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L'immigration de masse est un scénario perdant-perdant
 
FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Alors que la question de la crise migratoire occupe l'espace médiatique et le débat public, Renaud Girard analyse les conséquences de l'immigration massive sur les pays d'Europe comme ceux d'Afrique.
 
FIGAROVOX - Aujourd'hui, le continent africain connaît une explosion démographique et l'Europe vieillit. Pourquoi ne pas tout simplement accepter l'immigration ?
Il est évident que les pays européens n'ont plus les moyens économiques, sociaux et politiques d'accueillir toute la misère du monde.
Prenons le cas de la France. Si nous regardons la question de l'emploi, nous voyons que, toutes catégories confondues, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi s'élève à 6 255 800 personnes. Une économie en sous-emploi n'est pas en mesure d'absorber des millions de migrants. N'oublions pas que les vagues d'immigration des années 50-60 arrivaient dans une France en plein boom économique et où le chômage n'existait pas. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais surtout, l'immigration de masse pose un problème identitaire et culturel. L'Homme n'est pas qu'un homo economicus désincarné, sans histoire ni racines ; il est avant tout un être de culture. La culture européenne - fille de l'Antiquité, du judéo-christianisme et des Lumières - risque d'être submergée par des populations dont le mode de vie est incompatible avec le mode de vie européen et dont la présence massive sur notre sol ne peut aboutir qu'à des tensions. L'immigration de masse sape la cohérence, l'unité et la solidarité des sociétés occidentales. Au lieu d'une société unie, l'immigration fragmente le corps social en une multitude de communautés indifférentes, voire hostiles, les unes aux autres. Certains membres des minorités (pas tous heureusement !) refusent de s'intégrer et basculent dans la délinquance, leur haine de notre pays pouvant aller jusqu'au terrorisme.
 
Cette crise migratoire peut-elle avoir de graves conséquences politiques ?
Cette crise identitaire risque bien de se transformer en crise politique.
D'une part, on constate partout en Europe l'inquiétante progression des mouvements extrémistes - en Allemagne, en France, en Italie, en Grèce… Ce phénomène politique est une conséquence directe de l'immigration. Dans les années 70, le Front National était un obscur groupuscule de nostalgiques de l'Algérie française. Sa percée électorale à partir du début des années 80 s'explique par l'immigration massive et les craintes qu'elle suscite. Il y a quelque chose de paradoxal chez les bonnes âmes bien pensantes qui à la fois fustigent les partis extrémistes et soutiennent l'immigration. Cela est incohérent. En effet, c'est l'immigration qui nourrit les partis extrémistes et risque un jour de les amener au pouvoir.
 
D'autre part, la crise migratoire risque de détruire l'Union européenne. 73 % des Européens considèrent que l'UE ne les protège pas. Partout, l'immigration favorise la montée des populismes. Au Royaume-Uni, le vote en faveur du Brexit s'explique en grande partie par le rejet de l'immigration. Les pays d'Europe centrale refusent tout diktat de Berlin leur enjoignant d'accepter des migrants sur son sol. L'Italie n'en peut plus, qui a vu plus de 70 000 migrants illégaux débarquer sur ses côtes depuis 2013.
Sa générosité a des limites. Son nouveau ministre de l'Intérieur a prévenu que l'Europe institutionnelle jouait son existence même sur la question migratoire. Venant de la part d'un pays fondateur du Marché commun, c'est un message qu'il faut prendre au sérieux.
 
Mais alors comment s'y prendre concrètement pour régler le problème migratoire ?
Nous devons réduire massivement l'immigration.
Pour atteindre cet objectif, nous devons reprendre le contrôle de nos frontières, suspendre le regroupement familial, lutter drastiquement contre l'immigration clandestine, rétablir la double peine. Toute personne étrangère qui commet un acte de violence ou connaît un début de criminalisation doit être aussitôt expulsée. Pour l'immigration illégale, terrorisons les passeurs en démantelant leurs réseaux, en menant des actions de guerre contre eux et en leur infligeant des peines drastiques lorsque nous les capturons. Montrons bien aux migrants que leur démarche est vaine en leur refusant systématiquement tout titre de séjour et toute aide sociale. Cela nous permettra d'arrêter l'appel d'air européen. Et faisons-le savoir dans leurs pays pour décourager les tentatives.
À cela doit s'ajouter, dans la plus pure tradition gaulliste, une politique humaniste, solidaire et active de codéveloppement avec les pays pauvres afin de leur permettre un développement économique, respectueux de l'environnement, créateur d'emplois et réducteur d'inégalités, de façon à réduire la tentation du départ.
Nous devons aussi cesser les aventures néocoloniales dans les pays du Moyen-Orient. Sans la catastrophique Guerre en Irak en 2003, il n'y aurait pas eu Daech ni les hordes de migrants syriens et irakiens de l'été 2015. En Libye, Kadhafi n'était peut-être pas très sympathique, mais il nous rendait service en servant de verrou face à l'immigration.
 
