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Avec l'Europe (342)

Et les Anglais aussi. Baisse des dépenses publiques, hausse des impôts. Ils n'ont pourtant pas l'euro, ne participent pas au plan d'aide à la Grèce, ne se font pas tirer les oreilles par l'institutrice de Berlin et n'ont pas mis la règle de l'équilibre budgétaire dans leur Constitution. D'ailleurs, ils n'ont pas de Constitution. Sa Majesté le Marché les laisse tranquilles. D'ailleurs, elle n'habite pas loin de Sa Majesté la Reine. A Londres. Et pourtant, elle tourne … la rigueur. C'est que les Anglais ont cumulé les folies des deux modèles économiques expérimentés depuis vingt ans. L'endettement privé pendant les années 1990 et 2000. Puis l'endettement public depuis 2008. Cumulée, la dette britannique est bien plus colossale que la nôtre, puisque la tradition étatique française nous a protégés des ravages des subprimes. Au contraire de l'Espagne qui est dans le même cas – désastreux – que l'Angleterre. Mais les Espagnols…
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La posture actuelle de l’Allemagne : des excédents commerciaux sur tout le reste de la zone euro, l’exigence austère que tous imitent sa rigueur, ne peut que raviver les vieux complexes vis-à-vis d’une Allemagne tenue pour un modèle de vertu, alors que "nous Français", "nous latins" sommes si  facilement  portés au dévergondage, à l’indiscipline et au péché suprême : l’inflation. Et, ajoute-t-on, quitter l’euro serait la solution de facilité, le retour aux dévaluations calamiteuses d’antan. Combien ce discours tient de la mythologie ou du fantasme, c’est ce que nous voudrions démontrer. La puissance économique allemande est avérée depuis longtemps, mais le rapport entre l’Allemagne et la France n’a pas bougé depuis 1958. En gros, la France a les 2/3 du PIB allemand et la moitié de son industrie. Les taux de croissance à long terme sont plutôt meilleurs en France ou en Italie, au moins jusqu’à l’entrée dans l’euro. Mais globalement, nos…
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  On parle beaucoup aujourd’hui du couple franco-allemand et certains mettent en cause les récentes distorsions économiques. On oublie tout simplement que cette distorsion est née vers les années 1880. En 1875, les industries françaises et allemandes sont à des niveaux comparables. En 1913, l’industrie allemande pèse deux fois l’industrie française. C’est la conséquence de la sous-industrialisation française due au malthusianisme de la IIIe République. La Grande guerre verra une puissante industrialisation de l’économie française, mais on n’en tire pas les conséquences après 1919 et surtout après 1929. Ce n’est qu’après 1940 au lendemain d’une défaite dramatique, que les jeunes technocrates de Vichy (Barnaud, Berthelot, Bouthillier, Lehideux) ou de la Résistance (Debré, Hirsch, Jean Monnet, Lapercq, Laroque, Mendès-France) lancent une politique de réindustrialisation de notre pays qui portera ses fruits, soutenus qu’ils sont par l’opinion française tout entière. En 1959, industrie française et industrie allemande sont à un niveau à…
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Ils n'ont pu résister. Les plus sensés, les plus politiques, ont vu le danger. Ils ont plongé quand même. En soutenant le plan d'aide européen à la Grèce, les députés socialistes ont agi comme l'alcoolique en cure de désintoxication qui ne peut s'empêcher de boire un petit verre, un soir de fête, avec des amis. Un seul verre, promis, juré. Le plan d'aide à la Grèce, oui, le plan d'austérité, non. On croirait entendre le vieux numéro de Bourvil : "l'eau ferrugineuse, oui ! l'alcool, non !" Au nom de la solidarité européenne, de la défense de l'euro, pas du soutien au gouvernement. "Nous ne sommes pas là dans un débat gauche-droite" a proclamé en saint Jean Bouche d'or François Hollande. Aussitôt félicité par le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. Comme disait feu Philippe Seguin : "La droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste, l'Europe."…
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Attachez vos ceintures ! Vendredi, j'évoquais le possible éclatement de la zone euro, hypothèse réfutée par le politiquement correct. Cette semaine, je constate que le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz et le président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, envisagent la fin possible de l'euro, en cas de crise persistance de l'Europe. "L'avenir de l'euro sera peut-être très bref", admet Stiglitz, tandis que DSK reconnaît, ce mercredi dans Le Parisien, que la Grèce "est au bord de la faillite", façon de rappeler qu'un Etat peut connaître cette situation, malgré les démentis convenus. Or, visiblement, le plan de soutien à ce pays (110 milliards d'euros) n'a pas calmé la méfiance vis-à-vis de la zone euro - qui n'a pas été le bouclier qu'elle prétendait être - et de l'euro lui-même. Ce dernier poursuit sa chute tandis que les rumeurs boursières attaquent désormais les fragilités de l'Espagne et du Portugal. En attendant le tour…
