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Avec l'Europe (335)

Au Moyen-Orient, pendant longtemps le leadership a été entre les mains de l’Égypte. Le sous-développement et les difficultés intérieures égyptiennes laissent à la Turquie une place de choix. Il est vrai qu’elle est au contact direct de l’Europe, à quelques centaines de kilomètres de la Russie et de l’Ukraine, frontalière de l’Iran, de l’Irak et de la Syrie. Elle est donc bien placée pour jouer au Moyen-Orient un rôle déterminant. Cette place a été longtemps délicate à tenir. La Turquie, peuplée de Turcs, c’est-à-dire de populations venant d’Asie Centrale, est l’héritière de l’Empire ottoman qui, du XIIe au XVIIIe siècle, a joué au Moyen-Orient, comme en Europe orientale un rôle déterminant. Autour de 1550, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Palestine, les rives de la Mer rouge avec La Mecque et Médine, l’Irak et la Syrie sont turcs. Au-delà du Bosphore, la Turquie s’étend jusqu’au Danube, occupe la Hongrie et menace Vienne.…
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Il a été largement fait état des raisons pour lesquelles l’accord intervenu entre les chefs d’Etat européens, et principalement ceux de la France et de l’Allemagne, pouvait difficilement être tenu pour un succès. Le recours partiel au FMI est une démarche humiliante pour l’Europe, première puissance économique du monde, qui apporte la preuve qu’elle n’arrive pas à régler elle-même ses problèmes. L’Allemagne a confirmé son refus d’une solidarité étendue au sein de la zone euro. Cette attitude ne reflète pas seulement la doctrine de ses dirigeants mais l’attitude d’une opinion publique particulièrement remontée à l’encontre des pays du Sud qualifiés peu aimablement de "PIGS" (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). La rigueur impossible Curieusement, l’euro, en soulignant la divergence de gouvernance et de culture économiques, jadis neutralisée par les changements de parité, alimente les rancoeurs entre les pays de la zone. Moins assuré qu’on le croit à l’extérieur, le gouvernement d’Angela Merkel…
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  Il ne fait aucun doute que la Grèce sortira de l'euro à brève échéance. Les solutions qui pourraient permettre de l'y maintenir sont toutes exclues. La première serait que l'Europe garantisse la dette d'Etat grecque qui ainsi deviendrait une dette de toute l'Europe. Le règlement de l'euro ne le permet pas et cela pour des raisons évidentes : le précédent serait inacceptable. La Grèce n'a pas demandé à l'Europe la permission de faire des déficits, bien au contraire, elle en a fait une partie dans son dos. Si chaque pays pouvait ainsi tirer des chèques sur l'ensemble européen, on irait vite au laxisme généralisé. Et d'ailleurs même si cette pris en charge était possible, l'opinion allemande ne la permettrait pas sachant qu'à la fin, c'est l'Allemagne qui devrait payer. Les limites de la solidarité européenne L'autre solution serait d'accroître les transferts financiers nets de l'Europe (celle de Bruxelles, pas de…
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Parmi les patriotes que nous sommes, beaucoup, pourquoi ne pas l'avouer ? ont pensé que la mécanique supranationale de la Constitution européenne calerait avant d'aller jusqu'au bout. La cause nous paraissait entendue après le double référendum négatif de mai-juin 2005, en France et aux Pays-Bas. Quand fut mis en chantier le traité de Lisbonne, clone de la défunte Constitution, même illusion : le refus irlandais, les difficultés polonaises, la décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe tendant à préserver la souveraineté du Parlement allemand, le blocage obstiné du traité par Vaclav Klaus, président de la République tchèque, la perspective d'un référendum britannique nous avaient laissé espérer jusqu'au dernier moment que l'affaire capoterait. Considérant à juste titre que ces consultations partielles exprimaient l'hostilité de la plupart des peuples d'Europe au processus d'intégration en cours, nous pensions naïvement que, dans une Europe aux fortes traditions démocratiques, les peuples auraient en définitive le dernier mot. Et bien non ! Nous nous sommes trompés. En…
