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Les événements au Chili

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Entretien sur les événements au Chili
 
Des troubles très graves secouent en ce moment le Chili. Avant-hier, j'ai interrogé sur ce sujet un intellectuel chilien, fondateur, directeur durant 23 ans et actuellement président du Conseil, d’une des plus importante revues sud-américaines, HUMANITAS. Précédemment éditeur des pages Culture du quotidien El Mercurio, de Santiago. Docteur en philosophie, Jaime ANTUNEZ a enseigné à la Pontificia Universidad Católica de Santiago et diverses autres universités. Auteur d’une demie douzaine d’ouvrages, dont Crónica de las Ideas, Ed.Encuentro, Madrid.  
 
Que s’est-il passé au Chili ? 
Je résume. Au départ, un fait presque insignifiant : une augmentation de 30 pesos du ticket de métro le mois dernier (le cours du peso était alors à 720 pesos pour 1 US$...). Tout de suite après, jeudi 17 octobre, invasion du métro par une vague estudiantine, et le lendemain, à l’heure de fermeture du métro, des activistes usant de bombes incendiaires sophistiquées brûlent vingt stations de métro, en endommagent gravement 41 autres. Toutes les bombes explosent en même temps. Dans le même temps, incendie de l’ENEL, principale centrale de distribution d’électricité de la région métropolitaine. Heureusement le feu fut stoppé, ce qui évita le blackout à la capitale et alentours. La même nuit, mise à sac de 325 grands supermarchés, et 41 d’entre eux sont brûlés, non seulement dans la capitale, mais aussi à Concepción, seconde ville du pays, 400 km plus au sud, et à Valparaiso. En plein centre-ville, incendie de l’immeuble d’El Mercurio de Valparaiso, le plus ancien journal de langue espagnole, et la cathédrale est profanée. Samedi 19, les attaques incendiaires s’étendent jusqu’à Arica, à la frontière du Pérou, et à Punta Arenas, cinq mille kilomètres plus au sud. Le gouvernement, complètement pris de court, déclare l’état d’urgence et envoie l’Armée dans les rues. Mais celle-ci mal préparée à ce genre de situation, est inhibée dans l’action par la crainte de l’écho médiatique et bientôt l’état d’urgence est levé. Vient alors une manifestation pacifique d’un million deux cents mille personnes dans Santiago. Le gouvernement cède sur son programme d’orthodoxie fiscale, annonce de grands changements et suspend les événements internationaux (APEC et COP25 qui devaient avoir lieu à Santiago en octobre et novembre). Mercredi 13 novembre, nouvelles protestations violentes, journée de grève nationale, de nouveau des mises à sac de supermarchés et l’incendie d’une des plus anciennes églises de la capitale. Un semblant de tranquillité ne s’est rétabli qu’avec la promesse faite par le Président chilien PIÑERA de convoquer l’an prochain un plébiscite et une assemblée constituante pour refaire la constitution du pays.  
 
Faut-il chercher derrière ces événements la main et les manœuvres de puissances étrangères ? 
La CIA n’a sans doute rien à voir avec ce qui se passe, puisque le gouvernement du Président PIÑERA était assez proche des États-Unis. Par contre, un désordre durable et généralisé en Amérique du Sud, remettant en cause l’alignement de ce continent sur les positions de Washington, poserait aux États-Unis un grave problème. À cet égard, le Parti Communiste chilien garde des liens avec Cuba et le Venezuela, peut-être aussi des liens historiques avec la Russie. Mais c’est un très petit parti, dont l’influence est beaucoup plus faible que celle du Frente Amplio, coalition “postmoderne”, l'analogue du parti Podemos en Espagne. Des manipulations, si elles existaient, n’auraient pas été possibles de toute façon sans l’énorme potentiel de révolte qui s’est accumulé à l’intérieur du pays.
 
S’agit-il de pauvreté ? 
Pas principalement. Le Chili est actuellement le plus développé de tous les pays d’Amérique latine, avec un produit par tête de 24.600 US$ en 2017, en gros la moitié de celui de l’Allemagne. Comparer en Europe avec la Pologne (29.300) ou le Portugal (30.300), et avec ses voisins, Argentine (20.700), Brésil (15.550) ou Bolivie (7.500). La croissance économique est ralentie depuis sept ans, mais elle a été longtemps continuelle et très élevée depuis la libéralisation de l’économie par le régime militaire (1974-1990), poursuivie après le retour du régime démocratique (environ 7 % par an). Globalement, le pays est sorti de la pauvreté. Les inégalités restent très fortes, mais la très grande pauvreté longtemps très répandue a quand même été éliminée. Subjectivement, l’impression peut bien sûr être différente. La situation est à cet égard comparable, peut-être, à celle de la France en 1968, avec une forte croissance économique, combinée à une explosion d’insatisfaction sociale. Il y a aussi les craintes que suscitent, comme chez vous, la révolution technologique et la mise sous pression à la fois de l’économie et de la solidarité par la financiarisation excessive du capitalisme néolibéral. C’est pourquoi la classe moyenne est anxieuse. 
 
