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Avec l'Europe (364)

Pour un dialogue libre avec la Russie   Snober la Russie, pour la rejeter dans les bras des Chinois, constitue une faute stratégique cardinale de la part des Européens.   Au sommet de l’Otan, qui se déroulera à Londres les 3 et 4 décembre 2019, on parlera beaucoup de la Russie et assez peu du Kosovo et de l’Afghanistan, deux missions où, agissant en dehors de son cadre initial, la structure militaire du traité de l’Atlantique Nord n’a pas particulièrement brillé. Mise en place en 1949, l’Otan a réussi sa mission initiale, qui était de protéger les pays d’Europe occidentale des velléités de prédation soviétique. Depuis la crise géorgienne de 2008, et plus encore depuis la crise ukrainienne de 2014, les pays membres de l’Otan frontaliers de la Russie (Norvège, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne) ne cachent pas leur inquiétude quant aux intentions de Moscou à leur égard, réelles ou supposées.…
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Entre la France et l’Allemagne, la parabole du cheval et du jockey   C’est l’histoire d’un divorce. Une histoire banale sauf que le couple qui divorce n’a jamais été un couple. C’est l’histoire du couple franco-allemand. Un mythe médiatico-politique dont l’establishment français est friand, qui fait rire à nos dépens dans toute l’Europe, y compris en Allemagne. Un mythe qui, comme tout mythe, repose sur un fond de réalité : la geste réconciliatrice du général de GAULLE invitant le chancelier allemand ADENAUER à La Boisserie, se faisant acclamer par la jeunesse ouest-allemande, et signant avec l’ancien ennemi héréditaire un traité d’amitié en 1963.   Mais à l’image sentimentale de couple, le soldat de GAULLE préférait une image équestre plus virile, celle du cheval (l’Allemagne) et du jockey (la France), grâce à laquelle la France, appuyée sur la puissance économique de sa voisine, et sa propre force militaire, pourrait diriger l’Europe…
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Les forces de la réaction mondialiste défaites en rase campagne, ou l’Austerlitz de Boris Johnson   Je dois l’avouer, j’ai un faible pour Boris JOHNSON (BOJO) et pour une raison très simple : il est tout ce que j’aime chez les Anglais. Le personnage est foutraque, désorganisé, extrêmement cultivé, intimement convaincu d’être absolument unique et totalement imprévisible, ce qui fait que tous ceux qui, eux, sont complètement prévisibles le méprise autant que ROMMEL méprisait MONTGOMERY ou NAPOLEON les "boutiquiers Anglais". Et chacun doit se souvenir ici de qui a gagné en fin de parcours… Car, comme d’habitude, le désorganisé vient d‘infliger aux forces prévisibles de la réaction une défaite en rase campagne, tant celles-ci-ci ne s’attendaient pas à le voir apparaitre là où il est, un peu comme les troupes autrichiennes au matin de la bataille d’Austerlitz quand elles ont vu les troupes de NAPOLEON se pointer là où elles…
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Emmanuel Macron : au-delà des mots   Le 7 novembre, Emmanuel MACRON a donné un interview à The Economist. Chacune des deux parties est resté dans son rôle. Le président s’est présenté en Européen convaincu dans une vision française de l’Europe, c’est-à-dire une Europe dirigée en sous-main par la France, en raison de sa force de frappe nucléaire, de son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, de son armée et de sa capacité à se projeter à l’étranger. De son coté, The Economist a soulevé les questions habituelles sur les divisions européennes et la réalité de l’Europe en tant qu’entité politique.   La déclaration du président sur la mort cérébrale de l’OTAN a suscité beaucoup de commentaires, y compris à l’étranger. Elle n’est étayée par aucun fait, hors l’attitude ambigüe de la Turquie, et les déclarations de Donald TRUMP. Elle vise à donner corps à son projet d’Europe de…
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Il faut européaniser l’Otan !   Dans une interview parue le 9 novembre 2019 dans l’hebdomadaire britannique The Economist, Emmanuel MACRON a dit que l’Otan était en état de mort cérébrale. La métaphore est pour le moins vigoureuse. Car, médicalement, on ne connaît personne qui se soit jamais remis d’une mort cérébrale. Or, si l’Otan ne va pas bien aujourd’hui, rien n’empêche objectivement qu’elle aille mieux demain. En parlant dru, le président français a néanmoins eu le mérite de réveiller les Européens sur un sujet important, qui est l’architecture de leur sécurité future. Née en 1949 d’initiatives aussi bien anglo-françaises qu’américaines, l’Organisation de l’Atlantique Nord a parfaitement joué son rôle de défense de l’Europe occidentale face aux appétits soviétiques. Durant les crises de la guerre froide (Berlin, Cuba), le général de GAULLE a toujours joué le jeu de l’Alliance atlantique. Mais, soucieux de rendre à la France sa souveraineté sur…
