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Avec l'Europe (352)

Soros et consorts   Ce qui est le plus insupportable venant des instances européennes, ce sont leurs ingérences dans les choix politiques des pays membres, même quand ceux ci ont reçu l’onction démocratique d’un vote. Elles s’en prennent en particulier aux gouvernements qu’elles qualifient de "populistes"estimant désormais que leurs attaques répétées à l'égard des valeurs de l'Union ont fait du mal à l'image de l'UE. A vrai dire on ne voit pas que les décisions prises par la Hongrie et la Pologne enfreignent l’ "Etat de droit" dont il conviendrait d’ailleurs de définir les contours. Le premier reproche que l’on fait aux deux pays : ils refusent la prise en charge de "réfugiés" arrivés en Grèce et en Italie, de fait ils n’ont pas accepté la moindre "relocalisation" de migrants. On se souvient du hourvari qu’avait suscité la construction d’un barrage le long de la frontière sud de la Hongrie dans le…
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Trois objectifs à proposer à l’Union européenne   Le nouveau président de la République s’affirme européen convaincu. Or il y a beaucoup de travail à réaliser pour que la construction européenne réponde aux besoins des populations et des entreprises de notre vieille Europe. Voici déjà trois harmonisations nécessaires, dont l’importance est grande pour l’économie et pour les citoyens.   La fiscalité des entreprises L’Union européenne a vocation à mettre en place et à faire fonctionner un marché commun, à l’intérieur duquel les entreprises des pays membres devraient pouvoir se faire concurrence dans des conditions équitables. Il n’est donc pas admissible que des législations ou réglementations, communautaires ou nationales, avantagent nettement les entreprises de certains pays et désavantagent leurs homologues d’autres pays. Les règles de l’impôt sur les sociétés sont un exemple important de ce qui dysfonctionne dans la construction européenne. Le taux de l’impôt sur les sociétés varie de 9…
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Ce que devra dire Macron à Merkel   Selon une coutume initiée par Nicolas Sarkozy, la première rencontre internationale du nouveau président de la République française sera pour la chancelière d’Allemagne. Emmanuel Macron trouvera une Angela Merkel de bonne humeur, en raison de la belle victoire, dimanche 7 mai, de la CDU dans l’élection régionale du Land de Schleswig-Holstein, qui augure bien du scrutin national du 24 septembre 2017, propre à donner un quatrième mandat à la chancelière. Suggérons que ce premier sommet franco-allemand du nouveau quinquennat se fasse à Strasbourg, afin de souligner la volonté des deux pays de redonner un second souffle à la construction européenne, après la catastrophe du Brexit.   La première tâche d’Emmanuel Macron sera de convaincre l’Allemagne que la France est enfin prête à assumer ses responsabilités. Après tout, c’est Paris qui, à l’époque de la réunification allemande, a tant milité pour la mise en place…
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Les bienfaits de l’Europe   La finale de la présidentielle se joue entre une nationaliste eurosceptique demandant le rétablissement des frontières pour contrôler, non seulement la circulation des personnes et l’immigration, mais aussi celle des biens dans l’idée de protéger la production nationale et un libre-échangiste souhaitant la mondialisation tant pour les biens que pour les personnes.   Un récent article du Figaro dans la rubrique "opinions" sous la plume de Yves de Kerdrel, défend la mondialisation et en particulier l’Europe. Son premier argument est que la mondialisation a permis "à un milliard d’êtres humains de sortir de la très grande pauvreté. Jamais le monde n’aura été aussi prospère que sous ces deux décennies de libre-échange, de développement des nouvelles technologies et de croissance exponentielle des pays dits émergents." Voilà qui va intéresser les cinq millions de chômeurs et les neuf millions de pauvres français, à juste titre plus préoccupés…
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L’agonie de l’Europe a commencé   Samedi dernier, l’Union européenne a atteint son soixantième anniversaire. Les 27 Chefs des Etats membres, réunis à Rome pour la circonstance, ont proclamé leur volonté de poursuivre et "approfondir" l’œuvre des Pères fondateurs. Mais le cœur n’y était pas. Les participants avaient sous les yeux les nombreuses fissures qui menacent la solidité de l’édifice communautaire. Trois d’entre elles sont particulièrement préoccupantes. Les difficultés financières de la Grèce hypothèquent l’avenir de la zone euro. L’afflux d’immigrés africains met en péril le principe de libre circulation entre Etats. Le Brexit, enfin, fait s’effondrer l’idée d’une union irréversible. Les serments pompeux des Chefs d’Etat n’ont pas réussi à cacher leur désarroi.                Les fidèles de la religion européenne ont tenté de voler à leur secours. Selon eux, les problèmes d’aujourd’hui peuvent être facilement résolus. Ils ont présenté, avant le "sommet" de Rome, une profusion de plans…
