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L’Etat d’Israël, nouvelle Tchécoslovaquie ?

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En histoire, avertissait Marc Bloch, il faut se défier du démon de l’analogie. Associer l’Etat d’Israël des années 2010 à la Tchécoslovaquie de 1938 peut sembler ne pas tenir compte de cet avertissement salutaire. Pourtant, il faut bien constater que, lors du vote de l’AGNU accordant à la Palestine, pour la nommer ainsi, le statut d’Etat observateur non membre, ce 29 novembre 2012, la République tchèque a figuré parmi le petit groupe d’Etats, avec les Etats Unis et le Canada, ayant voté non contre 138 votes positifs, dont celui de la France, et 41 abstentions dont celles de l’Allemagne et de la Grande Bretagne. Cette position est parfaitement claire : elle signifie aux membres de la dite ONU que la Tchécoslovaquie, continuatrice spirituelle de Vaclav Havel, se reconnaît dans l’isolement actuellement organisé de l’Etat d’Israël et qui le destine à un véritable politicide si la pente diplomatique actuelle était maintenue et même accentuée. Car il n’en faut pas douter : dans ces circonstances, même le oui des Etats Unis, sous la présidence d’Obama II, est un vote ambiguë et suscitant de graves préoccupations. C’est pourquoi il est indispensable de revenir sur les circonstances, conditions et finalités, explicites ou implicites, de l’ONU, puis tenter de déchiffrer la stratégie de la partie palestinienne et enfin éclairer la part obscure de l’histoire contemporaine qui place l’Etat d’ Israël souvent qualifié d’ "Etat juif", dans une position où il y va de nouveau de son existence.

L’ONU ou la poursuite de la guerre par une organisation prix Nobel de la paix.
Il faut d’abord partir du postulat, souvent rappelé, ici même, qu’il n’appartient à personne de décider si un peuple existe ou pas et, s’il existe, dans quelles conditions il s’est constitué. En ce point histoire et science politique d’un côté, et droit international de l’autre peuvent se séparer. Toute collectivité humaine dispose du droit de s’auto-déterminer sous la forme d’un peuple. Pour que ce peuple devienne un Etat, il y faut néanmoins d’autres conditions  et notamment que la collectivité humaine qui le réclame fût physiquement unifiée, qu’elle soit en outre dotée d’un territoire délimité de manière incontestable et qu’elle adhère aux objectifs de paix énoncés dans la Charte des Nations Unies. Il se trouve qu’à l’automne 2011, l’Autorité palestinienne, dirigée au moins formellement par Mahmoud Abbas , ayant introduit auprès du Conseil de Sécurité une demande unilatérale de reconnaissance en tant qu’Etat pleinement membre de l’ONU, a vu sa demande récusée, les Etats Unis menaçant d’opposer leur veto, faute pour la partie palestinienne de satisfaire aux trois conditions sus - rappelées mais avec la possibilité de le faire par des négociations de paix avec la partie israélienne. Aucune négociation depuis n’a été tentée. De bonne guerre mais de mauvaise foi la faute en a été rejetée sur le seul gouvernement d’Israël dirigé depuis 2008 par Benjamin Netanyahou. Face à ce refus, la partie palestinienne s’est alors engagée, toujours devant l’institution onusienne, dans un autre chemin, celui dit de "la Résolution Acheson" tendant, quoi qu’il en soit, à bonifier son statut pour être élevée au grade d’ "Etat observateur non membre", cela par un vote majoritaire obtenu à présent non pas devant le Conseil de sécurité mais par l’Assemblée générale où elle était mécaniquement assurée d’obtenir cette majorité,
sans pour autant satisfaire aux conditions pré- requises. L’essentiel était bien d’obtenir, sous une forme ou sous une autre, ce label étatique lui ouvrant, entre autres, la possibilité, au moins théorique, de saisir la CPI et d’utiliser cette possibilité comme arme politique. Et c’est bien ce qui arriva, le 29 novembre dernier. Par majorité automatique, la demande palestinienne a été reçue à une très forte majorité avec cette particularité : cette fois des Etats importants qui s’étaient opposés l’an dernier à la demande devant le Conseil de sécurité avaient changé de position, la France – membre de ce conseil - votant oui, et l’Allemagne s’abstenant, confortant certainement la stratégie de Mahmoud Abbas mais au risque de dégrader le rôle de l’institution onusienne et d’altérer, si cela était encore possible , sa vocation pacifique. En effet, et d’un point de vue comparatif, s’il a été d’une extrême facilité de constituer cette majorité  automatique sinon grégaire contre l’Etat d’Israël, à aucun moment ni le Conseil de sécurité ni l’AGNU n’ont pu trouver un accord pour mettre un terme aux tueries qui ensanglantent chaque jour la Syrie où l’on dénombre des dizaines de milliers de victimes. C’est pourquoi, il faut, même brièvement, revenir sur ce vote.