Il s’agirait alors de la culture ? 
C’est sans aucun doute une dimension majeure du problème. La culture dominante au Chili, comme partout en Occident, est un mélange d’idéologie postmoderne, libertarienne, et de vision purement technicienne/technocratique. Le relativisme banal entraîne une focalisation sur le matériel. Et le matérialisme suscite des attentes fantasmatiques, qui se terminent inévitablement dans les sentiments de frustration correspondants. 
 
N’y a-t-il pas des injustices ?
Sans aucun doute, mais on en trouvera toujours et partout, y compris quand tout reste calme. Parfois, c’est vrai, leur exagération structure une lutte de classes qui devient le facteur explicatif dominant. Mais ici et maintenant, au Chili, je crois qu’on est forcé de penser à quelque chose d’autre et de plus profond. C’est culturel et psychique. Le matériel ou le social, même réels, servent de prétexte à l’expression de l’angoisse et de l’insatisfaction profonde, inconsciente, métaphysique. Le champ politique devient un immense défouloir. Le fond des choses, c’est qu’à partir d’un certain moment, la permissivité et la société de consommation rendent les gens très malheureux.
 
Mais pourtant les gens y adhèrent ? 
Hélas ! oui. En tout cas, une majorité, semble-t-il. Il faut comprendre que notre continent vient de la grande pauvreté. Les gens adhèrent donc volontiers aux promesses et aux bienfaits du progrès technique. Mais ils adhèrent aussi aux illusions du progrès. Hier c’était la révolution prolétarienne. Aujourd’hui, c’est la prospérité petite-bourgeoise et la libération sexuelle. Comme chez vous en 1968… On compte maintenant au Chili 30 % d’athées et à peine une moitié de personnes qui se déclarent chrétiennes. Et cela ne date pas des derniers problèmes que l'on sait.
 
Cette culture postmoderne est en pleine crise. Le manque de Sens (sagesse ou religion) engendre une frustration fondamentale, mais qui n’est pas identifiée. 
C’est la raison pour laquelle les gens se heurtent à un mur sans rien y comprendre. Ils cherchent des boucs émissaires et décompensent. Par exemple, on a mis à sac les cathédrales de Valparaiso et de Puerto Montt, et brûlé l’antique église Vera Cruz. La violence explose, typique réaction d’échec, cherchant à détruire, moins pour détruire que pour se venger de la vie. 
 
Ce que vous décrivez, c’est le mécanisme d’une crise d’hystérie. Le Chili serait donc en pleine névrose et crise d’hystérie. C’est l’hystérie produite par la culture de ce monde qui nous rend fous. 
Peut-être bien. Je le crains. Cela dit, tout ne se ramène pas à une sorte de problème psychique. Ce qui est très puissant, derrière l’esthétique de la violence, c’est le très fort désir qu’a une large classe moyenne émergente de monter dans le train de la véritable richesse, sa prise de conscience des limites de l’enrichissement possible, dans un contexte d’inégalités sensibles, et aussi sa peur soudaine des perspectives de reprolétarisation.  
 
Le mouvement a-t-il des chefs ?
Non. Ni chef, ni doctrine, ni programme. Comme pour vos Gilets Jaunes ? Le projet, c’est de tout changer. Le mot d’ordre, c’est la "dignité". Le moyen choisi, c’est le débat constitutionnel national. 
 
N’est-ce pas une contradiction flagrante que de réclamer la dignité tout en adhérant à une culture qui l’exclut ? Car si pour la technocratie l’Homme est une chose, un robot, où est sa dignité ? Et pour le relativisme, la "dignité" n’est qu’une construction mentale artificielle, comme tout le reste. Alors ?
Hélas, mon ami ! Vous raisonnez. Bien sûr, la "dignité" est un héritage du christianisme et des Lumières, religion et philosophie auxquelles beaucoup disent ne plus croire. Mais le raisonnement n’a plus de place dans notre société en ce moment. On dirait que la confusion des esprits est à son comble et le niveau de rationalité à l’étiage. Par ailleurs, je ne suis pas sûr que la populace incendiaire pense beaucoup à la culture, technocratique ou autre. 
 