De manière plus précise, quelles sont les priorités pour faire face à l'afflux de migrants africains traversant la Méditerranée depuis les côtes libyennes ?
Les nouvelles priorités sont limpides : reconstruire un État en Libye et aider ses forces armées à combattre les trafiquants d'êtres humains et à sécuriser ses frontières méridionales dans le Fezzan ; déployer, aux côtés de la marine nationale de Libye, et dans ses eaux territoriales, des navires de surveillance européens capables de ramener les naufragés ou les dinghies surchargés d'êtres humains vers leur rivage d'origine. Le littoral libyen était naguère équipé de radars de surveillance que l'Union européenne avait financés. Ils furent détruits par des frappes franco-britanniques durant la guerre de 2011 contre le régime de Kadhafi. La coopération militaire, policière, humanitaire, avec les autres États d'Afrique du nord doit évidemment se poursuivre.
 
En Afrique noire, il faut en même temps accroître l'aide économique de l'Union européenne et la soumettre à condition. Tout d'abord, il faut être sûr que cette aide bénéficie bien aux populations et ne soit pas détournée par des administrations ou des gouvernements corrompus. Ensuite, il faut lier cette aide, c'est-à-dire la conditionner, à la mise en place d'un planning familial efficace. Soixante ans de coopération technique européenne avec l'Afrique n'ont pas réussi à y greffer le concept pourtant élémentaire de planning familial.
"Si nous ne réduisons pas la taille de nos familles, notre pays continuera à souffrir de la pauvreté parce que les ressources disponibles ne pourront plus couvrir nos besoins", a reconnu Jonathan Goodluck, ancien président (2010-2015) du Nigeria. C'est de ce pays aux richesses naturelles fabuleuses, mais mal gérées et mal partagées depuis l'indépendance en 1960, que proviennent aujourd'hui le plus grand nombre de ces jeunes immigrants illégaux qui essaient par tous les moyens d'atteindre les rivages du nord de la Méditerranée. Le Nigeria comptait 34 millions d'habitants en 1960. Il en compte aujourd'hui presque 200 millions.
 
Enfin, il faut orienter cette aide vers un développement de projets agricoles et énergétiques concrets, capables de nourrir et retenir chez elles les familles africaines. Le but de cette aide n'est pas d'industrialiser l'Afrique (ce qui ne ferait qu'augmenter les déséquilibres et donc accroître l'immigration) mais de développer des projets locaux, respectueux des sociétés traditionnelles (microcrédit, circuits courts, agriculture vivrière, biologique et équitable…).
 
Vous dites que l'immigration de masse est un "scénario perdant-perdant". Pouvez-nous nous expliquer ce concept ?
C'est un jeu auquel tout le monde perd. Le trafic d'êtres humains sur lequel repose aujourd'hui l'immigration africaine est profondément délétère à la fois pour les États africains et pour les États européens.
Comme je l'ai dit, l'Europe y perd sur les plans économique, culturel, sécuritaire et identitaire.
L'Afrique y perd, car elle se vide de sa sève. L'émigration prive l'Afrique d'une jeunesse intelligente, entreprenante et débrouillarde. Car les 3 000 euros qu'il faut payer pour le trajet y représentent une somme considérable à rassembler. Dans les pays du Continent noir, c'est un beau capital de départ pour créer une affaire, pour creuser un puits dans un village, ou pour monter une installation photovoltaïque. Bien souvent, les migrants ne sont pas les plus pauvres mais des membres de la petite classe moyenne. Dans les pays de transition comme le Niger, le trafic attire des jeunes pressés de faire fortune, les éloignant de l'élevage, de l'agriculture, de l'artisanat. Il n'est pas sain que les villages africains vivent dans l'attente des mandats qu'envoient ou qu'enverront les migrants une fois arrivés en Europe, plutôt que de chercher à se développer par eux-mêmes. Il est vital que les aides financières de l'Union européenne pour le Sahel et l'Afrique centrale aillent dans des actions qui combattent l'économie de trafic, mais aussi dans des projets agricoles ou énergétiques capables de fixer les populations sur leurs terres ancestrales. Enfin, les migrants eux-mêmes sont perdants. Ils déboursent de l'argent pour voir leurs rêves déçus. Ils attendaient le Paradis et se retrouvent perdus dans des pays où leur situation est très difficile.
Les seuls gagnants, ce sont les passeurs.
 