On peut concevoir que dans une telle enceinte, une décision fût prise quelle qu’en soit l’issue, mais légitimée par un débat préalable, loyal et égalitaire, dans lequel aucun intervenant ne fût juge et partie et où chaque Etat délibérant conserverait l’autonomie de son jugement et la faculté du oui, ou non, ou de s’abstenir. Tel a été le cas des Etats membres de l’Union européenne, la France ayant voté oui, la Tchécoslovaquie non, et l’Allemagne s’abstenant. Tel n’a pas été le cas pour ces paquets d’Etats regroupés dans la Conférence islamique mondiale ou dans la Ligue arabe, constitués sur des critères exclusivement ethniques et confessionnels, et se décidant en bloc, sans aucune exception imaginable et praticable, seraient-ils liés à l’Etat d’Israël par un traité de paix comme l’Egypte ou la Jordanie. Après quoi, et à front renversé, c’est l’Etat d’Israël qui se verra accusé de "purification ethnique". Aucun débat digne de ce nom n’aura donc précédé ce vote grégaire auquel se sont joints des Etats d’Amérique latine, comme le Venezuela, farouchement opposé à une Amérique du Nord à ses yeux  dominée par la "juiverie mondiale" dont Israël serait le bras armé, militairement et financièrement. Nombre d’Etats ayant voté autant pour la Palestine que contre Israël – la Grèce, le Portugal, l’Espagne, la Belgique - se font également remarquer par le délabrement de leur économie, la quasi faillite de leurs finances et leur déstabilisation communautariste. Et l’on voudrait qu’un tel vote fût entériné par l’Etat d’Israël comme s’il allait de soi et n’était pas d’ores et déjà profilé vers d’autres objectifs. Un mauvais esprit pourrait alors remarquer qui si, entre les deux dernière guerres mondiales, la SDN avait rendu l’âme du fait d’incohérences moins flagrantes, il n’est pas impossible que dernièrement l’ONU n’ait compromis la sienne, faute de résister à ce que Freud appelait "l’opposition compacte de la masse", ce qui sous sa plume n’était pas un compliment. Il apparaît désormais que, par exemple, l’abstention inattendue mais opportuniste de l’Allemagne était surtout motivée par la volonté d’Angela Merkel de ne pas se couper du monde arabe ni des autres Etats européens. Le reste relève de la rhétorique fallacieuse développée dans la fable "Le loup et l’agneau". On mesure mieux par contre-coup la signification réelle du non de la Tchécoslovaquie.