Il est donc à craindre que votre débat soit mené l’an prochain par des irrationnels névrosés. Si la culture dominante régit ce débat constitutionnel, vous allez droit au chaos économique et à l’impuissance politique. Et à la fin, vous aurez droit à la dictature d’un Léviathan.
Que faire ? 
 
N’y a-t-il donc pas de leader dans ce pays ?
La classe politique est rejetée dans son ensemble. Elle est impuissante face à la financiarisation de l’économie. Mais s’il y en avait, pour le moment, ils ne pourraient pas émerger ou ne seraient pas suivis. Par exemple, le Parti socialiste chilien, aux élections présidentielles, il y a seulement deux ans, a préféré à l’ancien président LAGOS, qui unit sagesse et expérience, un présentateur de télévision parfaitement inculte et superficiel. 
 
Alors ? 
Si tout allait toujours vers le bas, l’Homme aurait disparu depuis longtemps. Il y a des mécanismes correcteurs. Un jour ou l’autre, les erreurs de la culture seront rejetées, et des leaders de valeur émergeront. 
 
On a l’impression que vos analyses pourraient s’appliquer à d’autres pays.
Je crois en effet que la situation au Chili a quelque chose de paradigmatique.
 

Propos recueillis par Henri HUDE
Paru sur www.henrihude.fr, 4 décembre 2019
HUDE Henri

Né le 7 septembre 1954
Marié - 4 Enfants.


Philosophe

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) (1974-79)
Agrégation en Philosophie (1977)
Doctorat in Philosophie (1990)
     Habilitation (1992) à diriger des recherches en philosophie.

Directeur du Pôle d’éthique au Centre de recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC).
Ancien professeur en classes préparatoires au Collège Stanislas (Paris)
Ancien professeur d’Université à Rome
(Professore stabile. Istituto Giovanni Paolo II di studi su matrimonio e famiglia, presso l’Universita del Laterano).
Ancien directeur général du Collège Stanislas (Paris) 
 
Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire (depuis 1992)
Membre du conseil d’orientation de l'Institut Montaigne (2001-2009) 
Membre du conseil scientifique de la revue Oasis (Venise) (depuis 2004)
Membre du conseil d’administration de l’association des Amis de St-Cyr et Coëtquidan (depuis 2005)
 
Ouvrages
Bergson(2 volumes) (1ère édition, 1989 and 1990), Paris, Editions Universitaires
     Reedited Archives Karéline (2009)
Ethique et politique,Paris, Editions Universitaires (1992)    
Philosophie de la prospérité. Marché et solidaritéParis, Economica(1994), 
Croissance et liberté. Philosophie de la prospérité(1995) - 2nd Volume, Critérion, Paris 
Mon testament philosophique, en collaboration avec Jean GUITTON, Paris, Presses de la Renaissance (1997)
Entretiens posthumes avec Jean Guitton,Paris, Presses de la Renaissance.(2001)
Ethique des décideurs,Paris, Presses de la Renaissance (2004) 
     Préface par Henri de Castries, Prix Montyon 2005 de l’Académie française
     Traduit en italien chez Cantagalli, Siena, (2010)
     A paraître en américain à IPS Press, en 2011. 
Parole et silence (Prolégomènes. Les choix humains), Paris (2009)
Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe, Editions Monceau, Paris (2010)
 
