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De par le monde (497)

La bonne parole de l'ONU sur les migrants   Plutôt que de présenter un pacte sur les migrations aux contours critiquables, l'organisation devrait concentrer ses efforts sur les massacres et guerres qui croissent un peu partout en Afrique.   Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, était à l'honneur, lundi 10 décembre 2018, sous le soleil de Marrakech. Des délégations étaient venues de plus de 150 pays pour y approuver un texte non contraignant, mais hautement symbolique : le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies. L'idée est de faire partager un même corpus de principes par les pays de départ des migrants, les pays de transit et les pays de destination. Il reprend des principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Certains objectifs du Pacte emportent avec eux un humanisme de bon aloi. Ainsi l'objectif 17 précise que les États s'engagent "à éliminer toutes…
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Pour un alter-mondialisme chrétien   Le thème de la mondialisation ne peut qu’interpeller les chrétiens. Certains peuvent y discerner un "signe des temps" qui ouvrirait les peuples à une forme de citoyenneté universelle. D’autres y décèlent les prémisses d’une rencontre heureuse de cultures diverses confirmant la vision mac-luhanienne du "village planétaire". Beaucoup se réjouissent qu’elle permette d’envisager désormais un recul de la pauvreté dans le monde. Ainsi, la mondialisation deviendrait l’ultime chapitre de Populorum Progressio et prendrait la suite du développement comme "nouveau nom de la paix", faisant converger l’humanité avec le plan divin. Mais qu’en est-il de cette féérie enchantée par rapport aux réalités économiques, sociales et culturelles d’aujourd’hui ?   Au seul plan économique, la mondialisation est l’aboutissement accéléré de siècles de libre-échange qui, malgré de nombreux épisodes protectionnistes, constitue sans doute une tendance irréversible de l’histoire économique mondiale. Le commerce a connu, dès l’Antiquité et avant même "la…
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Le dangereux pourrissement du conflit ukrainien   Dimanche 25 novembre 2018, un conflit qu'on croyait gelé s'est soudainement rappelé à nous. Un remorqueur et deux petits patrouilleurs de la marine de guerre ukrainienne avaient quitté le port d'Odessa, sur la mer Noire, pour se rendre à celui de Marioupol, sur la mer d'Azov. Ils ont été arraisonnés manu militari par les garde-côtes russes au large du détroit de Kertch, et emmenés dans ce port situé à l'extrémité orientale de la Crimée (péninsule ukrainienne annexée à la Russie en mars 2014, après un référendum populaire massivement favorable, mais non reconnu par l'ONU). Kiev et Moscou s'accusent mutuellement de violation du droit de la mer. La marine ukrainienne rappelle qu'elle avait dûment averti les autorités russes du mouvement de cette flottille. La marine russe accuse les navires ukrainiens d'avoir violé les eaux territoriales russes en longeant de trop près la péninsule. Mais ces…
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Iran, les mollahs à l'heure des choix   CHRONIQUE - Il faut que le régime iranien s'adapte rapidement à ce que réclame sa société civile s'il ne veut pas bientôt connaître le sort de feu le communisme soviétique.   La population iranienne n'a pas de chance. Aux élections présidentielles de 2013, puis à celles de 2017, elle s'était prononcée pour l'ouverture du pays. Dans le maigre choix que lui offrait le système théocratique conservateur en place, elle avait choisi le candidat le plus décidé à réintégrer la Perse dans l'arène internationale. Dans son premier mandat, le président Hassan Rohani avait obtenu une levée des sanctions internationales, en échange d'un encadrement étroit de son programme nucléaire par l'AIEA (Agence international pour l'énergie atomique de Vienne) et d'une renonciation à la bombe atomique (que le régime islamique prétend n'avoir jamais voulue). Washington et Téhéran n'avaient pas repris leurs relations diplomatiques (rompues en…
