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Avec l'Europe (328)

Le grand retour du peuple et de la nation souveraine   Revenons en arrière. Le mur de Berlin vient de tomber et deux thèses s’affrontent assez rapidement. Celle de la "fin de l’Histoire", portée par Francis Fukuyama et celle du "choc des civilisations", soutenue par Samuel Huttington. Le premier avançait que le futur appartenait à la démocratie occidentale et au système de marché libre et que l’Histoire au sens Hégélien du terme était finie. Cette idée fut reprise par tous les Trissotins français du type de notre trio infernal, Minc, Attali et BHL, qui d’ailleurs la soutiennent toujours contre vents et marée. Le deuxième, Huttington montrait que l’opposition entre l’Union Soviétique et les USA s’était produite à l’intérieur de la même civilisation - la nôtre - et que les conflits du futur allaient opposer non pas des pays ou des systèmes à l’intérieur de la même civilisation mais des civilisations entre elles,…
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Immigration : arrêtons l'appel d'air européen !   CHRONIQUE - Les passeurs sont passés maîtres dans l'art d'exploiter le vieux sentiment de charité chrétienne de cette Europe si riche, si bien organisée, si sociale.   Le 17 juin 2018, l'Aquarius, un navire européen affrété par les organisations non gouvernementales (ONG) SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, a débarqué dans le port espagnol de Valence 630 immigrants clandestins venus d'Afrique, repêchés une semaine auparavant au large des côtes de Libye. Deux navires appartenant à l'État italien (l'un de la marine de guerre, l'autre du corps des gardes-côtes) y ont le même jour débarqué un nombre moins important de clandestins. Auparavant, ces migrants, pour la plupart originaires de pays lointains d'Afrique noire, comme le Nigeria, la Côte d'Ivoire ou la Guinée, avaient chacun payé un minimum de 3000 euros par personne à des réseaux de passeurs, lesquels sont structurés comme des mafias, avec des ramifications dans tous les…
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Aquarius le retour   Il est quand même courageux, notre président quand il condamne "la part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien", car il fallait bien qu’un jour quelqu’un mette les pieds dans le plat. D’autant que nous avons fermé - ce que je ne reproche pas – notre frontière avec l’Italie et lui renvoyons tous les clandestins qui arrivent à la franchir. Il est assez remarquable que partis de Libye en tant que naufragés, ils deviennent migrants à bord de l’Aquarius et réfugiés une fois débarqués en Europe. Ce qu’il faut voir c’est que la question ne peut être réglée avec de grands sentiments mais qu’il s’agit d’une invasion de peuples en quête d’un "espace vital" comme le revendiquait Hitler quand il a mis l’Europe à feu et à sang : le Lebensraum. L’Europe est confrontée à une menace mortelle : la croissance démographique en Afrique est supérieure à la…
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L'Italie, problème ou solution de l'Europe ?   CHRONIQUE - La situation en Italie est révélatrice de tous les atermoiements de l'Union.   "Le bon temps pour les clandestins est fini ; préparez-vous à faire les valises." Le patron de la Ligue, Matteo Salvini, a le sens de la formule qui fait mouche. Ce n'est pas un hasard s'il a choisi le poste de ministre de l'Intérieur, laissant à ses alliés du mouvement M5S les ministères sociaux. À ce poste, on peut encore montrer qu'un État déterminé a les moyens d'agir. Encore faut-il qu'il le soit. C'est toute la question posée par l'affaire italienne. Celle de la légitimité démocratique est derrière nous. Elle s'est réglée par un compromis à l'italienne : les vainqueurs des élections ont renoncé à "leur" ministre des Finances europhobe ; le président de la République italienne et les milieux européens de Bruxelles qui le soutenaient ont renoncé à…
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Eurasie                                                             Le bref voyage présidentiel, fin mai, à Saint Pétersbourg, au-delà des différends internationaux sur l'Ukraine, la Syrie et l'Iran, comporte des enjeux infra européens bien plus immédiats. L'objectif, diffus, peu exprimé mais nécessaire, est de désengager l'Union Européenne, autant que ce sera possible, de l'excessive emprise nord-américaine, et a fortiori de libérer ses axes économiques et stratégiques de surprenantes exigences. La première rencontre avec Vladimir Poutine à Versailles en 2017, au prétexte d'une exposition historique a été plutôt bien préparée, au tout début de notre nouvelle présidence, sans les salamalecs affichés auprès de la présidence nord-américaine. Relativement positive, elle pouvait présager, sauf accident de parcours, d'une suite favorable. Le chef de l'état russe est un solide briscard de la politique, réservé, imperméable aux pantomimes. Il faut donc en attendre les bons signaux.   Côté Russie, après avoir subi un mépris et un ostracisme international très mal vécu, à…
