Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

Avec l'Europe (335)

Rétrospective sur le Brexit   Le vote sur le Brexit (23 juin 2016) est l’un des évènements historiques les plus importants depuis l’effondrement du mur de Berlin. Il convient d’en mesurer d’ores et déjà la portée et toute la signification. Il détruit le statu quo européen, il nous fait nous poser les questions qu’on évite depuis longtemps sur la construction européenne, et fait entrer notre continent dans une nouvelle période risquée et inconnue. Essayons de penser sur ce sujet avec une parfaite honnêteté intellectuelle.    Premièrement, les nations européennes veulent-elles, oui ou non, conserver un régime démocratique ? Il convient de se demander si le mandat donné par le peuple britannique sera appliqué ou non. Certes, l’avantage du camp Brexit dans le vote n’est pas énorme, mais il est supérieur par exemple au résultat du oui au traité de Maastricht (1992) en France (51%). Ce mandat sera-t-il dilué dans une manœuvre…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
Macron rêve de défense européenne, les Européens préfèrent se fier à l'Otan   CHRONIQUE - Nos voisins privilégient l'imperium lointain des États-Unis à la protection rapprochée de la France.   On s'aime. On se sourit, on se touche, on s'esclaffe, le regard complice. Entre Français et Belges, entre Emmanuel Macron et Charles Michel, le premier ministre du royaume, entre leurs épouses même, le courant passe. Les voisins sont aussi des amis, presque des frères. Il est vrai que la frontière n'en a pas toujours été une, et qu'elle ne l'est plus guère. On est si proche qu'on oublie de se rendre les honneurs : la dernière visite d'État d'un de nos présidents remonte à 1971 : c'était Georges Pompidou ! Son lointain successeur, en balade outre-Quiévrain en début de cette semaine, n'a cessé de vanter la complicité des Français et des Belges en "matière artistique, intellectuelle, scientifique, économique, sécuritaire". Pour…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
La chancelière nous quitte   La chancelière allemande a annoncé qu’elle mettrait fin à sa carrière politique dans trois ans. Sa décision a semé la consternation chez ses nombreux admirateurs à Berlin mais aussi à Bruxelles, Paris et même Washington. Pour eux, elle est une figure majeure de notre époque et une dirigeante indispensable. Elle défend avec une énergie inlassable, les valeurs les plus hautes du libéralisme avancé : les droits de l’homme, la libre circulation des biens et des capitaux, l’accueil généreux des migrants chassés de leurs pays, la soumission des intérêts nationaux à des règles universelles, impartiales et équilibrées. Sans elle, les grandes institutions qui soutiennent l’ordre libéral, comme l’Union européenne, l’Otan ou l’Organisation mondiale du commerce, seront-elles capables de résister aux assauts furieux des Trump, Poutine et autres Orban ?   Je n’ai jamais eu l’honneur de rencontrer madame Merkel. Ses idées me sont connues seulement par l’orientation de…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
Quand Merkel devient un boulet pour ses alliés… et pour les siens   La baisse historique des chrétiens-démocrates de la CSU en Bavière est une conséquence directe de la politique d'ouverture aux migrants prônée par la chancelière   Ce n'est qu'une élection en Allemagne. Ce n'est qu'une élection en Bavière. Ce n'est même pas un changement de majorité : les chrétiens-démocrates de la CSU garderont le pouvoir. Bien sûr, ils perdent de leur superbe, au profit de partis sur leur droite, mais aussi sur leur gauche, avec les Verts. Et pourtant, c'est comme si l'église n'était plus au milieu du village. L'Eglise, en Bavière, ce n'est pas rien. La CSU non plus, qui dirige le Land depuis l'après-guerre. Cette même CSU qui partage le pouvoir à Berlin quand la CDU occupe la chancellerie. Ce qui est le cas, bien sûr, avec Angela Merkel. Cette Merkel qui était leur assurance tous…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
Ne ratons pas le coche russe !   Charles de Gaulle appelait de ses vœux une Europe "de l’Atlantique à l’Oural". Autrement dit, l’ancrage à l’Europe de la partie occidentale de la Russie. Il nous faut encore plus d’ambition : jusqu’à Vladivostok et au détroit de Béring ! Il est en effet probable que la Sibérie devienne pour les bébés qui naissent aujourd’hui ce que le Far West fut pour les nourrissons des pionniers européens du XIXème siècle qui traversaient l’Atlantique. Trois raisons à cela : l’immensité de cette contrée, les ressources de son sous-sol, et l’éventualité d’un changement climatique qui la rendrait, à terme, beaucoup plus accueillante. Avant d’aller coloniser des exoplanètes, l’humanité se répandra sur les étendues terrestres actuellement sous-peuplées, dont la Sibérie est la plus importante. L’attitude occidentale vis-à-vis de Poutine est ahurissante : nos dirigeants le poussent dans les bras des autocrates chinois, à tel point que Le Figaro du 15…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