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C'est ce que disait Clemenceau après la guerre de 14-18. C'est ce que pense Sarkozy. L'Allemagne n'a pas plus l'intention de payer aujourd'hui qu'hier. Comme dans les années 20. L'Allemagne hésite encore. A le choix entre deux mauvaises solutions. Sauver la zone euro ou la laisser exploser. Quand les Français avaient ressorti cette vieille idée de monnaie européenne, après la chute du mur de Berlin c'était pour "enlever à l'Allemagne sa bombe atomique" (Mitterrand). Habilement, les Allemands l'ont transformée en un euro-mark. Avec les avantages – pétrole à bas prix, inflation jugulée – sans les inconvénients : les industriels français et italiens ne peuvent plus dévaluer leur monnaie pour résister au rouleau compresseur made in Germany. Pour rendre encore plus attrayante la déjà remarquable machine industrielle germanique, le chancelier Schröder a conduit une stratégie de désinflation compétitive : salaires plafonnés, charges sociales réduites, hausse de la TVA. Pendant ce temps-là,…
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Il n’y  pas que le volcan islandais au nom imprononçable : Eyjaföll. Un autre volcan gronde aux flancs de l’Euroland au risque de la faire exploser : la crise grecque. Les chiffres dans leur aridité, révèlent l’ampleur de la crise et la très grande difficulté à la juguler sans de graves dommages collatéraux. Déficit public : 13,6 % du PNB (rappelons que les critères de Maastricht imposaient 3 %) - Dette publique : 273 milliards d’euros, soit 115 % du PNB - Intérêts de la dette (sur 5 ans) : 97 milliards d’euros - Prêts venant à échéance dans les 12 prochains mois : 40 milliards d’euros - Taux d’intérêt exigés par les marchés : près de 10 %(3,5 % pour l’Allemagne) - Cerise sur le gâteau, les engagements publics au titre des retraites représentent 9 fois le montant du PNB. En face de ce bilan de faillite virtuelle, l’Europe et le FMI proposent une aide de…
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Au Moyen-Orient, pendant longtemps le leadership a été entre les mains de l’Égypte. Le sous-développement et les difficultés intérieures égyptiennes laissent à la Turquie une place de choix. Il est vrai qu’elle est au contact direct de l’Europe, à quelques centaines de kilomètres de la Russie et de l’Ukraine, frontalière de l’Iran, de l’Irak et de la Syrie. Elle est donc bien placée pour jouer au Moyen-Orient un rôle déterminant. Cette place a été longtemps délicate à tenir. La Turquie, peuplée de Turcs, c’est-à-dire de populations venant d’Asie Centrale, est l’héritière de l’Empire ottoman qui, du XIIe au XVIIIe siècle, a joué au Moyen-Orient, comme en Europe orientale un rôle déterminant. Autour de 1550, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Palestine, les rives de la Mer rouge avec La Mecque et Médine, l’Irak et la Syrie sont turcs. Au-delà du Bosphore, la Turquie s’étend jusqu’au Danube, occupe la Hongrie et menace Vienne.…
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Il a été largement fait état des raisons pour lesquelles l’accord intervenu entre les chefs d’Etat européens, et principalement ceux de la France et de l’Allemagne, pouvait difficilement être tenu pour un succès. Le recours partiel au FMI est une démarche humiliante pour l’Europe, première puissance économique du monde, qui apporte la preuve qu’elle n’arrive pas à régler elle-même ses problèmes. L’Allemagne a confirmé son refus d’une solidarité étendue au sein de la zone euro. Cette attitude ne reflète pas seulement la doctrine de ses dirigeants mais l’attitude d’une opinion publique particulièrement remontée à l’encontre des pays du Sud qualifiés peu aimablement de "PIGS" (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). La rigueur impossible Curieusement, l’euro, en soulignant la divergence de gouvernance et de culture économiques, jadis neutralisée par les changements de parité, alimente les rancoeurs entre les pays de la zone. Moins assuré qu’on le croit à l’extérieur, le gouvernement d’Angela Merkel…
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