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De par le monde (492)

La cyberguerre, Trump et Macron   CHRONIQUE - Macron a rejoint son homologue américain sur la nécessité d'une augmentation de l'effort européen de défense.   En atterrissant sur le sol français le vendredi 9 novembre 2018, Donald Trump a émis un tweet peu amène pour son hôte : "Le président français Macron vient de suggérer que l'Europe développe sa propre capacité militaire, pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Quelle insulte !" Il se référait à une intervention d'Emmanuel Macron sur Europe 1, incitant l'Europe à se protéger de "la Russie, de la Chine et même des États-Unis". Bien sûr, le président français n'a jamais redouté une quelconque agression militaire des États-Unis contre la France, les deux nations étant les plus vieilles alliées du monde. En fait, la citation incriminée faisait suite à une mention par Macron des menaces cyber pesant sur l'Europe. De fait, le…
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Outre-mer et métropole à front renversé   TRIBUNE - Voilà un retournement complet : à rebours du discours tiers-mondiste à la mode dans les années 60 et 70, les habitants des terres françaises d'outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie entendent rester nos compatriotes, alors que beaucoup, en métropole, seraient désormais ravis de les voir larguer les amarres, souligne le professeur de philosophie politique.   Le référendum de dimanche dernier en Nouvelle-Calédonie nous apprend que, décidément, une époque est révolue : celle des luttes héroïques des territoires colonisés pour l'indépendance. La participation fut forte et l'indépendance, refusée par plus de 56 % des suffrages exprimés. Au cours d'une lente mais décisive évolution, la tendance est passée - car le cas calédonien n'est pas unique - de la volonté de se libérer du pays colonisateur, ou de l'ancien colonisateur, à la volonté d'en demeurer membre. La carrière de Christiane Taubira en témoigne : jeune Guyanaise, elle a commencé…
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La Chine n’est pas la cause du déficit commercial américain   Les Etats-Unis ont pour habitude de reporter le poids de leurs erreurs économiques sur leurs partenaires. Cela a relativement bien fonctionné jusqu’en 2008 quand la crise des subprimes a provoqué une récession mondiale. Le G20 de novembre 2008 – premier du genre – a permis d’éviter le pire grâce à une coopération internationale inédite ainsi qu’à l’intervention de la Réserve fédérale qui a porté secours à des banques étrangères en grande difficulté dont la Société générale. Qu’en sera-t-il cette fois si la Chine refuse de se soumettre à la volonté des Etats-Unis qui l’accuse d’être la cause de leur déficit commercial ?   L’ordre économique mondial a été défini par les Etats-Unis à Bretton Woods dans le New Hampshire en août 1944. Vingt-sept ans plus tard, la dépréciation du dollar pose un dilemme à Richard Nixon. Il peut réduire la…
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Bolsonaro, petit frère sud-américain de Trump   CHRONIQUE - Le Brésil a massivement voté contre l'insécurité, la violence, le désordre. Les étiquettes politiques ne sont venues qu'après. Loin après.   Le Brésil a comme devise nationale "Ordem e progresso", une formule du penseur positiviste français Auguste Comte. À la même époque, un autre penseur français, Charles Péguy, écrivait : "L'ordre, et l'ordre seul, fait en définitive la liberté ; le désordre fait la servitude." Les récentes élections brésiliennes ont été placées sous les auspices de ces deux grands intellectuels français du XIXe siècle. Le Brésil a massivement voté contre l'insécurité, la violence, le désordre. Les étiquettes politiques ne sont venues qu'après. Loin après.   Les médias français de gauche (formule largement pléonastique !) nous ont alertés depuis des semaines sur les dangers du "candidat d'extrême droite". Jair Bolsonaro était d'abord - et seulement - cet ancien capitaine de l'armée, nostalgique de la dictature…
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Bolsonaro et les bien-pensants   Décidement l’élection Brésilienne de Jair Bolsonaro passe mal chez les bien-pensants qui prévoient déjà le retour de la dictature militaire, ce qui serait d ‘ailleurs peut être ce qu’on peut souhaiter au Brésil rongé par la violence, la pauvreté et la corruption, à la suite de la gouvernance de gauche initiée par Lula da Silva.   Bizarrement au cours de la campagne Bolsanoro ne cessa d’être qualifié d’"ancien militaire" voire de "capitaine parachutiste" comme s’il y avait là une tare épouvantable. Rappelons-nous Trump qui, avant son élection, fut lui constamment appelé "le milliardaire" ou "le promoteur immobilier" Pourtant la carrière militaire du "Trump tropical" ne dura que dix-sept ans alors qu’il est parlementaire depuis quelque vingt ans. Ce pauvre Bolsanoro est jugé raciste, paranoïaque, misogyne, homophobe, antisémite, nostalgique de la dictature, voire fasciste, le voilà habillé pour l’hiver. Il est intéressant de voir ce que Le…