La stratégie de la partie palestinienne
Cette stratégie est symbolisée par la date précise du vote à l’AGNU, un 29 novembre, date qui se rapporte au vote de cette même ONU intervenu quelque six décennies auparavant et qui aboutit à la décision de partage de la Palestine encore sous mandat britannique, un mandat insupporté par les deux principaux protagonistes recherchant concurremment leur indépendance. Aussitôt officialisée cette décision de partage fut acceptée par la partie juive et rejetée par la partie arabe, et notamment par ceux qui en ce temps-là prétendaient représenter plus spécifiquement les palestiniens. C’est au cours des décennies suivantes que progressa parmi les partisans de ce qui était devenu la cause palestinienne l’idée "bourguibienne" que ce rejet avait été une erreur, qu’il eût fallu entériner la décision de l’ONU et la considérer
comme un point de départ vers une conquête ou une reconquête de tout le territoire présumé appartenir de droit humain et divin au monde arabo-musulman. Car telle aurait été, selon ses ennemis, la stratégie mise en œuvre par l’Etat d’Israël effectivement constitué et reconnu en 1948 et qui n’aurait cessé depuis d’agrandir le territoire qui lui avait été dévolu. En somme, il fallait faire comme si depuis 1947 rien ne s’était passé et tenir pour inexistante l’histoire politique ou simplement humaine déroulée depuis, l’automaticité d’un vote à l’AGNU dans les conditions que l’on a examinées permettant ce déni et cette reconstitution rétroactive. Pour revenir au statu quo il fallait néanmoins tirer à soi d’autres résolutions du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 242 et 338 qui réaffirment le caractère inacceptable de l’acquisition de territoires par la force mais qui le font pour tous les belligérants qu’ils incitent simultanément à engager de véritables négociations de paix. Ce à quoi se sont résolus pour leur part l’Egypte et la Jordanie, non sans avoir été copieusement accusés de traîtrise et leurs dirigeants voués au feu de l’enfer. C’est dans cet esprit que Yasser Arafat a accepté de signer les Accords d’Oslo en 1993, sans perdre de vue l’objectif d’une reconquête intégrale de la Palestine, objectif qui apparut avec une netteté paralysante lors des "négociations" dite de Camp David II menées conjointement avec Ehoud Barak et Bill Clinton. D’où l’échec des dites négociations avec le déclenchement de la seconde Intifada laquelle mit comme jamais en application "la stratégie de la souillure" visant à la dé légitimation existentielle de l’Etat d’Israël. Malgré des réussites incontestables cette tentative elle aussi échoua pendant que l’Etat d’Israël et que sa population entraient résolument et avec succès dans le monde de la globalisation économique et technologique.

Cependant, en 2007, alors que l’Autorité palestinienne avait obtenu la translation d’une grande partie de la Cisjordanie et de Gaza, et qu’une coopération coexistentielle prenait corps entre les populations concernée, le Hamas islamique s’empara du pouvoir par la force dans ce dernier territoire et en expulsa les dirigeants de l’Autorité palestinienne, provoquant par là même une discontinuité territoriale et une cassure de la population concernée qui sapait sa qualité de peuple au sens du droit international classique. A l’instar d’un Iran en voie de se doter de l’arme nucléaire, le Hamas proclamait urbi et orbi sa volonté de détruire l’Etat d’Israël dont la population civile se retrouvait sans cesse bombardée par des roquettes, missiles et autres engins de mort en provenance du territoire gazaoui transformé impunément en base d’attaques systématiques. D’où les opérations militaires de 2008 et celles toute proche du mois de novembre dernier, laquelle appelle une observation. Pour les raisons que l’on a dites la date du 22 novembre n’a pu être improvisée. Elle a été déterminée méthodiquement, de la même manière que depuis l’automne 2011 n’a pas cessé le lobbying de la parie palestinienne auprès des Etats membres de l’ONU. Or les tirs de roquettes et autres fusées Fajr ont commencé dès le début de ce même mois de novembre , ce qui laisse  supposer que contrairement aux apparences le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas de Hanyeh exécutaient sinon un plan concerté en tous cas des actions convergente, comme s’il avait fallu d’une part démoraliser la population civile d’Israël puis déconsidérer son armée et d’autre part attirer celle-ci dans le piège d’opérations terrestres qui eussent été sources d’inévitables bavures – les combattants du Hamas se disséminant parmi la population civile sous leur contrôle - déclenchant à  leur tour la réprobation mondiale contre un Israël déshumanisé et dont le sort de sa propre population est tenu pour insignifiant et négligeable.