Islam et nationalisme turcs en Allemagne   CHRONIQUE - S'il est normal et sain que les leaders allemand et turc se voient régulièrement, la récente visite de Recep Tayyip Erdogan en Allemagne a laissé un sentiment de malaise.   Pourquoi la visite du président turc en Allemagne, les 28 et 29 septembre 2018, nous a-t-elle laissé un diffus sentiment de malaise ? Il n'y a rien d'anormal à ce que le chef tout-puissant de la première économie du Moyen-Orient se concerte avec la chancelière, qui préside aux destinées de la première économie d'Europe. Les deux pays entretiennent de très anciennes relations, dont l'apogée fut l'alliance secrète germano-ottomane du 2 août 1914, passée entre le gouvernement des Jeunes Turcs et celui du Kaiser Guillaume II. Après sa rencontre le vendredi 28 septembre avec Recep Tayyip Erdogan, Frère musulman prêchant le néo-ottomanisme, Angela Merkel n'a pas caché les divergences de fond existant entre les deux…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
Le retour de "l’abominable problème italien"   Dans un article intitulé "L’UE une nouvelle fois face à l’abominable problème italien", publié par Libération dans son édition du 28 septembre, Jean Quatremer critique la décision du gouvernement italien d’accroître le déficit budgétaire en accord avec ses promesses électorales. Ni Bruxelles, ni Frankfort n’étant disposé à lancer un programme d’ajustement à la grecque, il en conclut que ce sont les marchés financiers qui siffleront la fin de la partie. Cette analyse, dans le droit fil de la pensée économique actuelle, ne fait pas justice à l’Italie.   Par sa décision, le gouvernement italien pose la vraie question. L’euro est un Deutsche mark qui a changé de nom, mais un Deutsche mark dévalué tout à l’avantage de l’Allemagne. L’Italie dont la politique économique est à l’opposé de celle de l’Allemagne, ne s’y retrouve pas (la France non plus). Deux solutions : ou l’Italie s’adapte…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
L'immigration de masse est un scénario perdant-perdant   FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Alors que la question de la crise migratoire occupe l'espace médiatique et le débat public, Renaud Girard analyse les conséquences de l'immigration massive sur les pays d'Europe comme ceux d'Afrique.   FIGAROVOX - Aujourd'hui, le continent africain connaît une explosion démographique et l'Europe vieillit. Pourquoi ne pas tout simplement accepter l'immigration ? Il est évident que les pays européens n'ont plus les moyens économiques, sociaux et politiques d'accueillir toute la misère du monde. Prenons le cas de la France. Si nous regardons la question de l'emploi, nous voyons que, toutes catégories confondues, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi s'élève à 6 255 800 personnes. Une économie en sous-emploi n'est pas en mesure d'absorber des millions de migrants. N'oublions pas que les vagues d'immigration des années 50-60 arrivaient dans une France en plein boom économique et où le chômage n'existait…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0
Emancipation   Angela Merkel voudrait changer sa stratégie américaine en émancipant l’Allemagne de la tutelle américaine et en passant de la position de vassale à celle de partenaire. Elle a enfin compris, Donald Trump aidant, que l’Europe ne pouvait pas compter sur les Etats-Unis pour sa défense et qu’elle était considérée comme une concurrente. Parallèlement, Angela reçoit Vladimir Poutine pour parler vraisemblablement de l’Ukraine, de la Syrie mais aussi du gazoduc Nord Stream 2, pomme de discorde avec les Etats Unis. De tout cela on ne peut qu’applaudir, c’est une prise de conscience qui aurait dû être faite depuis longtemps, mais on peut quand même s’étonner que l’Allemagne qu’on croit un farouche défenseur de l’intégration européenne, mène cette réflexion et une nouvelle stratégie, seule, sans consulter ni associer ses partenaires européens paraissant ainsi défendre les seuls intérêts allemands. Il est inconcevable pourtant que l’Europe et l’Allemagne mènent une politique étrangère…
Publié dans Avec l'Europe
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version