Autres publications (sélection)
- ‘Il rinnovamento socio-politico’, (“Socio-political Renewal”), in Veritatis Splendor, testo integrale con comentaria filosofico-teologico tematico, a cura di Ramon Lucas Lucas, Presentazione del cardinal J. Ratzinger, San Paolo-Milano, 1994, p.375-381.
- "Dieu me jugera", Revue Catholique Internationale Communio, X, 1, 1985, p.62-75.
- ‘Democracja aristokraticzna a demokracja republikanska’, in Znak, (traduit en polonais par Maria Tarnowska), 4, 455, Krakow, 1993, p.128-138.
- ‘Pour une philosophie de l’argent’, L’amitié Charles Péguy, Bulletin d’information et de recherche, ‘Péguy écrivain’, 18ème année, n° 72, octobre-décembre 1995.  
- ‘Nuit de la foi et doute philosophique’ au Colloque international, Lisieux, 30septembre 4 octobre 1996, pour le centenaire de la mort de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ; publiée dans Une sainte pour le 3ème millénaire, Editions du Carmel, 1997, p.163-180.
- ‘Filosofia politica, mercado y solidariedad’, Congrès de l’Université Complutense de Madrid sur ‘Filosofia y solidariedad’ ; Revista Espanola de Pedagogia, n°205, Ano LIV, septiembre-diciembre 1996, p.395-407.  
- ‘La famille, fondement de la société’, in Anthropotès, 12/1, Istituto Giovanni Paolo di Studi su matrimonio e famiglia, Roma, juin 1996, p.21-50.
- ‘Paura di credere’, Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95.
- Morale per una societa libera’, dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997. 
- ‘Economie, société et politique familiale’, Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450.
- ‘En torno al respeto’, (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997.
- ‘Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme’, dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90. 
- ‘La politique de l’investissement familial’, in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149.
- “How to Defend Moral Values in a Free Society?”, Congrès international ‘Secolarismo e liberta religiosa’, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85.
- ‘Jean Guitton’, in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts, Verlag Styria, 1998, p.500-506.
- ‘101 thèses sur la liberté de l’éducation’, Liberté politique, n°5, été 1998, p.85-99.
- ‘Ci sara un bene comune nella nuova societa ?’ dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77.
- ‘Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense’, Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003.
- Article: ‘Ethique, défense et gestion’, (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82.
- ‘Trois définitions du terrorisme’, dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006, ‘Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?’, p.15-17.
- ‘La géopolitique actuelle et la nécessité de la philosophie’, dans Oasis, Année II, n° 4, septembre 2006, p.23-25. 
- ‘Integrazione politica e dialogo culturale’, au Congrès international ‘Cristianesimo, Ebraismo e Islam: Esperienze di Incontro’, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie.
- “Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers”, International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University, UK; published in Paul ROBINSON, Nigel DE LEE & Donald CARRICK (editors), Ethics Education in the Military, Ashgate, UK, Feb. 2008, p.109-118.   
- "Intuition et invention chez Bergson", dans Annales bergsoniennes, tome 4, PUF, sous la direction de Frédéric WORMS, Actes du Colloque sur ‘L’évolution créatrice de Bergson. 1907-2007’, tenu au Collège de France le 23/24 novembre 2007.
- ‘Ethique et vieillissement’, (“Ethics and Ageing”) colloquium of the « Institut de géopolitique des populations » and of the « Institut de recherches sur la géostratégie économique internationale » (IRGEI), held at the Assemblée nationale, 8 mars 2007, published in Yves-Marie LAULAN, Vieillissement mondial et conséquences géopolitiques, L’Harmattan, 2007, p.173-188.
- “A Few Reflections On the Critical Importance of Ethical Training Today for an Efficient Leadership Training in the Military”, in Military Studies and Technology : The Proceedings of the 14th Hwarangdae International Symposium, 2007.11.1/2, Korea Military Academy, p.23-43.
- ‘Guizot et le centrisme’, du livre d’Aurelian CRAIUTU, Le Centre introuvable. La pensée politique des doctrinaires sous la Restauration, traduit de l’anglais, Plon, 2006, dans Commentaire, Volume XXX, n°119, Automne 2007, p.856-858.
- ‘Bien commun, décision et intérêt général’.Aux éditions Marcianum Press, Venise, dansIl bene comune. La domanda antropologica, 3, acura di G. Richi Alberti, 2008.
- ‘Policier et soldat. Ressemblances et différences’; English translation, ‘“Of the Police and the Military”, une étude pour le Chef d’état-major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin, dans le cadre des travaux sur le Livre Blanc sur la Défense, 2008.
- "Benedicto XVI y Barak Obama en el Cercano Oriente", Humanitas, n° 55, Juillet-Septembre 2009, Santiago de Chile.
- “A Few Reflections On the Second Meeting ISODOMA”, Colloquium, Shrivenham, UK, on “Military Ethics & Education. Who Needs What, Where and When?” December 2009.
- "Sur l’identité de la France. Réflexions philosophiques", dans Liberté politique, Printemps 2010.
- "Le militaire : héros, victime et judiciarisé", Inflexions, automne 2010.
 
 
*  "Paura di credere", Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95
*  "Morale per una societa libera", dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997
*  "Economie, société et politique familiale", Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450
*  "En torno al respeto", (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997
*  "Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme", dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90
*  "La politique de l’investissement familial", in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149
*  "How to Defend Moral Values in a Free Society ?", Congrès international Secolarismo e libertareligiosa, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and
          Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85
*  "Jean Guitton", in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts,
          Verlag Styria, 1998, p.500-506
*  "101 thèses sur la liberté de l’éducation", Liberté politique,n°5, été 1998, p.85-99
*  "Ci sara un bene comune nella nuova societa ?" dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77
*  "Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense", Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003
*  "Ethique, défense et gestion", (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82
*  "‘Trois définitions du terrorisme", dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006  "Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?", p.15-17
*  "Integrazione politica e dialogo culturale", au Congrès international Cristianesimo, Ebraismo eIslam: Esperienze di Incontro, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale
          di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie
*  "Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers", International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University,

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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.