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L’écosse sonne le réveil des anciennes nations   Les référendums s’empilent les uns dans les autres comme des poupées russes. Le Brexit britannique a exaspéré les Ecossais qui ont voté majoritairement contre. Ce désaccord majeur a réveillé les velléités indépendantistes des Ecossais qui organisent un nouveau référendum à ce sujet. Ce ne sera pas le premier. Mais cela pourrait être le dernier si les Ecossais décident cette fois d’abandonner les Anglais. De fermer une parenthèse vieille de trois siècles, puisque l’acte de naissance du Royaume-Uni date de 1707. Les partisans de l’Europe rient sous cape. La victoire du Brexit affaiblit l’Europe, mais elle risque de désintégrer la Grande-Bretagne. Comme une punition céleste ! La vindicte est mauvaise conseillère. Le Brexit est un prétexte. Mais ce mouvement vient de loin. Il n’est pas limité à la Grande-Bretagne. Et l’Europe n’est pas du tout innocente. C’est l’Europe qui, depuis des décennies, encourage les…
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Brexit, Alea jacta est...                                                                  Le sort en est jeté : le Brexit existera. Theresa May a tenu son calendrier, même si beaucoup de travail comptable et juridique reste à faire. Le handicap principal étant que les Britanniques – membres de l'Union – ont supprimé à Londres presque tous les "conseillers" juristes et financiers, délégant l'essentiel au personnel de l'Union basé à Bruxelles ou auprès de Parlement et des Cours. Il a fallu, dans l'urgence, reconstituer un tissu d'analystes compétents ; exercice scabreux et coûteux. Rien n'avait été prévu en ce sens, tellement le résultat du référendum paraissait être de rester européen. David Cameron restera dans la mémoire britannique et dans l'histoire de l'Angleterre comme celui qui a jeté son pays dans un maelstrom aussi violent qu'inattendu. Un exercice aussi difficile que la fin de l'Empire, laquelle s'était cependant opérée beaucoup plus lentement. La Reine, riche de ses 91 années et de…
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Ne pas sortir de l’euro : bonnes et mauvaises raisons   Disons-le tout de suite : je ne suis pas partisan de sortir de l’euro. Mais je suis agacé par l’empilement de mauvaises raisons auquel se livrent certains pour justifier cette position, dont je me réjouis qu’elle soit partagée par une majorité de Français. Si l’on pouvait sortir de l’euro du jour au lendemain, en prenant un simple décret, le retour au franc ne serait peut-être pas une mauvaise chose. Les Français, en effet, sont un peu comme les Grecs : s’ils peuvent consommer plus qu’ils ne produisent, ils ne se gênent pas pour le faire, et le déficit commercial de la France ne les en empêche pas dès lors que notre pays peut s’endetter facilement et à bon compte, ce que permet l’euro. Celui-ci constitue une bulle protectrice à l’intérieur de laquelle il est facile de faire distribuer de l’argent par l’État…
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L’élection présidentielle et l’euro   Plusieurs candidats ont fait de l’euro une question clé de la campagne présidentielle. Il convient donc de s’interroger à ce sujet. L’euro a-t-il tenu ses promesses ? Sinon, faut-il en sortir ? A la première question, la réponse est sans appel : non, l’euro n’a pas tenu ses promesses. A la seconde, la réponse est plus nuancée. L’euro n’a pas tenu ses promesses mais il ne s’ensuit pas qu’il faille en sortir. L’euro souffre de défauts congénitaux auxquels il est possible de porter remède.   Une monnaie unique ne fonctionne que si certaines conditions sont satisfaites. La première tient à la nature des économies des pays membres. Si elles sont structurellement semblables, aucun aménagement n’est nécessaire. Si elles sont dissemblables, des transferts inter-états doivent corriger les déséquilibres entre états membres. Aux Etats-Unis, la Californie et le Texas sont riches. L’Arkansas et l’Oklahoma sont pauvres. Des transferts fédéraux…
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