La part obscure

Dès que l’opération explicitement nommée "Pilier de la Défense" fut déclenchée, après des mois de retenue, deux faits retinrent l’attention. D’une part nombre de pays se montrèrent "compréhensifs" vis à vis du gouvernement Netanyahou en charge de la sécurité de sa population, mais d’autre part tout était fait pour limiter pour ne pas dire inhiber les actions de l’armée d’Israël, et notamment une opération terrestre qu’une grand partie de la population israélienne, contrainte de vivre dans des abris et à se réfugier dans des cages d’escalier, estimait indispensable. Ce à quoi le gouvernement Netanyahou se plia. Les Etats-Unis, déjà confrontés à l’entrée du monde arabe dans l’ère du chaos post- printanier en Egypte et ailleurs, lui en surent gré en votant non à l’AGNU. Mais c’est au lendemain de la réaction politique du gouvernement israélien qui n’en avait pas d’autres, sauf à se comporter comme un Etat podagre - une réaction dérisoire et pathétique consistant dans l’annonce de la construction à terme de logements dans les territoires "disputés", et notamment dans la zone sensible dite E1 - que les Etats Unis ont changé d’attitude et engagé une pression sans précédent contre ce gouvernement accusé de miner la solution dite "à deux Etats" et donc de saboter les efforts de paix de la communauté internationale, comme si la partie palestinienne n’avait pas laissé discerner sa propre stratégie consistant à accepter pour commencer un accord formel pour la solution duelle mais en la profilant d’ores et déjà vers une solution à "un Etat" : l’Etat de Palestine dont, à considérer l’évolution de la Tunisie, de l’Egypte mais aussi de la Tunisie et des forces engagée en Syrie contre Bachar el Assad, l’on ne doit pas douter, qu’il deviendrait un nouvel Etat arabo- islamique. Car le Hamas considère et proclame depuis la fin de l’opération Pilier de la Défense que le cessez le feu obtenu ne met nullement fin à la "guerre de libération", une guerre qu’il annonce "finale et totale" à laquelle il se prépare militairement avec le concours de l’Iran. Et il se fait fort d’y entraîner une Autorité palestinienne qui au fond l’appelle de ses vœux, assumant pour ce qui la concerne la partie diplomatique du "job". Le Hamas l’a déclaré en connaisseur : le vote de l’AGNU est "un pas dans la bonne direction". C’est sans doute pourquoi -  situation autrement ahurissante - l’on a vu lors du vote de l’ONU un membre de la Knesset, le député "israélien arabe", et se revendiquant pour tel, Ahmed Tibi, venir soutenir ouvertement l’Autorité palestinienne en vue de cette prétendue "solution à deux Etats" qui ne trompe que ceux qui veulent bien l’être. Car l’administration Obama elle aussi développe à présent une stratégie singulière. Bloqué au Congrès, le président réélu des Etats Unis tente de mettre en grand difficulté le gouvernement Nétanyahou auprès de l’opinion publique internationale et auprès de l’opinion publique israélienne, en s’ingérant ouvertement dans la campagne en court par une double pression, externe et si l’on peut dire interne. Externe en rameutant contre le dit gouvernement les chancelleries européennes, notamment l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne ; interne, en s’efforçant de miner ses soutiens au sein des communautés juives de la diaspora, par des officines "pacifistes" comme J Street et leurs succursales européennes et française pourtant largement minoritaires au sein de ces communautés. Ainsi l’Etat d’Israël est-il menacé d’être traité comme un "Etat paria", galleux, mis au ban des nations, condamné à une solitude croissante, et stigmatisé universellement ; une menace odieuse, non seulement en raison de son unilatéralisme et de son fumet de meute mais encore parce qu’elle réveille au sein du peuple juif de très vieilles peurs dont il n’a eu de cesse que de se libérer politiquement depuis un peu plus d’un siècle. Ce qui conduit à cette réflexion qui plonge bien dans la part obscure pour ne pas dire inconsciente d’une société internationale dont la pellicule "civilisationnelle" masque de moins en moins les tropismes  décidément incurables.

