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Avec l'Europe (302)

Une leçon de démocratie   En politique, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour que nous ne boudions pas notre plaisir après le vote britannique favorable au Brexit le 23 juin dernier. Il s’agit d’un événement d’une immense portée, puisque c’est la première fois qu’un véritable coup d’arrêt est porté à la "construction européenne" qui s’élabore depuis trente ans contre les peuples du vieux continent. Certes, il y avait eu le référendum de Maastricht sur la monnaie unique en 1992 qui était passé d’extrême justesse et qui aurait dû alerter nos eurocrates ; il y a surtout eu le rejet clair et net de la Constitution européenne en 2005 (en France et aux Pays-Bas) qui aurait dû stopper la machine mais que nos politiques ont superbement méprisé et finalement ignoré. Cette fois-ci, le résultat est incontournable et crée un précédent historique : il est possible de sortir de cette Europe-là…
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 Et Donald Trump est arrivé   L’hypothèse de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis est maintenant plausible. Si cela advient voilà qui risque de changer la nature des choses surtout en Europe, la doctrine de Trump étant "America first". En particulier, Trump s’indigne que la charge de la défense du monde libre par l’OTAN soit à 70% supportée par les Etats Unis et demande une meilleure répartition du genre 50/50 avec l’Europe. Il remet aussi en cause le principe fondateur de l’OTAN : l’automaticité de la défense de chaque Etat membre s’il est attaqué. Il évoque en particulier les Pays Baltes qu’il considère visiblement comme faisant partie de la "basse-cour" russe et la Pologne. Il y a là de quoi réfléchir à l’utilité de l’OTAN et envisager une autre politique européenne. Il est certain que la politique occidentale incarnée par l’OTAN s’est montrée agressive vis à vis de…
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Union européenne : après le choc du Brexit, la tentation de ne rien changer   On prend en Europe de la diplomatie pour de la politique, des bureaux pour des gouvernements, et des décrets pour des constitutions." Ce mot de Bonald, vieux très exactement de deux siècles, a beau avoir été écrit pour l’Europe du Congrès de Vienne par un maître de la pensée contre-révolutionnaire, il n’en résonne pas moins étrangement aujourd’hui après le choc du Brexit. Le propos de Bonald est profond et n’a pas d’âge, car son auteur fut le spectateur, entre 1792 et 1815, d’une guerre sans fin et d’une crise majeure de la légitimité en Europe.   Nous ne connaissons pas, stricto sensu, la guerre, encore que le mot ait été formulé à plusieurs reprises au plus haut niveau de l’État et qu’il ait quelque portée au moment où nous connaissons des actes terroristes d’une violence inouïe…
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Le Brexit, promoteur du (bon) libéralisme   Ne pas jeter le libéralisme avec l’Union européenne, please. C’est pourtant cette tocade très française qui est reprise par une partie de ceux qui se réjouissent du Brexit. À les entendre, la douche froide versée par les Britanniques sur l’euphorie mondialiste serait aussi le signe d’un rejet du libre marché, de la libre concurrence, de la libre entreprise. Le FN est notamment sur cette ligne. Or ce retour claironné des colbertistes, qui idéalisent les plans quinquennaux, les nationalisations et l’État stratège, est voué à l’échec : leur rêve se heurte au rejet des idéologies, forcément irréalistes, dont les peuples ont fait le tour. Certes, le capitalisme débridé a pris un coup dans l’aile avec la renaissance du souverainisme, appelé à faire école. Le culte de l’ultralibéralisme, édifié sur une financiarisation de l’économie et une immigration de consommateurs, a subi un revers historique mérité. Mais…
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Crise Européenne : prochain arrêt, l’Italie   Les Britanniques ont fait savoir que la construction européenne telle qu’elle se développait à Bruxelles ne leur convenait pas et j’imagine mal comment les Oints du Seigneur pourraient renverser ce vote. Il est donc urgent de penser à l’étape suivante tant il devient de plus en plus évident que les peuples européens sont en révolte. Déjà, les Autrichiens vont devoir voter à nouveau pour le deuxième tour de leur élection présidentielle car il semble que nos chers ODS aient eu la main légère en comptant les voix du candidat qu’ils n’aimaient pas. Et donc la question se pose : où donc va avoir lieu le prochain tremblement de terre ? A mon avis, mais je peux me tromper, le séisme suivant va se passer en Italie et voici pourquoi. Commençons par un graphique qui montre l’évolution de la production industrielle italienne depuis 1975 en parallèle avec…
