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De par le monde (420)

"Préoccupante zizanie dans le Golfe"   La rupture des relations diplomatiques, consulaires, commerciales, aériennes de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis avec le Qatar marque un recul du multilatéralisme au Moyen-Orient.   Bien qu'il soit d'une évidente nécessité pour la région, le multilatéralisme vient de connaître un nouveau recul au Moyen-Orient. Dans le golfe Persique, les six monarchies sunnites occupant sa rive occidentale coopéraient étroitement dans une organisation politico-économique appelée Conseil de coopération du Golfe (CCG) et ayant son siège à Bahreïn. Il avait été créé en 1981 par des émirs soucieux de serrer les rangs face au vent révolutionnaire soufflant depuis la rive orientale du Golfe, c'est-à-dire depuis l'Iran des pasdarans et de l'ayatollah Khomeyni. Le CCG est aujourd'hui quasiment mort. Le lundi 5 juin, trois de ses membres ont décidé de rompre toutes leurs relations - diplomatiques, consulaires, commerciales, aériennes - avec un quatrième. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis,…
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L’Empire excède-t-il ses limites ?   Donald Trump est un électron libre qui n’a pas sa place à la Maison Blanche. Ceci dit, il est l’élu du peuple américain, comme en a décidé le Collège électoral. Alors, pourquoi cette campagne de dénigrements et d’accusations sans précédent dans l’histoire américaine ? Parce qu’il conteste la politique hégémonique des Etats-Unis. Il considère qu’elle affaiblit le pays plus qu’elle ne le conforte. L’extension d’un empire ne se justifie que dans la mesure où les profits qu’il en retire excèdent les coûts. Dans le cas des Etats-Unis, bien qu’il soit impossible d’en faire un bilan exact, le résultat ne semble pas conforme à la règle. Les coûts sont supérieurs aux profits, à preuve le déficit budgétaire, le déficit de la balance commerciale, le déficit de la balance des paiements, l’endettement extérieur croissant, etc. qui affaiblissent l’économie américaine.   Intéressons-nous au déficit budgétaire. Il est dû au…
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Les Occidentaux, les Sunnites et les Chiites   Depuis 1980 et le devoir d’ingérence cher à Bernard Kouchner, les interventions occidentales ont surtout eu des résultats catastrophiques, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie,… etc. Est-ce une raison pour conforter des monarchies héréditaires comme celles qui régissent la péninsule arabique et s’y comportent comme des dictatures ? Le 21 mai 2007, le président Trump a cru bon d’assurer une nouvelle fois les monarques du Golfe et les Saoudiens du soutien indéfectible des Etats-Unis, tout en qualifiant l’Iran et les Chiites de suppôts de terrorisme, inclus dans un nouvel axe du Mal. Depuis 1945, les Etats-Unis ont accordé leur protection aux Saoud, la famille régnante d’Arabie, sous réserve d’être des clients prioritaires pour leur pétrole. Cet accord fut-il judicieux ? L’Arabie saoudite a financé et finance la propagation de la version la plus rétrograde de l’Islam, matrice de Daech et du terrorisme…
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Les leçons à tirer de la tournée de Trump   CHRONIQUE - Trois grands principes semblent structurer l'action du président américain: ses actions et ses prises de parole sont continûment encadrées, il ne fait pas de micro-management, et il ajoute une dimension transactionnelle à toutes ses actions diplomatiques.   Le 27 mai 2017, à Taormine, Donald Trump achevait sa première grande tournée diplomatique. Quelles leçons tirer de ce voyage de huit jours ayant amené le président des États-Unis au Moyen-Orient puis en Europe ? Pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de la nouvelle Administration américaine et de mieux discerner les grandes lignes de la politique étrangère de ce président pour le moins atypique, il n'est pas inutile, dans l'analyse, de bien séparer la forme du fond.   Sur la forme, trois grands principes semblent désormais structurer l'action de l'exécutif américain. Premièrement, la personne du président, son action, ses prises…