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Quelle aventure pour le Brésil ?   Si l’on en croit la quasi-totalité des médias français, Jair Bolsonaro, nouveau président du Brésil élu avec 55 % des suffrages, est un raciste, un homophobe, un misogyne et bien-sûr un fasciste qui va mener le Brésil tout droit à la catastrophe, en commençant par la destruction dès demain de la forêt amazonienne… Ce sont les mêmes esprits perspicaces qui prévoyaient l’effondrement économique des Etats-Unis en cas d’élection de Donald Trump !!!   Juste pour raison garder, parmi les trois premiers noms d’oiseaux sus-cités, on se souvient que le nouveau président du Brésil avait gagné ses galons d’homophobe, en étant un des plus fervents détracteurs de Fernando Haddad, son challenger à la présidentielle, lorsque ce dernier alors ministre de l’éducation, dans la grande tradition des gauches qui ont raté le social et essayent de se redorer l’idéologie en faisant du sociétal, avait voulu lancé son…
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Brésil : la révolte d'un peuple   Le monde médiatique vient de se trouver une nouvelle cible. Il s’appelle Jair Bolsonaro. Il a été élu dimanche soir par les Brésiliens avec 55,1 % des suffrages, contre 44,9 % à son concurrent, Fernando Haddad. Xénophobe, homophobe, misogyne, apprenti-dictateur sont quelques-uns des qualificatifs que lui réserve l’universelle pensée progressiste, qui transforme les salles de rédaction en un même écho indigné. La France ne fait pas exception à cet unanimisme : il était impossible, ce lundi matin à l’écoute des médias audiovisuels, d’échapper aux semblables clichés sur le fascisme en ordre de marche. Mais où sont les démocrates chez ceux qui contestent une élection démocratique ? Plutôt que d’ouvrir dès à présent le procès de Bolsonaro, les commentateurs feraient mieux de comprendre les ressorts de sa victoire. Bolsonaro, qu’il faudra juger aux actes, est d’abord le produit de l’échec d’une gauche brésilienne corrompue,…
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La vague s’amplifie   L’élection à la présidence du Brésil de Jair Bolsonaro, avec 55 % des voix, vient à la suite d’un processus de long terme qui secoue le monde occidental : Brexit, Trump, Italie de Salvini, Hongrie de Orban, et désormais, le Brésil de Jair Bolsonaro. Ces événements ne sont pas équivalents mais relèvent d’une logique.   Il est tragique de voir arriver au pouvoir au Brésil un personnage nostalgique d’une dictature militaire qui a détruit les libertés et la démocratie, emprisonné, torturé et massacré des opposants politiques. Il faut avoir la mémoire courte pour oublier ce que furent les dictatures militaires d’Amérique latine. La mémoire courte n’est-elle pas un fléau de notre époque ? Comment ne pas trembler devant l’arrivée au pouvoir d’un personnage qui "en 2014, avait fait scandale en prenant violemment à partie une parlementaire Mme Maria do Rosario, lui lançant qu’elle "ne méritait pas" qu’il la…
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Sortir de l'impuissance stratégique européenne   CHRONIQUE - Victimes d'un pillage technologique en règle de la Chine, pris en étau entre Russes et Américains sur l'épineuse question des armes nucléaires à portée intermédiaires, les Européens sont atones.   Trop souvent les Européens se montrent incapables de s'exprimer clairement sur les sujets stratégiques qui les concernent au premier chef. Envers la Chine, les puissances européennes n'ont, par exemple, jamais dénoncé haut et fort le pillage technologique dont elles étaient victimes. Il a fallu une allocution très claire de Donald Trump au forum économique de Davos en janvier 2018, suivie d'une plainte américaine auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), déposée contre la Chine le 23 mars 2018, pour "violation de la législation sur la propriété intellectuelle", pour que les Européens décident enfin de faire quelque chose, en s'associant à la plainte des États-Unis.   Un nouvel exemple d'atonie européenne vient d'être pointé…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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