Justement, parmi les acteurs centraux de cette immigration illégale, il y a les passeurs...
Les passeurs sont des bandes mafieuses sans scrupule, qui promettent monts et merveilles aux migrants avant de se livrer aux pires exactions sur eux (escroquerie, racket, violences, viols, abandon en pleine mer...).
Aujourd'hui, ce sont les mêmes réseaux mafieux qui procèdent indifféremment au trafic d'armes (destinées aux djihadistes), à l'acheminement de la drogue vers l'Europe, au trafic des êtres humains.
Les passeurs - ces nouveaux Barbaresques - ont une méthode éprouvée. Ils entassent les candidats aux voyages dans des canots pneumatiques de fortune ; ils les poussent jusqu'aux eaux internationales à 12 nautiques du rivage libyen ; ensuite ils émettent un SOS ou appellent un centre de secours italien pour indiquer qu'un naufrage est imminent ; puis ils s'en retournent dans leurs repaires, abandonnant à leur sort leurs malheureux passagers, souvent sans eau douce ni nourriture. Le reste du voyage ne coûte plus rien aux passeurs, puisqu'il est pris en charge par les navires des marines ou des ONG européennes. Pourquoi ces derniers ne ramènent pas simplement les naufragés vers les ports les plus proches du littoral libyen ? Parce qu'ils considèrent qu'il s'agirait d'un refoulement contraire au droit humanitaire international. Les nouveaux Barbaresques le savent bien, qui sont passés maîtres dans l'art d'exploiter le vieux sentiment de charité chrétienne de cette Europe si riche, si bien organisée, si sociale.
 
Quel regard portez-vous sur les ONG ?
Sans le vouloir, certaines ONG participent, de manière gratuite, à un immense trafic, qui a dépassé depuis longtemps en chiffre d'affaires le trafic de stupéfiants.
Les ONG détournent le droit d'asile. Le meilleur moyen de s'installer en Europe pour un immigré illégal est de se faire passer pour un réfugié politique et d'invoquer le droit d'asile. Celui-ci a été forgé par les Français de 1789 pour accueillir les étrangers persécutés dans leurs pays pour avoir défendu les idéaux de la Révolution française. Le droit d'asile ne peut concerner que des individus, et non pas des groupes. Il ne peut s'appliquer qu'à des gens engagés politiquement et visés personnellement à cause de leur engagement. Il ne saurait valoir pour des gens qui fuient la misère ou même la guerre. Or, on assiste aujourd'hui à un détournement massif du droit d'asile, car l'écrasante majorité des réfugiés sont des réfugiés économiques. Une fois qu'il a mis le pied sur le sol européen, le migrant sait qu'il pourra y rester à loisir, car les reconduites forcées vers l'Afrique sont statistiquement rares.
 
Pour comprendre le problème des ONG, il faut revenir à la distinction du sociologue allemand Max Weber entre éthique de conviction et éthique de responsabilité. Ceux qui agissent selon une éthique de conviction sont certains d'eux-mêmes et agissent doctrinalement. Ils suivent des principes sans regarder les conséquences de leurs actes. Au contraire, l'éthique de responsabilité repose sur le réalisme, le pragmatisme et l'acceptation de répondre aux conséquences de ses actes.
 
Aujourd'hui, les ONG qui viennent au secours des migrants sont dans l'éthique de conviction. Elles déposent les migrants sur les côtes italiennes et s'offrent un frisson narcissique en jouant au sauveteur. Mais après elles n'assurent pas la suite du service : elles ne se demandent pas ce que devient le migrant en question ni quelles sont les conséquences politiques et culturelles de ces migrations sur l'Europe. Pour sortir de la facilité, les membres des ONG devraient héberger eux-mêmes les migrants, les éduquer, leur trouver du travail. Peut-être auraient-ils une autre attitude.
Bien sûr, la compassion et la bienveillance sont des valeurs cardinales. Il n'est pas envisageable de laisser des gens se noyer en mer quand un navire les croise. Il faut les sauver. Mais il faut ensuite les redéposer sur les côtes libyennes, leur point de départ. Puisque de toute façon, leur présence en Europe est illégale.
 
Pourquoi les politiques migratoires européennes sont-elles selon vous un "déni de démocratie" ?
L'arrivée incontrôlée et en masse de migrants peu au fait de la culture européenne déstabilise profondément les États de l'UE, comme on l'a vu avec le vote référendaire britannique et le vote législatif italien. Dans les années cinquante et soixante, les peuples européens se sont exprimés par les urnes pour accepter les indépendances des ex-colonies. En revanche, on ne les a jamais consultés démocratiquement sur l'immigration, qui est le phénomène social le plus important qu'ils aient connu depuis la seconde guerre mondiale.
 