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Transformons l’essai des modérés iraniens   La brillante victoire obtenue par Hassan Rohani au scrutin présidentiel iranien du vendredi 19 mai est la meilleure nouvelle en provenance du Moyen-Orient de cette première moitié d’année 2017. Il n’était pas évident que soit réélu dès le premier tour ce président qui avait mis tout son poids dans la balance pour obtenir un accord nucléaire sanctionné par l’ONU - où l’Iran renonçait à poursuivre l’enrichissement de son uranium en échange d’une suspension des sanctions commerciales internationales. Dans sa campagne électorale, Donald Trump avait fustigé cet accord signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (rejoints par l’Allemagne). Mais, heureusement, juste avant de s’envoler pour le royaume d’Arabie saoudite, l’ennemi juré de l’Iran, le président américain a reconduit la suspension des sanctions contre Téhéran, appliquant ainsi à la lettre l’accord du 14 juillet.   Lorsqu’il se fit élire président…
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Le dernier attentat ?   Le 22 mai, la Grande-Bretagne a été frappée à Manchester par un nouvel attentat. Cessons de croire que nous pourrions connaître la dernière des guerres ou le dernier attentat : le mal est dans la nature humaine. Comme l’écrivit Céline "Je savais moi, ce qu’ils voulaient les gens. C’est tuer et se tuer qu’ils voulaient". Depuis que j’ai l’âge de raison, les attentats terroristes n’ont jamais cessé, frappant indistinctement  enfants, adolescents, vieillards. Le 22 juin 1946, un attentat fut commis à l’hôtel King David de Jérusalem par le groupe juif dirigé par Menahem Begin, qui termina sa carrière comme premier ministre d’Israël. L’attentat fit 91 morts, dont 28 Britanniques, 41 Palestiniens, 17 juifs, et 45 blessés. Initialement, les terroristes croyaient faire avancer leur cause par des actions ciblées.   Mais c’est la guerre d’Algérie, de 1954 à 1962, qui fut la matrice d’où sortit le terrorisme contemporain,…
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Provocations   On se demande ce qui peut bien pousser l’ "Occident", entendez les Etats Unis et l’Union Européenne, à prendre des mesures à l’égard de pays faisant partie de la zone d’influence russe, qui ne peuvent apparaître que comme des provocations et compliquent encore les relations entre les deux blocs. Le Monténégro, ce minuscule Etat de 660 000 habitants situé en bordure de l’Adriatique va intégrer l’OTAN en tant que 29ème Etat membre de l’alliance. Le sénat américain a en effet donné son feu vert le28 avril. Le Monténégro, ancienne république de la Yougoslavie, a fait sécession de la Serbie en 2006. Depuis la Russie y exerçait une forte influence économique par ses investissements et comme destination touristique. Puis il s’est rapproché de l’Europe, il a même soutenu les sanctions contre la Russie. L’ambition du Monténégro est d’intégrer l’Union Européenne, sa monnaie de fait est déjà l’Euro. Il mène le…
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Stratégie chinoise, paralysie européenne   A Pékin, les 14 et 15 mai 2017, devant vingt-neuf chefs d’État ou de gouvernement et des délégations venues du monde entier, Xi Jinping a présidé un forum sur le projet stratégique qui lui tient le plus à cœur : les "nouvelles routes de la soie". Annoncé par le président chinois dès 2013 dans un discours tenu au Kazakhstan, ce programme gigantesque d’extension des voies commerciales sur le continent eurasiatique, ce trait d’union maritime et terrestre entre le Pacifique et la Baltique, entre les mers de Chine et la Méditerranée, est communément appelé OBOR (One Belt, One Road), soit une ceinture (terrestre) et une route (maritime). En fait, la vision chinoise est aujourd’hui de deux routes maritimes et trois routes terrestres (certaines incluant l’Inde ou la Russie, d’autres non, etc.). L’idée stratégique de l’ "atelier du monde" est simple : sécuriser son approvisionnement en matières premières ainsi que les…
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Le parrain d’Emmanuel Macron   Un consultant du nom d’André Archimbaud a écrit un papier sur l’élection présidentielle intitulé : "France : Soros 66 %, Poutine 34 %". Le papier est mauvais mais le titre est bon. Soros a gagné l’élection présidentielle. Poutine a perdu. Soros est le parrain putatif d’Emmanuel Macron. Les choses sont plus compliquées que la présentation qui en est faite ci-dessous mais le temps est venu de "déconstruire" la déconstruction.   George Soros, milliardaire bien connu pour avoir fait chuter la livre sterling en septembre 1992, est un hongrois, naturalisé américain. Il est le fondateur de l’Open Society Institute dont l’objet officiel est la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. Derrière ce vocable innocent se cache une volonté de régir le monde par l’uniformisation de la pensée et des cultures. Voilà pourquoi Emmanuel Macron a déclaré effrontément qu’il n’y a pas de culture française et que la…
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