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BREXIT ?  Rule Britania…   Londres, Vendredi 24 Juin 2016, 8 heures du matin : une ville étrangement silencieuse ; les résultats définitifs de "l'encombrant referendum" sont tombés : 17,41 millions de voix pour quitter l'Union Economique Européenne (51,9 %), 16,14 pour y rester (48,1 %), soit un différentiel d'1,3 million. C'est fort peu. On ne parle pas des 28 % d'abstentions. Après, il y a la pathétique, troublante déclaration de David Cameron, Premier ministre soudain démissionnaire, prononcée dans la rue, devant le 10 Downing, sous une myriade de caméras et de micros. La ville est figée, les gens sont muets, comme assommés ; certains pleurent. Mais on se reprend vite : "never complain". La vie continue, avec la réunion d'Ascot, les festivals d'été (même sous une pluie battante), bientôt Wimbledon, l'Euro de football avec un match contre d'obscurs Islandais. Dès le samedi dans le Times, l'éditorialiste Philip Aldrick assène que "si on refaisait le même referendum la…
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Brexit : les Républicains se souviendront-ils de Philippe Séguin ?   Madeleine de Jessey, porte-parole du mouvement Sens Commun, appelle les représentants de la droite à ne pas oublier le chef de file du "non" à Maastricht et à ouvrir enfin un vrai débat sur l'avenir de l'Union européenne.   Il est certaines surprises qui ne laisseront jamais de surprendre. Car enfin, à y regarder de près, plus étonnant que le Brexit lui-même fut le degré de stupeur et d'effroi avec lequel la nouvelle fut accueillie d'un côté comme de l'autre de la Manche. Il semblait, vendredi matin, que la foudre s'était soudainement abattue sur l'Europe, absurde et sans raison, sans que personne n'ait pu la voir venir. Tout le monde ou presque s'en était convaincu : les Anglais ne seront pas assez fous pour sortir d'une Union européenne qu'ils intégraient avec joie il y a quarante ans à peine, au…
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La chute du mur de Bruxelles   "Messieurs les Anglais, tirez les premiers !"  A l'aube du 24 janvier, la première salve a mis à terre les premières lignes de l'article 50 du traité de l'UE, à la grande surprise des pays européens qui ne croyaient pas que le Royaume-Uni oserait, une fois de plus. C'est méconnaître les Britanniques dont la devise de leurs unités d'élite, les fameux SAS, est, ne l'oublions pas, "Qui ose gagne !". L'Union européenne vient juste de perdre l’adhésion de la 5ème place financière et de la 8ème puissance au monde (1) ainsi que 15 % de son budget, anecdote de l'Histoire. En fait, nous commençons à assister avec le résultat cinglant de ce référendum à une nouvelle chute d'un mur, celui de Bruxelles !   Tous les chroniqueurs commentent les effets possibles, cherchent les causes, s’agitent autour du désarroi des politiciens de tous bords…
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La révolte des peuples   L’étonnement manifesté après le référendum demandant la sortie de la Grande Bretagne montre combien la mémoire est courte ou fait semblant de l’être. Rappelons-nous le Non français à 54% rejetant le texte de la Constitution européenne en 2005. Depuis on s’est bien gardé de consulter par referendum, le résultat étant trop incertain. Il semble que si le referendum était de nouveau organisé le Non l’emporterait à 62%, ce qui ne veut pas dire que les Français veulent quitter l’Europe mais qu’ils veulent une Europe autrement. C’est dire combien la volonté des peuples a été méprisée voire contournée, le traité de Lisbonne voté par le parlement en 2008, rétablissant globalement les dispositions prévues par le projet de Constitution.   Il faut dire que l’Europe telle qu’elle a été réalisée à nos jours a de quoi décevoir. D’abord partant d’un groupe de six nations ayant une histoire…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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