Durant vingt siècles au moins, le peuple juif a été réputé expulsé de l’histoire politique et  voué à une inexorable "fossilisation", tandis que l’on s’autorisait de son vivant à disposer de son nom, d’un territoire inscrit jusqu’aux moelles de la langue hébraïque - que l’on songe au seul nom de la ville de Bethlehem  -, de sa pensée si ce n’est de son Dieu. Au nom de théologies oublieuses et de leurs origines et de leur dettes, on en a fait un spectre, un errant perpétuel, escomptant que de son être, tellement mis à charge des autres et de lui-même, il allait se désister. Et plus d’un royaume, plus d’un sultanat, plus d’un Reich, ou autre configuration létale, y mis la main pour hâter s’il se pouvait ce processus. Le peuple juif y a résisté tout en produisant dans tous les domaines de la pensée et de la créativité humaine des œuvres qui à, elles seules, justifient sa persistance. Parmi ces œuvres, il faut compter sa propre résurrection politique et son retour dans l’histoire, déjugeant les peuples, les Etats, les religions qui s’étaient impatiemment et imprudemment subrogés à lui. Au-delà des péripéties et des arguties, des stratégies cousues de fil blanc, ces tropismes archaïques ne sont toujours pas dévitalisés. L’Etat d’Israël est le seul Etat juif de la planète mais une  pression multiple s’exerce contre lui afin qu’il se désiste de cette qualité, alors qu’une centaine d’autres Etats peuvent exhiber leur qualité d’Etats arabes et musulmans. A cette fin des votes massifs sont utilisés contre lui à l’ONU transformée en machine de guerre et en broyeuse à son encontre. La solitude à laquelle on l’accule augmente encore la masse des Etats qui peu à peu crient devoir le lâcher, "convoquent" ses représentants, comme si d’ores et déjà il n’était plus souverain, et retrouvent vis à vis de lui des comportements méprisants dont l’Histoire ne donne que trop de témoignages. Et c’est sans doute pourquoi  la Tchécoslovaquie s’est retrouvée à ses côtés : par identification  primordiale, au-delà de toute considération idéologique en forme d’alibi.
Et maintenant ?
On a cru que le gouvernement Netanyhaou avait lancé de son propre chef l’opération "Pilier de la défense" à des fins électoralistes. L’inverse serait plus plausible. C’est parce que le peuple d’Israël va bientôt se prononcer que ce gouvernement a accepté le cessez le feu et a appelé les Palestiniens à reprendre des négociations engagées dans toute direction que l’on voudra, sauf celle de sa disparition. Dans quelques semaines, les choix du corps électoral israélien seront lourds de conséquences, immédiatement pour lui-même et à terme pour ces autres Etats par trop calculateurs qui pensent se défausser sur lui de leur mauvaise conscience ou de leurs impuissances, comme l’atteste la défaite de ce monde-là, pas à pas, et quoi qu’il "communique" pour sauver la face, notamment, en Afghanistan.

DRAI Raphael

Né le 21 mai 1942
Marié - 2 enfants



Professeur agrégé de sciences politiques
Doctorat de science politique - Université Panthéon-Sorbonne

Lauréat de la faculté de droit de Montpellier
Doyen honoraire de le faculté de Droit d'Amiens
Professeur à l'Université d'Aix-Marseille III (Droit : Société et vie politique)
Professeur à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence 
Chargé d'enseignements au Master Management interculturel et médiation religieuse
Professeur à l'Institut d'Etudes et de culture juive d'Aix-Marseille
Directeur de Recherches à l'Ecole doctorale de recherches
     en psychanalyse et psycho-pathologies - Université Diderot, Paris VII

Chroniqueur de la revue L'Arche 
Membre de l'Observatoire du religieux
Spécialiste de l'univers biblique
Conférences avec l'institut inter-universitaire d'études et de culture juive

Ouvrages
La Politique de l'inconscient (1979)
Le Pouvoir et la parole (1981)
La communication administration-administrés (en collaboration) (1983) 
La sortie d'Egypte. L'invention de la liberté (1986)
Guerre éthique et pensée stratégique à l'ère nucléaire (avec Cao Huy Thuan) (1988)
Lettre ouverte au Cardinal Lustiger (1989)
La communication prophétique (3 tomes) (1990 à 1998)
Identité juive, identité humaine (1995)
La pensée juive. Exégèse et épistémologie (1996)
Le mythe de la loi du talion (1996)
Freud et Moïse. Psychanalyse, loi juive et pouvoir (1997)
Lettre au Pape sur le "pardon au peuple juif" (1998)
La Thora. La législation de Dieu (2000)
Lettre au Président Bouteflika sur le retour des Pieds-noirs en Algérie (2000)
Grands problèmes politiques contemporains
Les nouvelles échelles de la responsabilité politique (2001)
Sous le signe de Sion (2001)
Science administrative, éthique et gouvernance (2002)
La France au crépuscule. Précis de recomposition (2003)
L' Etat Purgatoire, la tentation postdémocratique (2005)
La République brûle t-elle ? Essai sur les violences urbaines (avec J-F. MATTEI) (2006)
Abraham (2007)
Le pays d'avant (2008)
Les pays d’après (2008)
Grands problèmes politiques et sociaux contemporains (2009)
Théories juridiques et théories psychanalytiques (2010)
Philosophies d'ailleurs. Les pensées indiennes, chinoises et tibétaines - Collectif sous la direction de Roger-Pol Droit (2009)

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