moscou à leur égard, réelles ou supposées.…
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Entre la France et l’Allemagne, la parabole du cheval et du jockey   C’est l’histoire d’un divorce. Une histoire banale sauf que le couple qui divorce n’a jamais été un couple. C’est l’histoire du couple franco-allemand. Un mythe médiatico-politique dont l’establishment français est friand, qui fait rire à nos dépens dans toute l’Europe, y compris en Allemagne. Un mythe qui, comme tout mythe, repose sur un fond de réalité : la geste réconciliatrice du général de GAULLE invitant le chancelier allemand ADENAUER à La Boisserie, se faisant acclamer par la jeunesse ouest-allemande, et signant avec l’ancien ennemi héréditaire un traité d’amitié en 1963.   Mais à l’image sentimentale de couple, le soldat de GAULLE préférait une image équestre plus virile, celle du cheval (l’Allemagne) et du jockey (la France), grâce à laquelle la France, appuyée sur la puissance économique de sa voisine, et sa propre force militaire, pourrait diriger l’Europe…
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Les forces de la réaction mondialiste défaites en rase campagne, ou l’Austerlitz de Boris Johnson   Je dois l’avouer, j’ai un faible pour Boris JOHNSON (BOJO) et pour une raison très simple : il est tout ce que j’aime chez les Anglais. Le personnage est foutraque, désorganisé, extrêmement cultivé, intimement convaincu d’être absolument unique et totalement imprévisible, ce qui fait que tous ceux qui, eux, sont complètement prévisibles le méprise autant que ROMMEL méprisait MONTGOMERY ou NAPOLEON les "boutiquiers Anglais". Et chacun doit se souvenir ici de qui a gagné en fin de parcours… Car, comme d’habitude, le désorganisé vient d‘infliger aux forces prévisibles de la réaction une défaite en rase campagne, tant celles-ci-ci ne s’attendaient pas à le voir apparaitre là où il est, un peu comme les troupes autrichiennes au matin de la bataille d’Austerlitz quand elles ont vu les troupes de NAPOLEON se pointer là où elles…
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Emmanuel Macron : au-delà des mots   Le 7 novembre, Emmanuel MACRON a donné un interview à The Economist. Chacune des deux parties est resté dans son rôle. Le président s’est présenté en Européen convaincu dans une vision française de l’Europe, c’est-à-dire une Europe dirigée en sous-main par la France, en raison de sa force de frappe nucléaire, de son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, de son armée et de sa capacité à se projeter à l’étranger. De son coté, The Economist a soulevé les questions habituelles sur les divisions européennes et la réalité de l’Europe en tant qu’entité politique.   La déclaration du président sur la mort cérébrale de l’OTAN a suscité beaucoup de commentaires, y compris à l’étranger. Elle n’est étayée par aucun fait, hors l’attitude ambigüe de la Turquie, et les déclarations de Donald TRUMP. Elle vise à donner corps à son projet d’Europe de…
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Il faut européaniser l’Otan !   Dans une interview parue le 9 novembre 2019 dans l’hebdomadaire britannique The Economist, Emmanuel MACRON a dit que l’Otan était en état de mort cérébrale. La métaphore est pour le moins vigoureuse. Car, médicalement, on ne connaît personne qui se soit jamais remis d’une mort cérébrale. Or, si l’Otan ne va pas bien aujourd’hui, rien n’empêche objectivement qu’elle aille mieux demain. En parlant dru, le président français a néanmoins eu le mérite de réveiller les Européens sur un sujet important, qui est l’architecture de leur sécurité future. Née en 1949 d’initiatives aussi bien anglo-françaises qu’américaines, l’Organisation de l’Atlantique Nord a parfaitement joué son rôle de défense de l’Europe occidentale face aux appétits soviétiques. Durant les crises de la guerre froide (Berlin, Cuba), le général de GAULLE a toujours joué le jeu de l’Alliance atlantique. Mais, soucieux de rendre à la France sa souveraineté sur…
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L’EPR, symbole d’un sabordage français délibéré   C’est l’histoire d’un modèle devenu un anti-modèle. Un exemple devenu un contre-exemple. Les déboires répétés d’EDF avec ses centrales nucléaires EPR donnent une image déplorable de la France. De quoi susciter l’ire du ministre de l’Économie, l’inquiétude des populations, la joie mauvaise des écologistes et l’ironie des concurrents. Il est urgent de s’interroger : comment une filière d’excellence mondiale qui faisait la fierté légitime des Français est-elle devenue un motif de honte et de crainte ? Le nucléaire est une histoire très française, avec d’abord le choix du général de GAULLE au nom de l’indépendance nationale. D’abord militaire, la technologie devient civile, dans un schéma qui ressemble beaucoup aux grands groupes américains, financés par l’armée américaine. Lors de la crise du pétrole, POMPIDOU décide de jouer à fond la carte du nucléaire. On repère les constantes de cette odyssée : l’État, le militaire,…
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