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L’EPR, symbole d’un sabordage français délibéré   C’est l’histoire d’un modèle devenu un anti-modèle. Un exemple devenu un contre-exemple. Les déboires répétés d’EDF avec ses centrales nucléaires EPR donnent une image déplorable de la France. De quoi susciter l’ire du ministre de l’Économie, l’inquiétude des populations, la joie mauvaise des écologistes et l’ironie des concurrents. Il est urgent de s’interroger : comment une filière d’excellence mondiale qui faisait la fierté légitime des Français est-elle devenue un motif de honte et de crainte ? Le nucléaire est une histoire très française, avec d’abord le choix du général de GAULLE au nom de l’indépendance nationale. D’abord militaire, la technologie devient civile, dans un schéma qui ressemble beaucoup aux grands groupes américains, financés par l’armée américaine. Lors de la crise du pétrole, POMPIDOU décide de jouer à fond la carte du nucléaire. On repère les constantes de cette odyssée : l’État, le militaire,…
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"Super Mario" a-t-il vraiment "sauvé l’euro" ?   A l’issue de huit années passées à la tête de la BCE, Mario DRAGHI fait l’objet de louanges dithyrambiques : il aurait "sauvé l’euro", à en croire le titre de la pleine page que Le Figaro du 24 octobre lui consacre. Je n’en suis pas certain, et voici pourquoi.   L’analyse de Simone WAPLER il y a deux ans Dans les colonnes d’Economie Matin, Simone WAPLER avait déjà très bien analysé ce que la politique de "quantitative easing" (QE) signifie concrètement. Demandant "où sont passés les milliards de Mario DRAGHI ?", elle répondait très justement : "Ils comblent les déficits publics qui financent des dépenses stériles". A cette époque, le bilan de la BCE atteignait déjà 4 400 Md€. Depuis, il a augmenté de 300 Md€, atteignant 4 700 Md€, soit 41 % du PIB de la zone euro. Le dollar américain, dont l’usage mondial dépasse de…
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L’Europe a un vrai problème turc   CHRONIQUE - Le président Erdogan traite les miliciens kurdes syriens des YPG de "terroristes", alors qu’ils n’ont jamais attaqué la Turquie, tout en menaçant les dirigeants européens de "faire déferler chez [eux] des millions de réfugiés".   Débutée le 8 octobre 2019, après un feu vert donné l’avant-veille par le président Trump, l’invasion du nord de la Syrie par l’armée turque ne constitue pas une péripétie militaire supplémentaire dans un Moyen-Orient totalement chamboulé depuis la catastrophique invasion américaine de l’Irak de 2003. Ce n’est pas un incident aux conséquences strictement régionales. C’est un événement crucial qui révèle deux tendances lourdes de la géopolitique contemporaine. En apparence, on pourrait croire que l’affaire se limite à la volonté du président turc de détruire le Rojava, la région dirigée par les Kurdes syriens anti-islamistes en quasi-autonomie depuis sept ans, pour la remplacer par un corridor frontalier…
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Monsieur Draghi s’en va : histoire résumée d’une réussite européenne éclatante   Mr. Draghi s’en va, mais hélas, le mal qu’il a fait aux pays européens va perdurer. Mais avant d’en arriver à une analyse de ce qu’il a détruit, j’aimerais rappeler les grands traits de sa carrière. Mr. Draghi apparait dans l’Histoire comme le directeur général du ministère des finances Italiens de 1992 à 2001, au moment des négociations qui précédaient la création de l’Euro. Les textes, acceptés par tous les pays prévoyaient entre autres que le déficit budgétaire ne pouvait être supérieur à 3 % du Pib. Or, peu avant d’entrer dans l’Euro, ce déficit était supérieur à 7 %, ce qui aurait dû interdire à l’Italie de faire partie de la nouvelle monnaie. Qu’à cela ne tienne.   Monsieur Draghi passe avec JP Morgan un accord de "swap" par lequel ces derniers achètent pour 35 milliards d’Euro.de produits dérivés issus…
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