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Devrons-nous choisir entre la démocratie et notre modèle de liberté ?   FIGAROVOX/TRIBUNE - Les Italiens rejoignent désormais Polonais, Hongrois et Tchèques dans leur volonté, non pas de sacrifier les libertés individuelles, mais de prendre aussi en compte leurs mœurs et leurs valeurs nationales, explique la professeur de philosophie politique (1).   L'Italie s'ajoute à la Grèce, au Royaume-Uni, à la Pologne, à la Hongrie, à l'Autriche, à la République tchèque et à la Slovaquie, soit à la très longue liste des pays qui ont annoncé démocratiquement ne plus vouloir du modèle européen. Même si nombre d'entre eux ne souhaitent pas, contrairement au Royaume-Uni, sortir de l'Europe, ils expriment pourtant la ferme détermination de la transformer de l'intérieur. C'est dans cet espoir que s'est maintenu le groupe de Visegrad, lequel, encore sous présidence hongroise, a tenu ces derniers jours à Budapest un important colloque sur le thème "L'avenir de l'Europe", avec la participation de nombreux universitaires…
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L'Union fait-elle encore la force ?   CHRONIQUE - La grave crise politique ouverte en Italie par le coup de force de son président sonne, pour l'Union européenne, comme un avertissement.   Comme ces boxeurs vieillissants qui ne se rendent pas compte qu'ils n'ont plus les moyens de combattre comme avant, l'Europe s'est peut-être engagée avec l'Italie dans le combat de trop. Ce n'est pas la première fois que les institutions bruxelloises montrent leur mépris du suffrage universel des peuples qui composent l'Union. Le principe a été émis par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens." Avec l'Italie, c'est toujours la même histoire, mais en plus gros. L'Italie n'est pas la Grèce : son économie est la troisième de l'Union. L'Italie n'a pas dit non à un référendum, mais a choisi ses députés et son gouvernement dans le…
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L’idiocratie   L’Italie vient de se doter d’un gouvernement "antisystème" dirigé par M. Conte. Il n’a rien de sympathique et son programme démagogique de dépenses massives, notamment de création d’un revenu d’assistanat de 780 €, pour 9 millions d’Italiens, le rend même détestable. Mais ce choix de l’Italie s’inscrit dans une tendance lourde. L’Angleterre est en train de réaliser son Brexit. La Pologne et la Hongrie sont en état de quasi sécession. L’Allemagne écarte les propositions bureaucratiques et socialisantes de la France, prenant ses distances (budget et impôt zone euro). Le système Schengen de la libre circulation, fleuron de la construction européenne il y a quelques années, principe intouchable, tabou absolu, est aujourd’hui en capilotade.   Nous sommes sur un phénomène historique : la désintégration du monstre bureaucratique mis en place depuis Maastricht en 1992. Les phénomènes migratoires, que l’Union n’est pas parvenue à maîtriser, en sont la cause majeure,…
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La parole libérée affole l'Union européenne   L’Union européenne creuse sa tombe. De la même manière que la glasnost avait précipité la chute de l’Union soviétique, la libération de la parole des peuples ébranle la citadelle bruxelloise. La pression exercée par l’UE sur le président italien, Sergio Mattarella, pour qu’il s’oppose au gouvernement choisi par les populistes vainqueurs des élections législatives a toutes les caractéristiques d’un coup de force. Le déni de la démocratie est flagrant, d’autant que Mattarella avait été désigné par l’ancienne majorité du parti démocrate, battue le 4 mars. Le comble de la provocation a été atteint avec la nomination comme président du Conseil de Carlo Cotharelli, ancien membre du FMI. Les Italiens, qui ont donné la majorité parlementaire à deux formations antisystème (La Ligue, le Mouvement 5 étoiles) vont donc être dirigés… par ce que le Système peut produire de plus caricatural. La trahison est tellement…
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