En France, la décision d'État la plus importante du dernier demi-siècle porte aussi sur la question migratoire. C'est le regroupement familial. Il a changé le visage de la société française. Il est fascinant qu'une décision aussi cruciale ait été prise sans le moindre débat démocratique préalable. Il s'agit d'un décret simple d'avril 1976, signé par le Premier ministre Jacques Chirac et contresigné par Paul Dijoud. Ce ne fut donc ni un sujet de débat, ni l'objet d'un référendum, ni une loi discutée par des représentants élus, ni même un décret discuté en Conseil des Ministres, mais un décret simple comme le Premier Ministre en prend chaque jour sur des sujets anodins. Cette mesure provoqua immédiatement un afflux très important de jeunes personnes en provenance de nos anciennes colonies d'Afrique du nord.
Consultés par référendum par le général de Gaulle - qui ne voulait pas d'un "Colombey-les-deux-Mosquées" -, les Français ont accepté, en 1962, de se séparer de leurs départements d'Algérie, où une insurrection arabe brandissant le drapeau de l'islam avait surgi huit ans auparavant. Cinquante-six ans plus tard, ils voient les titres inquiets de leurs journaux : "450 islamistes vont être libérés de prison !". Ils s'aperçoivent alors qu'on leur a imposé en France une société multiculturelle, sans qu'ils l'aient réellement choisie. Jamais les Français ne furent interrogés sur l'immigration de masse, le multiculturalisme et le regroupement familial.
 
De même, Angela Merkel (qui avait pourtant reconnu l'échec du multiculturalisme allemand en 2010) n'a pas jugé bon de consulter son peuple lorsqu'elle déclara unilatéralement que l'Allemagne accueillerait 800 000 migrants. Pourtant il s'agit là de choses fondamentales qui concernent à la fois la vie quotidienne des citoyens et l'identité profonde du pays.
La démocratie ne consiste-t-elle pas à interroger les populations sur les choses les plus importantes ? La démocratie ne sert-elle pas à ce que les peuples puissent décider librement de leurs destins ? On peut fort bien soutenir que le brassage culturel enrichit les sociétés modernes. Mais, dans une démocratie qui fonctionne, le minimum est que la population soit consultée sur l'ampleur du multiculturalisme qu'elle aura ensuite à gérer sur le long terme.

Paru sur Figarovox, 31 août 2018
Renaud Girard est correspondant de guerre et chroniqueur international du Figaro.
GIRARD Renaud

Né le  
 
 




Journaliste, reporter de guerre et géopoliticien français
 
 
Ecole normale supérieure (Ulm)
Ecole nationale d'administration (ENA)
Officier de réserve (après une formation à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr)

 
Grand reporter international et reporter de guerre au journal Le Figaro depuis 1984

 
A couvert la quasi-totalité des grandes crises politiques et des conflits armés depuis trente ans.
Notamment reconnu pour sa couverture des guerres
     à Chypre, en Asie centrale, en ex-Indochine, au Maghreb et au Sahel, dans les Balkans, au Proche et au Moyen-Orient, Afrique subsaharienne, dans le Caucase et en Libye.
Se rend en Afghanistan pour y couvrir la lutte contre les Soviétiques et y rencontre le commandant Ahmed Chah Massoud (années 1980).
En Somalie au moment de l'intervention militaire des États-Unis (1993).
Au Rwanda dès le début du génocide de 1994.
Coincé en Tchétchénie, traverse à pied dans la neige (avec le photographe Olivier Jobard) la chaîne du Caucase vers la Géorgie afin d'échapper à l'Armée russe (hiver 1999-2000)
Au Venezuela pour y couvrir le référendum sur la modification de la Constitution et passe plusieurs jours au contact d'Hugo Chavez, le chef d’État vénézuélien (2007)
A nouveau en Somalie puis en Égypte au Caire au moment du renversement du Président Mohamed Morsi, évènement qu'il a couvert pour Le Figaro (2013)
Se rend dans la bande de Gaza pour y couvrir le conflit entre Israël et le Hamas (2014)
En Libye, (2011, 2013 et 2015)
En République Démocratique du Congo où il rencontre Moïse Katumbi, alors gouverneur de la province du Katanga (2015)
 

Conférencier et médiateur international
Professeur de stratégie, de géostratégie et de relations internationales à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po)
Membre du Comité de rédaction de la Revue des deux Mondes, éditorialiste à Questions Internationales
Auteur de livres sur le Moyen-Orient, le Pakistan et l'Afghanistan et d'essais sur les relations internationales, a également développé sa propre théorie géopolitique
 
 
Ouvrages
Pourquoi ils se battent ? : Voyage dans les guerres du Moyen-Orient (2005) Prix Montyon de l'Académie française
La guerre ratée d'Israël contre le Hezbollah (2006)
Retour à Peshawar  (2010)
Le Monde en marche (2014)
Que reste-t-il de l'Occident ?, avec Régis Debray (2014)

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