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De la chine (2)                                                               [suite de l'article "De la Chine" (1) publié le 14 août 2018] Le constant sourire de l'aimable président Xi JinPing pâlit un peu – très peu - en dépit de l'ouverture en grande pompe et trompettes de la gigantesque Foire Internationale de Shanghaï, qui réunit plus de 2 700 entreprises étrangères. La conjoncture planétaire n'est pas très engageante, et les beaux Plans à 50 années, assortis des pharaoniques projets de l'OBOR marquent le pas. Le jeu dévastateur du "je te taxe- tu me taxes- taxons nous tous ensemble" enclenché par la stratégie nord-américaine déstabilise les marchés, exclue nombre de partenaires d'un marché libéralisé, et condamne intervenants directs ou institutionnels à la prudence, cela sans perspective de long terme. Or une économie planétaire globalisée ne peut être solide si elle ne sait pas où elle va et n'a pas de réelle ambition de moyen ou long terme :…
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La cyberguerre, Trump et Macron   CHRONIQUE - Macron a rejoint son homologue américain sur la nécessité d'une augmentation de l'effort européen de défense.   En atterrissant sur le sol français le vendredi 9 novembre 2018, Donald Trump a émis un tweet peu amène pour son hôte : "Le président français Macron vient de suggérer que l'Europe développe sa propre capacité militaire, pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Quelle insulte !" Il se référait à une intervention d'Emmanuel Macron sur Europe 1, incitant l'Europe à se protéger de "la Russie, de la Chine et même des États-Unis". Bien sûr, le président français n'a jamais redouté une quelconque agression militaire des États-Unis contre la France, les deux nations étant les plus vieilles alliées du monde. En fait, la citation incriminée faisait suite à une mention par Macron des menaces cyber pesant sur l'Europe. De fait, le…
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Outre-mer et métropole à front renversé   TRIBUNE - Voilà un retournement complet : à rebours du discours tiers-mondiste à la mode dans les années 60 et 70, les habitants des terres françaises d'outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie entendent rester nos compatriotes, alors que beaucoup, en métropole, seraient désormais ravis de les voir larguer les amarres, souligne le professeur de philosophie politique.   Le référendum de dimanche dernier en Nouvelle-Calédonie nous apprend que, décidément, une époque est révolue : celle des luttes héroïques des territoires colonisés pour l'indépendance. La participation fut forte et l'indépendance, refusée par plus de 56 % des suffrages exprimés. Au cours d'une lente mais décisive évolution, la tendance est passée - car le cas calédonien n'est pas unique - de la volonté de se libérer du pays colonisateur, ou de l'ancien colonisateur, à la volonté d'en demeurer membre. La carrière de Christiane Taubira en témoigne : jeune Guyanaise, elle a commencé…
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La Chine n’est pas la cause du déficit commercial américain   Les Etats-Unis ont pour habitude de reporter le poids de leurs erreurs économiques sur leurs partenaires. Cela a relativement bien fonctionné jusqu’en 2008 quand la crise des subprimes a provoqué une récession mondiale. Le G20 de novembre 2008 – premier du genre – a permis d’éviter le pire grâce à une coopération internationale inédite ainsi qu’à l’intervention de la Réserve fédérale qui a porté secours à des banques étrangères en grande difficulté dont la Société générale. Qu’en sera-t-il cette fois si la Chine refuse de se soumettre à la volonté des Etats-Unis qui l’accuse d’être la cause de leur déficit commercial ?   L’ordre économique mondial a été défini par les Etats-Unis à Bretton Woods dans le New Hampshire en août 1944. Vingt-sept ans plus tard, la dépréciation du dollar pose un dilemme à Richard Nixon. Il peut réduire la…
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Bolsonaro, petit frère sud-américain de Trump   CHRONIQUE - Le Brésil a massivement voté contre l'insécurité, la violence, le désordre. Les étiquettes politiques ne sont venues qu'après. Loin après.   Le Brésil a comme devise nationale "Ordem e progresso", une formule du penseur positiviste français Auguste Comte. À la même époque, un autre penseur français, Charles Péguy, écrivait : "L'ordre, et l'ordre seul, fait en définitive la liberté ; le désordre fait la servitude." Les récentes élections brésiliennes ont été placées sous les auspices de ces deux grands intellectuels français du XIXe siècle. Le Brésil a massivement voté contre l'insécurité, la violence, le désordre. Les étiquettes politiques ne sont venues qu'après. Loin après.   Les médias français de gauche (formule largement pléonastique !) nous ont alertés depuis des semaines sur les dangers du "candidat d'extrême droite". Jair Bolsonaro était d'abord - et seulement - cet ancien capitaine de l'armée, nostalgique de la dictature…
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