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"Je me suis mis en accord avec mes arrière-pensées !" c'est la réponse que fit le général de Gaulle à Georges Pompidou, son Premier ministre au retour de Baden-Baden dans la tourmente de Mai 68. Tout rentra alors dans l'ordre et la chienlit cessa. J'ai 72 ans. Je suis moi aussi en accord avec mes arrière-pensées, ou plutôt avec celles du Général puisqu'il a envahi ma vie. C'est au point que lorsque la France souffre, je souffre avec elle. De Gaulle faisait ce distinguo : "Le patriotisme c'est aimer son pays. Le nationalisme c'est détester celui des autres". Mais l'identité nationale tant à la mode, n'est-elle pas conditionnée par la pléthore des produits venus d'ailleurs ? Ce livre ne perd jamais de vue ma vocation première qui rejoint celle de Beaumarchais : "Je m’empresse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer ", et je n'ai pas honte d'avouer que lorsque je…
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Dans le ciel de la bonne conscience et de la pensée unique européennes, la votation des Suisses tendant interdire les minarets a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Si beaucoup de bonnes âmes, y compris ecclésiastiques, jettent l'anathème sur la nation helvétique suspecte de repli sur elle-même et de xénophobie, personne n'est dupe : un référendum analogue dans la plupart des pays de l'Union européenne aboutirait au même résultat. D'ailleurs personne ne se risquera à l'organiser. Comme dans le cas des votes français et néerlandais sur la constitution européenne, le vote d'un seul pays sert de révélateur de ce que pensent les autres. On est d'ailleurs surpris que les augures politiques, s'appuyant sur des sondages pourtant effectués dans les règles de l'art aient pu imaginer que le résultat du vote serait différent. Ce vote est un avertissement pour les élites européennes qui pensent que les peuples, éduqués ou rééduqués à grand…
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Ce n'est pas le vote suisse qui représente un nouveau missile contre la démocratie, mais les réactions au vote suisse. Pourquoi les Suisses se méfient-ils tant des manifestations de la religion musulmane, par ailleurs si peu présente chez eux ? Il faudrait bien les pratiquer pour pouvoir en juger. On connaît nombre de pays, en Europe centrale par exemple, où tous les lieux de culte se mélangent sans que personne n'en fasse une apoplexie. En quoi la présence d'un minaret susciterait-elle l'obligation de voiler mes petites-filles dans dix ans ? Il est possible que ce pays bien continental, enserré dans ses montagnes et se gouvernant par cantons, soit dès lors plus enraciné dans sa propre identité qu'une contrée maritime, gouvernée par des centres aux yeux tournés vers l'extérieur. Mais enfin les Suisses peuvent bien, tout de même, diriger leur propre pays La question est l'indignation que ce scrutin soulève. On…
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Chez les Suisses, comme l'a déclaré Bernard Kouchner ce lundi matin (RTL) en critiquant leur vote contre les minarets (à 57,5%), ou chez le ministre des affaires étrangères, refusant d'accepter la règle démocratique ? Le mépris qui s'exprime contre le résultat du référendum - qualifié de honteux, populiste, raciste, extrémiste, etc - donne une idée du divorce entre les élites politiques et médiatiques et les gens. On pense à Berthold Brecht : le peuple est contre les gouvernements ? Il faut dissoudre le peuple. Invité à débattre ce matin sur Europe 1 (entre 13h10 et 13h20), j'ai pu constater que la station ne pouvait diffuser, faute de contradicteurs, que des commentaires d'auditeurs approuvant le vote. Une semblable consultation, en France, donnerait probablement des résultats similaires tant l'exaspération contre le politiquement correct semble être devenu un dénominateur commun, partout en Europe. Cette "votation" serait celle de la peur, entend-on parmi les phrases…
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Ceux qui auront l'occasion de voyager à Rome avant la fin du mois de janvier ne doivent pas manquer la remarquable exposition du musée du Palais de Venise, "Le Pouvoir et la Grâce : les saints patrons de l'Europe". C'est à la fois une éblouissante anthologie artistique, un voyage captivant dans l'histoire européenne et une litanie vivante des saints de toutes conditions qui se sont succédé pour façonner l'être politique, culturel, spirituel, du monde occidental, en traduisant l'Evangile dans les institutions comme dans la vie quotidienne, relayés par les artistes de toutes disciplines qui ont célébré par la beauté leur fécondité. A la seule Dame, tout honneur : la Vierge ouvre l'exposition à travers les vitraux des cathédrales du Mans et de Rouen, reproduits par des maîtres verriers, et la sublime icône de Vladimir. Voici d'abord le temps des martyrs, "semences de chrétiens", puis celui des moines (portrait de Saint Benoît par…
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